Pourquoi un corbeau ressemble à un bureau...



 
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 Pourquoi un corbeau ressemble à un bureau...

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Castiel


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MessageSujet: Pourquoi un corbeau ressemble à un bureau...   Dim 16 Oct - 2:46

A voir cette ville et ses récentes disparition, ses affichettes collées un peu partout au grés des rues, on aurait pu croire que le plus bizarre était arrivé. Les gens ne sortaient plus, du moins plus seuls. Ils se méfiaient. Il s se méfiaient du voisin comme si celui-ci pouvait d'un coup se jeter sur eux, arme blanche à la main, comme un Dexter du Kentucky, ça n'allait pas bien dans cette ville. Certains habitants commençaient à comprendre que les choses n'allaient pas bien, que plus rien ne tournait rond, parmi cette minorité une microscopique partie se rendait bien compte que cette histoire les dépassait de loin. On priait le Seigneur, on priait l’ancien comme le nouveau. Malgré tout les deux semblaient sourds, totalement sourds aux appels des fidèles. Dans cette petite ville, on commençait à avoir peur, pas une peur panique qui vous pousse à fuir, non pas du tout… Une peur profonde, une angoisse dissimulée derrière des années de formatage sociale. Une étonnante et incompréhensible peur du vide, pas du vertige, mais de ce noir profond et impénétrable qui semble vous poursuivre la nuit.
Elle était là, on la sentait bien. Elle ne les quittait pas, cette peur. Non. Elle était même très tenace. Les psychologues avaient vu leur cabinet assaillis par des dizaines de nouveaux patients : troubles du sommeil, crise d’angoisse, peur panique du noir. La peur se muait doucement en mouvement de foule qui prenait de l’ampleur. Une ampleur inconsidérée, selon les spécialistes. Une dizaine de disparues en l’espace de quelques mois, trois la semaine dernière… On avait dépassé le quota des trois dernières années en l’espace de quatre ou cinq mois… Les autorités clamaient qu’il n’y avait pas de quoi s’inquiéter tandis qu’en coulisse, personne ne comprenait ce qu’il se passait. Pendant ce temps, les habitants eux, commençaient à perdre foi en leur représentants. Rien de bien inquiétant en réalité. Mais le doute planait. Que se passait-il ? Pourquoi est-ce qu’on ne retrouvait pas un seul indice sur les personnes disparue ? Comment pouvaient-ils disparaître de la sorte ? Le mot Serial killer traînait dans toute les tête, on avait tous suivi les aventures des derniers grands criminels littéraire et imaginaire, en passant par John Le rouge et J’embrasse pas sans oublier le terrifiant Dexter bien entendu… On commençait à comprendre que n’importe qui pouvait être capable de n’importe quoi pour peu qu’on soit dans une configuration suffisante à ce qu’il agisse.
Quelques personnes cependant semblaient regarder tout ça d’un œil désabusé, presque ironique. Si ils savaient…. Des chasseurs étaient en ville, ils écoutaient les ragots, essayaient de comprendre… Certains avaient été contacté par Bobby Singer. Eux savaient. Les Léviathans…. Ils ne savaient ni comment ni pourquoi ils étaient là. Mais ils avaient depuis longtemps relié les différentes disparitions de tout le pays à cette nouvelle horreur venue du fond des âges. Ils regardaient la foule s’agiter d’un regard totalement extérieur. La peur les tenaillaient également mais…. Quel chasseur n’avaient pas peur ? Combien parmi eux n’avait pas vu la mort de très près ? La plupart d’entre eux avaient lutté contre des créatures de plus en plus monstrueuses ces dernières années. L’apocalypse et ses monstres et démons, la sortie de lilith et ses créatures mutantes, l’arrivée des alphas… Ils avaient tous vu des dizaines de vagues chasseresses se briser aussi facilement que de la porcelaine contre ses lames démoniaques. Ils avaient tous entendues parler des frères Winchester et de cet ange… Comment s’appelait-il déjà ? Castiel ? Castiel était mort, les plus proches contacts de Bobby et des deux frères le savaient parfaitement. La plupart des chasseurs prenaient ça d’une manière très distante. On savait désormais qu’on ne s’interposait pas dans les affaires des Winchester, non pas que Sam ou Dean leur feraient payé cher mais, tout ceux qui se trouvaient autour d’eux finissaient par mourir, au mieux. Alors on évitait les problèmes, on suivait de loin. L’ange était mort ? La belle affaire. Ca ferait un connard d’emplumé de moins sur cette planète.
