♦ Car, il faut apprendre à surveiller ses arrières •• Louisa-sam •



 
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 ♦ Car, il faut apprendre à surveiller ses arrières •• Louisa-sam •

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MessageSujet: ♦ Car, il faut apprendre à surveiller ses arrières •• Louisa-sam •   Lun 20 Juil - 9:21

    C'est fou comme le soleil pouvait se coucher vite, dans ce patelin de merde... à croire qu'il passait juste faire un coucou vite fait pour repartir se cacher. Enfin, ce n'était pas pour déranger tout le monde, certains s'en accommodaient très bien, les chasseurs par exemple... ces gros crétins qui croient pouvoir encore sauver ce qui peut rester du monde. Seuls les démons sans doute, pouvaient témoigner de la pente fatale sur laquelle la civilisation s'était engagée depuis quelques temps, quelques siècles et aujourd'hui, c'était un monde totalement misogyne et rempli de vices et de frime qui avait pris la place d'une ébauche de société des années d'or de l'humain. Ah, il était vraiment beau le monde que les Anges avaient voulu sauver... enfin, "sauver", le terme était presque paradoxal, les pauvres petits piafs de Dieu n'avaient pas lever le moindre petit doigts pour éviter l'Apocalypse, ce qui n'était pas pour déranger certains, bien entendu. Pfff, le monde était vraiment désespérant aujourd'hui, alors bon, qu'il court à sa perte franchement... qui est-ce que ça pouvait bien déranger ? Ces insignifiants petits humains totalement barbants ? Ces grands et merveilleux chasseurs au regard vide mais tellement héroïque ? Oui, eux, peut-être... mais finalement, ils devraient quand même finir par se rendre compte que dans le très grand cycle de l'Univers, des Anges et des Démons, ils ne représentent que de la pâture à se disputer. Ellington n'était qu'une infime pièce d'un grand puzzle complexe érigé par les démons depuis des milliers d'années et cela fichait une sacré migraine à ces foutus Anges. Les pauvres, ils se demandaient sans cesse pourquoi les démons débarquaient dans ce coin du monde si minuscule qu'était la petite ville du Missouri. Pourquoi pas aurions-nous envie de dire ? Alors c'est vrai, le grand patron aurait pu choisir de commencer par faire fondre les grandes glaces du pôle nord pour bouleverser complètement l'équilibre du monde, il aurait pu briser la Russie en deux, il aurait pu faire disparaître les grandes îles de ce monde sous un raz-de-marée... et pourtant non, il avait choisi Ellington et ça... ça posait pas mal la confusion dans le pauvre esprit tourmenté des poulets à auréoles. M'enfin bref, ils pouvaient toujours se pointer ici, ça ne changerait rien à l'issu de cette grande guerre et à tout ce qui allait détruire le monde dans la grande bataille manichéenne du bien et du mal. Haussant les épaules à cette pensée, faisant un signe comme pour montrer sa lassitude, Phillis eut un sourire en coin, c'était tellement facile en ce moment... un petit peu d'Anges à martyriser, ça n'aurait pas été de refus... mais pour le moment, elle devait se contenter de ces tristes petits trucs qu'étaient les humains, encore moins amusants que des chiens et criant même plus dans la douleur que les prisonniers de l'Enfer. Faisant quelques pas dans la crypte, des pas qui résonnaient en écho dans le grand vide qu'était le lieu de repos mortuaire, la démone laissa sa main se balader sur un mur froid, puis sur une colonne, l'époque voulant apparemment que les gens trouvent le repos éternel dans des endroits kitch à souhait et plein de sculptures inutiles. Elle aurait aimé pouvoir faire exploser cette chose horrible qu'était cet endroit, de la pierre, des gravas, du boulot et de l'argent, tout ça pour un cadavre qui n'en aurait rien à foutre... et qui avait sûrement atterrit tout droit chez l'ami Lucifer. Aujourd'hui, toutes les âmes atterrissaient chez les "rebut", en Enfer... ô, même les chasseurs, qu'ils ne se fassent pas d'illusion. Il n'y avait que les gens qui avaient le cœur pur pour ne pas avoir de désir ou de vice pour pouvoir aller au "Paradis" des piafs blancs... c'est à dire plus personne de nos jours. Laissant ses ongles égratigner la pierre grise, Phillis finit par laisser tomber son bras le long de ses hanches, poussant un nouveau soupire, comme pour montrer sa lassitude, bien qu'elle ne soit en rien lassée... pas déjà, ce serait bien trop dommage. Se tournant alors vers le fond de la crypte tout en esquissant un nouveau sourire froid, la démone fit à nouveau quelques pas, s'éloignant du mur ou des colonnes et laissant le bruit résonner en écho comme pour briser un silence tendu... Posant enfin son regard sur la chasseuse, elle laissa échapper un faible ricanement, ils étaient bien trop optimistes... elle s'attendait à quoi ? A croiser le père Noël ou un démon facile à battre ? Tsss... La bande de Lucifer n'avait plus rien de commun aux autres démons de bas étage qui étaient jusque là sortis de l'Enfer... bon, il y avait eu Lilith, bien entendu, mais elle n'avait pas pris le temps de s'amuser avec d'autres chasseurs que les fameux Winchester... dommage pour elle, mais bon... chacun son truc, non ? Phillis avait décidé de faire tout autrement... d'accord, la petite Lilith avait servi son grand maître à la perfection, mais elle avait fini par mourir sans même avoir pu s'amuser, alors il fallait aussi revoir des priorités des fois. Celle de la démone à ce moment précis, c'était bien entendu d'obéir aux ordres qui lui avaient été donnés, garder la ville ou plutôt "emprisonner" la ville... mais apparemment, les chasseurs commençaient à lui coller aux basques, à elle et ses compatriotes de mission... Alors il fallait bien s'en débarrasser... mais toujours pas dans la précipitation, c'était si triste de tout gâcher pour aller vite. Non, "vite fait bien fait", ce n'était vraiment pas une citation qui définissait bien Phillis, il fallait que ça dure très longtemps pour que ce soit "bien fait". Posant son regard à nouveau sur la chasseuse qui avait bien de la chance d'être allongée et pas retenue contre un mur comme la plupart des autres que Phillis avait déjà pu croiser depuis son arrivée dans la belle Ellington, la démone arqua un sourcil fin, prenant tout son temps pour contourner la chasseuse et se poster tout à côté d'elle, laissant le temps passer sans y faire attention, elle, elle avait l'éternité devant elle, de quoi prendre son temps. Laissant ses doigts de balader avec des gestes souples dans les airs juste au-dessus de la chasseuse dans un sifflement qui pouvait ressembler au souffle du vent avant de briser le silence par un claquement de doigts sourd qui fit sursauter la chasseuse et tout ce qui pouvait être autour, la démone eut un sourire prenant enfin la parole... d'une voix morbide tant elle était calme et posée... si habituelle, comme si elle allait se mettre à parler de la pluie qui avait arrosé le cimetière ce matin.

    « Ouh... tu es venue armée, petite... est-ce que c'était pour moi que tu étais venue... ? »

    Elle eut un nouveau sourire moqueur avant de se pencher, stoppant son visage à quelques centimètres de celui de la chasseuse, prenant encore et toujours son temps pour décomposer le moindre mouvement, pour faire de chacun de ses gestes, le geste le plus lent possible, le plus doux mais aussi le plus effrayant... surtout pour quelqu'un qui connaissait la suite. Laissant échapper entre ses lèvres un nouveau sifflotement cette fois-ci digne d'un serpent, elle murmura quelques mots au creux de l'oreille de la jeune femme, articulant chacun des mots pour qu'ils résonnent aussi bien dans la crypte que dans le tympan de la chasseuse... bien que ce fut un murmure aussi doux qu'un secret :

    « Eh bien... je suis là maintenant... »

    Elle se retira cette fois-ci plus rapidement, fendant l'air et laissant derrière elle juste un léger souffle, comme une brise qui venait de se lever. Refaisant quelques pas en arrière, elle se stoppa à nouveau à côté d'une colonne, la fixant l'espace de quelques secondes, l'air de rien, comme si elle n'avait jamais parlé, comme s'il n'y avait pas de chasseuse. La faire souffrir ? Ô, elle en mourrait d'envie, c'était plus amusant encore que d'entendre crier les humains... mais l'Enfer lui avait appris la patience et chaque chose en son temps... ça ne saurait tarder, avant, il fallait faire un peu connaissance, c'était la moindre des politesses, non ? Et puis... les démons étaient parfois des petits gentillets dans l'âme, elle n'allait pas se mettre à la saigner tout de suite... ça ne durerait vraiment pas longtemps sinon... et il manquerait la joute verbale à tout ce petit jeu... des tas d'éléments sur ses adversaires qu'elle connaissait en un simple regard et qui lui étaient si utiles, faisant souffrir parfois même plus qu'une simple lame ou qu'un simple coup.


Dernière édition par Phillis S. Gellegher le Lun 26 Oct - 13:24, édité 1 fois
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Louisa Delacroix


SFTD MODO ◈ princess of the world, respect me or die


✐ *´¨`*:.•.¸¸.•´¯`•. ME, MYSELF & I.

✾ MON PSEUDO : Megalyn
✾ MA CÉLÉBRITÉ : Zooey Deschanel
✾ MES CRÉDITS : Megalyn & Shiya
✾ MA DATE D'ARRIVÉE : 13/07/2009
✾ MES MESSAGES : 999

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✾ SON ÂGE : 25 ans
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MessageSujet: Re: ♦ Car, il faut apprendre à surveiller ses arrières •• Louisa-sam •   Lun 20 Juil - 12:12

    Comme un étau. Comme une enclume. Un poids sur sa frêle poitrine. Lou ouvrit les yeux. Il faisait sombre. Trop sombre. Ce n’était pas normal. Tout comme le fait qu’elle pouvait à peine bouger. Si relever sa tête aussi lourde que du béton puisse réellement être appelé ‘bouger’. Elle ne savait même pas pourquoi elle était là, ni comment elle y était arrivée. Ça n’augurait rien de bon pour elle.

    Rouvrant brusquement les yeux, Lou réalisa qu’elle avait dû perdre connaissance un moment. Elle ne savait pas si elle était ligotée ou simplement maintenue par une quelconque volonté. Elle se souvenait à présent ce qui l’avait emmenée. La démone blonde. Son corps de jeune femme à l’air innocent et angélique n’avait pas berné Lou. Elle l’avait suivie… Et puis c’était le trou noir, comme après un bon coup sur la tête.
    Visiblement, Lou l’avait sous estimée. Cette démone n’était pas un sbire de bas étage envoyé pour mettre la merde partout où il passait. Non, elle était maligne, trop pour une simple démone. A croire que Lucifer envoyait ses meilleurs éléments sur Terre. Si seulement Lou avait su…
    Mais elle ne savait pas, ne se doutait même pas que l’Apocalypse était proche. Elle ne s’était jamais liée à aucun chasseur, excepté Sam. Et il n’avait jamais fait la moindre illusion à ça. Quand bien même, elle lui aurait rétorqué qu’elle serait morte d’ici là, et il aurait grimacé.

    Brusquement, elle sentit qu’elle n’était pas seule. Elle ne l’aurait pas entendue si la démone n’avait pas parlé. Les étranges sifflements qu’elle entendait étaient en fait les mouvements de ladite démone. Lou se maudit. Comment avait elle pu être aussi stupide et naïve ? Et arrogante aussi, au point de croire que tous les démons, c’était du gâteau à dégommer ?

    « En fait, je me baladais dans le coin et je me suis dit : si j’allais tailler une nouvelle robe à une pouf ou deux ? Et puis je suis tombée sur toi. Enfin, vu mon mal de crâne, c’est toi qui m’es tombée dessus. Autant te le dire tout de suite : mon cœur est pris. Et même si c’était pas le cas, t’es pas mon genre. Je préfère le modèle avec un service trois-pièces. Tu m’en veux pas trop, Blondie ? Je sais que c’est pas facile de se faire briser le cœur. »



    Les pas, bien que discrets, avaient éveillée la méfiance de Louisa. La chasseuse se glissa derrière un arbre. La jeune femme blonde avait un pas bien trop assuré pour n’être qu’une simple humaine. Finalement, même sans Amy, Lou ne se débrouillait pas si mal. D’un autre côté, c’était comme mettre une vache au milieu des oies. Okay, la métaphore n’était pas top, mais elle était claire. Lou secoua la tête. Elle était folle, et pourtant fière de l’être. Sans ça, elle n’aurait pas été là à pister une espèce de blondasse qui se prenait pour la reine du monde…


    Elle l’entendit reculer en silence. Cette folle n’allait faire qu’une bouchée d’elle. Ou bien pire encore…
    Lou déglutit. Elle avait signé son arrêt de mort en entrant dans ce foutu mausolée. Dans lequel elle ne se souvenait même être entrée.

    « Ouais, je sais que t’es là, on te suit à l’odeur de ton parfum à 3000 dollars les dix millilitres. Je sais pas ce que tu veux, mais tu peux me tuer, parce qu’à part mon fusil, j’ai pas un copec. »

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    VICTOR HUGO DEMAIN DES L'AUBE Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe, ni les voiles au loin descendant vers Harfleur, et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur
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MessageSujet: Re: ♦ Car, il faut apprendre à surveiller ses arrières •• Louisa-sam •   Dim 26 Juil - 7:51

    Houuu… vilaine chasseuse à la langue bien acérée… ahlala, c'était d'un classique barbant, pourquoi croyaient-ils, ces crétins avec leur sel inutile, qu'il y avait forcément un bon moment pour faire de l'humour ? Mais bon, c'était pas comme si la démone y faisait même attention, elle avait entendu tellement de choses dans les quelques dizaines de centaines d'années qu'elle avait vécues sur cette terre et en enfer, que les petits mots acides d'une chasseuse, ça glissait sur elle comme la pluie sur un toit. Laissant donc la parole à la petite chasseuse tout en continuant de se balader dans ce triste petit endroit rempli de sainteté, Phillis attendait patiemment qu'elle ait fini son speech, parvenant ô combien parfaitement à déceler tout ce qui pouvait se cacher derrière ce qu'elle pouvait déballer pour montrer qu'elle était une dure, une vraie de vraie. Prenant un air faussement triste à la fin de la première réplique de la chasseuse, la démone eut un haussement d'épaules qui sonnait ses faux qu'il aurait pu figurer dans le pire film de série B qu'on aurait pu voir dans toute l'histoire du cinéma. Un léger de froncement de sourcils avec un air désolé et elle reprit la parole, gardant sa voix ironique et totalement détachée :

    « Mince alors… j'aurai encore quelqu'un qui voudra se venger après moi… si tu veux, pour ne pas qu'il s'inquiète trop de ton absence, ton Roméo… je lui ferai un colis express avec tes restes dedans. Qui sait... le plus amusant serait qu'il fasse partie de notre petit jeu, non ? »

    Elle eut un sourire en coin, qui n'échappa sans doute pas à la chasseuse… elle lui accordait quand même un grand privilège là, elle allait laisser des restes, chose bien rare quand elle se mettait à bien s'amuser, mais bon, si c'était pour l'amour, elle était prête même à se maîtriser… quel sentiment pathétique l'amour, ça allait encore lui amener de la merde… mais ça donnait un piquant aux choses, non ? L'amour, quoi de plus pathétique… enfin, au regard de la démone, peut-être tout simplement parce qu'elle n'avait toujours réussi qu'à ressentir de l'amour propre, rien de plus. Les autres… du moins les "autres" qui l'avaient toujours entourée avaient toujours fait partie des pires loosers selon elle, heureusement qu'elle avait trouvé un moyen de se débarrasser de ses parents, sinon elle aurait pu atterrir à l'asile par leur faute. Laissant sa main glisser le long de la pierre sur laquelle la chasseuse était couchée, Phillis eut un nouveau sourire en coin, décelant là encore quelque chose de bien intéressant. Laissant s'étirer son sourire tandis qu'elle se contentait de contourner la pierre pour se poster de l'autre côté de la chasseuse, la démone reprit la parole, prenant cette fois-ci un air encore plus narquois… pitié, c'était tellement facile de voir tout ce qui pouvait être intéressant dans les souvenirs et les sentiments des humains… c'était tristement banal, mais ça marchait tellement bien d'exploiter les failles de ces pauvres bestioles à âme. Se penchant à nouveau pour se trouver au niveau du visage de la chasseuse tout en caressant la pierre grise de ses doigts blancs comme ceux d'un cadavre, elle reprit la parole, sans même que la chasseuse n'ait eu l'occasion de répondre, reprenant un habituel chuchotement toujours empli d'ironie :

