You're The Closest To Heaven That I'll Ever Be ... {PV Aya'



 
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 You're The Closest To Heaven That I'll Ever Be ... {PV Aya'

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Phoenix H. Lawrence


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MessageSujet: You're The Closest To Heaven That I'll Ever Be ... {PV Aya'   Dim 11 Oct - 2:26


« Le temps emporte tout ... tout ce qu’il reste;
à la fin; ce sont seulement les ténèbres ... »

━ Stephen King.



    Une boutique déserte ou presque … Des néons lumineux qui étaient sur le point, ou presque, de rendre l’âme … Un soleil qui se couchait et dont on entrapercevait les derniers rayons lumineux à travers la vitrine, qui, au passage, aurait bien besoin d’être un peu lavée … C’était, à quelques petites choses prêt, le cadre qui entourait Jackson. Le jeune homme n’avait pas besoin de faire les grosses courses, vous savez, celles qui sont chargées de remplir les placards et le frigo histoire de pouvoir nourrir toute votre petite famille pendant une semaine. Non, il avait simplement besoin de deux trois petits trucs, et n’avait pas du tout le courage de se rendre dans le petit super marché. Ellington avait beau être une petite ville plantée, semblait-il, au milieu de nulle part, il n’empêchait que son super marché était sans cesse bondé. Quand on savait qu’il s’agissait là du seul supermarché de la ville et qu’il y avait, à côté, peu de boutiques, on comprenait aisément pourquoi les habitants s’y rendaient dès qu’ils avaient besoin de quelque chose ou presque. Presque, parce qu’ils restaient des irréductibles, tels que Jack’, qui préférait visiter les toutes petites boutiques, avec un ou deux rayons seulement, pour être sûrs de ne pas avoir à se taper la causette avec tout le monde, à devoir rester sans cesse avec un grand sourire vissé aux lèvres histoire que personne ne pense que vous faisiez la gueule. Tout le monde se connaissait ici, enfin, jusqu’à dernièrement parce que, pour être honnête, il y avait quelque peu afflux de monde ces derniers temps, et il était plus aisé désormais de croiser dans la rue quelqu’un que l’on ne connaissait pas. Bon, les quotas avaient pas non plus explosés, et bien sûr, vous étiez sûr de croiser une connaissance quoi que vous fassiez, ou que vous alliez. Et puis, même sans ça, les petites boutiques entraient dans le folklore de la petite ville Américaine perdue au fin fond du pays, où tout le monde pensait qu’il ne se passait rien alors que si. Avouez, tout de même, qu’on est beaucoup plus attiré par ces petites villes que par les villes immenses, bétonnées sur bétonnées, qui offraient peu d’exotisme. Inconsciemment, on pensait toujours que la petite histoire se trouvait justement dans les petites villes … C’était beaucoup plus passionnant d’observer l’interaction entre les habitants d’une petite ville qui semblaient tous formés une grande famille qu’entre ceux d’une ville immense, qui passaient sans cesse les uns près des autres en ne faisant jamais que se frôler. Bref …

    Le jeune homme avait simplement besoin de quelques petites choses, entre autre, de gousses de vanille, et quelques bâtons de réglisse. Jude raffolait du réglisse, qu’elle adorait mâchouiller pendant des heures. Il fallait dire que pour calmer ses douleurs de gencives lorsqu’elle était petite, c’était ce que lui donnait son père, en l’occurrence, Jackson. Et lui, il avait envie de faire une crème brûlée à la vanille, et comme, comme de par hasard, Maëlys avait toujours autant la sale habitude d’oublier de prévenir lorsqu’elle finissait quelque chose, que ce soit le pain grillé ou le jambon, il s’était retrouvé à cours de gousses de vanille. La seule chose dont on était sûr de ne jamais manquer chez le jeune homme, c’était bien de pâtes. Les pâtes, c’était sacré, et ce serait une réelle catastrophe que d’un jour en manquer ! A chaque repas, sauf au petit déjeuner, parce qu’il ne fallait tout de même pas abuser, il y avait des pâtes. C’était dans ses habitudes, il avait été élevé ainsi et ne voyait réellement pas pourquoi, soudainement, il devrait changer cette vieille habitude. Il était né en Italie, d’une mère d’origine Italienne, c’était normal que cela se passe ainsi pour lui. Et, franchement, qui s’en plaindrait ?! Tout le monde aime les pâtes, c’est connu, en plus, y a des tonnes de façons de les cuisiner, et, bien sûr, Jackson était un chef dans ce domaine. Donc, pour en revenir à nos petites provisions, le jeune homme avait dû faucher ses clefs en vitesse, posées sur le meuble dans l’entrée, avait sauté dans sa voiture et avait conduit jusqu’à la petite boutique, sorte de droguerie, qu’il affectionnait tant. On se croyait revenir dans les années 30, bien que le jeune homme ne puisse pas réellement en témoigner, étant bien loin d’être né à cette époque là ! Attendez, même ses grands parents n’étaient pas nés dans les années 30 ! Lorsqu’il était entré, le vieux gérant, M. McAllister, lui avait sourit de toutes ses dents, ou plutôt non, il aurait bien voulu mais il s’était quelque abstenu, puisque, voyez vous, il allait tout de même sur ses 87 ans et qu’il portait un dentier, un dentier qui ne tenait pas toujours bien en place. Jackson l’avait salué de la tête, un sourire complice aux lèvres. Ils se connaissaient bien tous les deux, le jeune homme mettait un point d’honneur à passer par ici pour acheter tous ses condiments un peu particulier puisqu’il tenait au restau. Et puis, McAllister avait été très compréhensif avec lui. Lorsque Jack’ était arrivé à Ellington, pour s’y installer cette fois et non pas pour y passer un peu des jours de sa permission, il n’était pas réellement argenté. Et McAllister l’avait encouragé à acheter à crédit chez lui. Il avait crée une ardoise pour lui, une ardoise que Jack’ paierait lorsqu’il le pourrait, comme le vieux commerçant le lui avait bien spécifié. Bien sûr, Jack’ n’avait pas mis longtemps à rembourser ce qu’il devait, et depuis, il revenait sans cesse ici. Alors, qu’il marchait doucement dans les rayons, McAllister était venu le voir, lui demandant de garder le magasin en son absence, parce qu’il devait aller chercher quelque chose à la pharmacie et que c’était urgent. Bien sûr, le jeune homme lui avait répondu que ce ne serait pas un problème. Personne ne volait personne ici, surtout pas M. McAllister, trop gentil et serviable pour que quiconque ose lui faire quelque chose de pareil.

    Alors qu’il en était arrivé au niveau du rayon des condiments en vrac, style chocolat en poudre dans des grands pots en verre, gousses de vanille vendues par fagot de 10, et autres produits dans le genre, jetant de temps en temps un œil dans le reste du magasin, le néon au dessus de lui, sûrement aussi vieux que M. McAllister ou pas loin, puisque, selon les plus vieux habitants d’Ellington et McAllister lui-même, cette petite boutique était la plus ancienne de la ville, crée quelques semaines après qu’elle ai été fondée, se mit à grésiller. Le jeune homme n’y prêta pas plus attention que ça, habitué à telle chose. Tout semblait partir en live dans la boutique, les quelques rayons semblaient toujours être sur le point de s’effondrer sur eux même, la caisse posée sur le meuble d’entrée ne s’ouvrait que si l’on tapait dessus, alors, si on devait s’arrêter à un néon qui grésille et qui connait quelques petits soucis, on ne sortirait plus jamais de la paranoïa et de cette boutique, trop occupé à relever tous les petits soucis. Il se saisit d’un fagot de gousses de vanille, et le porta à son nez. Un léger sourire naquit sur ses lèvres, cette odeur lui rappelant des tas de choses, réveillant en lui des tas de souvenirs. Cela devait faire ça à tout le monde, chacun devait sans nul doute avoir un souvenir lié à cette odeur si particulière de vanille. Soudain, sans réellement savoir pourquoi, il sentit un frisson parcourir son dos, allant de sa nuque au creux de son dos, tout en bas, au niveau des reins. Il pivota rapidement sur ses talons, et se mit aux aguets. Dans des moments comme ceux-ci, on voyait clairement que dans une vie passée, le jeune homme avait servi sous les drapeaux. Il y avait dans sa position un petit quelque chose qui prouvait clairement qu’il avait été soldat : la position de ses pieds, la légère flexion sur ses jambes, ses yeux qui allaient et venaient, ses oreilles à l’affût du moindre bruit … Le fait était que le jeune homme avait la sensation que quelqu’un était là, qu’on l’observait, qu’on se cachait de lui. Mais bien vite, il reprit sa place initiale, face aux bacs de gousses de vanille. C’était stupide : la seule façon de rentrer dans la boutique, c’était de passer par la porte d’entrée, hors, il y avait une vieille clochette au dessus, qui sonnait dès qu’on effleurait la porte. D’ailleurs, souvent, le vent qui s’adossait contre le bois de cette même porte, côté rue, faisait sonner la clochette, alors que personne n’entrait. Hors, justement, si la clochette avait bien sonné tout à l’heure, c’était uniquement parce que le vieux McAllister était sorti de sa boutique et depuis, c’était le silence total côté clochette. N’empêche que … N’empêche que …
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MessageSujet: Re: You're The Closest To Heaven That I'll Ever Be ... {PV Aya'   Dim 11 Oct - 6:28