Dans cette petite ville du Kentucky, tout ceci semblait bien lointain, on fermait les yeux ou on se contentait de rester loin de ses ruelles peu éclairées, on savait qu’il ne faisait pas bon rester dans une ruelle sombre, seul. C’est pour cette raison que personne n’avait aperçue l’homme dépenaillé qui gisait au sol. Il était là, misérable et superbe. La veste de son costume imprégnées d’étranges tâches sombres semblait avoir subi les outrages d’un temps qui ne pouvait s’être écouler aux vues de la modernité de son accoutrement. Il était face contre terre et semblait bien mal en point, son visage livide jurait cordialement avec le brun foncé de ses cheveux en bataille, poissés par endroit de cette même substance étrange que l’on retrouvait sur son costume. On distinguait sur son visage d’ancienne marque sanglante à la commissure de ses lèvres et dans ses oreilles. Les bras étalés selon des angles tout à fait improbable lui donnait l’allure d’un triste pantin dont on aurait coupé les fils. La respiration lente et faible ne parvenait pas à troubler la quiétude approximative des lieux. Tout y était étonnamment calme, pas de rats, ni autre nuisibles, juste cet étrange homme inconscient étendu non loin d’un mur, dissimulé des yeux des passants de la grand’rue au bout par de grands cartons. Castiel n’avait jamais été aussi peu ce qu’il était sensé être qu’à cet instant. Il était moins qu’un humain, allongé ainsi dans la fange, luttant contre le noir qui l’envahissait, luttant pour ne plus avoir mal. Il avait senti ses monstres sortir de son corps, arrachant au passage tout ce qu’il leur étaient possible d’arracher. Il y avait laissé sa mémoire, il avait pensé, tandis qu’il mourrait, que cette fois on le laisserait mourir pour de bon. Le temps du néant était enfin arrivé pour lui. Il n’avait pas été si éloigné de la vérité. On lui avait arraché chaque parties de ses souvenirs, comme on défaisait la peau d’une orange, pelure par pelure. Il luttait contre ce noir envahissant et froid qu’il n’aimait pas. Se répétant sans cesse son nom comme si il n’allait pas lui être arraché à son tour. Un ange sans nom, c’était comme une voiture sans moteur. Il n’était plus rien, rien de moins qu’une pitoyable engeance rabaisser au rang de vermines grouillante dans les ruelles infâmes d’une quelconque ville. Il avait tout oublié, du début à la fin, 375 millions d’année d’existence lui avaient été arraché en l’espace de quelques centième de seconde tandis qu’il renaissait pour la troisième fois. La brûlure d’un papillon sur une âme volatile. Il n’était plus rien, il n’était plus personne. Il était là, allongé dans la fange, ses sourcils arqués dans une moue sérieuse, douloureuse aussi, triste masque d’un pantin pathétique. Doucement, ses doigts se mirent à frémir et puis… Plus rien, comme si ce simple mouvement lui avait demandé l’énergie d’une vie. Il avait mal, tellement mal… Il ne comprenait pas pourquoi son dos lui donnait l’impression de brûler. Pendant ce temps, deux grandes taches vinrent s’ajouter aux autres, d’un rouge poisseux et étrange. Il ne se souvenait que d’une chose, il avait BESOIN d’un trench. Il ne savait pas bien pourquoi mais dans son inconscience, ça lui semblait indispensable, comme si ce trench était important, comme si il appartenait à son corps et que, loin de lui, il manquait une part de son identité. Ses sourcils se froncèrent un peu plus tandis qu’un léger grognement sortie de la bouche de l’ange. Il avait mal, il ne savait pas qui il était, ni pourquoi il était…. Il ne bougeait pas comme si, un simple mouvement allait le sortir de cette phase irréel, comme si tout allait se transformer en cauchemar.
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Jaelyn N. Miller