    « Oh non… ça ne servira à rien… et il ne viendra pas... c'est si triste… aimer sans être aimée… quelle tare… c'est pathétique, non ? Roméo n'est pas amoureux de sa Juliette… ou peut-être que Roméo veut rester… intouchable… serait-il un coureur de jupons ? »

    Que ç'ait voulut être une parole ironique ou non… la chasseuse s'était engagée dans une voie pentue, le pathétique amour se lisait presque facilement chez les humains, sur leur visage, dans leurs pensées et les petits battements faiblards de leur cœur… et ce n'était certainement pas parce qu'elle se mentait à elle qu'elle parviendrait à mentir à la démone. C'est fou, mais chez les gens qui cherchaient à se persuader qu'ils ne ressentaient aucune émotion ou aucun sentiment, c'était encore plus facile de déceler ces fameux sentiments ô combien trompeurs et bien trop facilement utilisables pour faire souffrir. Restant un moment juste à côté de la chasseuse, la démone continuait d'écouter les battements irréguliers du petit muscle qui la faisait respirer, ce petit cœur malheureux qui criait au manque d'amour. Un nouveau sourire élargit ses lèvres tandis qu'elle se redressait dans les mêmes mouvements de souplesse qu'auparavant, recommençant le même manège qu'auparavant, se mettant à faire le tour de la petite crypte, à pas souples, légers et proches du silence, passant ses mains froides et pâles sur la surface des murs, refroidissant encore plus la pierre de l'endroit… continuant de déguster chaque instant, continuant de prendre son temps à faire ce qu'elle avait à faire… elle avait encore et toujours toute l'éternité pour agir… pas l'humaine, cela allait de soit, mais bon, c'était encore une des multiples faiblesse de la MERVEILLEUSE et MAGNIFIQUE création de "Dieu" qui règne au Ciel parmi les siens, ces bons samaritains les Anges… qui n'avaient pas encore lever le moindre petit doigts… dommage… Phillis brûlait d'impatience de croiser un de ces volatiles soit disant hors du commun… ces grandes légendes descendues du légendaire paradis, et bla… et bla… amen, amen. Apparemment, les poulets dorés descendus de leur poulailler doré n'avaient pas l'intention de faire autre chose que glander parmi l'humanité… mais bon, s'ils en avaient décidé ainsi, les démons et encore moins Phillis, n'allaient pas les attendre au tournant pour enfin pouvoir voir leurs fabuleux pouvoirs à l'usage. Tournoyant sur elle-même pour faire un tour complet et se retrouver à nouveau face à la chasseuse, à quelques dizaines de mètres d'elle, la démone sourit à nouveau, ayant à nouveau cette saloperie de chanson dans la tête… c'était la musique que ces crétins d'humains avaient écoutée quand ils étaient partis en vacances… avant qu'ils ne leur tombent dessus et depuis, elle lui restait dans la tête, l'amusant parfois, et l'agaçant souvent. Elle aurait aimé mettre un nom sur cette fois fielleuse et follement excitante, mais elle n'avait pas pu… alors maintenant, elle se contentait de la garder en mémoire. Ayant un léger déhanché digne d'une folle sortie d'un asile, Phillis revint vers la chasseuse, marchant lentement autour d'elle, prenant toujours le plus grand plaisir à calculer chacun de ses mouvements, contrôlant à la perfection la situation. Se penchant à nouveau sur la chasseuse, elle reprit la parole, adoptant cette fois-ci une voix douce, mélodieuse et presque mélancolique.

    « Dommage… je ne sais pas ce que ça fait… mais ça a du être certainement très douloureux quand le bellâtre t'a repoussée. Et tu as sûrement pensé que ce serait la pire douleur que tu ais jamais pu ressentir… mais… petite, il faut savoir passer à autre chose. »

    Elle haussa les sourcils, se reculant encore une fois, mais juste d'un pas cette fois-ci, continuant de fixer la chasseuse dans ce même sourire sadique qui avait étiré ses lèvres il n'y a pas si longtemps de ça, alors qu'elle avait senti cette chose humaine la suivre au moindre de ses pas… il faudrait leur apprendre la discrétion, à ces petits choses… mais peut-être était-ce leur âme qui pesait trop sur leurs frêles épaules et qui les rendait aussi bruyants et aussi facilement repérables.

    « Rassure-toi… je suis là pour t'aider à l'oublier… »

    Laissant ses lèvres s'étirer dans ce même sourire sadique, Phillis n'eut besoin que d'arquer le sourcil d'un air amusé pour sentir naître la douleur dans tout le corps de la chasseuse, le mal s'étirant comme un éclair fulgurant par chacun de ses muscles, de ses os, de ses cellules alors que la démone n'avait eu qu'à esquisser un simple mouvement de sourcil. Sentant la douleur s'immiscer dans tout le corps de la frêle humaine, la démone n'eut même pas besoin d'un geste pour l'intensifier à nouveau, continuant de sourire face à tant de facilité… s'il n'y avait pas le plaisir de voir souffrir, il n'y aurait vraiment rien d'amusant à faire ce boulot… heureusement que les chasseurs fourraient leur nez là où ils ne devaient pas, la vie ne serait vraiment pas marrante sans eux !
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MessageSujet: Re: ♦ Car, il faut apprendre à surveiller ses arrières •• Louisa-sam •   Ven 31 Juil - 12:15

(désolée, c'est pas long, mais j'arrive pas à faire aussi long que toi x) )


    C’était la pire douleur qu’elle avait jamais ressentie de sa vie. Et pourtant, elle en avait eu des blessures. Un peu qu’elle était casse cou plus jeune, beaucoup parce qu’elle était chasseur. Le simple fait d’être encore en vie la faisait souffrir, alors ne parlons même pas de respirer. Cependant, elle ne cria pas. Elle ne ferait pas ce plaisir à cette sale traînée. Elle ne lui ferait pas non plus la joie de perdre connaissance. Elle devait résister à la douleur…

    Lou l’écouta parler. En long, en large, en travers, en diagonale et dans tous les sens et directions répertoriés en géométrie. C’était stupide de penser à des maths, elle qui avait toujours détesté ça et qui avait toujours été nulle. Mais au moins, cela l’empêchait de penser. Penser que cette sale traînée de démone avait douloureusement raison. Enfin, pas sur tout. Sam était loin d’être un coureur de jupons. Il était même tout le contraire.

    Sauf qu’elle avait une part de vrai dans tout son cruel discours. Sam l’avait plus ou moins repoussée. Sam était indécis. Sam ne pouvait aimer personne. Sam… Sam était Sam, point final. Elle pouvait dire ce qu’elle voulait, faire, lui faire ce qu’elle voulait, ça ne changerait strictement rien. Lou continuerait à faire confiance, à croire en lui. Même s’il avait fait tout pour l’éloigner, sans jamais vraiment y réussir.

    « Je... suis désolé, vraiment... mais... je, je peux pas... C'est... »
    « J'ai pas le droit de m'attacher... encore moins à toi. »


    Les mots de Sam résonnaient dans sa tête. Comme une ultime trahison. Lou secoua la tête. C’était cette foutue démone qui faisait ça. Il ne l’avait jamais trahie.
    Non, bien sûr que non, il l’avait laissée l’embrasser pour ensuite sous entendre que, en fait, il ne voulait pas d’elle.
    Mais il avait ses raisons de faire ça. Il voulait la protéger, même si jusqu’à présent elle n’avait pas su de quoi.
    Etait elle donc idiote au point de croire ça ? Sam n’était qu’un connard de plus, il ne dérogeait pas à la règle. Entre les pots de colle et les enfoirés affectifs, elle n’avait jamais été gâtée niveau mecs. A croire qu’être lesbienne pouvait être mieux…

    « ASSEZ ! »

    Que la démone torture son corps était une chose. Qu’elle fouille ses pensées de la sorte en était une autre, et Lou ne se laisserait pas faire. A supposer que ce soit vraiment ladite démone et non pas elle qui devenait complètement tarée sous l’effet de la douleur. Elle ne voulait pas hurler, elle ne voulait pas perdre connaissance, mais elle ne peut retenir ses larmes. Sa résistance flanchait peu à peu, et cela ne l’énervait même pas. Elle refusait que cette créature pourrie des Enfers ait le dessus sur elle. Plutôt mourir. C’était d’ailleurs en train d’arriver. La douleur revenait, ou bien s’était elle simplement habituée, ce qui poussait son assaillante à augmenter la dose ?

    Elle ne la supplierait pas. Elle mourrait forte, en ayant énervé cette garce qui pensait pouvoir la faire hurler. Elle espérait simplement que ça ne durerait pas trop. Elle n’était pas sûre d’être encore saine d’esprit après une heure ou deux dans cet état…

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MessageSujet: Re: ♦ Car, il faut apprendre à surveiller ses arrières •• Louisa-sam •   Mer 12 Aoû - 10:21

Spoiler:
 

    C'était triste quand même… cette foutue petite chose qu'était l'âme faisait finalement plus souffrir son porteur qu'autre chose. Les humains n'avaient franchement rien de bien extraordinaire à sauver, si ce n'est leur corps… et encore, la plupart n'avaient pas grand-chose de bien reluisant. Esquissant un sourire moqueur alors qu'elle sentait la douleur prendre toute part de l'esprit de mademoiselle chasseuse, la démone comprit bien vite qu'elle n'aurait même plus aucun mal à même réussir à s'amuser avec son esprit. Et ça, c'était vraiment une chose délectable et plaisante… dès que ça venait de leurs petits cerveaux bizarres, les humains souffraient encore plus, à croire que c'était la parole sainte, ce fameux organe au sommet de leur crâne. Oh oui, bouhou il y avait bien entendu cette horrible douleur physique, vous savez, celle qu'on ressent quand on vous brise chacun des os ou quand on vous déchiquette en petit morceau… mais ça, ce n'était que strictement secondaire, ce qui était mille fois plus amusant, c'était de voir le petit humain se torturer lui-même avec ses misérables émotions ou ses pensées de petit crétin. Et là, la chasseuse n'échappait pas à la tradition… un petit peu de douleurs et hop, plus rien n'empêchait à présent la démone de pouvoir lire en chaque parcelle de son esprit. Des sentiments, de la pathétique tristesse… des tas d'autres émotions complètement inutiles mais tout aussi faciles à exploiter. Mais… franchement, ce qui était vraiment le plus amusant… c'était sans conteste ce petit truc qui fait battre le cœur à la chamade, qui donne des sueurs à chaque regard, qui fait sourire bêtement comme des enfants. L'amour ! Qu'est ce que c'est pathétiquement beau et touchant ! Oh et apparemment, c'était vraiment un point de pression facilement exploitable. Esquissant un nouveau sourire narquois, la démone avait alors entreprit de faire remonter tout un tas de souvenirs à l'esprit de la petite chasseuse, de tout de rien, des paroles déchirantes et douloureuses, les faisant résonner à son esprit comme si elle perdait la raison, les rendant encore plus douloureux pour qu'ils écorchent chaque partie de son être tout entier, son corps même, étalant la douleur psychologique à une douleur physique, torturant chacune des parts vivante de la petite humaine avec une habileté si facile à avoir avec ces petits sentiments. Si la chasseuse se concentrait pour ne pas crier ou ne laisser paraître quoique ce soit, il ne suffisait à Phillis que d'un soupçon de mouvement pour augmenter encore plus la douleur voire même forcer les plaintes à sortir d'elles même, histoire d'aider cette pauvre enfant à exprimer tout haut toute la douleur qu'elle pouvait ressentir en elle. Et puis, il y eut un cri, tranchant qui brisa le silence de la crypte, faisant naître une lueur d'amusement dans le regard si doux de la démone mais affreusement terrifiant de froideur. Laissant naître un sourire au creux de ses lèvres, elle stoppa toute sa torture, faisant retomber toute la pression qu'elle avait pu mettre d'un seul coup, provoquant sûrement un choc inattendu dans l'esprit de la chasseuse… mais, elle avait eu ce qu'elle attendait et ce qu'elle voulait. Laissant son sourire s'étaler sur ses lèvres avant de reprendre ses pas avec cette même régularité, Phillis garda le silence, histoire aussi de laisser à la chasseuse quelques secondes pour reprendre ses esprits. Après tout, si elle venait à être inconsciente, ce ne serait vraiment plus amusant de jouer avec elle… il fallait qu'elle tienne la route, elles avaient un long, très long programme devant elle… c'était toujours comme ça que ça marchait… et cette fois au moins, Phillis n'avait personne pour lui faire comprendre qu'elle devait abréger le travail pour ne pas prendre de risque. Marchant lentement autour de la petite jeune amoureuse, elle eut un nouveau sourire, se penchant vers elle avec une infinie délicatesse et une légèreté qu'elle avait toujours eu, contrairement à certains bourrins de démons qui ne savaient vraiment pas se délecter des bonnes situations. Se penchant à nouveau vers l'oreille de la chasseuse, elle eut un nouveau sourire, avant de finalement prendre la parole, dans un chuchotement ne reflétant que trop bien son air narquois peint sur son visage :

    « Sam Winchester… ouhhh… c'est vraiment mauvais de se frotter à quelqu'un comme lui… notre petite célébrité. »

    Se redressant avec légèreté et grâce, elle s'éloigna à nouveau, laissant sa main blanchâtre caresser la pierre une nouvelle fois, dégustant les secondes qui s'écoulaient dans le silence, mais bien perturbantes dans l'esprit de la chasseuse. Oh… le petit Sam, qui ne le connaissait pas chez les démons ? Même les vermines comme Ruby le connaissaient, alors oui, elle savait tout de lui aussi. Ses fameux pouvoirs, de grands pouvoirs, incontestablement et qui plaisent beaucoup au maître. Dommage, il doit certainement être très plaisant à tuer aussi… quoique, Phillis se plaisait parfaitement bien à devoir jouer avec lui et puis, elle ne lui sentait pas une si grande résistance face à ses pouvoirs… comme si, finalement, ils ne l'effrayaient en rien et que l'idée de s'en servir lui était plaisante. Pourtant, c'est vraiment très vilain d'utiliser des pouvoirs qui ont répandu l'Apocalypse sur le monde… mais bon, il y avait cette part sombre qui n'allait pas tarder à ne plus pouvoir se rendormir… et là, le jeu deviendrait vraiment marrant. Arrivant de l'autre côté de la chasseuse, au niveau de son autre oreille, Phillis eut un nouveau sourire narquois, croisant pendant quelques secondes le regard de la chasseuse avant de murmurer à nouveau, au creux de son oreille comme elle se plaisait toujours à le faire et comme si le secret devait absolument être gardé :

    « Mais… je l'aime bien. Après tout… sans lui je ne serais pas là… je grillerais encore en Enfer… pauvre Lilith… elle a du en baver. »

    Oui, ça ne devait pas vraiment être plaisant de se faire extirper d'un corps de la sorte. Et puis, petit Winchester n'y était certainement pas allé de main morte. Heureusement, il avait fini le boulot comme prévu, et les mammifères à plumes n'avaient absolument pas lever le petit doigts… et voilà maintenant qu'ils balançaient des chasseurs sur la route de Lucifer, ils n'avaient vraiment pas froid aux yeux ces petits piafs. Ayant fait quelques pas pour s'éloigner de la chasseuse, Phillis la fixa d'un air toujours autant amusé. Tomber amoureuse d'un type pareil, c'était vraiment jouer avec le feu… mais ça pouvait aussi permettre de bien pouvoir s'éclater… un peu comme le piaf et sa dulcinée. Ah ! Franchement, est-ce qu'en créant ses larbins Grand Papounet avait voulu les voir tomber amoureux ?! A croire que le Créateur n'avait vraiment rien créé qui tienne la route dans sa merveilleuse oeuvre, quel nul… pas étonnant qu'un bon coup d'Apocalypse lui soit profitable. Esquissant un nouveau sourire en laissant là ses pensées sur ces crétins tout de blanc vêtus, Phillis posa une nouvelle fois son regard sur la chasseuse, elle s'était écartée de quelques pas et restait en silence sans avoir le moindre mouvement, comme pour laisser planer ici dans cette grande habitation pour morts de pierre un silence pétrifiant qui ne laissait même pas traduire ce qui allait arriver ensuite… ou ce qui pouvait bien traverser l'esprit de la démone à ce moment précis. Posant sa main sur la pierre glaciale sur laquelle la chasseuse était allongée, Phillis arqua un sourcil, avant de dire quelques mots, d'une voix affreusement amusée et encore plus détendue qu'auparavant, rien que la simple idée de jouer sur les cordes sentimentales du grand Sam Winchester… ça l'amusait plus même que le simple fait de torturer une petite chasseuse :

    « Dis-moi… si je te tue… penses-tu que ton prince charmant sera pris d'une furieuse envie de vengeance ? Je suis sure que son mauvais côté pourrait me plaire… »

    Alors que son sourire s'étalait à nouveau sur son visage, elle fit naître à nouveau cette douleur dans tout le corps de la chasseuse, prenant un malin plaisir à rendre brûlante chaque part de son être, à rendre son sang presque plus acide à chaque battement de son cœur… non, pourquoi la tuer vite ? Ce serait encore moins amusant et autant se délecter de chaque partie du jeu, sinon, elle finira par avoir des regrets…


Dernière édition par Phillis S. Gellegher le Jeu 3 Sep - 0:17, édité 1 fois
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Louisa Delacroix


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MessageSujet: Re: ♦ Car, il faut apprendre à surveiller ses arrières •• Louisa-sam •   Mer 26 Aoû - 2:41

Spoiler:
 

    Mauvais de se frotter à Sam. Lou en aurait presque ri si elle n’avait pas eu si mal. Cette idiote de démone était tellement à côté de la plaque que son envie de rire en était douloureuse. Et quand bien même, la jeune chasseuse ne lui ferait jamais le plaisir de révéler la vérité. Elle était de toute façon enfouie bien trop profond en elle pour que la démone puisse y trouver quoi que ce soit.
    Toutefois, le silence mortel qui régnait à présent ne rassurait en rien Lou. Elle préparait quelque chose qui ne serait certainement pas bon pour elle. La jeune femme faillit sursauter lorsqu’elle entendit à nouveau la voix suave à son oreille.
    Elle espérait que Sam ne serait pas aussi idiot s’il lui arrivait quelque chose. Mais elle savait que la douleur et la colère prendraient le pas sur tout le reste. Et il ne fallait pas. Mais qui l’en empêcherait ? Son frère qui n’avait visiblement plus confiance en Sam ? Elle ne le connaissait pas et n’en avait pas envie.