By Sweet Poison


    Ellington était une petite ville banale, elle semblait trop perdue, trop simple, trop petite, ou simplement trop invisible pour qu'un démon comme Lucifer en fasse son terrain de jeu, la présence du maitre des enfers dans une ville pareil, signifiait qu'elle n'était pas aussi insignifiante qu'elle en avait l'air, c'était une chose dont Ayaelle était sûre depuis le premier instant où on lui avait appris qu'Ellington était la première cible de Lucifer, car non, contrairement aux autres anges, Ayaelle n'était pas venue pour Lucifer, elle était déjà ici depuis un moment, elle était arrivée avant les autres, ayant une mission bien différente qui était de protéger une prophète, vous savez, ses êtres humains hors du commun qui ont le don de voir l'avenir et qui sont tous sous la responsabilité d'un archange, et bien Ayaelle était l'archange en question. Elle était arrivée dans la petite ville, avec la force d'une tempête sur un couple presque parfait. Elle avait détruit une union, mais c'était pour le bien de cette prophète qui allait bientôt être la proie de bien de démons. Non, elle n'avait pas de regrets, non elle n'était pas désolée, elle ne pouvait pas, elle se savait pas, alors elle se contentait de se dire qu'elle avait bien agit. C'était la volonté de Dieu alors elle était forcément bonne, malgré sa bonne fois, il arrivait à Ayaelle de douter de cela. Était-ce la volonté de Dieu que de laisser l'apocalypse éclater sur la terre, détruire la Création, la seule unique merveille que Dieu avait créé ? L'humanité qui avait tant d'importance aux yeux du seigneur, pourquoi aurait-il décidé de la détruire sans penser à la reconstruire après comme il l'avait fait avec le déluge et Noé ? Était-ce vraiment son seigneur et maître qui avait décidé de laisser Lilith briser tout les sceaux ? Au plus profond d'elle même, caché au fond d'une volonté d'obéissance hors du commun, Ayaelle était en proie au doute, elle ne comprenait plus rien à ce qui ce passait là haut, aux décisions qui étaient prises au paradis. Elle savait qu'elle n'avait pas le droit de douter de ce qui se passer dans les rangs supérieurs au sien, elle savait qu'elle devait juste obéir parce qu'elle n'était qu'un ange, une marionnette, un soldat bien docile qui faisait exactement ce qu'on lui disait et d'ailleurs ça l'énervait. L'énervement ? Oui elle était capable de ressentir ce pêché en elle même, elle était capable de se sentir énervée devant l'injustice entre les humains et elle même, elle les enviait, elle admirait leur libre service et ce qu'il leur apportait, encore un pêché dont elle était victime. Mais elle gardait tout ça en elle même de peur d'être sévèrement punie, de peur d'être tuée pour avoir désobéis, pour avoir oser ressentir quelque chose, c'était vraiment injuste, mais personne ne pouvait changé ça, alors le plus simple c'était de se taire et de laisser les autres croire que vous n'êtes qu'un bon soldat, un ange stupide qui ne fais qu'obéir, laisser les humains vous insulter.

    Ayaelle laissa échapper un soupire après cette pensée, elle n'aimait pas ça, elle était las, mais elle se devait d'agir ainsi pour sa propre sécurité et de continuer silencieusement à douter et a envier ses gens qui vont qui viennent et qui en ce moment précis souris quand ils passent devant elle, comme s'ils la connaissaient, c'était sans doutes plus ou moins le cas, dans une petite ville comme Ellington tous les gens se connaissent et la femme dont elle a emprunté le corps venait elle aussi d'Ellington, alors les gens devaient la reconnaitre et la trouver sans doute bizarre, une chance pour elle, l'hôpital psychiatrique dont elle s'était échappée n'était pas à Ellington et très peu de gens savait qu'elle avait était internée et sur le peu de personne qu'il savait, elle n'avait encore pas croiser grand monde, il y avait cette fille, Jaelyn, qui l'avait reconnue et qui avait eu envie de serrer son « amie » dans les bras mais qui s'était très vite aperçue qu'elle n'avait pas à faire à son amie mais à un ange, ça ne c'était pas très bien passé mais bon au fond, Ayaelle pouvais comprendre, elle était sans doute un peu trop tolérante vis à vis des humains. Quoi qu'il en soit l'ange était assise sur un muret, prés d'un petit magasin, son hôte étant petite, ses jambes croisées ne touchaient pas le sol et la jambe supportant le poids de l'autre, se mouvait d'avant en arrière comme agitée sous le rythme d'une musique qui pour le coup, n'existait pas. C'était incontrôlable et ça ne venait absolument pas d'Ayaelle, mais plutôt de son hôte, c'était un TIC qu'avait cette femme, sans doute parce qu'elle était une adepte de musique, Ayaelle savait que si elle se mettait devant un piano, elle était capable d'en jouer, son corps agissant par habitude sur les touche de l'instrument, mais là n'est pas la question, la jeune femme semblait tout regarder d'un air détaché, comme si elle pensait à autre chose, comme si elle était plus concentrée sur les oiseau qui volaient dans le ciel que par ce qui se passait autour d'elle, ceci dit, quand le vieux McAllister quitta sa boutique, la jeune femme le fixa du regard, mais trop pressé il ne la remarqua même pas, Ayaelle ne bougea pas plus de son muret qu'auparavant, elle se concentra juste un peu plus sur la boutique qui désormais devait être presque déserte, à l'exception de la personne qu'elle surveillait silencieusement, Jackon Miller de son nom, un jeune italien vivant à Ellington avec sa fille, elle ne savait pas grand chose sur cet homme si ce n'est qu'il avait une place importante dans le cœur de son hôte et qu'elle avait promis de veillait sur lui, c'est ce qu'elle faisait en cet instant précis.

    Soudain, alors que son regard était fixé sur le magasin, elle vit les lumières grésillaient, comme si c'était un présage d'arrivée démonaique ou d'un esprit malveillant, l'ange sauta sur ses pieds, atterrissant avec grâce sur les talons que portait son hôte, le vent soulevant légèrement sa robe, drôle d'accoutrement pour un ange censé combattre les ténèbres,disons seulement que son hôte était habillée comme ça le jour où elle avait pris possession de son corps et que les anges ne cherchent pas à changer leurs hôtes. Bref, sans prendre la peine de pousser la porte elle entra dans la boutique, elle se téléporta dans la vieille bâtisse non loin du jeune homme, mais sans se faire remarquer quand elle vit un esprit s'approcher de Jackson, alors que celui ci venait de baisser sa garde, de toute façon, il n'aurait pas pu faire grand chose face à cet esprit en question, une petite gamine brune, mal coiffée et effrayante et tout à fait représentative du méchant fantôme pour l'auteur du Rp, et plus rapide que Dodixe qui pisse plus vite que son ombre, je m'excuse si cette connerie devait rester secrète, c'était plus fort que moi, Ayaelle attrapa Jackson et le tira vers elle sur le côté lui évitant de se faire exploser la face de la même façon que les boîtes précédemment bien rangées sur les étalages de la boutique, elle réalisa un peu trop tard, c'est à dire quand elle se retrouva face à face à Jackson, qu'elle aurait du trouver un autre moyen de lui éviter d'être réduit en charpie ... Même les anges font des erreurs apparemment ...

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MessageSujet: Re: You're The Closest To Heaven That I'll Ever Be ... {PV Aya'   Lun 12 Oct - 10:05

    La vie avait joué des coups durs au jeune homme, de sacrés coups durs même si vous vouliez tout savoir. Oui, pour être parfaitement honnête, la vie se l'était jouée à la vraie fille de p*te avec lui. Il fallait croire qu'il y avait des fois où, comme ça, sans même prévenir ni expliquer sa farouche volonté à vous châtier encore et encore, la vie décidait d'abattre sans nul cesse ses foudres sur vous. Vous n'aviez rien fait pour mériter pareil sort, mais il vous était inutile de chercher sans cesse à comprendre, parce qu'il n'y avait rien à comprendre, parce que c'était ça, aussi, en quelque sorte, le miracle de la vie. Mais parfois, vous trouviez simplement que c'était trop, vous aviez la sensation que dans quelques secondes, vous cesseriez de tenir le coup et que vous alliez vous effondrer sur place, pour ne potentiellement jamais vous en remettre, pour ne potentiellement jamais vous en relever. Vous aviez réussi à tenir jusque là, mais désormais, c’était beaucoup trop, beaucoup trop dur. Vous ne vous sentiez plus autant à la hauteur qu’avant d’affronter cela, vous aviez la sensation de ne plus en avoir la force. Jeter les armes, les déposer aux pieds du vainqueur, donc aux pieds de la vie, ce n’était jamais la solution, et au final, cela ne devait pas apporter quelque bonheur supplémentaire à votre vie. Comment expliquer, sinon, que certains continuent à tenir alors même que le bonheur pouvait être enfin accessible ? A moins qu’ils ne soient crétins et ne comprennent rien, la seule solution qui s’imposait à l’esprit, c’était que le bonheur n’était pas saisissable, qu’il allait et venait dans vos vies sans prévenir, qu’il ne se pouvait qu’être fugace tant qu’on n’avait pas encore vraiment prouver au monde qu’on en voulait, qu’on se refuserait à lâcher le morceau sans jamais cesser de montrer les crocs et de défendre son bout de viande. Mais parfois, on se décidait à fuir notre vie, à partir au loin, le plus loin possible. Parfois, on décidait de se mettre à courir sans regarder derrière soi, sans plus non plus regarder devant soi, on allait on ne savait encore trop où, mais une chose était sûre, on y allait, avec toute cette force du désespoir, seule force qu’il semblait encore nous rester. La force et l’énergie du désespoir. C’était ce qui nous faisait encore tenir mine de rien, même lorsque notre monde s’écroulait sous nos pieds, même lorsqu’autour de nous, tout ce que l’on avait mis toute une vie à bâtir redevenait poussière, même lorsque la vie nous avait arraché un à un tous ceux auxquels on tenait, que l’on sentait encore cette douleur lancinante. La douleur et la peine étaient comme des griffes acérées vous labourant sans cesse les flans, vous mettant la chaire à nue, et vous arrachant un par un chaque lambeau de cette chaire sanguinolente, sans anesthésie aucune.