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MessageSujet: Re: Pourquoi un corbeau ressemble à un bureau...   Dim 16 Oct - 4:14

    Un battement de cils, c’est ce qu’il fallut comme temps à la jeune femme pour se rendre compte de son erreur… Un battement de cil si rapide qu’elle n’eut même pas le temps de rattraper le verre dans lequel elle venait à peine de taper malencontreusement avec son coude. Le verre décrivit une courbe harmonieuse, tournant sur lui-même avec une certaine grâce dont il s’était pris sans que personne n’en puisse définir la raison… Bientôt celui-ci entra en contact avec le sol en moquette de la chambre d’hôtel dans laquelle elle se trouvait, seule… La jeune femme porta ses deux mains à ses lèvres avant de pousser un couinement, ce genre de petits cris d’une femme surprise par sa propre maladresse après tellement d’années à en subir ses vilains tours. C’était seulement la quatorze millième fois qu’elle cognait malencontreusement dans un verre et qu’il faisait exactement le même vol plané pour tomber et se briser en mille morceaux. C’était dur de vivre avec cette constante maladresse qui vous bloque et vous empêcher de faire ce que vous voulez quand vous le voulez… Jaelyn vivait au quotidien avec celle-ci, elle la subissait, la combattait aussi mais qu’importe, avec le temps elle avait développé un certain « Je m’en foutissme » par rapport à celle-ci, ramassant les pots cassés avec une dextérité nouvelle acquise par l’expérience. Cette jeune femme n’était pourtant pas si vieille et elle connaissait déjà la malchance coutumière de la maladresse constante… Pire qu’un défaut c’était une malédiction qui touche seulement ceux qui sont censés la mériter et pourtant Jaelyn ne ressentait pas en elle ce sentiment de culpabilité commun à ceux qui on mérité leur châtiment… Et même si la maladresse était un bien moindre châtiment que la torture ou la mort, il s’avérait tout de même dangereux d’en est le sujet privilégié… Sans avoir chassé bien longtemps la jolie brune était déjà couverte de cicatrices plus ou moins visibles et plus ou moins récentes qui barraient son corps en toute parts de façon indélébile… Lorsqu’elle se regardait les bras, les mains, les jambes, elle voyait toutes sortes de marques qui témoignaient d’une certaine violence faite à son propre corps à cause de cette fameuse maladresse qu’elle ne contrôlait pas, pire encore, qu’elle subissait sans ne pauvre rien faire, attendant seulement un jour plus propice qui face que cette fameuse maladresse s’en aille, comme dans un miracle, une clémence de dieu… Bien sur, elle pouvait toujours attendre le jour où comme dans un miracle elle ne serait plus maladroite… Elle savait très bien que ce genre de fléau ambulant qu’elle était le restait pour toute une vie sans ne jamais changer, seulement sous la condition qu’elle soit extrêmement attentionnée à ce qu’elle faisait pour prévenir d’une fameuse maladresse.

    Pourtant aujourd’hui ce verre avait eut le malheur de tomber sous ses doigts malhabiles et avait chu au sol, répondant son liquide rosâtre sur la moquette tout en se brisant à cause de la violence du choc et de la distance qui le séparait du sol. Soupirant longuement, la jeune femme se baissa, ajustant ses lunettes sur son nez pour ramasser les morceaux de verre éparpillés sur le sol humidifié… Décidément, aujourd’hui n’était vraiment pas son jour, elle était contrainte et forcée de se soumettre à cette foutue maladresse encore une fois et maintenant n’était réellement pas le moment le plus propice… Elle se dépêcha donc de ramasser les morceaux de verres dispersés sur la moquette, veillant soigneusement à ne pas se couper malencontreusement comme elle en avait l’habitude… Il n’était réellement pas temps de se couper lorsqu’elle portait un tailleur qui voulait dire : « Je suis une jeune femme élégante et pleine de talent qui sait totalement maitriser ses faits et gestes » et non « Je suis une popo doublée d’une idiote qui est, en plus, une grosse maladroite, enjoy ! ». Enfin bref, après avoir jeté ces morceaux et s’être soigneusement inspecté les mains, la jeune femme attrapa son impair pour l’enfiler et le fermer par sa ceinture à la taille. Attrapant son sac à main et elle s’observa quelques secondes dans le miroir de la salle de bain, se demandant si oui ou non ils allaient lui donner sa nouvelle carte d’identité avec son nouveau nom…