    « Essaye pour voir… » marmonna Lou. Au point où elle en était, peut être qu’elle arriverait à énerver la démone et qu’elle la tuerait vite. « S’il a tué Lilith aussi facilement, tu penses que tu vas lui poser beaucoup plus de problème ? Sérieusement ! T’es qu’un vulgaire démon sorti de son milieu naturel ! »

    Lou n’entendait plus la folle. Ce qui était inquiétant. Enfin. Un peu plus inquiétant. Au moins quand elle parlait, Lou avait une vague idée de l’endroit où elle se trouvait, malgré le fait qu’elle était à demain dans les vapes. Mais lorsqu’elle ne disait rien, la jeune femme ne pouvait même pas se fier à ses bruits de pas puisque la démone n’en faisait aucun. Comme si elle lévitait.
    Elle sursauta lorsqu’elle sentit quelque chose l’effleurer. Une main, selon toute vraisemblance. Lou s’attendait un coup de poing, à un poignard ou à quelque chose d’approchant. Ce fut pire que tout.
    Une douleur insoutenable, comme du feu, de l’acide dans ses veines, dans ses os, dans sa tête, dans sa bouche, ses yeux, ses oreilles. Son corps n’était plus qu’un amas de chairs sanguinolentes. Alors que pas une goutte de son sang n’avait coulé.
    Jamais elle n’avait ressenti pareille douleur. Plus les secondes s’égrenaient, avec une lenteur diabolique, plus elle avait la sensation horrible que cela s’intensifiait.

    Elle ne lui ferait pas le plaisir de hurler. Jamais. Elle mourrait sans avoir donné à la démone la satisfaction de lui montrer qu’elle souffrait. Elle avait bien conscience que ça ne l’aiderait pas, si par un incroyable coup de chance, quelqu’un passait par là. Mais qui passait dans un cimetière, à cette heure ci ? Un chasseur.
    Certes, la ville grouillait de chasseurs depuis quelques mois déjà. Mais ils avaient tous d’autres chats à fouetter que de vérifier si l’une des leurs n’était pas en train de se faire torturer par une démone des plus sadiques.
    Même Sam. Surtout lui, à vrai dire. Depuis qu’il lui avait qu’il était responsable de la plupart des choses qui arrivaient, il faisait son mea culpa. Comme si son pardon à elle comptait plus que tout le reste, même sauver ce qui pouvait encore l’autre.
    Elle ne lui en voulait pas. Même si, parfois, elle avait des doutes. Pour regretter aussitôt d’avoir ne serait que penser que Sam n’était pas celui qu’il prétendait. Elle songea que si elle s’en sortait, ce qui était peu probable, elle ne douterait plus jamais de lui. La démone avait confirmé que Sam n’était pas de leur côté. Au contraire. Lou était à ses yeux le moyen de le faire basculer.
    Alors elle comprit. La douleur la rendait folle. La démone polluait ses pensées. La jeune femme prit une grande inspiration, malgré la douleur. Elle ne devait plus penser à rien, pas même à lui. A rien…

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    VICTOR HUGO DEMAIN DES L'AUBE Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe, ni les voiles au loin descendant vers Harfleur, et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur
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MessageSujet: Re: ♦ Car, il faut apprendre à surveiller ses arrières •• Louisa-sam •   Jeu 3 Sep - 0:34

Spoiler:
 

    Des jours sombres où elle avait porté une âme en elle, Phillis n'en gardait que des souvenirs pas très réjouissants. Toujours les mêmes rengaines, ce quotidien si pesant qui, rien qu'à y penser, la plongeait encore plus vers son côté démoniaque. Oh non, n'y croyez pas, c'était tellement amusant de céder au sadisme qui dort en nous, à ce côté forcément méchant que les sourires et les expressions de faciès pures et amicales cachent. Certains humains seulement avaient accès à ce côté sombre en eux, ce côté que certains s'amusaient à appeler Doppelgänger, juste pour rejeter la faute sur quelqu'un d'autre, sur quelqu'un de forcément extérieur à sa propre conscience. Eh oui, la faiblesse humaine voulait aussi que la merveilleuse création de papounet chéri trouve toujours et forcément un moyen de rejeter leur faute sur quelqu'un d'autre. Eh oui, les démons faisaient partie de cette longue liste de pauvres victimes des débilités humaines. Après tout, ils avaient aussi été humains, les démons, et l'Enfer n'avait que fait ressortir les pires côtés de l'humanité, par la torture, par le sang et par de simples petites paroles des fois. Non, le bel humain n'avait franchement rien de mieux que les démons ou quelque autre créature qui puisse exister en ce triste monde : ils étaient eux aussi plein de vices, pleins de désirs, d'envie, d'orgueil, de colère et de tous les maux connus comme des péchés dans ce triste univers. La preuve vivante, combien de prêtres soumis à la chasteté étaient finalement accusés de pédophilie à leur âge bien avancé alors que leur crâne était déjà horriblement dégarni ?! M'oui… l'humanité ne valait en rien mieux que l'Enfer, il n'y avait pas besoin que les humains commencent à chercher quoique ce soit de différent entre les démons et les pauvres choses qu'ils sont dans ce cycle infernal… car, il n'y a justement aucune différence, hormis les yeux qui changent de couleur et les super pouvoirs sans doute… Aussi loin qu'elle se souvienne de ses jours malheureux en tant qu'humaine malheureuse, Phillis n'avait jamais cru en cette soit disant valeur de l'humanité, en ce soit disant Dieu qui veillait sur les humains mais qui leur offrait une "vie" plus meurtrie et détestable que le Diable lui-même, en ce soit disant foutu espoir qui donnait à tout le monde la foi de croire encore à un soupçon de pureté dans l'âme humaine souillée par les morts, le sang coulé depuis des mille et des mille sur les terres bientôt devenues infertiles de ce monde pourri par le vice. Non… la Terre ne valait pas grand-chose, plus grand-chose tout du moins… il fut certainement des temps immémoriaux, ancestraux alors qu'elle n'était peuplée que de bactéries où elle avait encore une probable chance de porter autre chose que le mal propre de la vie, des humains pollués qui se donnent un tant soit peu de valeurs dans des actes vains.

    Même l'amour… ô l'amour, sentiment auquel Phillis de son vivant n'avait jamais eu l'honneur de goûter, pas même pour ce qui lui ressemblait temps, qui sortait de ses propres entrailles pour brailler au monde leur envie de retourner à l'état de rien du tout… des trucs, qu'on appelait des gosses et qui étaient voués rien que par leur naissance dans ce monde pourri à devenir des humains mangés jusqu'aux viscères par la tentation. L'amour qui était censé lier des êtres qui s'aimaient pour la vie, dans un commun accord de leurs corps, de leurs instincts qui étaient à "jamais confondus" pour ne faire qu'un, qui était censé lier leurs passions respectives en une seule qu'ils partageraient l'un avec l'autre, l'un pour l'autre. Non, même ce sentiment si pur, si doux et si reposant, l'être humain avait appris avec le temps à le vicier, à le forcer, à le détruire… Il y avait eu les mariages forcés, puis les mariages d'argent, les mariages pour monter dans l'échelle sociale… et puis, maintenant, c'étaient les mariages à la légère, ceux qui duraient deux, trois ans, mais jamais pour toujours. AMEN. Esquissant un nouveau mouvement du sourcil, la démone fit cesser instantanément toute douleur, faisant disparaître tout ce qu'elle pouvait bien faire dans l'esprit de la jeune femme, la laissant simplement… reprendre ses esprits, faisant retomber la douleur et la pression si vite que c'en était une nouvelle fois aussi douloureux que la torture elle-même. C'était un genre de montagnes russes, en beaucoup plus réaliste, en beaucoup plus douloureux. Ca faisait tourner la tête, ça donnait des nausées à retourner l'estomac et surtout, on était plus trop conscient de ce qui pouvait arriver autour pendant un petit moment. Alors que le silence retombait lourdement dans la petite crypte, Phillis eut un léger mouvement, comme pour se détendre, s'étirer en silence, dans une longue inspiration. On pouvait presque croire qu'elle se délectait du moment – ce qui était bien entendu le cas – et qu'elle profitait de chaque seconde qui passait, la décomposant en microsecondes, en fractions de microsecondes pour la déguster dans toute sa valeur. Le temps qui passait, qui faisait tout mourir, tout vieillir, qui rendait le péché qu'était l'humain à l'état d'un petit tas de cendres et de rien du tout… oui, le temps était sans nul doute la meilleure chose qu'ait pu créer papounet le Dieu vivant invisible. Et les humains, eux, certains, avaient eu cette idée de génie de figer ce temps sur quelques aiguilles, sur des lois mathématiques et scientifiques qui montraient aux êtres humains que chaque instant qui passait les rapprochait inlassablement, inévitablement de leur mort… et probablement, de leurs premiers pas en Enfer. Oh oui, bien entendu, il y avait aussi le Paradis, Dieu et ces petits anges qui dansent entre les nuages et qui jouent à la balle avec du vent… mais il ne faut pas s'y tromper… les portes du saint endroit restent souvent closes devant la vermine humaine qui, pour ne pas s'égarer se doit d'atterrir chez la vermine qui lui ressemble le plus : les démons. Elle ne détourna pas pour autant le regard, continuant de le poser sur la chasseuse qui, elle le sentait très bien, s'efforçait sans doute de ne rien laisser paraître de ses petites pensées… mais, non, elle n'avait plus besoin de grand-chose à prendre maintenant. Esquissant un léger sourire froid comme elle en avait toujours l'habitude, Phillis prit le temps de contourner une nouvelle fois la chasseuse, à pas de loups, discrètement et aussi silencieuse qu'une plume qui frôle la pierre, laissant le temps flirter avec l'endroit, puis s'échapper quelque part, nulle part… les secondes défilant et rendant lentement ses esprits à la pauvre victime qui avait vraiment mal choisi son jour pour faire un peu de chasse. Finissant finalement par revenir à hauteur de la jeune femme, elle soutint son regard, quelques secondes, avant de s'appuyer négligemment contre la pierre froide et de prendre la parole, comme si elle parlait de ses dernières vacances à la mer, avec un air narquois sur le visage, rien qu'histoire de montrer toute la fatalité triste des choses :

    « Adviendra ce qui adviendra… n'est-ce pas ? Et puis, se faire tuer par Sam Winchester, ce n'est pas comme se faire tuer par n'importe quel chasseur de pacotille… quoiqu'au premier regard, il n'ait rien de plus que les autres, hormis quelques centimètres... »

    Oh oui le "petit Sammy" facilement manipulable était, paradoxalement, plus proche de géant vert que d'un petit lutin quelconque ou quelque chose dans le genre. Mais là n'était pas le propos, il pouvait être aussi grand que Hulk ou aussi petit qu'un minimoy, ça ne changerait pas grand-chose au fait qu'il avait vraiment été très facile à manipuler certainement… si une chose comme Ruby avait réussi à en faire ce qu'elle voulait, c'était uniquement parce que le pauvre avait été vraiment très influençable dans son genre. Faut dire, il suffisait simplement d'offrir un peu de son sang au petit Sammy pour qu'il remue ciel et terre pour faire ce que vous voulez… quelle botte secrète ! Elle finit par s'écarter une nouvelle fois, se remettant à tourner à pas lents autour de la chasseuse, alors qu'un nouveau rictus étirait ses traits et qu'elle allait une nouvelle fois prendre la parole, se penchant vers la chasseuse :

    « Et puis… que ce soit sur un démon de pacotille ou sur une grande Lilith… il faut bien que Sammy-Sammy pratique un peu, histoire de ne pas perdre la main, ce serait… regrettable. »

    Ponctuant sa phrase d'un petit sourire et d'un large haussement des sourcils, elle finit par détourner le regard de la jeune femme, restant avec ce sourire planté sur les lèvres, cet air narquois, juste parce qu'elle savait pertinemment qu'elle contrôlait tout, au moindre millimètre, comme elle en avait toujours eu l'habitude.
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Sam Winchester


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MessageSujet: Re: ♦ Car, il faut apprendre à surveiller ses arrières •• Louisa-sam •   Sam 5 Sep - 10:53

    Anna. C'était le prénom qu'avait portée la mère d'Heaven, le prénom d'une des multiples personnes qui mourrait à cause de l'Apocalypse, un prénom au début d'une liste qui n'allait pas cesser de si tôt de s'étendre. C'était un prénom simple, porté par sans doute pas mal de gens à travers le monde, ou tout simplement à travers le pays et pourtant, ces derniers temps, il tournait sans cesse, comme une musique qui se répète, dans l'esprit de Sam. Certains jours, il aurait aimé ne jamais avoir entendu ce prénom, ne jamais avoir rencontré Heaven et encore moins avoir entendu ce qu'elle avait eu à lui raconter. C'était à cause de l'Apocalypse que toutes les deux étaient venues ici, Heaven y ayant entraîné sa mère pour de soit disant vacances, et puis, c'était l'Apocalypse aussi qui avait privé la jeune fille d'une attache, de quelqu'un avec qui être et de tous les refuges que pouvait offrir une simple génitrice. Enfin, était-ce vraiment Sam qui pouvait témoigner de la douleur que pouvait provoquer la perte d'une mère lui qui, malgré toute la volonté qu'il pouvait y mettre, n'arrivait pas à avoir de souvenirs de sa propre mère ? Au fond, il savait très bien qu'il n'avait jamais connu sa mère et il ne se voilait pas la face, ce n'était pas dans un genre d'analogie ou une forme de sympathie qui l'avait poussé à accepter d'aider la jeune fille… mais bien sûr, encore et toujours cette culpabilité rongeante, ce mal en lui qui lui disait que forcément, tout ce qui arrivait en ce moment autour de lui, tout ce qui pouvait causer la mort de qui que ce soit, tout ça, c'était logiquement et fatalement de sa faute à lui. Ces derniers temps oui, Sam avait tendance à tout vouloir porter sur ses épaules, comme pour se punir de ce qu'il avait fait, en se punissant de tout ce qui arrivait, même si les choses en venaient à être dues au hasard, ou à la fatalité, il en arrivait forcément à trouver que quelque chose était forcément de sa faute. Une forme de narcissisme ? Qui saurait le dire, lui-même parfois il se surprenait à trouver cette idée au coin de son cerveau, cette pensée qui voulait peut-être le ramener à la réalité, lui faire comprendre que ce qui était du au cycle naturel des choses ou quelque chose qui s'en apparentait plus ou moins n'avait rien à voir avec ce qu'il avait bien pu faire il y a de cela quelques semaines. Finalement, il avait accepté d'aider la jeune adolescente, bien que la vengeance comme il l'ait souvent appris, n'ait jamais été un bon remède à tous les mots, lui, il ne voulait que se contenter d'aider, pour se racheter, pour expier un tant soit peu ses fautes auprès de la personne qu'était Heaven, celle qui lui avait demandé de l'aide sans même savoir que si sa mère était morte, c'était en partie à cause de lui.