    L’énergie du désespoir, l’envie d’y croire encore, malgré tout, l’envie de ne jamais abandonner, de ne jamais laisser la vie faire de nous ce que l’on n’était pas, un lâche, un faible, un homme abandonnant très rapidement face au premier coup dur venu. Jackson avait besoin de se battre, de se bouger, en quelque sorte, il avait le besoin d’avoir mal. Sans être sadomasochiste ou adepte de toute autre tendance aussi avide de douleur, il avait simplement la certitude que tant qu’il centrait son cœur saigner, tant qu’il le sentirait se serrer encore et encore dans sa poitrine, tant qu’il sentirait toutes ces crampes se saisir de son estomac, tant qu’il sentirait cette souffrance s’insinuer en lui et lui vriller les boyaux, alors, c’était qu’il était encore en vie. Jackson était né sans père, tout simplement parce que la vie avait décidé de sortir sa faux et de faucher Kélian avant même qu’il n’apprenne que sa vie allait changer, qu’elle prenait un tout nouveau tournant. Et le jeune homme en avait voulu à son père de ne pas être là. Pas les premières années, bien sûr, et ce n’était pas faute d’avoir toujours, d’aussi loin qu’il s’en souvenait, tout compris de la situation. Jamais Chiara ne lui avait menti au sujet de son père, jamais elle n’avait cherché à en faire un héros, et encore moins un lâche. Elle avait dit tout ce qu’elle savait de lui et sur lui à leur fils, laissant celui-ci libre de se faire sa propre opinion. Les premières années, la douleur qu’il ressentait s’était contentée d’enserrer peu à peu sa poitrine, lui donnant parfois l’impression de ne plus pouvoir respirer, de ne plus savoir comment on respirait, de ne plus y parvenir, de ne plus en avoir la force. Et puis, l’âge de l’adolescence était venu, et avec lui, ce flot de sentiments qui échappe totalement à notre contrôle. On a simplement la sensation de tout ressentir puissance mille, et bien évidemment, la souffrance ne faisait pas exception, loin de là même. S’il avait pu, il aurait fracassé la tombe de Kélian, s’il avait seulement pu … Il aurait évacué sa rage et son désespoir, aurait trouvé un moyen de pouvoir enfin lâcher les vannes et ses nerfs. Mais seulement voilà, la tombe de Kélian n’était pas aux Etats Unis, et il n’était même pas dit que le jeune homme qu’il était lorsqu’il avait perdu la vie en ai une. Le fait était que personne n’avait jamais pu dire où était le corps de Kélian. Encore une douleur qui en aurait mis plus d’un à terre, mais Jackson était resté debout, droit et fier, lui l’homme de sa mère … Lorsque celle-ci lui avait été à son tour arrachée, cela avait été trop, trop trop tôt. Il n’avait pas réellement basculé dans un cercle d’autodestruction, il ne s’en était pas directement pris à lui-même, il avait été plus radical que ça et avait au final emprunté un chemin détourné. Il s’était engagé sous les drapeaux, et puis … La suite n’était ni belle à comprendre, ni aisée à raconter. Il n’avait jamais trop parlé de cela, de tout ce qu’il avait vécu, de tout ce qu’il avait vu, des épreuves qu’il avait traversé, parce que les gens ne comprendraient pas, parce que, déjà, bon nombre d’eux ne saisissaient déjà pas exactement pourquoi il avait pris, à tout juste 18 ans, la décision de s’engager sous les drapeaux. Lou savait, bien sûr, ils s’étaient rencontrés avant qu’il ne parte se battre, et de toute manière, bourrique comme elle était, elle n’aurait bien évidemment jamais lâché le morceau tant qu’il se serait abstenu à opposer à ses multiples questions le silence et le no comment les plus radicaux. Il en avait aussi parlé à Saphir, à Grace, un peu. Il en avait aussi parlé à Alice …

    Comment en aurait il pu être autrement ? C’est vrai, après tout, la jeune femme était celle qui avait le mieux réussi à lui faire entrevoir le soleil derrière tous les nuages gris ayant tendance à planer dangereusement au dessus de sa tête. Elle lui avait tenu la main à travers bien des épreuves, elle avait été là, sans cesse, se contentant parfois de ne rien dire, parce qu’il n’avait rien à dire, parce que parfois, les plus beaux gestes valent mieux qu’un milliard de paroles. C’était cela, entre autre, qui avait poussé le jeune homme à poser genou à terre, à sortir de l’une de ses poches cette toute petite boîte, alors que ses doigts avaient quelques difficultés à rester serrer contre l’écrin, alors que ses mains tremblaient comme pas permis, à ouvrir cet écrin et à demander Alice en mariage. Elle avait accepté, et ce jour là, Jackson avait été le plus heureux des hommes. Sans nul conteste, il rangeait ce souvenir dans un coin spécial de sa mémoire, où il avait sa place auprès du souvenir de la première rencontre avec Jude, de la naissance de sa petite sœur alors qu’il n’était encore qu’un gosse de 7 ans tout juste … Où était elle Alice au jour d’aujourd’hui ? Le jeune homme ne savait pas réellement. Vous l’aurez compris, un jour, le chemin d’Alice et le sien s’étaient séparés. Quand est ce que tout ceci avait commencé à mourir, quand est ce que le début de la fin avait décidé de prendre sa source ? Peu à peu, leurs doigts avaient quitté leur étreinte, avaient cessé d’être entremêlés, peu à peu, ils s’étaient éloignés l’un de l’autre, la chaleur qui les enveloppait s’était dissipée. Et lorsque Jackson avait enfin commencé à sentir cette brise froide le faire frissonner, il était trop tard. S’il regrettait ce qu’il avait fait en annonçant à Alice que c’était trop dur, qu’il ne se sentait pas la force, qu’il ne pouvait pas, qu’il ne pouvait plus ? … Bien sûr, bien sûr que oui même, Jackson n’était pas un jeune homme adorant par-dessus tout briser le cœur des femmes qu’il aimait, même si les sentiments qu’il éprouvait à leur égard avaient changé, même s’ils n’étaient plus aussi forts qu’ils n’avaient été. Une partie de son cœur déjà bien amoché s’était fendu ce jour là, le jour où il lui avait baisé les lèvres, doucement, pour la dernière fois. Et puis il était parti, ne se sentant pas le cœur à assister à plus. Il lui avait fait de la peine, énormément même, il en était persuadé. Mais il pensait, encore aujourd’hui, que c’était la seule chose à faire … Mais comment en être sûr ? Y avait il d’ailleurs un moyen de mettre à l’épreuve cette certitude qui semblait trembler quelque peu, comme la flamme d’une bougie dans un léger courant d’air ? …

    Cette boutique était très bien, il n’y avait pas à dire, mais il était vrai qu’il y manquait tout de même certaines choses, certaines choses vitales d’ailleurs, enfin, tout dépendait de ce qui, pour vous, était vital. Inutile de chercher ici, par exemple, cette fameuse petite barre chocolatée, constituée d'un biscuit en son centre, recouvert de caramel et enrobé de chocolat au lait. Mais si, vous savez, cette merveilleuse barre chocolatée enrobée par deux dans chaque petit étui. Jackson pouvait vous le jurer, il n’y avait pas meilleur, et il se damnerait, tout simplement, pour croquer ne serait ce qu’un instant dans cette petite gourmandise ! Donc, pas de petite barre merveilleuse ici, mais de toute façon, il était bien loin d’en manquer chez lui. Si certains se ruaient sur une autre friandise chocolatée dans les moments de pause, lorsqu’ils voulaient faire un break, lui, il se ruait sur les deux barres jumelles et les succulait doucement, pour faire durer le plaisir. Il était tout à ses pensées lorsqu’il avait senti cette étrange sensation lui vriller les côtes, mais finalement, après être quelque peu replongé dans ses vieilles habitudes de GI’s, il avait laissé retombé sa garde, sûr et certain qu’aucun danger ne le guettait. Bien mal le lui en a pris. Il sentit une force le tirer vers elle, et, surpris, le jeune homme n’opposa aucune résistance. Il entendit au même instant un bruit de verre et les bocaux en verre précédemment bien rangés volèrent en éclats. Ce serait mentir que de dire qu’il ne fut pas touché par quelques éclats, mais ce n’était rien de bien méchant. Son réflexe ne fut étrangement pas de fixer la source des ennuis, mais bel et bien la source de l’aide. Et là …


    « A … Alice ? … »

    Woo hoo Whoo hoo Mais qu’est ce que … Cazzo, elle avait pas changé, sauf peut être cette lueur dans ses yeux, plus assurée qu’avant. Jamais elle n’aurait déployé une telle force auparavant, ou alors, jamais elle ne le lui avait montré. Jackson n’était pas réellement un poids lourd, mais il n’était pas non plus léger comme une plume. Il avait le poids de sa taille, et surtout, il avait été soldat, ce qui, normalement, lui permettait de savoir se défendre et ne pas bouger d’un pouce lorsque quelqu’un en avait décidé autrement pour lui. Mais il ne savait même plus où il en était, obnubilé par la beauté toujours autant à couper le souffle d’Alice. Déjà, un flot de souvenirs lui revenait à l’esprit, déjà, il sentait le besoin de lui rendre l’appareil. Se tournant vers … C’était quoi ce machin ? … Se tournant vers ce machin (pas très original …), il eut le réflexe de faire passer derrière lui Alice, histoire de la protéger, alors qu’il cherchait du regard ce qui n’était déjà plus là, ce qui avait sans nul doute changer de place … Il posa l’une de ses mains sur l’un des flancs d’Alice, pour être sûr de la savoir toujours derrière lui, pour ne pas non plus briser ce contact physique entre eux. Il s’arcboutât légèrement, se remettant en position de soldat. Il avait prouvé qu’un jeune homme comme lui pouvait se monter tout autant capable qu’un vétéran lorsqu’il était sur le terrain. Pas pour rien qu’il avait fini Capitaine. Il aurait même pu aller plus haut, s’il n’avait pas été jugé inapte au service et placé en réserve.