    Ah vrai dire, ce n’était pas vraiment agréable de vivre dans cette situation, divulguer un prénom qui n’est pas le sien à ses nouvelles connaissances et décider de rayer de sa vie toutes ses premières 26 années. Elle avait décidé d’oublier Caroll Ann définitivement pour devenir Jaelyn, une toute autre jeune femme… Ses longs cheveux bruns, son regard conquérant, ça ne lui ressemblait pas mais elle cachait sous une apparence de femme forte ce qu’elle était réellement pour devenir le personnage de Jaelyn et non rester Caroll. Elle dévala les escaliers quatre à quatre avant de pousser la porte d’entrée de l’hôtel dans lequel elle séjournait en ce moment. Elle venait d’arriver en ville et elle ne connaissait que très peu, se perdant parfois dans de sombres ruelles peu éclairés… Pourtant elle ne semblait pas avoir peur, elle était sereine même si dans le fond de son regard une certaine crainte flottait à chaque pas qu’elle pouvait faire. Alors qu’elle marchait elle entendit un léger grognement provenir de sa droite. Elle fronça légèrement les sourcils pour tenter de distinguer ce qui se trouvait dans le fond de la ruelle et qui venait de produire cet étrange bruit. La jeune femme s’approcha sans réellement être sûre d’elle et soupira avant de dire d’une voix tremblante : « Y’a quelqu’un ? ». Ses pas résonnaient à chaque fois qu’elle posait le pied au sol, le bruit se réverbérant avec force dans les murs rapprochés les uns des autres. Elle avançait à pas lents et contrôlés, bizarrement sa maladresse habituelle s’était muée en une grande maitrise du corps par l’esprit. Elle finit par enfin discerner un homme allongé au sol qui semblait en très mauvaise posture, son corps étendu qui ne semblait même pas répondre à la volonté de la conscience qui en était la propriétaire. Réagissant enfin, la jeune femme accourut et s’accroupit à côté de l’homme étendu avant d’ouvrir de grands yeux et de dire d’une voix prise par une certaine peur : « Oh merde ! Vous allez bien ? Vous pouvez vous relever ? Je vais appeler des médecins parce que franchement là vous ressemblez à un pantin désarticulé et j’ai peur ! » S’écartant quelque peu de la forme étendue elle sortit nerveusement son portable pour composer le numéro des urgences, portant l’appareil à son oreille avant de sourire tant bien que mal à l’homme qui lui faisait face, tentant vainement de contrôler sa peur de s’être fait prendre dans une sorte de traquenard sordide pour jeune femme trop conne afin de la violer… Au moins s’il tentait de l’attaquer elle serait en communication avec quelqu’un et elle pourrait hurler le nom de la rue où elle se… Merde, elle savait même pas le nom de cette foutue rue !

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Castiel


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MessageSujet: Re: Pourquoi un corbeau ressemble à un bureau...   Lun 17 Oct - 13:01

Dans le brouillard qui le submergeait depuis ce qui lui semblait être une véritable éternité, il commençait à sentir des choses, à ressentir l’extérieur, doucement, le léger clapotis d’une quelconque gouttière vint rythmé son néant, lui donnant une temporalité.
La réalité le rattrapait avec ses doigts griffus et il n’aimait pas vraiment ça, il aimait se calme plat, sans aucune marque de temps. Comme si il était tout et rien à la fois, comme si rien n’existait hormis son simulacre de conscience malade.
Des couleur percèrent le néant, peu à peu, des rouges moirés , puis des blancs, plus ou moins éclatant. C’est à ce moment-là qu’il grogna, il ne voulait pas. Mais il voulait ce qui lui manquait.... Son trench, il ne savait pas pourquoi ce trench lui tenait tant à coeur mais même dans le néant le plus profond, ça l’avait obsédé.
Une sorte de rengaine, comme si c’était là la solution à une énigme plus grande que lui. Il ne voulait pas se trench, il en avait besoin, un besoin profond, animal. Un besoin vital. Il ne comprenait ni pourquoi, ni réellement comment ce besoin était arrivé à son esprit. A vrai dire, il ne se rappelait pas de grand chose... Pour ne pas dire que sa tête était totalement vierge de tout souvenirs. Il se sentait vide comme si on lui avait arraché quelque chose d’énorme du cerveau. Alors il l’entendit vaguement dans le noir.

«Y a quelqu’un.»