    A cette pensée, le chasseur attaqua encore plus bruyamment le sol du cimetière, marchant dans l'herbe en gardant le silence, les sourcils légèrement froncés dans une expression de concentration alors qu'il semblait chercher quelque chose, un signe, des indices. Il chassait seul ces derniers temps, principalement parce qu'il n'avait pas encore parlé d'Heaven et de ce qu'il faisait pour elle à son frère, c'était un genre de marché qu'ils avaient fait tous les deux, entre eux, et Sam n'avait pas encore trouvé l'occasion d'en parler avec son aîné. Au fond, Dean n'aurait jamais mal réagi quant au fait que son cadet ait accepté de venir en aide à quelqu'un, mais il y aurait forcément eu quelques interrogations, sur le pourquoi il avait finalement accepté de l'aider, et puis, sur les remords qui lui tordaient les boyaux chaque jour qui passait, chaque nuit qui tombait et chaque heure qui le rapprochait du moment fatidique où les choses prendraient un fameux tournant. Oui, à y réfléchir, parler d'Heaven ainsi que cette histoire de chasse à la vendetta à Dean, reviendrait à ramener plein de questions entre eux, quelques méfiances et le tout pour bien semer le trouble entre deux. Non, décidément, ce n'était le bon moment pour parler de ce genre de soucis à son propre frère, même si c'était comme lui cacher des choses à ce moment crucial de l'Apocalypse et des trucs dans le genre, Sam n'avait aucune envie d'être assailli de nouvelles questions made in Dean. Et puis, si Sam devait compter tout ce qu'il cachait en ce moment à son aîné, il n'aurait pas fini… car bon, ils avaient beau s'être un tant soit peu rabibochés, les fâcheuses habitudes finissaient toujours par revenir et Sam avait… disons, pris trop l'habitude de bosser dans le dos de son frère, si l'on peut dire. Bref, alors que Dean se trouvait à ce moment précis en bar en compagnie certainement de la fameuse Jaelyn Miller, Sam lui, était ici, sur les traces du fameux démon qu'il se devait de traquer comme il l'avait promis à Heaven. Et il n'avait aucune envie de faillir à cette promesse, tout simplement, parce qu'il ne voulait pas perdre la confiance qu'elle pouvait placer en lui, et encore moins de cette façon… quoique le pire puisse être qu'elle apprenne qu'il ait libéré Lucifer. Non pas qu'il ait dans l'idée de lui cacher quoique ce soit sur lui ou sur ce qu'il avait pu faire comme erreurs dans toute sa vie… mais comme si, plutôt, cette idée qu'elle apprenne vraiment pourquoi il faisait ça l'effrayait, comme si, la réaction qu'elle pourrait venir à avoir l'effrayait plus qu'autre chose. S'il se trouvait ici à ce moment précis, c'était tout simplement parce qu'il avait réussi – par un astucieux moyen qui restera secret pour ne pas en venir à dire l'une des nombreuses bêtises interdites que continuait de faire Sam – à obtenir des informations sur un démon, qui avait été envoyé dans la ville… pour faire un genre de grand ménage, et qui serait susceptible de délivrer tout un tas d'informations.

    Selon cette même source, cette fameuse personne se trouverait assez souvent dans le cimetière, histoire d'y passer un peu le temps et de trouver de quoi s'y défouler. Sam le savait pas très bien par où chercher, pour trouver ce qu'il avait envie de savoir, mais c'était toujours ça de pris, le cimetière d'Ellington n'était pas compté parmi les plus grands du pays, et heureusement. Il tournait dans le petit endroit depuis quelques minutes à peine, éclairant sa route de se lampe torche, respirant silencieusement pour ne pas attirer l'attention de quelque créature ou démon que ce soit, faisant attention de ne pas marcher sur les branches mortes qui gisaient par terre, histoire de ne pas se faire repérer, simple formalité. Le cimetière était encore ce soit désespérément vide, calme et silencieux. Un endroit rêvé pour reposer en paix, si l'on peut se permettre de dire une telle chose. Aucun son, pas même le chant d'un oiseau qui tarde à dormir, rien pour briser cet épais nuage de silence qui enrobe le tout… rien, hormis des bruits, très discrets, qui pourraient s'apparenter à des paroles prononcées d'un ton tout à fait normal, pas trop fort, mais pas trop bas… si seulement ils n'étaient répercutés en écho sur les nombreuses pierres de ce cimetière. Ne vous a-t-on jamais dit que tout est toujours plus bruyant dans un endroit en pierre ou rempli de pierres ?! Comme, un cimetière, par exemple, ou une crypte, quelque chose s'y apparentant plus ou moins, car, comme Louisa l'avait souligné, ce cimetière n'avait pas grand-chose de bien original, et ses "cryptes" ressemblaient plus à des tas de pierres qu'à des autels érigés pour des morts aimés. Enfin… ce n'était là que l'expression personnelle des pensées de Sam, qui commençait sérieusement à en faire une overdose, de ce cimetière. C'est vrai, ces derniers temps, il s'y retrouvait souvent, et nous dirons que c'est son job après tout, mais la routine habituelle dans laquelle il s'était plongé, le poussait à changer de cimetières selon les villes… mais non, là, il commençait à le connaître par cœur ce foutu cimetière. Jetant un rapide regard autour de lui alors qu'il se dirigeait vers ce qui semblait être une crypte trop ouverte pour renfermer des morts, la chaîne au sol et la porte du tout trop négligemment refermée, Sam s'y engouffra, avec l'agilité et la discrétion qui était dues à son métier, qui faisait sa survie la plupart du temps, si vous voyez ce que tout ça peut bien sous entendre. Eteignant sa lampe torche dans un mouvement rapide, il l'échangea contre une fameuse arme à feu remplie de balles en argent… bizarrement, il ne pensait pas à un esprit… les esprits n'avaient pas vraiment besoin d'ouvrir les portes pour se retrouver dans un endroit… et puis, c'était peut-être juste des jeunes un peu débiles qui avaient eu envie de forcer les interdits, qui sait… il se retrouvait même à faire le gendarme dans cette ville.

    Les voix s'étaient tues, comme si le silence était de mise à présent, ou comme si quelqu'un l'avait finalement entendu arriver et attendait qu'il arrive pour l'attaquer par il ne savait pas trop quel côté… oui, avec le genre de job comme la chasse, on arrive vite à devenir parano quoiqu'il puisse arriver, et souvent, à raison ! Continuant tout de même sa route sans prendre la peine de pointer son arme devant lui, Sam descendait à pas de loup, essayant de se faire le plus discret possible, respirant par petites saccades discrètes, esquissant que de faibles mouvements. Il finit par arriver dans ce qui semblait être le cœur de la crypte, l'endroit où gisait le fameux tombeau du mort, celui pour qui avait été érigé tout ce machin dans lequel le Winchester se trouvait à ce moment précis, sans trop savoir pourquoi, poussé par une impulsion, une intuition comme il les connaissait si bien. La première chose qu'il vit, fut bien entendu une chevelure blonde, très claire, qui ressortait en presque parfait contraste avec la noirceur des lieux, une haute silhouette sombre malgré la blancheur de son teint. Sam n'eut pas besoin de longues secondes pour la reconnaître… bien qu'il n'ait eu que très rarement l'occasion de la voir, une seule fois à vrai dire… une sale garce, et elle avait même réussi à lui échapper, alors qu'il avait été seul avec elle, c'est dire ! Levant rapidement le bras dans sa direction avec bien entendu cette fois-ci la bonne volonté de ne pas la laisser s'en tirer, Sam l'interpella dans un "eh" qui n'avait certainement pas besoin d'être formulé, puisqu'alors qu'il avait levé le bras, elle avait levé le regard dans sa direction, toujours avec un sourire comme si elle contrôlait tout ce qui arrivait et tout ce qui allait arrivé… ce qui n'était certainement pas le cas puisque Sam n'avait pas prévu d'être là ce soir… enfin, vous comprenez l'idée, l'écriveuse déconne un peu là u__u. Alors qu'il allait commettre l'irréparable, Sam se stoppa instantanément, esquissant alors un haussement de sourcils alors que son regard se posait sur l'autre personne qui se trouvait là, quoique moins visible, les cheveux plus sombres et allongée sur ce qui semblait être une stèle, ou quelque chose dans ce genre là, le parfait endroit glauque. Remballant très vite son bras dans un nouveau mouvement des sourcils assez indescriptible dont seul un Sam mal à l'aise avait le secret, il leva une nouvelle fois le regard vers la démone, toute forme de volonté de la tuer ayant disparu de son regard, curieusement. Oh, bien sûr, la personne avait beau s'être retrouvée allongée… le chasseur l'avait bien reconnue – et non pas parce qu'il avait déjà eu l'occasion de la voir allonger, n'y croyez pas d'allusion dans ce genre >< - mais tout simplement parce qu'il n'était pas prêt de la confondre avec mille autre, ou quelque chose dans le genre. Désignant Louisa d'un coup d'œil avant e reposer son regard sur le démon, Sam prit la parole, sans esquisser le moindre mouvement, restant figé à la place où il s'était arrêtée, ne faisant pas un pas de plus comme s'il se trouvait à ce moment précis sur une bombe prête à exploser à tout moment s'il en venait à bouger… ce qui était plus ou moins le cas.

    « Laisse la partir… »

    Il soutenait le regard de la jeune femme, y lisant, comme il s'en doutait bien, beaucoup de sarcasme et y prévoyant même une nouvelle remarque acide dont elle avait eu le secret la seule fois où ils s'étaient rencontrés. C'était pas pour rien qu'il pensait que c'était une garce, c'est tout simplement que c'en était vraiment une ! Rien qu'à voir son sourire qui s'étendait sur ses lèvres à ce moment précis… Laissant le silence s'installer et toute l'occasion à la démone de dire quoique ce soit, Sam déglutit, se rendant compte qu'il se retrouvait dans une bien mauvaise position, son arme à feu étant certainement bien inutile et… une épée Damoclès au-dessus de sa tête en la présence de cette démone et la brûlante envie de la renvoyer en Enfer d'un simple coup de main… vous savez très bien de quelle façon.

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MessageSujet: Re: ♦ Car, il faut apprendre à surveiller ses arrières •• Louisa-sam •   Dim 27 Sep - 1:56

    Est-ce que c'était son jour de chance ou avait-elle fini par faire un pacte avec le hasard ? Sam Winchester, offert sur un plateau d'argent, elle l'avait senti arrivé, sa démarche, bien que légère pour un type de se corpulence, bien trop indiscrète pour les sensibles oreilles qu'étaient celles de Phillis. La démone avait esquissé un sourire en coin, se décidant finalement à garder le silence peut-être pour sacraliser la venue du nouvel invité, de celui qui allait mettre le feu aux rampes et qui sait, si la démone en avait bien envie, sauver sa dulcinée. Pour une brute de chasseur, il fallait bien l'avouer, le petit Winchester était du genre discret, à marcher comme un petit rat à pas feutrés même sur la pierre… que c'était aimable d'arriver discrètement, quoique… Alors que le super héro chasseur arrivait au niveau de la démone et de sa nouvelle compagnonne chasseuse, Phillis leva le regard, l'accueillant par un joli sourire tout ce qu'il y a de plus narquois, tout ce qui lui va de mieux et ce qui peut éclairer une journée. Oh, Winchester boy voulait jouer à "celui qui a le plus de super pouvoirs", manque de bol, ce n'était pas le bon moment et ô, il le remarqua très vite, rangeant son bras menaçant, son arme bien inutile et tout ce qui allait avec… à la merci de la chanceuse démone qui s'était alors décidée intérieurement à aller jouer à la grande cagnotte avant la fin de la journée. Comme ça, gentil Sam pas si blanc comme neige que ça, espérait que malgré la merde monumentale dans laquelle il se trouvait à cet instant précis, il allait pouvoir s'en tirer sans aucune égratignure et, visiblement, comme si de rien n'était… manque de chance, Phillis aimait particulièrement bien titiller le méchant côté de Sam… le très, très profondément caché démon que monsieur le chasseur portait depuis toujours, le début de sa vie et qu'il a subitement éveillé il n'y a pas si longtemps que ça… merci Ruby dit-on. Laissant un nouveau sourire narquois naître sur ses lèvres alors que le chasseur tentait vainement des négociations qui piétinaient et auxquelles il ne semblait pas être le maître expert, la démone le laissa terminer sa phrase de "bonjour", remplaçant son sourire par un air faussement triste et surtout extrêmement vexé :

    « Oh… voyons Sam, aurais-tu oublié les bases de la politesse que ton papa t'as apprises ? … On dit "bonjour" quand on est poli. »

    Elle aurait pu ponctuer sa phrase par un haussement de sourcil, par un nouveau sourire qui s'étendait sur ses lèvres ou par un croisement de bras. Mais non, elle, elle eut un petit mouvement du doigts, qui, à la grande surprise générale il fallait bien l'avouer, envoya Sam contre le mur. Houuuu… la cure anti-sang de démon faisait son effet, un effet drastique, transformant l'exceptionnel Sammy en petite loque aussi facile à achever que les autres. Dommage, mais s'il fallait qu'il en soit ainsi… Laissant Sam accroché au mur comme un vulgaire Van Gogh dans un musée, Phillis eut cette fois-ci son sourire narquois, se demandant intérieurement qui allait débarquer ensuite pour aller rejoindre Sam contre le mur, ou l'autre chasseuse sur la tombe de ce qui était certainement aujourd'hui un tas de poussière. Triste vie, qu'était la vie humaine, non ? Faisant les quelques pas qui la séparaient du chasseur en un rien de temps, Phillis stoppa sa marche tout près de lui, posant délicatement une main sur son épaule tout en laissant chacun de ses doigts se poser l'un après l'autre dans un mouvement morbide et arachnéen plus que flippant. Se penchant vers le creux du cou de Sam comme un vampire qui est sur le point de boire une bonne lampée de sang, la démone se contenta de respirer l'air au creux de l'épaule du chasseur, s'y délectant quelques longs instants, pendant lesquels les secondes défilaient lentement, plongeant la crypte dans un silence de mort. Finissant par s'écarter, elle passa juste devant Sam, arrivant du côté de son autre épaule, ce même sourire fin au creux de la bouche, l'air totalement contrôlé, elle maîtrisait tout à ce moment précis, encore et toujours :

    « Qui aurait pu croire que tu pouvais renfermer autant… d'envie… de cette envie, ce… désir obsessionnel… même toi, tu ne te connais même pas assez, pour savoir à quel point… ça te ronge de l'intérieur. »

    Regardant le chasseur de bas en haut tout en se postant à nouveau tout près de lui, sur le côté sans le lâcher du regard, elle passa une main entre les deux pans de sa veste, posant celle-ci avec grâce sur la poitrine de Sam, foulant avec une douceur qu'on ne connaît certainement pas aux démons le tissu de la chemise du Winchester, sentant son rythme cardiaque s'accélérer sous l'effet de bien des facteurs, se délectant de chaque micromouvements qu'il pouvait esquisser alors qu'elle s'enfonçait de plus en plus dans la vérité.