    « Restes derrière moi, surtout … Surtout ne bouges pas … Y a des trucs de dingue qui se passent ici depuis quelques temps et … S’il te plait, ne bouges pas Ly’ … Je … On vient juste de … Donc, bouges pas … »
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MessageSujet: Re: You're The Closest To Heaven That I'll Ever Be ... {PV Aya'   Ven 16 Oct - 8:18


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    La vie, pour de nombreuses personnes, humaines, elle n'avait rien à avoir avec un « long fleuve tranquille », surmontée d'obstacles créant peine et douleur, la vie était souvent difficile, c'est un fait dans lequel ni Dieu, ni ses anges n'agissent. Priez autant que vous le voulez, vous n'éviterez pas pour autant toutes les embûches qui composent la vie. Oui, la vie était ainsi et on pouvait sans doute considérer que Dieu dans tout ça n'était que le salop de l'histoire, Ayaelle, malgré sa foi sans limite, pouvait même comprendre ça. Les humains étaient la création du seigneur et il n'était jamais là pour leurs venir en aide alors,d'un point de vu humain on pouvait bien penser que Dieu était incapable d'agir, ou simplement inexistant, c'est sans doute pour cette raison qu'aujourd'hui si peu de monde croient en Dieu. Ayaelle aurait aimé que les choses soient différente, elle aurait aimé pouvoir aider un peu plus tous ses humains qui vivent dans la misère, ceux à qui la vie ne souris pas, ceux qui n'ont rien pour eux, ou ceux comme Jackson qui n'ont juste pas eu de chance, ce genre de personnes qui pourtant se battent pour avoir mieux, pour gagner ce qu'ils n'ont pas, ceux qui ne baissent pas les bras dans l'adversité, ces gens qui prennent les armes pour se donner les moyens d'avancer, même quand le chemin semble être trop long, trop en pente, donnant cette drôle d'impression qu'à chaque pas on va se casser la gueule à nouveau, cette route où il fait trop froid ou trop chaud, jamais le temps adéquate à sa traversée, cette route que l'on mène souvent en solitaire, celle qui a tendance à détruire les personne qui deviennent la lumière pour éclairer sa noirceur, les gens qui viennent ôté les ténèbres de cette dangereuse route, souvent ils partent bien trop tôt et pourtant les combattants ne s'arrêtent pas pas à ça, ils ravalent leur tristesse, ramassent les armes et repartent, plus fort que jamais, comme on le dit souvent, ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts. Une philosophie simple et aux allures stupides, mais pourtant vrai, aussi dure et la vie, elle sert à nous forger, nous rendre fort et ceux qui persistent à la combattre, ont le mérite de devenir fort, ceux qui laissent tomber en revanche ne le sont pas, ils sont lâche, vous savez c'est sans doute pour ça que les gens qui se suicident vont en enfer et non pas au Paradis, le ciel n'accepte pas les âmes faibles, celles qui n'ont pas trouvé la force de se battre, ils ne méritent pas le repos éternel dans la maison de notre seigneur et maitre, en revanche, ceux qui ont lutté jusqu'à la fin, ceux qui malgré la difficulté ont toujours su reprendre du poil de la bête, ceux là méritent qu'on les récompense en leur ouvrant la porte de la terre bénie, tout simplement parce qu'ils ont réussit à aller au bout du chemin …

    La fin de ce chemin devait-il inéluctablement représenté la fin de la vie ? A un moment donné ne passe-t-on pas sur un chemin un peu plus beau, un peu moins noir et surtout moins difficile ? Une bonne question à laquelle un ange, même un archange, comme Ayaelle était incapable de répondre, à ses yeux, on trouvait la lumière à plusieurs reprise sur le chemin, mais les choses finissaient toujours par redevenir noires. C'est une façon de voir les choses bien sombre pour un ange, mais aux yeux d'Ayaelle, même cette noirceur est enviable. La souffrance. C'est douloureux, mais qu'est-ce que douleur ? Qu'est-ce que souffrance ? Elle n'en sait rien et pourtant elle aimerait, elle aimerait pouvoir savoir ce que cela fait, elle voudrait pouvoir être comme les humains, pouvoir pleurer, rire, aimer … Envier ce qui représente une trahison pour le paradis, c'est sans doute une belle erreur pour les anges, mais l'erreur est humaine n'est-ce pas ? Alors on peut supposer qu'Ayaelle en commettant des erreurs le devient peu à peu … A quoi bon après tout ? Regardez les ces misérables humains, noyé dans leur souffrance autant que dans leur ignorance, regardez Jackson, cet homme qui perd tout, petit à petit, celui qui n'a pas de père, celui qui a perdu sa mère, cet homme qui a connu la guerre, le même qui élève sa fille seul, et celui qui pensait avoir trouver l'amour de sa vie, celui qu'on ne quitte plus, celui avec qui on fini sa vie. Il l'avait tant aimé la belle Alice et elle le lui avait bien rendu, ils formaient un petit couple modèle, lui tenant un restaurant, elle enseignant l'art de parler et d'écrire aux enfants. Elle croyait en Dieu autant qu'elle croyait en la force de l'amour, elle priait pour qu'on lui accorde ce qu'elle désirait et au final elle avait presque tout ce qu'elle voulait, elle ne se plaignait pas de ce que d'après elle « le ciel ne pouvait pas lui donner ». Lui avait sans doute un peu plus de mal à croire en Dieu, mais il ne lui en voulait pas d'y croire autant, il était attentionné avec elle comme s'il avait eu besoin d'elle autant qu'elle avait besoin de lui, c'était beau, c'était parfait, l'amour, celui que l'on nomme avec un grand « A », celui dont on rêve, celui qui ressemble aux contes de fées, Ho oui, elle était sa princesse éplorée et il était le prince charmant qui lui vint en aide. Une belle histoire qui allait donner un magnifique mariage. Alice avait déjà tout prévu, et niveau organisation, elle était très douée et très minutieuse. La salle était réservée, l'heure fixée, le jour choisi avec soin, la robe achetée et encore accrochée avec beaucoup d'attention un cintre dans un appartement vide, elle commençait tout juste à choisir les fleurs, elle aimait les roses d'un rouge parfaite et ça les gens qui le savaient, n'hésitez pas à la renvoyer aux « pays des merveilles », et oui Alice et roses rouges, ça fait automatiquement penser à Lewis Carroll ! Quoi qu'il en soit, tout était parfait dans le monde d'Alice et Jackson, mais le ciel en a décidé autrement, Ayaelle est arrivée et a briser ce que le couple avait construit.

    Non, ce n'était pas par envie, ce n'était même pas la chose à laquelle elle avait pensé, l'idée n'avait même pas effleuré son angélique esprit, elle s'était contenté de penser à sa mission et au corps dont elle avait besoin pour la remplir, elle ne voulait pas qu'Alice perde tout ce qu'elle avait, que tout le monde la prenne pour une folle, elle ne voulait pas non plus que la jeune femme pensent que les miracles n'étaient pas fait pour elle, elle ne voulait pas qu'elle remette la sagesse de Dieu et de ses anges en question et pourtant c'est ce qui avait fini par arriver, alors que son couple sombrait peu à peu sans qu'elle ne puisse encore s'en apercevoir, un miracle la fit tomber enceinte, la glue express pour un couple qui commence tout juste à se fissurer, mais le miracle n'a pas tenu, l'enfant est mort, avant même de naitre, ou en naissant beaucoup trop tôt, tout dépend la façon dont on voit les choses, c'est à ce moment là qu'Alice à tout perdu et quelques temps plus tard, là voilà à l'hôpital psychiatrique, elle même presque convaincue qu'elle était folle et dépressive, dépressive elle l'était sans aucun doute, mais folle non. L'ange était bien là, elle lui parlait mais elle seule l'entendait, mais que voulez vous, qui croyait encore en la présence d'un ange, quand le miracle qu'il semblait vous avoir apporté s'est avéré être encore une source de souffrance ? Encore une fois Ayaelle n'avait pas prévu ça. Mère nature elle en revanche l'avait décidé comme ça ! Mais c'est cet événement qui a permis à notre ange d'être là aujourd'hui …

    Là, dans cette boutique, dans le corps d'Alice, face au fameux Jackson, voyant cette flamme dans son regard, comme des retrouvailles qui auraient pues êtres si belle, mais qui ne pourront jamais l'être parce qu'il y a erreur sur la personne, il n'y a pas d'Alice, juste un ange, celui qui a détruit le couple. Que faire ? Ayaelle ne savait pas trop, elle aurait pu faire comme si elle était juste Alice, peut être même qu'elle aurait pu laisser à Alice le libre arbitre pour qu'elle puisse savourer le moment, elle en était capable, là n'est pas la question, mais Alice était tout aussi impuissante que Jackson face à l'esprit dans la boutique et Ayaelle devait protéger Jackson, mais lui dire la vérité, ce serait soit faire passer Alice pour une cinglée encore plus cinglée que tout ce que Jackson aurait pus imaginer auparavant, ou se faire détester du jeune homme, une haine tout à fait méritée, dont Ayaelle ne devrait sans nul doutes pas se préoccuper, mais il avait se quelque chose qui faisait battre le cœur d'Alice d'une façon si impressionnante, qu'elle ne voulait pas se faire haïr, encore un drôle de truc pour un ange. Son regard la fit douter et elle ne réagit pas, se laissant faire bêtement quand il la fit reculer pour passer devant elle comme pour la protéger, elle, qui était pourtant bien plus forte que lui. Rester derrière ? C'était sans doute là une très mauvaise idée …