Il l’entendait, il n’arrivait pas à réaliser que ce n’était pas une création de son esprit. Il se contenta de froncer les sourcils, comme si c’était juste une gêne. Son souffle se fit plus profond, la douleur dans ses omoplates le lançait avec un vivacité toute nouvelle. Une moue douloureuse se peignit sur son visage. Avec une lenteur extrême, il sortait de sa torpeur, essayant de faire obéir son corps à sa volonté. il avait un drôle de sentiment de ne pas être à l’endroit qu’il convenait pour lui d’être. Evidemment, si on prenait la rue, il était plus qu’évident qu’il n’avait rien à faire. Mais il n’avait pas l’impression que son corps était au sens propre le sien, il ne s’y sentait pas à l’aise, à l’étroit. Il ne comprenait pas pourquoi. La voix revint, plus présente, plus cristalline, plus clair.

« Oh merde ! Vous allez bien ? Vous pouvez vous relever ? Je vais appeler des médecins parce que franchement là vous ressemblez à un pantin désarticulé et j’ai peur ! »

Les médecins...? Les yeux de Castiel s’ouvrirent immédiatement comme si on l’avait électrocuté. L'adrénaline fit son office, il était parfaitement conscient et conscient aussi du parfait inconfort de cette position, il laissa échapper un gémissement guttural tandis qu’il dépliait son bras et posait sa mains sur la veste de la jeune femme. Il ne savait pas pourquoi, mais il ne devait pas finir à l’hopital. Ca lui retournait les entrailles. IL NE FALLAIT PAS. D’une voix totalement érraillée et cassée.

«S’il vous plait.... Raccrochez... Ce n’est pas la peine. C’est désagréable mais je.. vais bien...»

Il se demandait qui était cette jeune femme et surtout... Il se demandait qui diable pouvait-il être. Il finit par se redresser réprouvant l’envie de pester contre ses muscles rouillés et douloureux qui ne semblaient pas enclin à répondre correctement à son esprit.
Il détailla la fille qui venait de le sortir de sa torpeur, la jeune brunette semblait étrangement mouvementée. Il ne savait pas bien comment il était sensé réagir à cette agitation. Il tenta de se remettre sur pied mais ses jambes ne supportèrent pas son poid. Le laissant à genou, l’air pitoyable. Il se retourna vers la femme qui visiblement semblait ne pas plus comprendre que lui ce qu’il faisait là mais peut-être....

«Est-ce que vous me connaissez...?»

Sa tête s’inclinant sur le coté, il fronça les sourcils. Il ne faisait aucun doute qu’il était très sérieux en demandant cela. Il n’avait aucune idée de qui il pouvait bien être, ni de pourquoi il était là et encore moins une vague idée de pourquoi il avait eu cette déchirante douleur au dos
Il savait juste qu’il lui fallait se trench, qu’il devait trouver des gens mais il ne savait pas qui. Ses sourcils se froncèrent un peu plus, il n’arrivait pas à rien se rappeler même en forçant sa mémoire à s’en donner mal à la tête. Rien, le vide. Un brouillard plus épais qu’un rideau de velours semblait s’être abattu sur ce qu’il avait bien pu être.
Il était curieux de savoir mais d’un autre coté... Il se demandait si il ne valait pas mieux attendre. Un énorme mal de crâne le prit, comme si un million de voix avait crié en même temps dans sa boite cranière, déversant une impressionnante quantité d’information qu’il ne comprenait pas. Puis, plus rien, le calme plat. Comme si rien ne s’était passé. Il regarda autour de lui et reconnu là une vieille ruelle mal fréquenté d’une quelconque ville. Mais laquelle....?

«Où sommes nous...?»

Il se retourna vers la jeune femme attendant d’un air pas réellement paniqué mais plutôt de quelqu’un qui cherchait à comprendre. Il était étonnement détaché de la situation. Il cherchait à comprendre comme si il avait été totalement extérieur à la situation.
Il semblait spectateur, étrangement déplacé par rapport à cette ruelle, cette situation, cette amnésie comme si quelque chose clochait vraiment. On aurait pourtant pu croire qu’il collait impeccablement au contexte, avec son costume sali, ses air d’homme moderne un peu à la ramasse qui semblait avoir vécu pas mal de chose malgré tout, il se dégageait quelque chose d’indescriptible de Castiel, un genre d’attirance et de répulsion à la fois.
Comme ses étranges prédateurs qu’on savait plus puissant mais qui irrésistiblement nous amenait à nous frotter à eux, à tort. Quelque fois pas.
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Jaelyn N. Miller