    « Avoue… ça ne te quitte jamais… comme un grand vide au creux de ton être… un vide que… tu ne pourras jamais remplir, même si tu essayes avec tout et n'importe quoi… il n'y a que ça qui peut faire taire cette faim. »

    Encore un petit moment et… Elle ne bougea pas, restant au côté de Sam, pauvre Sam avec qui elle s'amusait définitivement trop pour ne pas être tentée de le faire. Le pauvre, il luttait jour après jour, faiblissant de jour en jour et devenant plus que l'ombre de lui-même, elle le sentait très bien, très profondément enfoui derrière ces sentiments humains qui l'accablaient et dont elle n'avait rien à faire… c'était le grand Sam aux pouvoirs terrifiants qu'elle voulait voir, celui qui avait d'une seule main tué Lilith. Farfouillant que trop aisément dans l'esprit du chasseur, elle y décela très vite ces souvenirs, tout juste à la surface de ses pensées, alors qu'il les croyait sans doute bien enfouis. Ruby, sympathique Ruby, son sang coulant d'une profonde incision, Sam, ses lèvres goûtant au péché suprême qu'était ce sang maudit, la sensation orgasmique ou presque du sang qui coule dans chaque part du corps, les cellules, les plus infimes parties de l'être pour le rendre encore plus puissant et à présent, ces souvenirs frais pour affaiblir les déjà mauvaises défenses de l'esprit du Winchester. C'était facile, trop facile, mais Phillis ne se privait pas pour s'y engouffrer avec plaisir. Se décidant avec une petite pensée résignée à laisser le temps au chasseur de récupérer un peu, elle tourna le regard vers la chasseuse qui elle, était restée bien sage, sans doute malgré son envie de bouger, sur sa stèle à finement écouter, faute de ne pouvoir observer grand-chose d'autre que le plafond gris presque noir de la crypte. Revenant dans un sourire mesquin vers la chasseuse, Phillis la contourna, de façon à se retrouver face à Sam dans un air provocateur mais à nouveau à proximité de la chasseuse car… après tout, avant qu'il n'intervienne, elles étaient en train de bien s'amuser toutes les deux. Baissant finalement le regard vers la chasseuse en lui adressant un nouveau sourire, elle passa une main à l'arrière de son dos, en sortant un long couteau à la lame large et tranchante, un couteau qui lui servait souvent ces temps-ci, avec toutes les occupations qu'elle avait. Soulevant délicatement la manche de la chasseuse pour dénuder son avant-bras, Phillis eut un nouveau sourire, croisant du regard l'air désemparé de Sam version inédite et collector, du grand spectacle et de quoi bien s'amuser rien qu'en faisant semblant :

    « Eh oui… tu nous as interrompues dans un excellent jeu en débarquant de manière très impolie… pour une fois que j'avais pris mon temps pour commencer sérieusement ! Tu aurais pu tout gâcher… »

    Au contraire, les choses allaient être certainement plus amusantes maintenant que les invités surprise avaient rejoint le show. Laissant la lame frôler la peau de la chasseuse, elle s'y arrêta à un point assez stratégique, de sorte à ce que ce soit douloureux, sans trop que ça saigne… il fallait y aller progressivement, ne pas vouloir faire trop vite. Creusant une première entaille avec lenteur et délicatesse, elle eut un sourire en coin, faisant tout de suite après une autre entaille, encore plus profonde, juste à côté, bien décidée à économiser le plus de place pour avoir le plus de possibilités pour s'amuser.
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Louisa Delacroix


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MessageSujet: Re: ♦ Car, il faut apprendre à surveiller ses arrières •• Louisa-sam •   Dim 11 Oct - 5:08

    Cette voix. Elle l’aurait reconnue entre mille. Bon sang, qu’est ce que Sam foutait là ? Elle devait forcément rêver. C’était cette foutue démone qui la faisait halluciner. Il ne pouvait pas être là. Il ne devait pas. C’était ce qu’elle voulait et s’il était effectivement dans ce mausolée sordide, elle ne ferait qu’une bouchée de lui. Ou alors, comme Lou l’avait pensé de prime abord, ce n’était qu’une vue de son esprit, une vue que la démone avait délibérément provoquée. Mais la jeune femme ne craquerait pas. Elle ne dirait rien sur Sam. D’autant qu’elle n’avait pas la moindre idée de l’endroit où il pouvait être. Non pas qu’elle s’en fichait, bien au contraire. Mais elle entendit à nouveau la voix, ainsi que celle de la démone. Visiblement, elle n’hallucinait peut être pas. Elle entendait la démone parler à Sam sur un ton amical, agréable, presque joyeux, sans toutefois comprendre ce qu’elle disait…


    Lou ouvrit les yeux. Elle n’était plus plaquée sur le sinistre cercueil de pierre. Et elle était seule. Elle se redressa prudemment, mais ni vertige ni douleur ne l’assaillirent comme elle s’y était attendue. Elle descendit de son ‘perchoir’ et regarda autour d’elle. Il faisait étrangement clair. Et c’était silencieux. Et elle était perdue. Il n’y avait aucune sortie. Seulement une aveuglante brume blanchâtre. Elle s’avança prudemment. La luminosité sembla s’atténuer, pour rester focalisée sur ledit cercueil. Etait ce un signe ? Si elle n’avait pas été si pressée de retrouver enfin l’air libre, elle aurait cherché à voir ce qu’il y avait à l’intérieur. Mais plus maintenant. Hors de question de laisser cette foutue démone la tuer.
    C’est alors qu’elle entendit les murmures, les soupirs et les gémissements. Sans pouvoir toutefois en déterminer la provenance. Elle pataugea un moment, ayant la désagréable impression de tourner en rond. Mais elle trouva enfin ce qu’elle cherchait. Et resta un moment indécise. Ce ne pouvait pas être vrai. La démone l’avait abandonnée pour se faire peloter par un homme qui avait la mauvaise idée de ressembler à Sam. Phillis la vit et lâcha un éclat de rire narquois. Son ‘amant’ tourna la tête vers Lou et elle se sentit blêmir. Il faisait plus que ressembler à Sam. C’était Sam. Il se désintéressa aussitôt d’elle pour replonger dans le cou de la démone. Lou écarquilla les yeux. C’était une blague.
    Phillis tendit la main vers elle, et la jeune femme recula. Bien qu’elle eut parfaitement conscience que ça ne servirait probablement pas à grand-chose. Elle vit alors la dague. La démone allait tuer Sam. La chasseuse n’eut même pas la force de crier. Encore moins de détourner le regard. Mais rien de ce qu’elle avait prévu n’arriva. Sam s’écarta presque tranquillement du cou qui avait tant monopolisé son attention. La démone se taillada l’avant bras, et le jeune homme le saisit frénétiquement, le portant à ses lèvres.

    « Tu es différente. Tu sais et tu vois des choses que les autres ne verront jamais. » Lou avait toujours pris le vieux prêtre vaudou pour un fou. « Tu n’es pas des nôtres, mais tu sais. Tu l’as en toi. »

    Elle n’avait jamais su ce qu’elle avait prétendument. Et elle ne le savait pas plus aujourd’hui. Et elle s’en fichait. La seule chose qu’elle voyait, c’était Sam qui… Buvait le sang de la démone. Elle rêvait, ça ne pouvait être que ça…



    Elle rêvait. Elle en aurait presque pleuré de joie si un cri déchirant n’avait pas brisé le silence de la crypte. Un cri de douleur qui lui glaçait les sangs. Un cri qui sortait de sa propre gorge. Elle ne le réalisa qu’au bout de longues minutes. Elle qui n’avait pas voulu faire ce plaisir à la démone, c’était raté. Mais la douleur dans son bras était si forte. Comme si elle lui écorchait la peau. Alors qu’un rapide coup d’œil l’informa qu’elle se ‘contentait’ de lui taillader le bras jusqu’à ce que Lou se vide de son sang. La jeune femme trouva la force de ricaner. Même si la démone faisait quelque chose pour qu’elle ait aussi mal, elle allait devoir tailler plus profond si elle voulait lui trancher les veines.

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    VICTOR HUGO DEMAIN DES L'AUBE Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe, ni les voiles au loin descendant vers Harfleur, et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur
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Sam Winchester


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MessageSujet: Re: ♦ Car, il faut apprendre à surveiller ses arrières •• Louisa-sam •   Sam 17 Oct - 14:03

    Il avait senti le choc dans tout son dos, la douleur lui traversant le dos de haut en bas, dans une vague qui lui arracha un frisson. Sam s'était contenté d'une inspiration, serrant la mâchoire, il n'avait plus vraiment l'habitude de se prendre un mur en étant envoyé par un démon... même Alastair n'avait plus été de taille pour lui faire ça et là, le choc était plus violent que ce qu'il avait imaginé, comme s'il n'était plus habitué à se faire avoir comme ça. Incapable d'esquisser le moindre mouvement, la tête bourdonnante et la mâchoire toujours aussi crispée, le Winchester ferma les yeux, quelques secondes à peine comme pour faire passer la douleur assez vite pour retrouver ses esprits assez vite. Il rouvrit les yeux pour croiser le sourire de la démone avec un regard noir qui ne traduisait que trop bien l'estime qu'il pouvait avoir pour son sourire malicieux qui semble dominer tout ce qui va se passer. Il détourna très vite les yeux, observant les alentours froids et silencieux, son regard se posant quelques secondes sur Louisa, laissant un froncement de sourcils nerveux traverser ses traits alors qu'il essayait d'esquisser un moindre mouvement. La douleur augmentant d'une manière fulgurante alors qu'il abandonnait toute idée de bouger, Sam vit la démone arriver vers lui, la défiant du regard alors qu'elle passait sur son côté. Il sentit sa main se poser sur son épaule, puis son souffle dans son cou, qui laissa traîner sur son visage un air de dégoût face à la trop grande proximité de la démone... Eh oui, à force de trop fréquenter les démons, le cadet Winchester commençait à ne même plus se sentir capable d'être à leur merci de la sorte... Il posa une nouvelle fois son regard sur Louisa, s'efforçant de ne pas tenter un nouveau mouvement pour ne pas sentir une nouvelle douleur le traverser de part en part, alors que la démone passait juste devant lui, laissant un grand froid traîner dans son sillage.

    Alors qu'elle se postait du côté de l'autre épaule, Sam leva les yeux au ciel, ayant une nouvelle inspiration sentant gros comme une maison ce qui allait arriver, comme si elle faisait déjà remonter tout ça, toutes ces envies... et ce désir... En quelques secondes à peine. La douleur le brûlait presque alors qu'elle parlait, ses paroles résonnant dans le creux de son oreille, et ses mots si douloureux de sens alors qu'elle semblait comprendre parfaitement ce qu'il ne taisait que trop mal. Sans le vouloir, presque nerveusement, il eut un mouvement, sentant la pression infligée par la démone le plaquer encore plus contre le mur froid. Il serrait la mâchoire, faute de pouvoir serrer les poings pour faire blanchir ses jointures, s'efforçant de ne pas répondre à Phillis qui semblait se délecter d'être dans le vrai. Il s'efforça de prendre son souffle, alors que la main de la démone foulait douloureusement sa chemise, laissant pourtant comme une brûlure sur la peau du Winchester. Son rythme cardiaque s'affola alors qu'il esquissait un nouveau mouvement, des doigts, des bras ou de toute autre part de son corps. Il posa son regard dans celui de la démone, alors qu'elle lui faisait presque face pour reprendre la parole, renforçant la lourdeur du fameux vide en lui, ce vide qui prenait de plus en plus de place dans son être pour le transformer en une chose démoniaque ou en ce qu'il ignorait même l'identité... Il s'efforça de fixer le moindre de ses mouvements, comme pour ne pas louper ou même prévoir ce qu'elle allait faire pour encore plus l'enfoncer dans cette noirceur au fond de lui. C'est alors qu'il la sentit presque s'introduire de force dans son esprit, farfouillant dans ses souvenirs, lui donnant une nouvelle migraine alors qu'elle cherchait inlassablement les souvenirs pour jouer avec lui et avec sa douleur, douleur qui semblait bien l'amuser elle.

    Laissant une grimace tordre son visage, Sam revit Ruby, ses longs cheveux noirs, sa peau froide et son corps juste empli par une fumée noire mais sans la moindre vie. Il sentait presque le goût du sang dans sa bouche alors que toutes les fois où il en était venu à boire du sang de la démone, revenaient à son esprit, tordant son corps dans des spasmes de douleur, de crispation. Son cerveau était comme paralysé alors que Phillis en prenait l'entier contrôle pour farfouiller dans ses souvenirs et les faire remonter devant ses yeux. L'image disparut, laissant trop vite un grand vide dans son esprit, amenant un bourdonnement sourd pour combler ce vide mais laissant un désir encore plus intense de pouvoir et de cette satisfaction pure d'avoir une puissance quelconque. Alors qu'il reprenait à peu près contrôle de ce qu'il sentait, Sam se redit compte que ses doigts étaient crispés et douloureux et son cœur battait à une vitesse folle, alors qu'il semblait être au bord de la syncope. Il mit un certain temps avant de retrouver ses repères, de ressentir à nouveau le froid qui envahissait la crypte depuis qu'il était arrivé. Il mit un long moment à se rendre compte que la démone était partie, qu'elle s'était écartée, détournée de lui pour quelques instants à peine sans doute alors que sa vue redevenait nette et le bourdonnement se taisait enfin. Les yeux embrumés par cette souffrance si récente, le Winchester s'efforça de soutenir le regard de la jeune femme, d'un air qui se voulait encore provocateur et résistant malgré ce qu'elle venait de faire. Il calma sa respiration dans une longue inspiration avant que la démone ne prenne la parole encore une fois, relançant le rythme cardiaque du chasseur dans un rythme effréné. Son visage fut traversé d'une nouvelle expression de doute ou un quelconque questionnement dans un nouveau rictus de la démone.

    Alors qu'elle sortait un poignard de ce qui pourrait être de nulle part, Sam sentit son cœur se perdre quelque part, dans une douleur encore plus forte que ce qu'elle lui avait endurer avant. Cette fois-ci, il ne put s'empêcher d'esquisser un mouvement signifiant qu'il se débattait, avec la bien claire envie de se libérer de la pression de la démone pour lui sauter dessus et la tuer il ne savait pas vraiment comment... mais juste tout faire pour qu'elle ne fasse pas ce que son sourire narquois ne laissait que trop bien sous entendre. Il détourna le regard, tandis qu'elle commençait son petit jeu lentement, calculant le moindre mouvement pour bien faire durer les choses et bien lire tout ce que Sam pouvait laisser percevoir par ses expressions de visage...

    « Arrête ça... laisse-la partir... »

    En parlant, il avait rassemblé ses forces pour reposer son regard sur la démone qui se délectait même de ses paroles vaines, son amusement se lisant sur chacun de ses traits, donnant encore plus à Sam l'envie de l'étriper sur place. Mais il ne pouvait rien faire et il restait encore comme un crétin contre ce mur, ce mur duquel il n'avait qu'une envie, se décoller pour avoir toutes les occasions d'aller la tuer des pires manières possibles, il ne savait pas encore comment, mais il finirait par la tuer, ça, c'était sûr. Il laissa un nouveau spasme traverser son visage alors que la démone creusait une première incision d'un simple mouvement de lame. Il sentit un long frisson lui parcourir la colonne vertébrale dans un froid glaçant et Louisa - quoiqu'inconsciemment, ce n'est pas blâmable après tout - ne fit rien pour arranger les choses. Son cri brisa le silence que Sam s'efforçait de garder pour lui, serrer sa gorge dans une douleur qui lui arrachait presque le cœur même. Il détourna une nouvelle fois le regard, sentant la sueur le refroidir complètement alors que tout autour de lui semblait soudainement devenu brûlant et trop chaud pour être agréable. Les jointures encore plus douloureuses et la migraine tapant dans sa tête, il continuait de se tordre, les mouvements trop figés pour être perceptibles bien qu'il se sentait devenir de plus en plus douloureux. Les cris de Louisa s'estompèrent lentement, trop lentement pour que Sam les oublie et ils continuaient de se répercuter à ses oreilles, dans son cerveau qui perdait une nouvelle fois tout contrôle sur ses mouvements qu'il n'avait plus la force de tenter d'esquisser tant tout était douloureux. La démone semblait leur laisser un peu de répit, à tous les deux sans doute pour mieux recommencer encore une fois. La respiration saccadée, ne sachant pas vraiment s'il allait pouvoir trouver ses mots, Sam reposa son regard sur la démone, la vue troublée par la douleur encore trop récente, il la fixa un long moment, prenant la parole d'une voix affaiblie par tout ce qui se bousculait dans ses pensées :

    « Arrête... Laisse-la... s'il te plait... »

    Il ne savait pas pourquoi il la suppliait d'arrêter, pourquoi s'abaissait-il à la supplier mais la seule chose qui importait, c'était qu'elle arrête. Elle pouvait continuer à jouer avec ses nerfs à lui ou avec lui tout simplement... au lieu de faire du mal à Louisa... Il serra la mâchoire encore une fois, soutenant le regard de la démone d'une manière déterminée qui ne traduisait que trop bien son envie que ça s'arrête... Toute de suite, maintenant.