    L'ange secoua la tête comme pour reprendre le contrôle de ses pensées, oublier l'histoire qu'elle avait réduit à néant, pour redevenir l'archange qu'elle était censée être, droite fière, insensible, et qui n'a que faire des sentiments des autres, elle redevint l'ange qu'elle était pour ses semblable, Ayaelle, un ange fidèle qui n'a jamais posé de problème, un ange qui doit seulement effectuer sa mission, en l'occurrence pour le moment protéger Jackson de l'esprit qui pour le moment n'avait pas encore frapper, mais ça n'allait pas tarder. Ayaelle se décala, aussi légère que le souffle d'un vent calme, laissant la main de Jackson quitter sa hanche et d'un pas lent et assurer elle avança pour se remettre devant Jackson. C'était à elle de le protéger et pas le contraire, de toute façon, il ne pourrait pas se débarrasser d'un esprit, à moins d'aller brûler les ossements, heureusement, un archange et même un ange, pouvait aisément s'en débarrasser plus simplement. Toujours d'un geste lent mais gracieux et assuré, elle sortit de sa poche un petit couteau, simple mais tout aussi élégant qu'elle, elle coupa la paume de la main d'Alice, une blessure assez profonde mais la douleur infligée au corps ne semblait pas déranger l'ange qui en était le possesseur, le tout avant de se mettre à raconter des formules incompréhensible, le poing en avant, le sang coulant sur le sol … (Je fais à ma sauce parce que j'ai jamais vu d'ange combattre un esprit xD)

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Phoenix H. Lawrence


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MessageSujet: Re: You're The Closest To Heaven That I'll Ever Be ... {PV Aya'   Lun 19 Oct - 6:40

    Pour certaines personnes, les rêves étaient une échappatoire, un moyen de quitter ce monde sans cesse trop sombre et sanglant, un moyen de s'évader vers du mieux, du plus léger, là où tous les soucis de la vie ne semblent pas être capables de vous atteindre. Pour ces personnes là, l'heure de se coucher vient donc toujours trop tard, et elles trouvent qu'elles ne dorment jamais assez, qu'encore une fois, la vie est injuste avec eux en refusant de leur permettre de dormir encore un peu, histoire de retarder le moment tant redouter où il leur faudra retourner à la réalité. Pour d'autres personnes, fermer les yeux, cela revient à se plonger tout entier dans un flot de noirceur et de dureté, là où seuls vous entourent la peine, la souffrance, le désespoir, là où vous vous retrouvez encore plus faible et sans défense, à la merci de tous ces souvenirs qui vous assaillent de partout. Vous avez la sensation que des centaines de poignard s'enfoncent profondément dans vos chairs, y tournent et retournent. Vous perdez la capacité de respirer, il vous semble sentir encore et encore ce goût si particulier qu'à le sang. Vous étouffez, tout simplement. Jackson était de ces personnes. Dormir ne signifiait pas pour lui s'échapper de la réalité. Non, dormir signifiait tout simplement pour lui devoir une fois de plus composer avec ses démons intérieurs, avec ses erreurs passés, avec tous ces souvenirs qu'il aurait tant voulu oublier, rayer, effacer à tout jamais de sa vie, des souvenirs qui ne cessaient de lui rappeler qu'il avait échoué, à de nombreuses reprises, et de bien des manières. Lorsqu'il allait se coucher, il ne savait jamais s'il dormirait paisiblement, d'un sommeil sans rêve, vierge de toute image, ou si, au contraire, il replongerait dans cet Enfer de maux et de douleurs. Il n'était pas réellement un gros dormeur, mais il n'en avait pas toujours été ainsi. Comme tout le monde, avant, il avait eu besoin de grosses nuits de sommeil. D'ailleurs, il se rappelait encore, et cela lui tirait un léger sourire nostalgique des lèvres, de toutes les fois où sa mère avait arraché sa couette, l'avait tiré par les pieds histoire qu'il daigne décoller de son lit. Il était ado, refusait de se lever, et s'agrippait de toutes ces forces aux barreaux de son lit, n'avait même plus eu besoin de s'agripper vers la fin, lorsqu'il avait plus de force que sa mère, lorsque se lever tôt signifiait surtout pouvoir passer voir les cheerleader s'entraîner avant le début des cours dans le gymnase encore désert de tout autre lycéen, alors qu'elles se croyaient seules et ne prenaient pas toujours la peine de se vêtir plus que cela. Hey, il avait été un ado, un jeune garçon comme les autres !

    Mais depuis qu'il était parti à l'Armée, cela avait été bien différent, parce que vous comprendrez aisément que les grasses mat', c'est pas vraiment légion dans l'Armée, tout mauvais jeu de mots mis à part. Vous vouliez dormir ? Ne comptez même pas là dessus ! Même au gnouf, on vous laisse pas rester éternellement dans les bras de Morphée. De toute façon, vous tombiez d'épuisement plutôt que vous ne dormiez lorsqu'il était venu l'heure pour vous de rejoindre votre tente ou votre dortoir lorsque vous étiez en caserne. Mais même là, les souvenirs savaient vous assaillir. Le jeune homme avait perdu sa mère, quelques mois avant, dans ses bras, ce qui faisait tout, sauf arranger ses affaires, sauf l'aider à avancer et à cesser de cauchemarder chaque nuit ou presque. Depuis, il ne dormait presque plus, 4, 5 heures lui suffisaient, ce qui, au final, c'était révélé assez pratique lorsque Jude était en bas âge, même si cela ne l'avait jamais empêché de s'affaler comme un petit vieux sur le canapé, à même pas 18 heures, sa fille allongée sur son ventre alors que lui même était couché dans le canapé. Même si Jude gigotait comme un petit poisson sorti de l'eau, dans sa grenouillère, cela n'empêchait pas le jeune père de s'assoupir, épuisé par la nuit blanche que lui avait fait passé sa petite puce qui, elle, avait rattrapé cette nuit sans sommeil dans la journée alors que lui avait tout de même dû faire tourner la maison. Dernier coucher, premier levé, sans cesse ou presque, parce que, bien sûr, il y avait des moments où il avait besoin de dormir plus, d'autres où il avait besoin de moins de sommeil. Encore aujourd'hui, cela fonctionnait par cycle. Mais aujourd'hui, il dormait encore moins bien qu'avant, parce que, évidemment, la vie n'avait pas cessé de lui présenter des obstacles après son retour de la guerre. Et il ne pouvait plus compter sur Alice pour le rassurer, passer ses bras autour de sa taille et l'attirer à lui, pour caresser du bout des doigts son visage et lui chuchoter qu'elle était là, que tout irait bien, qu'elle allait arranger tout cela. Elle avait une façon bien à elle, d'ailleurs, d'apaiser le jeune homme, et cela marchait, à tous les coups. Le jeune homme ne s'était jamais cru de ce genre d'homme qui se réfugie dans le sexe comme d'autres se jettent sur les bouteilles d'alcool ou sur les pilules médicamenteuses. Mais le fait était là : lorsque cela n’allait pas, lorsqu’il traversait une période douloureuse, durant laquelle les pires souvenirs de son passé remontaient à la surface, il se tournait immanquablement vers une femme pour aller mieux. Et, étrangement, sauf lorsqu’il s’agissait de Lou’, il refusait de parler, préférait plutôt se sentir vivant, aimé et désiré. Et la meilleure façon pour lui d’en venir à ressentir de telles choses, c’était de faire l’amour. Ce n’était pas du sexe pour du sexe. A la base, si, tout de même, mais au final, non, parce qu’il ne se tournait pas vers la première venue. Il n’entrait jamais dans un bar et ne sautait jamais sur la première inconnue venue, non. On dit que chat échaudé craint l’eau froide, c’était sans doute vraie si l’on partait du principe que la seule et unique fois, et donc la dernière fois, qu’il avait agi de la sorte, il s’était retrouvé père 9 mois après. Et bien qu’il ne connaisse pas sur cette terre merveille plus délicieuse que sa fille, il ne se sentait pas exactement le cœur à avoir un enfant d’une fille qu’il ne connaissait presque pas, qu’il ne connaissait pas ni d’Adam ni d’Eve, ou si peu. Non, lorsqu’il sentait qu’il avait besoin de faire l’amour, il savait vers qui se tourner : récemment, Saphir, avant, Alice. Perdre Alice, cela avait été comme voir le soleil brusquement se coucher, et se retrouver plongé dans la nuit la plus noire qui soit : rideau, circulez, il n'y avait plus rien à voir, ni même pour rien à espérer. Ironiquement, sa mère lui disait sans cesse qu'elle avait toujours adoré les contes de fées, parce qu'ils finissent bien eux au moins ... Et pour ne rien vous cacher, Jackson avait fini par faire le constat amer qu'il partageait la même opinion que Chiara au final ...