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MessageSujet: Re: Pourquoi un corbeau ressemble à un bureau...   Mer 19 Oct - 5:53

Jamais encore on ne lui avait fait ce coup-là… Elle n’avait jamais eu encore la chance ou la malchance peut-être, tout cela dépendant de quel côté on se place parce que du côté de cet homme qui gisait au sol c’était une bénédiction, de découvrir quelqu’un dans un état aussi misérable… Pourtant elle en avait vu des personnes blessées et elle s’était blessée elle-même plein de fois… Elle était un genre de John Rambo au féminin qui subissait tout un tas de choses sordides pour finalement se sortir de ses emmerdes… Qu’elle se faisait surtout subir elle-même ! Et oui, la maladresse encore et toujours celle-là, cette saloperie qui avait donné à Jaelyn un bon nombre d’entorse ou de chutes mémorables qui restaient souvent dans l’esprit des témoins comme la pire chute qu’ils aient jamais vu. Pourtant, aussi loin qu’elle s’en souvienne, Jaelyn ne s’était jamais retrouvée dans l’état dans lequel se trouvait cet homme qui était allongé de tout son long entre les détritus de cette rue quelconque. Le pauvre, en plus de subir une douleur qui semblait être atroce, il la vivait dans un environnement malsain qui risquait d’infecter ses plaies… Elle n’avait jamais vu un spectacle aussi révoltant et se demandait intérieurement qui pouvait bien être l’auteur de ce genre d’actes aussi barbare… Pourtant cet homme qui semblait relativement jeune, n’avait pas franchement l’air de s’en soucier, combattant avec virulence la douleur qui affluait dans ses membres tout pendant qu’il tentait de bouger. Ses traits tendus témoignaient de tout cela comme ils témoignaient aussi du temps qu’il avait du passer ici à rester immobile sans même songer à appeler quelqu’un à l’aide. Cette aide, c’était elle qui venait l’offrir alors qu’elle le découvrait dans cette ruelle dans laquelle, normalement, elle n’aurait jamais osé entrer mais là, son instinct lui avait dicté que quelque chose se passait ici et que quelqu’un requérait sûrement de l’aide… Et il avait beau avoir besoin de cette grande aide, il ne semblait pas daigner la demander ! En effet, alors qu’elle était entrée dans cette fameuse ruelle elle l’avait découvert ici, il se trouvait tout proche de son motel et s’il avait daigné crier, elle l’aurait sûrement entendu mais là, il n’avait même pas eu l’idée d’appeler, comme s’il craignait d’être découvert, comme s’il craignait que quelqu’un puisse lui faire encore plus de mal que ce qu’il a déjà subit… Toute cette intrigue agitait la jeune femme qui ne comprenait, pour ainsi dire, rien à ce qu’il se passait, elle savait une seule chose dans toute cette histoire : Elle ne pouvait pas laisser cette homme dans cet état allongé comme un moins que rien, ce n’était même pas digne d’un être humain et même si certaines personnes n’étaient pas d’une âme charitable, elle, elle l’était car elle savait que si un jour peut-être elle avait besoin qu’on l’aide dans une situation pareille, elle serait bien heureuse d’avoir une personne qui vienne pour la secourir du trépas.