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MessageSujet: Re: ♦ Car, il faut apprendre à surveiller ses arrières •• Louisa-sam •   Lun 26 Oct - 13:23

    Les démons étaient vraiment de très vilaines créatures impropres, tout juste bonnes à sortir de l'Enfer pour répandre le chaos et la douleur… oui, c'était comme ça que tout le monde voyait Phillis et tous ses petits camarades. Dommage, tant de préjugés pour balayer la réalité si intéressante, mais bon, la démone se plaisait bien dans ce statut de méchant tortionnaire bonne qu'à répandre douleurs et sang partout où elle passait. Si seulement… les humains avaient souvent du mal à se faire à l'idée, mais les démons n'étaient pas que ça, des êtres sans âme. Ils avaient aussi été humains, il fut un temps bien immémorial sans doute pour la plupart, avant de pourrir en Enfer parce que eux, ils n'ont jamais été sauvés par quelque petit angelot que ce soit. Les démons n'étaient que le triste reflet des humains privés de leur âme, la juste parfaite image de tous les petits vices qui bouillonnaient en eux comme une huile sur le feu, dont la limite serait cette âme pathétiquement meneuse de tout ce qui pouvait arriver dans ce si frêle corps. Oh, beaucoup de chasseurs disaient des démons qu'ils n'étaient que des monstres vilains et sanguinaires tout juste bons à répandre malheur sur Terre ou encore pourrir en Enfer… triste condition qu'est celle des humains une fois qu'ils poussent leur dernier soupire, n'est-ce pas ? C'était un message assez difficile à faire entrer dans leur minuscule cerveau, à ces fourmis déterminées à se montrer supérieures à tout autre être foulant cette Terre ou autre endroit au ciel ou au plus profond de ce globe terrestre. Encore un truc débile, comme si l'Enfer se trouvait sous Terre… il suffirait alors de creuser un trou de quelques centaines de mètres de profondeur pour ouvrir l'Enfer… que ce serait facile. Nouvelle preuve de la bêtise humaine, dès qu'il y avait un petit peu de sang, ça se mettait tout de suite à hurler comme à la mort… pauvres bêtes si terrifiées à l'idée de mourir, il y avait pourtant des milliards de manières de mourir sans saigner ne serait-ce qu'une goutte de ce précieux liquide rougeâtre au goût bien plaisant pour certains. La démone se délectait pourtant bien de ce joyeux festival de cris et gémissements en tout genre, c'était toujours plus motivant bien entendu. Elle s'apprêtait à continuer son petit jeu quand elle entendit les paroles du chasseur briser le silence; paroles qui étirèrent un large sourire aux lèvres pincées de la démone. Elle leva le regard dans sa direction, son couteau toujours en main, restant tout près de la chasseuse et n'ayant certainement pas fini de s'amuser avec elle… mais là :

    « Sam Winchester me ferait-il le privilège de me supplier ? Comme c'est délicat... »

    Elle lui adressa un sourire franc, mais tout ce qu'il y avait de plus froid, rien que pour laisser la moindre de ses intentions traverser ses traits pour annoncer la suite ô combien délectable. Sans le lâcher des yeux, elle eut un nouveau mouvement, plantant brusquement la lame dans la main de la chasseuse, jusqu'à la garde, fendant même la pierre de la tombe… elle y était peut-être allée un peu trop fort, mais qu'importe. Contournant la tombe sans plus se soucier de la chasseuse, elle relâcha Sam, le laissant glisser le long du mur, sans doute bien affaibli par tous ses mouvements qu'il avait tenté d'esquisser quand elle s'était occupée de la chasseuse. Il était toujours au sol quand elle arriva à sa hauteur, passant les jambes de chaque côté de celles du Winchester, elle s'accroupit sur ses genoux, tout près de lui, sentant son souffle au combien irrégulier contre sa peau, le fixant toujours avec ce même regard sans une once de pitié. Finalement, elle appréciait beaucoup quand il la suppliait, c'était tellement amusant, qui l'eut cru. Attrapant son menton entre ses doigts, elle le força à relever la tête pour croiser son regard, le toisant quelques instants avant de reprendre la parole, la voix narquoise et encore plus amusée qu'avant… c'était parfois difficile d'imaginer comment les Winchester avaient fait pour survivre aussi longtemps… la bonne étoile du pauvre Sam semblait être partie en vacances aujourd'hui :

    « Si j'avais su qu'une pauvre fille pouvait te réduire en esclavage… ça aurait été même plus facile que d'envoyer l'autre salope pour te manipuler… Enfin, si on décide de choisir les chemins du difficile… l'important c'est que tu ais fais juste ce qu'Il voulait… »

    Se faisant, elle laissa sa main glisser le long du torse du chasseur, jusqu'à sa ceinture, avant de disparaître sur le côté pour en ressortir le fameux couteau de Ruby. Une arme bien utile, quoique, pas vraiment en ces temps sombres… Cette pensée fit naître un nouveau sourire au coin des lèvres de la démone, qui laissa sa langue passer sur ses dents, alors que tout un tas d'idées lui traversait l'esprit… ouh, c'était vraiment mesquin, mais tant pis. Arquant une nouvelle fois le sourcil, elle immobilisa une nouvelle fois le chasseur, bien que ça ne change pas grand-chose, mais histoire de ne pas risquer d'être prise au dépourvu. Laissant un léger sourire traverser ses lèvres, elle caressa la joue du chasseur avec le dos de la lame, prenant la parole d'une voix calme, posée voire même mondaine, comme si elle s'apprêtait à parler de la pluie et du beau temps :

    « Et qu'est ce que tu vas me donner pour sauver ta dulcinée ? Ton âme ? »

    Un ricanement comme nerveux franchit ses lèvres à cette pensée et, sans laisser l'occasion à Sam de répondre, elle reprit la parole, chuchotant quelques mots au creux de son oreille, délicatement comme si elle voulait par-dessus tout être délicate et agréable envers ce pauvre chasseur :

    « Tu sais… je n'ai pas besoin de ta copine pour ça… un jour ou l'autre, tu finiras par croupir comme nous, en Enfer… et j'aurai alors, toute l'éternité pour jouer avec ton âme… il va falloir être plus créatif Sam… »

    Elle ponctua sa phrase en creusant une légère incision dans la joue du chasseur, ne le quittant pas des yeux et se délectant encore des moindres mouvements qu'il tentait de réprimer, sans grand résultat concluant. Se relevant finalement, Phillis retourna à pas légers vers la chasseuse, abandonnant encore Sam à sa pauvre et minable réflexion sur comment sauver ce qui ne pouvait l'être… pas sans une offre alléchante en tout cas, ce qu'elle attendait de pied ferme, à voir si Sam était capable de négocier. Peut-être pour presser les choses ou le pousser à ce qu'il se refusait de faire, la démone reprit la parole, dans un nouveau sourire, se penchant vers la chasseuse, un peu au-dessus de son oreille, fixant encore une fois le chasseur :

    « Après tout, qu'est ce que tu veux sauver ? La longue liste de mensonge auxquels elle droit dur comme fer ? Comme le fait que tu ne sois pas un monstre ? On sait tous les deux que c'est une idée perdue d'avance… mais ça fait du bien de se sentir encore un tant soit peu… humain, même malgré ce sang, hein Sammy ? Une chance pour elle, je déteste le mensonge… »

    D'un simple petit geste du sourcil, elle fit défiler devant les yeux de la chasseuse quelques bribes d'images, des souvenirs qu'elle avait extirpés de l'esprit torturé de Sam, des pensées qui hantaient même ses cauchemars quotidiens… pauvre enfant. Ilchester, Lilith, le Sceau. Elle s'attarda plus particulièrement à partager les souvenirs de Sam sur la mort de la démone, la façon dont il l'avait faite agoniser et surtout, cette merveilleusement dangereuse impression de pouvoir… Vraiment, c'était très vilain de cacher des choses pareilles à sa bien aimée, heureusement, les démons aimaient souvent rétablir la vérité dans ce monde vicié et mensonger des humains.
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Louisa Delacroix


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MessageSujet: Re: ♦ Car, il faut apprendre à surveiller ses arrières •• Louisa-sam •   Jeu 29 Oct - 12:21

    Tout était flou autour d’elle. Lou entendait vaguement les voix. Celle, grave de Sam, et l’autre, plus haut perchée, de la démone. Ils… papotaient. A défaut de mieux entendre et surtout, comprendre, ce qu’ils se disaient, c’était encore la meilleure déduction que Lou pouvait faire. Il lui semblait impossible d’être autant dans le brouillard sans avoir été au moins rouée de coups. Pourtant, c’était bel et bien le cas.
    Elle ne criait plus. La douleur n’était pas si intense que ça. Elle s’était habituée. C’était plus la surprise que réellement la douleur qui avait déclenché un tel hurlement de sa part, elle qui était tout sauf douillette.
    Lou fut attirée par quelque chose qui brillait au dessus de sa tête. La démone brandissait un couteau juste au dessus d’elle. La jeune femme se sentait encore trop assommée pour savoir ce qu’elle visait, mais elle était quasiment sûre que c’était son malheureux palpitant. Non pas que Lou ait voulu faire don de ses organes. Elle savait qu’elle n’aurait jamais une mort, si ce n’était paisible, tout du moins normale.
    Aussi ne ferma t’elle pas les yeux lorsque la lame s’abattit. Sur sa main. Lou ne réussit à avoir qu’un hoquet de surprise. La douleur lui avait coupé le souffle, remontant par éclairs le long de son bras. Elle avait si mal qu’elle avait l’impression qu’elle lui avait arraché la main. Elle sentait le sang couler contre elle.

    La démone se désintéressa d’elle aussi rapidement que si Lou avait été morte. A croire qu’elle n’avait été qu’un appât pour un plus gros poisson. Sam. Qui devait avoir tout vu. Et qui devait penser qu’il était le seul responsable de tout ça. Alors qu’elle s’était fourrée toute seule dans cette merde monumentale. Et l’avait entraîné, bien malgré elle, dedans.
    Profitant de son abandon, sans le moindre doute, provisoire, Lou trouva la force de se redresser, étouffant le gémissement de douleur qui menaçait de troubler le silence morbide. La jeune femme regarda sa main. Elle n’aurait pas pu lui embrocher la main droite ? C’était moyennement pratique pour une gauchère d’avoir la main gauche en charpie. Mais Lou voyait le bon côté des choses : elle avait vu pire. Ou peut être pas. Enfin bref, elle était capable de se débrouiller.
    Cessant de réfléchir, elle attrapa la garde de la dague et la retira d’un coup sec, le sang coulant abondamment. Cette sale chienne des enfers lui avait bousillé la main aussi sûrement que l’aurait fait un rouleau compresseur. La respiration courte, elle serra plus fort le manche de l’arme qu’elle voulait et allait planter dans le cou de la démone.
    Ayant retrouvé ses esprits, elle sauta prestement du tombeau et vit un spectacle qui lui fit froncer les sourcils. Blondie était à califourchon sur Sam, ce dernier ne protestant que très mollement. Elle sentit la colère l’envahir subitement et elle fit un pas puis un autre vers eux.

    C’est alors que le ciel lui tomba sur la tête. Ou quelque chose d’approchant. Ce qu’elle voyait défiler devant ses yeux ne pouvaient être vrai. Sam et cette femme brune, cette démone, dans cette église, tuant cette autre femme blonde, elle aussi démone. Et la brunette qui jubilait. Sam était si proche d’elle. Et cette sensation de pouvoir, de puissance.
    Sam faisait exactement ce que cette démone, Ruby, attendait de lui, et elle en était ravie. Plus que ça même. L’autre agonisait, toute aussi ravie. Comme si mourir de la main de Sam était un honneur.
    Lou réalisa alors qu’elle y était. Elle pouvait arrêter Sam. Elle était dans cette église et pouvait l’empêcher de libérer Lucifer. Elle voulut s’approcher de lui mais Ruby l’en empêcha d’un regard. Elle était paralysée sans savoir ni pourquoi ni comment. L’autre secouait la tête, lui signifiant qu’elle ne pouvait avancer…

    Et puis ce fut fini. Aussi rapidement que cela avait commencé. Lou avait l’impression que cela avait duré des heures, alors que ça n’avait probablement pas duré plus de quelques minutes. Elle refusait d’y croire. Les démons savaient vous manipuler, vous montrer des choses qui n’étaient pas vraies. Mais Lou avait douloureusement conscience que tout était vrai. Elle n’avait pas été là bas lorsque Sam l’avait libéré des enfers, mais tout le reste était bel et bien arrivé. Elle lâcha le couteau, toute force, toute vie l’ayant quittée et se laissa lourdement tomber à genoux.

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Sam Winchester


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MessageSujet: Re: ♦ Car, il faut apprendre à surveiller ses arrières •• Louisa-sam •   Sam 7 Nov - 9:00

    C'était comme s'il avait tout le corps endoloris par des coups. Elle aurait pu le frapper jusqu'à ce qu'il tombe inconscient, la chose aurait pu être pareille, à l'exception peut-être qu'il serait moins amoché. Il sentait la sueur le refroidir alors que tous ses muscles étaient figés par des crampes déjà là avant même l'intervention du démon, le simple fait de manquer de sommeil et de ce dont son corps semblait avoir besoin l'affaiblissait déjà assez comme ça, si bien qu'à cet instant là, il avait l'impression d'être aussi faible que n'importe quel gamin. Sa respiration était de plus en plus haletante, à chaque fois qu'il avait chaud, il horrible frisson le glaçait intégralement, à chaque fois qu'il se sentait capable d'un mouvement, cette démone lui montrait l'exacte contraire en renforçant encore plus la pression qui le plaquait contre ce mur. Pourtant, ce n'était pas faute de tenter, ou tout simplement d'avoir envie d'esquisser le moindre mouvement et, hormis les souvenirs qu'elle s'amusait à ramener d'un simple regard ou d'un simple haussement de sourcils, la seule chose qui traversait l'esprit du chasseur, c'était le moment où il finirait par la rayer de la surface de cette planète. Il ne savait pas quand cela arriverait, mais il savait que cela finirait par arriver, et jusque là, ça lui suffisait amplement, ça calmait un tant soit peu le bazar dans ses pensées, ça raidissait ses muscles pour qu'il arrête de bouger et qu'il puisse ainsi moins souffrir, si tant est qu'il en ait une quelconque chance. Il n'entendit que très vaguement les paroles de la démone, n'ayant probablement aucune envie d'entendre ce qu'elle pouvait avoir à dire, sûrement quelques paroles acerbes qui se contenteraient d'être moqueuses, ce à quoi il s'était parfaitement attendu avant même d'avoir parlé. Il la suppliait, peut-être, si c'était comme ça qu'elle prenait ses paroles, alors oui. Il soutenait son regard, sans faillir et sans cligner des yeux, bien qu'il pourrait avoir une furieuse envie de détourner le regard, rien que pour limiter les mouvements incontrôlés que son cerveau lui ordonnait de faire sans qu'il le veuille.

    Il allait détourner le regard lorsque la démone eut un mouvement, et peut-être aurait-il mieux valu qu'il ait eu l'occasion de détourner le regard. A vrai dire, il eut à peine le temps de percuter ce qu'elle faisait ou ce qu'elle projetait de faire dans ce mouvement, il y eut juste ce bruit, brisant le silence, douloureusement pour faire retomber tout le monde dans une léthargie dérangeante. La mâchoire crispée comme pour empêcher son cœur de quitter son corps, Sam avait fermé les yeux alors qu'une grimace de douleur lui tirait les traits, tandis qu'il sentait chaque part de son corps lutter pour se détacher de ce mur trop froid. Cette fois-ci, il n'y avait eu aucun cri, si bien qu'il eut l'espace de quelques secondes l'impression que le temps s'était arrêté, par il ne savait quelle opération miraculeuse. C'est alors qu'il sentit tout brutalement s'envoler, tombant lourdement sur ses jambes qui faiblirent sous son poids, il glissa le long du mur, chaque partie de ses membres encore plus douloureuse que les autres. Alors qu'il la sentait vaguement approcher, le Winchester eut tout juste le temps de détourner le regard et observer un tant soit peu les alentours avant de la sentir tout près de lui, trop près de lui, si bien qu'il ne put réprimer une grimace de dégoût, qu'il souligna plus largement lorsqu'il sentit ses mains froides lui relever le regard. Il ne cilla pas, encore une fois, le corps secoué de légers tressaillements alors qu'il semblait avoir froid, bien qu'il sente la sueur lui humidifier le front. Son cœur battait à toute vitesse, pompant douloureusement son sang dans tout son corps, comme pour redonner un tant soit peu de force à ses muscles, alors qu'une nouvelle expression de dégoût ou peut-être de haine pure et dure traversait ses traits dès qu'elle parla. Il avait ce que bien des gens voulaient et ça, tout être aimait bien le lui rappeler, les démons, tout comme les Anges. Cependant, il ne répondit pas, esquissant un léger mouvement pour se défaire de sa prise alors qu'elle atteignait le manche du couteau de Ruby avec un sourire narquois.