    Imaginez alors à quel point son coeur pouvait battre une folle chamade dans sa poitrine, dans sa poitrine qui semblait bien trop étroite pour pouvoir contenir plus longtemps le coeur battant qu'il protégeait. Cela faisait un mal de chien au jeune homme, au niveau de ses côtés, un mal presque aussi comparable aux maux qu'il avait déjà pu ressentir auparavant, comme cette fois où, alors qu'il n'était encore qu'au lycée, il s'était fêlé deux côtes en se battant avec un joueur adverse, alors que tous deux disputaient un match de Foot Américain. Pourquoi il s'était battu ? Pour des broutilles, comme toujours à l'époque. Son adversaire avait juste insinué qu'il était étonnant qu'un sale Rital sache aligner ses deux pieds l'un après l'autre et courir tout le terrain sans trébucher. Et il avait aussi dit, alors que l'équipe de Jackson gagnait, que le match avait sûrement dû être acheté, parce que cela ne serait pas étonnant que cette équipe ai payé les arbitres, ou plutôt, que leur Capitaine Italien se soit chargé de filer un gros billet. Ouais, à l'époque, Jackson portait encore son véritable nom de famille, Millerini, et bien sûr, même le premier des crétins, preuve venait d'en être faite, pouvait capter qu'il n'était pas issu d'une famille purement Américaine. Et encore, de quoi les gens se plaignaient ils ? Le nom de famille de son père, celui qu'il aurait donc porté si Kélian avait pu reconnaître son fils, c'était O'Harahiordan ! Et pas sûr que cela serait rentré sur le maillot de Foot, au dos ! Ni une ni deux, il avait foncé sur l'autre et de fil en aiguille, avait fini par entendre un grand crac : verdict, deux côtes fêlées ! Une autre fois encore, il s'en était cassé une, au combat, et avait dû rester au campement infirmier ne serait qu'une semaine, décidant de sa propre initiative de retourner se battre, non pas parce qu'il adorait ça plus que tout, mais bel et bien parce qu'il savait que rester comme un lion en cage, enfermé sans pouvoir sortir, un jour de plus lui aurait fait péter un câble ! Revoir Alice après tout ce temps était presque un premier pas vers le Nirvana suprême, parce qu'il ne fallait pas s'en cacher, le jeune homme avait rompu plus par honnêteté et franchise, parce qu'il ne se sentait pas la force de mener un combat perdu d'avance, condamné à l'échec, que parce qu'il avait cessé d'aimer Alice.

    Il n'avait pas réfléchi, s'était positionné devant elle pour la protéger, comme on le lui avait appris lors de sa formation dans l'Armée, comme son coeur le lui dictait, parce qu'elle avait toujours eu tendance à tomber vite malade. Une épidémie de rhume ? C'était elle la première touchée ! Et alors, il l'empêchait de quitter leur lit, lui cuisinait de bons petits plats chauds, histoire qu'elle aille mieux, rester auprès d'elle lorsqu'elle le retenait par le bras et le lui demandait d'une voix faible, diminuée à la fois par la fatigue et la maladie, et il restait avec elle, se serrait contre elle, la sentait malgré tout frissonner, même si elle était enveloppée dans 3 couvertures et que son propre corps à lui était chaud. Il avait posé l'une de ses mains sur ses hanches, et sentit le doux écart d'Alice. Il n'eut même pas à se retourner et à la fixer d'un regard étonné et assez désespéré, il fallait le dire, parce qu'il était censé la protéger et elle, elle était censée rester derrière lui, en sécurité derrière le barrage naturel que formait son corps, parce qu'elle passa devant lui, frôlant le sol comme si elle flottait quelques centimètres au dessus du plancher en bois. Il resta là, sans savoir quoi dire, sans savoir quoi faire, et la suite des événements lui parvint comme à travers un rêve. Un beau ou un mauvais rêve ? Il n'aurait pas su se prononcer, tout simplement parce qu'il y avait quelque chose en lui qui grandissait chaque instant un peu plus, comme une étrange sensation, une sensation peu agréable, il fallait l'avouer. Il avait l'impression d'avoir perdu Alice et d'avoir retrouvé face à lui une jeune femme différente, si différente qu'il avait comme l'impression que ... Nan, c'était stupide ! C'était bien Alice, derrière lui tout à l'heure, devant lui maintenant ! C'était Alice ! Il n'était pas devenu fou voyons, il n'avait pas non plus oublié les traits fins et angéliques de son ex fiancée, il n'avait pas oublié ses doigts gracieux et ... Mais ses yeux ... C'était là l'élément qui le faisait douter, réellement. Il y avait dans leur lueur quelque chose de différent, il y avait dans l'attitude d'Alice quelque chose de trop différent. C'était comme si Alice était passée à travers une vie entière de changement, et qu'elle revenait différente, énormément, sans pourtant avoir vieillie plus qu'elle ne l'aurait dû. A peine sursauta-t-il de surprise en voyant les gouttes de sang perler sur le parquet de bois, à peine lâcha-t-il ce petit cri de surprise. Il était focalisé sur le sol, sentait l'odeur du sang, cette odeur qui, qui ... Des flash ... Des cris ... Des suppliques ... Et cette odeur, tenace ... Il fit un pas en arrière alors que devant lui, la chose (il ne savait toujours pas comment dire autrement) explosait dans une sorte de boule enflammée. Alors ne resta plus que le silence, alors que le coeur de Jackson battait encore à ses oreilles, que le rythme cardiaque du jeune homme diminuait peu à peu d'intensité, venant alors brisé de moins en moins souvent le silence ambiant.

    Avalant difficilement, il fallait l'avouer, sa salive, il sortit un mouchoir en tissu blanc de sa poche et s'approcha d'Alice. Il avait toujours un mouchoir en tissu sur lui, car, en tant que père d'une petite puce de 5 ans, il savait qu'on n'était jamais trop prudent et comme Jude adorait manger du chocolat, et encore plus s'en mettre partout, y compris à des endroits très étranges et décalés, il tenait à pouvoir la débarbouiller en toute occasion. Sans dire quoi que ce soit, pour le moment, il passa devant Alice, et se saisit de sa main, celle qui était blessée, avant de serrer autour de la blessure le morceau de tissu, histoire de compresser la plaie. Il releva enfin les yeux vers Alice, alors que ses craintes se trouvaient confirmés. Il n'y avait rien de commun avec avant dans les yeux de la jeune femme, il n'y avait d'ailleurs rien maintenant ... Se reculant d'un pas, il prit une grande respiration.


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MessageSujet: Re: You're The Closest To Heaven That I'll Ever Be ... {PV Aya'   Jeu 29 Oct - 9:43


(c) Moi u____u


    Ayaelle n'était sûrement pas bien placée pour juger ce qui unissait son hôte et cet homme qu'elle avait juré de protéger, elle ne connaissait rien à tout ça. Les sentiments, ce n'est pas le point fort des anges bien au contraires, ils ne sont que des marionnettes, des bon soldats obéissant à des ordres, venant d'un Dieu qu'ils n'avaient jamais vu, et pourtant ils obéissaient bêtement tels des moutons qui se suivent bêtement les uns les autres quitte à tomber de la falaise; c'était absurde et au fond d'elle même Ayaelle n'aimait pas ça, elle n'aimait pas être là à écouter sagement à remplier des missions qu'elle ne comprenait pas forcément alors qu'elle voyait les humais, capable de rire, de plaisanter, de s'énerver, d'être fatigué, d'aimer ... L'amour était le plus étrange des sentiments humain, celui qu'Ayaelle comprenait le moins. A quoi rimait cet étrange sentiment ? Aimer, pourquoi ? De ce qu'elle en avait vu; l'amour n'apportait que des larmes, elle avait était là contemplatrice de que qui arrivait à son hôte de cette amour qu'elle avait cru si force et qui s'était brisé sans qu'elle ne comprenne, si Alice n'avait pas su comprendre, je ne vous parle même pas d'Ayaelle, un homme qui aime sa fiancée n'est-il pas censé la soutenir dans ses épreuves difficiles ? N'est-il pas censé l'aimer dans la santé comme dans la maladie, dans la joie comme dans la tristesse et encore un baratin qu'on jure devant Dieu sans jamais vraiment le respecter ? C'était étrange, elle était là quand il lui a dit que c'était fini, quand tout s'est écroulé dans le cœur de ses jeunes gens, quand ce bel amour qu'ils croyaient être pour la vie s'est révélé n'être éphémère. Elle était là, quand la jeune femme est partie, quand elle a pleurer pendant plusieurs jours, elle était là parce qu'elle était responsable de ce malheur, elle n'y comprenait rien et elle a tout gâché ...

    A bien y réfléchir, avant même qu'elle ne possède son corps, Alice avait déjà tout perdu, et elle avait justement accepté parce qu'elle n'avait plus rien à perdre elle avait pensé que Dieu l'aidera, elle avait un ange en elle, ça avait peut être quelque chose de rassurant. Elle avait accepté parce qu'elle n'avait plus de travail, elle avait démissionné parce qu'elle n'avait plus le courage de venir travailler, au milieu de tous ces enfants alors qu'elle venait de perdre le sien, avant même qu'il ne voit le jour, avec cette vie, s'était ses rêves qui étaient mort, cet événement a marqué la fin de beaucoup de chose dans la vie de la jeune femme, elle a fini par croire les bruits qui couraient à son sujet, on la disait folle parce qu'elle entendait un ange lui parler et elle a fini par croire pareil, pourtant elle ne l'était pas. Pour rien au monde elle n'avait voulu se rendre à l'hôpital psychiatrique de son plein grés, et pourtant elle avait fini par le faire. Elle s'était rendue, elle s'était faite enfermer dans cette chambre où elle ne recevais la visite de personne, parce que très peu de monde était au courant qu'elle s'était faite internée. Combien de temps a t-elle passé seule dans cette chambre au murs trop blanc parce qu'elle allait trop mal, plus que folle elle était rongée par la dépression, le résultat de toutes ses pertes. Elle avait vite tout perdu. De l'amour de sa vie jusqu'à son bien être tout était resté dans les mains de Jackson, elle avait peut être trop compté sur lui pour qu'il l'aide à remonter la pente, trop compté sur cette drôle de force qu'est l'amour, mais les chose s'étaient avérée être trop difficile et aussi solide et l'amour, il craque et on se retrouve seul pour affronter les choses. Ayaelle ne savait pas pourquoi mais les choses étaient ainsi, elle ne savait pas non plus pourquoi Jackson n'avait pas eu la force de l'aider, pourquoi Alice avait dit qu'elle comprenait et pourquoi elle voulait protéger cet homme qui lui avait brisé le cœur. Au final, elle n'y comprenait vraiment rien. L'amour, ses hauts et ses bas, tout cela n'est vraiment pas pour les anges ...