Instinctivement elle avait prit son téléphone et composait déjà le numéro de l’hôpital le plus proche afin qu’il puisse se faire soigner dignement parce que si c’était elle qui s’en chargeait il aurait plus envie de mourir que de rester en vie à subir tout ce qu’elle pouvait bien lui faire subir à lui soigner ses blessures. Jaelyn n’avait pas la délicatesse dans le sang à vrai dire et même sur elle, elle avait tendance à y aller de façon plutôt sèche histoire que la douleur parte plus vite mais il s’avérait que pour certaines personnes, ce n’était pas vraiment agréable et en plus, elle n’aurait jamais la force de l’emmener jusqu’à chez elle car là, elle n’avait même pas de quoi soigner quelqu’un qui avait un petit bobo superficiel alors vu le nombre de blessures qui saignaient, elle n’était réellement pas apte de s’occuper de lui… Pourtant, alors qu’elle en composait le numéro et portait à son oreille son téléphone, elle sentit sa main se poser sur son bras droit, la suppliant presque de ne surtout pas composer ce numéro… Elle fronça les sourcils, se demandant vaguement la raison pour laquelle il voulait qu’elle raccroche, après tout, elle faisait ça pour lui et non pour elle, elle voulait qu’il aille mieux et qu’il puisse se remettre de ses blessures alors pour donc vouloir qu’elle raccroche et ne fasse pas venir un médecin… La jeune femme ferma les yeux, réfléchissant à ce qu’elle devrait faire, ce qui était le mieux pour lui et pour sa sécurité, pesant surtout le pour et le contre d’une absence d’appel d’un médecin sur sa santé… Finalement elle décida de raccrocher juste après avoir entendu décrocher à l’autre bout du fil, rangeant son téléphone dans la poche de sa veste. Okay, elle n’appelait pas, mais elle ne savait pas du tout quoi faire alors elle décida de rester silencieuse tout pendant qu’il se redressait et tentait de se lever. Elle l’observa avec de grands yeux surpris, se demandant ce qu’il comptait faire dans son état, de toute façon il n’avait presque pas de force pour lever un bras alors se mettre debout, c’était plus exagéré. Ce qui devait arriver, arriva, il retomba violemment sur ses genoux. Elle porta ses mains à ses lèvres, se demandant si cet homme était fou ou bien ivre, s’il lui manquait un épisode, s’il était bien sur terre car après tout, il semblait réellement être ailleurs… Sûrement le contrecoup des blessures qui l’assommaient car il lui demandait même si elle savait comment il s’appelait. Pour toute réponse, elle fit non de la tête, l’observant d’un air penaud, triste de ne pas pouvoir l’aider plus que ça dans ses recherches… Alors comme ça il était autant perdu que ça… D’accord, là ça devenait problématique… Elle se mordit la lèvre avant de lui demander : « Par hasard vous n’avez pas une carte d’identité… Vous avez fouillé dans vos poches ?! ».

Question anodine mais qu’importe, ça pouvait toujours servir de fouiller dans ses poches pour essayer de se remémorer certaines choses et comme les hommes étaient parfois allergiques aux portefeuilles, elle se disait qu’il pouvait bien y avoir certaines choses dans ses poches ! Il semblait totalement détaché par rapport à son état, à son allure et à l’impression qu’il pouvait bien produire chez elle… Elle qui était souvent intimidée par les hommes voyait en lui quelqu’un de déboussolé qui avait bien besoin d’aide et non un homme prêt à tout pour lui faire du mal… Elle se leva donc avant de l’attraper afin de l’aider à se relever avant de répondre à sa question : « On est à Ashland… Etats-Unis... Dans le kentucky et là je vais vous emmener dans ma chambre d’hôtel où il y a de quoi s’occuper de vos blessures et aussi de quoi vous reposer… ». Elle se mit à sourire et l’aida tant bien que mal à aller chez elle, sortant de la ruelle pour passer devant un lampadaire qui éclairait vaguement la rue plus fréquentée… Ici il n’y avait pas un chat et ils purent marcher à leur rythme jusqu’au motel qui se trouvait non-loin d’eux… La jeune femme l’aida même à monter les marches avant de se diriger vers sa chambre pour en ouvrir la porte avec sa clef, se disant qu’il avait réellement besoin d’aide. Bientôt ils se retrouvaient tout deux seuls dans la seule et unique pièce qui lui servait de chambre et en même temps de lieu de fatras… Tout un tas de documents étaient étalés sur la table, le lit était défait et la porte de la salle de bain était entrouverte, de quoi donner une bonne image des femmes vivant seules. Elle laissa l’homme s’asseoir sur lit avant de sourire et d’aller chercher la trousse de premiers soins. Son esprit tournait à cent à l’heure pour trouver quelque chose de rassurant à dire mais là, elle ne semblait pas trouver, elle avait beau chercher mais rien ne lui venait, seulement des bribes de paroles désarticulées qui ne servir probablement à rien dans son cas. Elle soupira longuement avant de rapporter le tout prés et de lui et de sourire avec entrain comme pour lui montrer qu’elle était confiante alors qu’en réalité elle restait sur la défensive, prête à attaquer en cas de problème… Même si la seule arme qu’elle pouvait avoir à présent était du coton imprégné de désinfectant pour pouvoir soigner les plaies du jeune homme…

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