    Évidemment, manquerait plus qu'elle l'embarque ou qu'il lui vienne à l'idée de le casser "sans faire attention", les démons et leurs foutus pouvoirs, ils étaient capables de tout, surtout celle là apparemment. Mais heureusement, elle semblait plutôt intéressée par les utilités du couteau que le fait de priver Dean et Sam de cet objet bien utile, quoiqu'il perdait pas mal de son utilité alors que les démons eux, gagnaient en puissance. Certes, il ne servirait sans doute à rien face à Lucifer, mais faute d'avoir le colt, ils se contentaient de ça. Il se sentit à nouveau compressé contre ce mur, collé par cette force invisible avec laquelle cette foutue démone s'amusait beaucoup trop, pourtant, il soutint son regard, sans plus bouger, sans rien laisser paraître - ou du moins tenter de rien laisser paraître - alors qu'elle continuait son blabla, accompagné de son petit jeu habituel, si commun à bien des démons. Il réprima difficilement le long frisson qui naquit au bas de son dos, alors qu'elle semblait que trop bien confirmer ce qui allait arriver d'ici peu, lorsqu'il n'aurait plus sa place dans ce monde et lorsqu'il devrait rejoindre l'Enfer. Il le savait, les démons se délectaient déjà de pouvoir croupir en Enfer pour les l'y attendre, Dean et lui et ainsi avoir toute l'éternité pour se venger de mille manières différentes, et sans doute cette fois, sans contrat possible pour faire cesser les souffrances. Il restait toujours aussi muet, figeant ses traits pour ne rien laisser paraître, même lorsqu'il sentit la lame du couteau s'enfoncer dans sa joue alors que la démone y creusait une profonde incision, ni même face à son regard toujours moqueur. Un mouvement par-dessus l'épaule de la démone attira son attention, lui arrachant un léger froncement de sourcils, alors qu'il s'efforçait de garder les yeux rivés sur la démone, dans son regard à elle... peut-être parce qu'au fond, ce qu'elle venait de dire sonnait encore douloureusement à son esprit comme ce qui pouvait s'apparenter à la triste vérité.

    En effet, il cachait à Louisa encore beaucoup de choses, trop de choses sans conteste, et plus le temps passait, plus eux ils passaient de temps ensemble, plus il avait peur de trop s'engager pour devoir le lui dire. Au fond, c'était peut-être pour ça qu'il ne répondait à aucun de ses coups de fil, qu'il restait silencieux, distant, comme si, après la nuit qu'ils avaient passée ensemble, il avait disparu de la surface de la terre, à la manière d'un mirage qui avait juste été là le temps d'une nuit, pour combler sa solitude, avant de disparaître. La probable maladie de Lou n'était qu'un prétexte, un stupide prétexte pour perdre sans doute le maximum de temps, et peut-être qu'il soit trop tard pour construire quelque chose avec elle, et avoir à en révéler trop sur lui. Que ce que cette salope vienne de dire sonne juste ou non, elle s'aventurait dans un terrain pentu, encore trop frais à l'esprit du Winchester, si bien qu'il détourna une nouvelle fois le regard, pour le poser sur Louisa, l'espace de quelques secondes à peine, comme s'il regardait le vide, avant de reposer les yeux sur la démone, sans rien laisser paraître, les dents collées plus douloureusement et son visage traduisant la nervosité qui enserrait son corps alors qu'il se retenait d'esquisser un mouvement pour lui sauter à la gorge pour l'étrangler. Alors qu'il laissait cette expression creuser les traits de son visage, une légère douleur lui traversa la joue, alors qu'il sentait le sang couler de la plaie que la démone avait faite, mais peu importe. Son regard vagabondait à toute allure entre Louisa et la démone, et ce, jusqu'à ce que la jeune femme tombe à genoux, comme frappée par la foudre, accélérant une nouvelle fois - inconsciemment - les battements déjà furieux de son palpitant. Elle saignait tellement, il avait l'impression qu'elle était à l'article de la mort, si bien, qu'il croisa une nouvelle fois le regard de la démone, se décidant finalement à prendre la parole, alignant les mots avec difficulté, son souffle encore trop saccadé :

    « Fais ce que tu veux... demande ce que tu veux... mais laisse-la partir... »

    C'était irréfléchi, et sans doute pas la bonne décision, mais il l'avait prise, elle pouvait toujours continuer son truc avec lui, elle pouvait lui transpercer la main si ça l'amusait ou continuer de le torturer avec ses propres remords et ses propres souvenirs, tout ce qu'il voulait, c'était que personne d'autre ne soit ajouté dans ces histoires, Louisa ou encore personne d'autre, elle voulait s'amuser avec lui, eh bien qu'ils le fassent juste entre eux, sans que ça n'atteigne personne d'autre, ses conneries avaient déjà atteint trop de personnes autour de lui et il était probablement temps que ça cesse.

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MessageSujet: Re: ♦ Car, il faut apprendre à surveiller ses arrières •• Louisa-sam •   Sam 19 Déc - 11:13

    Sam Winchester qui était prêt à se "sacrifier" pour quelqu'un d'autre… ça aurait presque été touchant si le fait n'avait pas été que Sam Winchester se serait presque sacrifié pour sauver une mouche tant l'image qu'il avait de lui-même était basse et dégradée. Elle le lisait si bien en lui… il avait libéré Lucifer, se réduisant en son fort intérieur en un déchet, qui, s'il n'avait jamais existé, n'aurait que fait en sorte que le monde se porte mieux. Si seulement Dean l'avait laissé mourir, rien de tout cela ne ser ait arrivé. Les Anges, Lucifer, tous ceux là, ils seraient restés dans leur petit monde mais… les choses seraient franchement moins amusantes ! Non ? C'était peut-être dans ces remords, dans le fait qu'il ne soit plus qu'un insecte incapable d'avoir le moindre égard pour sa petite personne qui rendaient les choses si amusantes. Si proche de lui, Phillis se délectait de chacune des petites parts d'émotions qu'elle ressentait dans son petit esprit torturé, elle aurait tant aimé jouer encore des heures et des heures avec… jusqu'à ce qu'il vire fou, ou qu'il soit à l'agonie, tué par ses propres pensées qui sait, il semblait pouvoir se montrer bien faible par moments. La démone s'était éloignée de lui, rejoignant la chasseuse qui s'était laissée tomber de son petit lieu de repos, trop tard pour échapper à ce que la démone avait prévu pour elle. Soutenant encore quelques instants le regard du chasseur qui lui faisait toujours face, elle eut un sourire, tout à fait serein malgré la situation qui aurait pu dérailler si la chasseuse avait fait ce qui lui avait certainement trotté dans la tête. Elle était lourdement tombée à genoux, apparemment tout aussi incapable de tenir avec les lourds secrets que Sam gardait au fond de lui. Lentement, à pas légers dont l'écho se répercutait pourtant contre la pierre, elle était passée derrière elle. Attrapant brusquement d'une bonne poignée les cheveux de la chasseuse, elle la fit relever la tête, soutenant le regard de Sam, son sourire narquois continuant de s'étendre alors qu'elle le surprenait à émettre de nouvelles supplications.

    « Vous pensiez vraiment que j'allais me faire avoir… c'est pas si facile de m'avoir. »

    En parlant, elle avait baissé le regard vers la chasseuse. Elle aurait pu être en colère qu'ils l'aient cru assez bête pour se faire surprendre par derrière, mais non, elle trouvait surtout ça amusant, si bien qu'elle lâcha la chasseuse, non sans violence, la jetant presque au sol, la rejoignant pour s'accroupir juste devant elle, ce sourire continuant de tracer ses lèvres. La situation lui plaisait de plus en plus. Comment les Winchester avaient-ils pu être aussi infaillibles pendant tout ce temps ? Ah oui… les pactes, c'est vrai. Sans les fameux pactes aux croisements, ils seraient tous les trois morts depuis des lustres… comme quoi, avoir une "seconde chance" n'était pas forcément super.

    « On dirait que le petit Sammy est prêt à tout pour que tu restes en vie… non ? » Elle se releva, toujours en souriant, pour faire face à Sam, à quelques pas de lui « Après tout… pourquoi ne pas te faire… une petite faveur; hm ? »

    S'accroupissant à nouveau contre lui, elle colla confortablement son bassin contre celui du Winchester. Leurs corps étaient si proches qu'elle sentait à présent son souffle contre sa peau, à la naissance de sa poitrine tout juste couverte par un simple tee-shirt, bien que la saison pouvait prêter à plus se couvrir. Lentement, comme une mère qui cajole son enfant, elle se mit à caresser les cheveux de Sam, frôlant sa peau de ses mains froides, le fixant droit dans les yeux, son petit sourire toujours au coin de ses lèvres.

    « Sans toi, je n'aurais jamais pu être libéré dans ce monde après tout… alors dans un sens, je te dois bien ça, n'est-ce pas ? Et puis, je préfère laisser ce boulot à d'autres… ils se feront un plaisir de faire aussi mieux que moi pour traiter ta chasseuse comme il se doit. »

    Son sourire s'étendit au creux de ses joues, alors qu'elle sentait une vague de colère envahir le chasseur. Aucune de ses émotions, pas la moindre pointe de sensations ne lui échappait tant elle était proche de lui. C'était presque une sensation délectable, et pourtant, elle ne prit pas le temps de s'en préoccuper réellement, levant la lame du couteau de Ruby juste devant ses yeux, s'attardant à l'observer quelques instants, avant de sourire à l'adresse du chasseur :

    « Tu crois que c'est avec ça que tu vas sauver le monde ? Tu es même obligé de faire des petits arrangements avec moi pour espérer sauver ta dulcinée… mais, juste parce que tu as peur de ce que tu peux devenir, tu tentes de te convaincre qu'un tout petit couteau pourra te sauver… »

    Pour ponctuer sa phrase et sans doute pour lui donner tout son sens, elle enfonça le couteau dans l'épaule du chasseur, dans un endroit bien précis, histoire que ce soit douloureux mais pas si mortel que ça, elle n'allait pas le tuer, ce serait bien trop doux et tout ça, sans trop forcer, enfonçant juste le bout de la lame, quelques centimètres à peine, s'attardant à faire le plus de dégât possible, déchirant sa chair tout en laissant un peu de sang s'échapper de la plaie, sans douleur les choses étaient bien moins marrantes, n'est-ce pas ? Il avait beau réprimer la grimace de douleur qui se lisait sur ses traits, elle sentait chaque pic de douleur en lui, et elle s'en délectait, si bien que si elle ne se serait pas autant préoccupée de la santé du petit Sammy, elle aurait continué avec plaisir son petit jeu. Pourtant, elle se décida à se stopper, arrachant la lame de la plaie qu'elle venait de faire, dans un nouveau sourire, reprenant, de cette même voix claire et totalement détachée :

    « Alors Sam… qu'est-ce que tu dis si je te dis… que je deviens un lointain souvenir pour ta copine, que je lui répare sa jolie main, et que je te laisse tout le plaisir de lui dire à quel point tu es tout sauf un gentil chasseur qui fait parfois des erreurs… et qu'un jour… viendra où je viendrais récupérer ce qui m'est dû… »

    Arrivant à son oreille au fil de ses paroles, elle eut un sourire en coin, laissant son souffle glacial caresser la peau du chasseur l'espace de quelques secondes, avant de se redresser et de cette fois-ci rapprocher ses lèvres des siennes, regardant alternativement son regard affaibli et presque tenté et se bouche qu'elle s'attarda à frôler du bout des lèvres, avant de se reculer de quelques centimètres à peine :

    « Après tout, dans une situation du genre… ce petit deal avait paru équitable pour ta chère mère… est-ce que pour toi ça pourrait valoir le coup ou est-ce que tu es décidé à rester coller à ce mur pendant que je finis le travail qui ne risque plus de durer… très longtemps. Je trouve que je suis relativement sympathique et ma reconnaissance ne s'étale que sur quelques secondes, même pour toi Sammy. »
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Louisa Delacroix


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MessageSujet: Re: ♦ Car, il faut apprendre à surveiller ses arrières •• Louisa-sam •   Lun 1 Fév - 8:55

    Lou aurait voulu rester ainsi jusqu’à la fin, ne plus avoir ces images qui martelaient ses tempes. Ce n’était qu’un cauchemar. Elle aurait tellement voulu le croire. Mais ce n’était pas le cas. Loin de là. Elle sentit qu’on lui attrapait violemment les cheveux. Si en plus cette harpie de démone se mettait à la rendre chauve, c’était vraiment le bouquet ! Mais Lou ne put en faire plus. La harpie la jeta à terre sans la moindre douceur, et la tête de la jeune femme heurta rudement le sol. Lou resta sonnée quelques instants, avant de se redresser, trente six chandelles dansant devant ses yeux. Elle observa d’un regard vide la démone à califourchon sur un Sam qui ne semblait pas franchement protester. Néanmoins, il ne semblait pas non plus réellement apprécier la chose. Lou regarda autour d’elle, cherchant quelque chose qui lui permettrait de faire taire une bonne fois pour toutes, cette garce. Lou n’écoutait que d’une oreille distraite ce qu’elle disait à Sam. Elle entendait sans comprendre. Aussi ne réagit elle pas. Jusqu’à ce qu’elle se décide enfin à se retourner. La démone était toujours à califourchon sur Sam, et lui avait planté une dague dans l’épaule. La chasseuse en resta bouche bée, incapable de faire quoi que ce soit. Mais ce qui la paralysa plus que tout le reste, ce fut bel et bien la proposition qu’elle fit à Sam. Le jeune homme fronçait les sourcils sous la douleur et ne la regardait pas, mais elle savait qu’il évitait son regard. Comment aurait il pu en être autrement ? Cette saloperie de démon lui proposait un marché, pour la sauver et pour lui faire oublier tout ce qu’elle venait d’apprendre. Et s’il refusait, elle allait tuer Lou. Comme si la chasseuse allait se laisser faire. Malgré tout ce qu’elle savait désormais sur Sam, à quel point il était noir, malgré le fait qu’elle se refusait à croire qu’il soit ce que la démone prétendait. Elle connaissait Sam.

    Et elle réalisa qu’elle se leurrait. Elle ne connaissait pas aussi bien le jeune homme qu’elle l’aurait voulu. Il était toujours resté secret, même envers elle, même envers celle qui lui faisait confiance quand les autres l’auraient volontiers jeté dans un brasier, son frère en tête. Néanmoins, elle était sûre d’au moins une chose. Sam était probablement, non, certainement, la personne la plus têtue qu’il lui ait été donné de rencontrer. Il l’était bien plus qu’elle-même, c’était dur. Aussi Lou savait que, quoi qu’elle dise ou fasse, il ferait ce qu’il avait décidé. Et s’il avait décidé de céder à cette folle furieuse pour la sauver, il le ferait. Quoi qu’il coûte. Pourtant, elle ne baissa pas les bras. Elle regarda sa main. Rien qui ne soit pas réparable. Contrairement à ce qu’elle ressentait. Il ne l’avait pas trahie à proprement parler, mais il lui avait caché des choses qu’il aurait largement pu lui révéler. Ce n’était pas comme si un esprit de nonne mal intentionné ne l’avait pas déjà mise au parfum.
    Lorsque la démone embrassa Sam, Lou sentit son cœur presque sortir de sa poitrine. Il était trop tard. Il avait dit oui. Pourtant, il ne se passa rien. S’était elle trompée ? Y avait il encore un espoir de l’empêcher de faire une grosse bêtise ? Lou regardait le chasseur et la démone au visage d’ange blond, à califourchon sur lui. Aucun des deux ne bougeait, même si elle voyait Sam fixait son ‘fardeau’, avec une expression dans le regard que Lou ne put décrypter. C’est à cet instant qu’elle comprit qu’il fallait tenter le tout pour le tout. Ça ne pourrait pas être pire après, de toute façon.