    Le plus important dans tout ça, c'est qu'elle avait réussi à convaincre Alice de lui confier son corps, bien sûr elle aurait aimé que cela soit fait avec moins de larmes et moins de douleur, parce que c'est bien des choses qu'Ayaelle n'aime pas, même si encore une fois, ça la dépasse un peu, elle à trop d'estime pour l'être humain pour apprécier toute cette peine elle se sentait elle même un peu mal d'être la cause de tout ça, mais elle avait du travail, avec cette apocalypse, sa place sur terre était importante, elle avait un rôle a jouer dans cette histoire, des vies à protéger, des choses à accomplir, alors elle n'avait pas le temps de voir grandir en elle cette nouvelle découverte, ce nouveau sentiment s'étant fait une place dans son âme cette chose que l'on nomme culpabilité, elle avait du laisser ce petit bout de mal-être fleurissant en elle, s'évanouir loin dans la nature et reprendre son courage à deux mains, redevenir l'ange qu'elle était, redevenir cet être insensible qui se contente de jouer son rôle dans une histoire où son nom n'aura pas plus d'importance que celui d'un autre, quelque chose ressemblant à un combat sans gloire derrière, qu'est-ce que les anges pouvaient demander de plus que ça ? Pas grand chose sans doute ... Pourquoi se battent-il au fond ? Pour Dieu ? Parce qu'il le leur demande et qu'en retour il n'y a rien ... Encore quelque chose de bien compliqué …

    Ce qu'il l'était un peu moins pour Ayaelle c'était la situation actuelle, les démons, les fantômes, les créatures en tout genre, ce mal qui hantait et pollué la belle création du seigneur, cette belle planète censée appartenir aux Hommes, toutes ces infâmes créatures n'avaient pas leur place ici. Ayaelle ne les aimait pas du tout, ne parle t-on pas d'amour là ? Même si c'est en négatif, ne pas aimer quelqu'un c'est aussi toucher à ce drôle de sentiment qu'est l'amour non ? Ha la la, ses sentiments, pourquoi faire simple quand on peu faire compliquer, ça c'était vraiment agaçant et ce sentiment là, Ayaelle l'avait vite appris en mettant les pieds sur terres ! C'est quelque chose que l'on ressent tellement facilement … Bref, l'ange s'occupa donc à sa façon de nettoyer cette vermine de la surface de cette belle terre qu'elle admirait tant, cette terre qu'elle voulait protéger à tout prix, cette terre pour qui elle n'hésiterait pas à donner sa vie … Sous le coup du sortilège angélique d'Ayaelle l'esprit explosa dans un feu éphémère s'éteignant aussi vite qu'il avait flambé, l'esprit était maintenant là où il devait être, au repos, loin de la terre. Où ? Une bonne question à laquelle personne ne peut répondre, peut être simplement parce que derrière la lumière il n'y a pas vraiment d'ailleurs. La mort, rien de plus … Personne ne peut en témoigner.

    Jackson s'approcha d'Ayaelle pour envelopper sa main dans un mouchoir, comme pour penser la plaie qui déchirait la paume de sa main, l'ange le regardait avec un regard des plus interrogateurs, elle ne voyait pas la nécessité de cet acte vu qu'elle pouvait d'elle même soigner la blessure instantanément. Ceci dit Jackson n'était pas censé le savoir et apparemment il y avait beaucoup de chose qu'il ne devait pas comprendre, ce qui était tout à fait normal. Il signala d'ailleurs qu'il ne comprenait pas. Le regard de l'ange pris un air compatissant, un air appartenant plus à Alice qu'à elle même, comme si le corps d'Alice avait réagis tout seul, comme par habitude face à cet air d'incompréhension de Jackson. Elle le fixa quelques secondes, ne sachant pas réellement quoi répondre, surtout pas où commencer, au bout de ses quelques secondes, elle pris enfin la paroles.

    « C'est compliqué … Je n'aurais jamais du me montrer à vous, j'en suis navrée. Mais je ne pouvais pas laisser cet esprit vous faire du mal … Je l'ai promis … Je ne suis pas Alice, je pense que c'est tout ce que vous avez besoin de savoir, le reste est compliqué … Je suis vraiment désolée, si j'avais pu faire en sorte que les choses soient différentes, je l'aurait fait, croyez moi ... »

    Ces paroles étaient sans doute quasiment incompréhensible pour un humain, mais c'était typique des anges ça, toujours en train de tourner autour du mot et de rendre les choses simple « compliquées » comme le disait si bien Ayaelle, remarquez elle n'avait pas complètement tord, ce n'est pas forcément facile de faire comprendre à un humain qu'elle est en fait un ange ayant pris possession du corps de son ex fiancée, et que c'est à cause d'elle que leur couple a été brisé ...

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MessageSujet: Re: You're The Closest To Heaven That I'll Ever Be ... {PV Aya'   Ven 30 Oct - 3:33

    La première victime de la guerre, c'était l'innocence ... Cela était une vérité dure et destructrice, mais c'était une vérité qui avait le mérite d'être claire. Et pas besoin pour tous les hommes qui se battaient sous les drapeaux de leur pays de voir le film Platoon pour comprendre cela. La guerre vous fait devenir un autre, à moins qu'en réalité, elle ne fasse que faire ressurgir tout ce que vous êtes, tout ce que vous vouliez jusque là maintenir tapissé dans l'ombre, au fond de vous même. Dans ce cas là, alors pour Jack', la vie était une guerre, et le monde un champ de bataille. Il avait perdu son innocence à l'âge où d'autres de son âge jouaient encore à courir après les filles et ne voulaient toujours pas commencer à bûcher sur leurs contrôles parce que, sérieux, ce que demandent les profs, ça fait chier ... Mais avait il d'abord toujours été empli d'innocence ? Avait il toujours été aussi innocent que tous ces jeunes gens du même âge que lui ? Après tout, il n'avait même pas 3 ans qu'il avait déjà compris que la vie ne faisait jamais de cadeaux, qu'elle n'était pas belle, pas rose, qu'elle était loin d'être aussi simple qu'on voulait bien le penser. Il avait 3 ans, et savait déjà que les dessins animés étaient basés sur du rêve, qu'il était inutile de penser que dans la vie, c'était comme ça ... Les images défilaient devant ses yeux sur le poste de télévision, et comme tous, il appréciait leur vue, mais au fond de lui, sans doute ne se laissait il pas autant porter que tous les autres petits téléspectateurs ... Il avait définitivement perdu son innocence ce soir de match. De ce soir, il se souviendrait toute sa vie. Il était encore au lycée, dans sa Senior Year, vous savez, cette année où plus rien n'a d'importance, où l'on veut profiter un maximum de tout parce que l'on sait que l'année qui va venir après celle ci s'annonce bien différente, surtout parce que l'an prochain, on quitte Papa Maman (seulement Maman dans le cas de Jackson) et que l'on va crécher dans l'un de ces grands bâtiments formant cet ensemble que l'on appelle le Campus ... Ce soir là ... Aujourd'hui encore, en fermant les yeux, Jack' revoyait le cours des choses défilé devant ses yeux, et comme à chaque fois, il devait se résoudre à revoir à nouveau la scène sans pouvoir en changer la moindre chose. Il pleuvait, le terrain de foot était trempé, les joueurs glissaient dans la boue, cette boue qui tâchait leur tenue et qui s'était aussi collée sur les parcelles de leur peau nues de tout tissu. C'était sans nul doute la plus grosse averse de l'année, assez rare pour que l'on soit à deux doigts d'annuler le match. D'ailleurs, à la mi temps, les joueurs avaient été quelque peu gardés aux vestiaires, le temps que l'averse diluvienne passe quelque peu. Finalement, les joueurs étaient revenus sur le terrain, et le match avait repris. L'arbitre venait tout juste de signaler la fin du match et le coup de sifflet final avait retenti. Le grand panneau lumineux affichait le score de 35 à 48 en faveur de l'équipe de Jackson, cette équipe dont il était le Capitaine. C'était la liesse dans les tribunes, surtout parce que cela marquait la fin du premier championnat de l'année. Les tribunes étaient pleines à craquer, mais Jackson savait exactement dans quelle direction regarder pour voir sa mère et sa petite soeur frapper dans leurs mains pour se joindre aux applaudissement. Ils venaient de remporter le championnat ... C'était formidable, génial même mais rien ne devait exactement resté figé dans la mémoire du jeune homme comme un jour de joie et de fête. Il tenait encore le ballon dans ses mains et avait ôté son casque, pour se joindre au regroupement des joueurs de son équipe et de son coach. Il avait tourné la tête moins de 30 secondes avant de finalement regarder de nouveau en direction de sa mère et de sa soeur. Il ne l'avait plus vu, et avait entendu un cri commun de peur, celui d'une partie de la foule. Il avait tout laissé tomber, casque et ballon, et avait couru vers elle. Il avait glissé dans la boue, s'était relevé, était enfin arrivé à sa hauteur et l'avait tenu dans ses bras. Elle était partie si vite après. De ce match, personne n'avait retenu le score, sauf les annuaires sportifs. De ce match, tous avaient retenus l'image d'un grand gaillard de même pas encore 18 ans, couvert de boue, un sillon de larmes sur le visage, tenant fermement sa mère contre lui, sa mère encore si jeune pour mourir ... De ce match, tous avaient retenu ce visage marqué par tant de souffrance, ces yeux et cette pâleur affolante, alors que Jack' n'avait que 17 ans ...