    « Sam… » appela t’elle d’une voix faible et rauque qu’elle ne reconnut pas. « Ne fais pas ça. Ne te sacrifie pas pour si peu, ça n’en vaut pas la peine. Laisse la me tuer et va t’en. Ce n’est pas ta faute. Ça ne l’a jamais été. Je t’en prie… Refuse. »

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Sam Winchester


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MessageSujet: Re: ♦ Car, il faut apprendre à surveiller ses arrières •• Louisa-sam •   Ven 19 Fév - 7:07

    Les pactes. Quelque chose qui semblait avoir suivi les Winchester sur des générations, des petits accords entre les humains et les démons restés bien enfouis dans les secrets de famille les plus sombres. Après tout, probablement que John n’avait jamais appris pour le pacte entre Mary et le démon aux yeux jaunes… non, forcément qu’il n’avait jamais été au courant, puisqu’il n’avait même pas été au courant du fait que Mary Campbell avait été une chasseuse dans sa jeunesse, avant de le rencontrer et de vouloir construire une vie avec lui. Le fait est, que Dean et Sam ne l’auraient jamais appris non plus sans l’intervention de Castiel, et le fameux trip dans le passé qu’il avait offert à Dean pour lui révéler la vérité sur ce qu’était réellement Sam. Super voyage qui avait valu au cadet des Winchester le commencement des regards en biais et des méfiances de la part de son aîné… Ensuite, il y avait eu le pacte non moins frauduleux de John, dans l’ombre des sous sols de l’hôpital où l’âme de Dean errait, poursuivie par une faucheuse après un stupide accident. Et puis, quelques temps plus tard, Sam était bien placé pour le savoir, le pacte que Dean avait fait à un croisement, avec Lilith – ou du moins plus ou moins directement avec Lilith – pour ramener son frère à la vie, pour échapper à la solitude qu’allait être sa vie. Aujourd’hui apparemment, tout semblait vouloir dire que c’était au tour de Sam de faire un pacte, comme si toute personne portant un jour le nom de Winchester devait en être voué à faire un pacte. Alors que la démone s’était redressée pour rejoindre Louisa, Sam lui, était toujours incapable d’avoir le moindre mouvement, même s’il continuait à chercher à bouger, à lui sauter dessus à cette saloperie, alors qu’elle saisissait Lou par les cheveux, pour l’envoyer valser contre le sol, histoire de bien s’assurer qu’elle n’ait aucune chance de la surprendre par derrière encore une fois. Il avait beau tenter d’esquisser un petit geste, le Winchester restait violemment collé contre ce mur froid, le pouvoir du démon étant bien plus important que la force de ses pauvres muscles déjà pas mal affectés par le sevrage du sang de démon qui commençait depuis quelques temps déjà à se faire sentir dans chaque petite part de son corps, à chaque battement de son cœur, à chaque idée qu’il alignait.

    Il savait très bien qu’avec ses pouvoirs, ce démon serait déjà retourné dans les profondeurs de l’Enfer depuis un moment, que rien ne serait arrivé à Louisa, et surtout qu’il ne serait pas obligé de vendre il ne savait quoi pour protéger ses secrets et pour la sauver de sa vie merdique qui entraînait continuellement emmerdes pas possibles à toutes les personnes qui s’approchaient de trop près de lui. Il était maudit, et à partir du moment même où il s’était attaché à Louisa, il l’avait maudite elle aussi, parce que toutes les personnes qui approchaient un tant soit peu les sentiments du Winchester, n’avaient jamais vraiment la possibilité d’en profiter, subitement happées par la mort, par la douleur. Il y avait eu Jessica, il l’avait profondément aimée, pendant deux longues années, Azazel avait eu raison, il avait même projeter de l’épouser, de se plonger à cent pour cent dans une vie banale, avec elle, pour elle et pour tout ce qu’il aurait pu lui offrir. Mais elle était morte, il avait mis près de deux ans à s’en remettre, et là, il avait connu Maddi, avec qui, il avait pour une fois depuis un moment, dépassé le stade du baiser et des regards de chiot attendrissant. Maddi qu’il avait du tuer, parce qu’elle n’était pas comme les autres, et parce qu’elle n’avait aucune chance elle aussi de sortir de la malédiction qui s’était emparée d’elle depuis le moment où elle avait rencontré les Winchester, depuis qu’elle avait croisé le regard de Sam, depuis que les deux chasseurs avaient amené le surnaturel dans son existence. Aujourd’hui, il y avait Louisa, et là encore, l’histoire semblait inlassablement se répéter. Ils avaient passé une seule nuit ensemble, et elle était déjà menacée de mort par un stupide démon qui ne savait que trop bien lire dans les faiblesses de son adversaire, oui, ça se voyait dans son regard, la démone avait déjà bien compris que Lou n’était pas qu’une aventure d’une nuit pour Sam, sans ça, elle ne lui aurait pas proposé de marché, elle ne serait pas en train de profiter de Louisa pour appuyer bien douloureusement sur les faiblesses de Sam.

    Il avait beau se laisser envahir par quelques piques de colère au fil de ses paroles, rien, aucune émotion, aucun sentiment ne parvenait à le décoller de ce mur, il restait tristement impuissant alors que toute lutte devenait de plus en plus douloureuse alors que les minutes, elles, défilaient trop vite, laissant le sang s’échapper des multiples plaies de Louisa. Il savait qu’il n’avait pas dix plombes pour agir, pour faire il ne savait même pas quoi qui leur permettrait de se sortir de là, ou du moins, qui lui permettrait de sortir Louisa de là. Alors qu’il soutenait le regard de la démone, Sam eut tout juste le temps de comprendre ce qu’elle projetait de faire, avant de sentir la lame s’enfoncer dans son épaule, le forçant à crisper les mâchoires, ainsi que toute autre part de son corps pour éviter de laisser trop transparaître la douleur qui envahissait soudainement tout son esprit. Alors qu’elle s’acharnait à faire une belle plaie saignante, le chasseur continuait de sentir la douleur s’étendre dans tout son bras, comme si elle était en train de découper tous les nerfs de son membre d’un seul geste. Il avait beau serrer les dents pour retenir un cri de douleur, le fait était là, ça faisait vraiment mal, et cette saloperie prenait bien son temps ! Sans même avoir à regarder la démone, il savait parfaitement bien qu’elle se délectait de le faire souffrir autant, sinon, elle se serait lassée plus vite de ce qu’elle était en train de faire. Sam eut un long soupir quand elle retira la lame, sans la moindre délicatesse bien entendu, laissant retomber un nouveau coup de chaleur dans le froid qui entourait le chasseur, alors qu’il sentait le sang couler le long de son épaule, dans son dos et sur son torse, lui arrachant un nouveau frisson, alors qu’il était toujours autant incapable d’avoir le moindre mouvement, plaqué contre ce foutu mur par les pouvoirs de la démone.

    Chaque mouvement qu’elle avait, chaque geste qu’elle faisait à son égard l’horripilait au plus au point, sans compter le fait que ça lui donnait à chaque fois plus envie de lui sauter à la gorge pour la tuer de ses propres mains. Abandonnant là toutes ses petites idées saugrenues de torture, la démone reprit la parole, entrant dans le vif du sujet, Sam se forçant à détourner le regard alors qu’il la sentait se rapprocher, se coller tout contre lui, son souffle tout contre sa peau, alors qu’elle continuait son laïus qui, à vrai dire, intéressait plus le chasseur qu’il ne voulait bien le montrer. Il savait que signer ce pacte serait la chose la plus stupide qu’il allait faire dans sa vie, et ce, pour avoir pas mal blâmé son frère quand il avait vendu son âme pour le sauver. Et pourtant, aujourd’hui, alors que c’était lui qui se trouvait dans cette position de proie, de pauvre animal incapable de se défendre contre le lourd poids de la fatalité, Sam ne voyait aucune autre solution s’offrir à lui. Louisa avait beau avoir accepté le fait qu’il ait merdé au point de libérer Lucifer en tuant un démon, mais le fait était qu’il y avait trop d’autres choses que le Winchester continuait de lui cacher, incapable de trouver le courage de lui en parler, incapable de s’engager trop loin auprès d’elle pour découvrir que finalement, elle ne l’acceptait pas comme il était, avec ses pouvoirs étranges, ce sang de démon dans ses veines et tout ce qui allait avec. Sauf que là, sans qu’il le veuille, cette démone lui avait tout révélé, se délectant certainement très bien de la subite distance qui avait à nouveau sévis entre les deux chasseurs, affaiblissant encore plus Sam, alors qu’il sentait tout contrôle l’abandonner, toute chance d’être compris par la jeune femme. A présent, voilà que cette saloperie lui proposait de tout effacer, et de sauver Louisa, en échange d’il ne savait même pas quoi. Il savait pertinemment que s’il refusait, il resterait tristement plaqué contre ce mur, comme un idiot à regarder cette salope continuer de s’amuser encore un moment avec Lou et lui, avant de finir dignement le travail comme les démons le faisaient. Il soutint le regard de la démone, l’espace de quelques secondes, finissant par se décider, continuant pourtant de soutenir son regard, stoppé net par Louisa, qui prit la parole comme dans un dernier espoir, le forçant à baisser le regard, comme pour éviter les yeux de la démone et surtout le regard de Lou… elle lui disait que ce n’était pas grave, elle l’incitait presque à fuir, comme un lâche, à l’abandonner là… avec cette démone, fuir tant qu’il le pouvait et surtout ne pas se sacrifier pour elle.

    Le fait était que ce n’était pas un simple sacrifice… pas comme il aurait pu le faire pour n’importe quelle autre personne. Il ne voulait pas qu’elle meurt, plus encore qu’il avait envie de protéger ses secrets et ça, la démone le savait sans doute bien, sinon, elle n’aurait jamais fixé ce foutu ultimatum de « si tu refuses, je finis ta chasseuse avec ton propre couteau » ou quelque chose du genre. Il serra les dents, alors que les paroles de Lou lui semblaient se répéter dans un échos sans fin, sans doute parce qu’elles résonnaient dans sa tête, le paralysant sur place alors qu’il avait bel et bien senti que la démone avait cessé toute pression sur son corps, bien qu’elle reste sur ses gardes, prête à réagir s’il faisait le moindre geste stupide. Cependant, Sam n’était même pas capable d’avoir le moindre mouvement, pas même le plus stupide des gestes, il était, figé sur place, la gorge enserrée, l’esprit complètement brouillé par les milliards de pensées qui l’envahissaient soudainement. Il avait mal partout, dans chaque part de son corps, encore plus que quand il s’était levé ce matin, en manque de sang. Les secondes lui semblaient être des heures tant il se sentait tiraillé dans tous les sens, par tous les doutes qu’il pouvait avoir. Il ne savait même pas ce qu’elle allait lui demander en retour, ni même quand elle le ferait – avant qu’il meurt ça c’était une certitude mais bon, ça n’aidait pas plus pour autant – et pourtant, tout en lui disait qu’il devait le faire, ou plus encore, qu’il voulait le faire, de tout son être, peu importe ce que ça lui coûterait, à partir du moment où ça sauverait Louisa. Il évitait soigneusement de regarder Louisa, sachant qu’en croisant son regard, il ne ferait que y revoir ce qu’elle avait dit quelques instants plus tôt, qu’il ne devait pas se sacrifier pour elle, qu’elle ne lui en voulait pas s’il se montrait lâche et s’il l’abandonnait là pour la laisser mourir. Sauf que non, il lui avait promis de ne jamais l’abandonner, quoiqu’il puisse lui arriver, et ce n’était certainement pas quelques jours à peine après qu’il allait se contredire, même si pour cela, il devait se retrouver comme étant le stupide joujou d’une saloperie de démon, comme si sa vie valait un tant soit peu celle de Louisa… sans doute que servir à amuser les démons, c’était la seule chose qu’il méritait encore de faire dans ce monde. Reposant son regard sur la démone, le Winchester finit par avoir un rapide mouvement des bras, la saisissant par les épaules sans même se soucier de la douleur fulgurante qui traversa la sienne, la collant tout contre lui pour l’embrasser, lâchant ses épaules à peine leurs lèvres rencontrées, se contentant de l’embrasser juste parce qu’il devait en être ainsi, le pacte scellé par ce baiser qui dégoûtait plus Sam qu’autre chose, mais puisqu’il fallait que ça se passe comme ça…

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MessageSujet: Re: ♦ Car, il faut apprendre à surveiller ses arrières •• Louisa-sam •   Sam 17 Avr - 11:08

    Sam Winchester aussi docile qu’un toutou bien dressé, c’était une perspective assez amusante… elle aurait pu vouloir s’amuser encore un peu avec lui, si seulement elle ne venait pas de lui promettre de disparaître sur l’instant et d’effacer les mauvais souvenirs des derniers instants à mademoiselle dulcinée de Sammy. Le baiser qu’ils échangeaient pour sceller ce petit accord, elle aurait pu s’en délecter, alors qu’elle sentait cette impression de pouvoir, de maîtrise prendre part en elle. Elle, et elle seule venait après tout de réduire le fameux Winchester aux super pouvoirs en esclavage, au point de conclure un pacte avec lui dont elle seule avec les commandes. Pour sa damoiselle apparemment, Sam semblait prêt à pas mal de choses… qui sait, peut-être une nouvelle fois trahir son frère, trahir ce qu’il avait toujours protégé et défendu, se trahir lui-même qui sait… plein de perspectives amusantes desquelles elle se délectait alors qu’elle ignorait encore ce qu’elle ferait de ce précieux cadeau que venait de lui faire Sam… un total contrôle – ou presque – sur son avenir et sur ce que cet acte venant du chasseur allait entraîner dans sa petite et si misérable existence. Une fois qu’ils furent liés par le pacte, la démone relâcha les lèvres du chasseur, lui adressant un sourire, alors que la chasseuse derrière elle s’écroulait, inconsciente, eh oui… il fallait bien ça pour effacer de son petit cerveau tant de mésaventures. Les mains postées autour du cou du Winchester, elle lui caressa la joue avec un de ses pouces, titillant par certains de ses gestes la plaie qu’elle avait creusée avec la lame du poignard qu’elle avait habilement utilisé quelques instants plus tôt.

    « Bon garçon… tu es un bon garçon, Sammy… »

    Elle lui tapota la joue, comme une petite marque de félicitations, comme si elle tenait forcément à appuyer qu’il avait fait le meilleur choix possible et imaginable pour chacun d’eux… sauf peut-être pour lui, c’est vrai quoi, quand elle s’amusait, elle pouvait se montrer particulièrement sadique et elle s’amusait vraiment beaucoup avec Sam… alors qui sait, il fallait juste qu’elle trouve quelque chose de particulièrement amusant pour lui, et là, elle pourrait enfin mettre son jeu à exécution. Comme seule réponse, le petit Winchester la gratifia d’un regard… hm, pas franchement sympathique, qui lui arracha un petit ricanement, alors qu’elle donnait une légère tape, qui n’aurait pas été douloureuse si elle avait eu la délicatesse de ne pas le faire sur la plaie qui lui transperçait l’épaule, zut, quelle erreur d’inattention faisait-elle là, franchement…

    « Me regarde pas comme ça, Sam… c’est pas comme si je t’avais forcément la main, hein ? Après tout, c’est quoi ? Une fille, t’aurais tout aussi bien pu la laisser mourir. J’suis sure que le jour où tu lui balanceras toute la vérité, elle te dira qu’elle aurait préféré mourir, c’est bête… tu vas encore être malheureux comme une pierre… enfin, moi j’dis ça… »

    Haussant les sourcils d’un air totalement détaché, elle se releva, laissant le couteau ensanglanté au sol, détachant son attention de Sam pour regarder autour d’elle sans chercher à détailler l’endroit avant de poser son regard sur la chasseuse qui paraissait presque dormir, comme subitement apaisée. Elle n’avait plus aucune marque sur le corps comme si rien n’était arrivé et s’il ne restait pas tout le sang, sur la tombe et alentours, on aurait presque pu croire que rien n’était arrivé. Elle esquissa un sourire, c’était si amusant de la voir comme ça, on aurait presque pu la croire lavée de tout malheur… mais elle n’avait pas fini d’en vivre des malheurs, c’était comme ça la triste vie humaine, des malheurs et encore des malheurs jusqu’à la mort. Ils étaient beau, là, tous les deux, Sam l’épaule sanglante et la joue ouverte par une profonde entaille et elle, comme une loque par terre à moitié endormie, guérie certes de toutes ses plaies mais encore plus ignorante que quelques heures plus tôt, alors qu’elle se retrouvait ici, dans cette crypte.

    « Elle va rester inconsciente un moment… tu ferais mieux de ne pas être là, à moins que tu veuilles rendre des comptes. »

    Elle le gratifia d’un sourire plus ironique et sarcastique qu’autre chose, avant de s’engager vers la sortie, sans même se retourner, sans même porter la moindre attention sur le chasseur qui avait alors toutes les possibilités de la poignarder dans le dos… non, maintenant elle savait bien que Sam n’oserait pas lui faire quoique ce soit, un peu comme un bon chien bien dressé.

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MessageSujet: Re: ♦ Car, il faut apprendre à surveiller ses arrières •• Louisa-sam •   Aujourd'hui à 15:00

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♦ Car, il faut apprendre à surveiller ses arrières •• Louisa-sam •

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