    Il avait pensé qu'un jour, la vie le laisserait en paix, qu'elle comprendrait qu'elle l'avait bien assez éprouvé, mais il s'était trompé. La vie ne lâche jamais, et au final, c'est toujours elle qui l'emporte sur vous. Cela servait il réellement à sans cesse vouloir se raccrocher à ce qui vous filait depuis déjà bien longtemps entre les doigts ? Cela avait il un sens de ne pas vouloir perdre pied alors que le fond du bassin était déjà hors de portée ? ... Il avait baissé les bras trop vite avec Alice, aujourd'hui encore, il s'en maudissait. Mais il était humain, empli de complexité et de contradictions ... Il avait refusé d'abandonner lorsqu'il l'aurait pourtant fallu, alors qu'il avait refusé de stopper des massages cardiaques qui ne servaient plus à rien puisque le coeur de sa mère s'était arrêté et que rien ni personne ne pouvait le faire repartir, et il avait abandonné alors qu'il restait sans doute encore de l'espoir. Pourquoi avait il fait ça ? Il s'était convaincu que c'était mieux ainsi pour elle, mais était ce réellement la vérité ? Avait il tenté d'en parler avec elle, de l'emmener voir un spécialiste comme on dit ? Non, pas plus que cela, parce qu'il détestait tous ces professionnels dont la fonction comportant le préfixe psy. Ils ne savaient rien de leurs vies, ils se permettaient de juger et de donner des conseils ... Lorsque sa mère était morte, le lycée l'avait obligé à consulter. Rien n'en était ressorti, rien du tout. Lorsqu'il avait été rapatrié du Front, après avoir survécu à la boucherie, l'Etat Major l'avait fait passé devant un colloque de psy. Combien de ces hommes avaient un jour été réellement sur le terrain ? Aucun ... Aucun, c'était tous des planqués qui lui disaient de cesser de se culpabiliser ! Est ce qu'ils se sentaient coupables, eux, de se tenir sans cesse loin des combats, de ne même pas savoir ce que l'on ressent lorsque les balles vous sifflent aux oreilles, lorsque vous ne sentez plus vos jambes et qu'un de vos compagnons d'armes vient de s'abattre sur vous, inanimé à jamais et encore chaud, que son sang vous coule sur l'uniforme ? Il voulait épargner la visite d'un psy à Alice, parce qu'il les connaissait, parce qu'il la connaissait. Ils ne feraient que la broyer, et il ne voulait pas de cela, pas pour elle. Elle méritait de vivre heureuse, et ... Et il avait simplement la sensation qu'elle ne pourrait jamais trouver cela auprès de lui. Alice était douce, généreuse, simplement parfaite, sachant toujours quand il allait mal, venant derrière lui passer ses bras autour de sa taille et poser sa tête contre son dos, lui rappelant qu'elle était là, qu'il pouvait compter sur elle. Elle avait été là, pour toujours et à jamais à partir du moment où ils s'étaient rencontrés, et lui l'avait laissé alors que c'était à elle d'avoir besoin de lui. Il avait tenu, autant qu'il l'avait pu, mais peu à peu, Alice cessait de sourire, cessait d'avoir ce sourire qui lui chamboulait le coeur à chaque fois. Elle cessait de dormir comme un bébé la nuit et il devenait de moins en moins rare qu'en se réveillant d'un mauvais rêve, le jeune homme ne la trouve plus à ses côtés. Elle s'agitait dans son sommeil, refusait, alors qu'elle dormait toujours, de le laisser la serrer dans ses bras, le repoussant du plat de ces petites mains. Il savait qu'elle n'en avait pas conscience, qu'elle continuait à dormir, mais c'était dur, trop dur pour lui. Il ne savait plus quoi dire, plus quoi faire. Lorsqu'il avait pris sa décision de la demander en mariage, jamais il n'avait pensé qu'il serait celui qui en viendrait à briser ce futur voeu, cette future promesse, celle qui faisait les époux se jurer amour, soutien et fidélité jusqu'à ce que la mort les sépare. Lorsqu'il avait rompu, il lui avait dit qu'il souhaitait lui permettre de réellement trouver le bonheur. Il la libérait en quelque sorte de cette charge qu'elle avait voulu prendre seule sur ses épaules, et qu'il lui avait laissé sans même comprendre que c'était trop lourd pour elle, qu'elle ne viendrait jamais à bout de la vie sans s'effondrer avant sous le poids trop lourd à porter.

    C'était donc ça la vie, naître pour finalement mourir, plus ou moins rapidement, après en avoir bavé tout le long du chemin ? Ils pouvaient se la garder leur vie ! C'était l'une des raisons qui faisaient que le jeune homme ne croyait pas en Dieu, parce que si celui existait, et bien c'était un bel enfoiré qui laissait tous ses enfants croupir dans les eaux putrides de la vie, qui leur enfonçait la tête dans la boue dès qu'il le pouvait, qui s'amusait à jouer avec eux comme avec des poupées vaudoues, qui les ménageait pour mieux les achever encore une fois, sans que cela ne devienne cependant jamais la fois de trop tant qu'il n'aurait pas eu pitié d'eux et qu'il n'aurait pas décidé d'achever certains d'entre eux, mettant ainsi fin à leurs peines et à leurs souffrances. La vie était une salope, jusqu'à ce que l'on meurt. Et Dieu devait vachement s'éclater à faire mumuse comme un gosse de 5 ans s'amuse à démantibuler tous ses jouets. Il avait franchement rien de mieux à faire ! Son monde, il l'avait raté, et il s'en éclatait ?! Jack' ne se prétendait pas mieux que tous les autres humains, lui aussi, s'il était fils d'Adam et Eve se trouvait être un bel enfant de salops ! Quelle connerie que la vie ! ... On tient tout juste à cause des quelques bons moments de si ce là. Jack' était ainsi, éprouvé par ce destin en dents de scie, fatigué et malade de vivre en permanence comme dans un wagonnet de montagne Russe. Il y avait des hauts et des bas très bas. Sans doute la vie s'était elle vengée de lui ? Elle lui avait offert sur un plateau la belle et merveilleuse Alice, et parce qu'il n'avait pas su être là pour elle comme il aurait pourtant dû l'être, parce qu'il avait lâchement été incapable de mettre de côté tous ces problèmes à lui, parce qu'il n'avait pas su cesser d'être aussi usé, elle la lui avait repris. C'était sans nul doute un truc dans le genre, le truc bien typique que seule la vie pouvait faire. Il ne comprenait rien à la vie au final, n'avait jamais rien compris, pas plus qu'il ne comprenait ce qui se passait, ce qui s'était passé, là, juste là, à l'instant, devant ses yeux ... Le regard que lui renvoya Alice, ou qui qu'elle soit, le laissa au bord du gouffre. Et s'il s'était trompé, si c'était au final réellement elle, et qu'elle avait simplement changé ? Après tout, c'était possible. Il avait plus changé en une semaine sur le Front qu'il n'aurait pu changer en 10 ans loin de la bataille. Et il y avait tant de semaines écoulées depuis qu'ils s'étaient vus pour la dernière fois ... Il était en arrêt, était incapable de bouger, et même presque de respirer. Il ne laissa à nouveau un air neuf entré dans ses poumons que lorsqu'Alice prit la parole, pour lui répondre. Et il ne saisit rien, rien de plus ... Il en était au même point, perdu, comme dérivant au milieu d'un océan sans savoir s'il allait atteindre le rivage avant de couler et de se noyer. C'était tellement étrange et tout à la fois vivifiant d'entendre à nouveau la voix d'Alice, même si celle ci avait un petit quelque chose plus grave, plus solennel, que les envolées passées d'Alice n'avaient semble-t-il plus leur place. Il y avait une touche de sérieux aussi, troublant le jeune homme, trop pour qu'il pense à réagir comme tout jeune homme censé, c'est à dire en secouant la tête et en demandant à ce que l'on cesse de se moquer de lui et de jouer avec sa raison. C'était étrange d'entendre parler Alice comme si quelqu'un d'autre occupait son corps, comme si ...


    « Oui ... Les choses sont jamais faciles dans la vie ... Et tout est ... Tellement compliqué dans la vie ! ... Mais je m'en fous ! Je m'en fous complètement de savoir que ça va une nouvelle fois encore plus me paumer, et qu'est ce que ça peut faire après tout ?! Je suis un soldat, je suis pas censé reculer devant ... Devant tout ...
    Alors expliquez moi ... C'est vrai, ma vie pourra pas être plus incompréhensible qu'elle ne l'ai déjà, j'ai rien à perdre, peut être rien à gagner non plus remarquez mais ... Expliquez moi, je veux savoir, je veux comprendre parce que ... Cazzo ! Parce que pour une fois, il semble que quelqu'un puisse au moins m'expliquer les choses au lieu que je cherche par moi même des réponses, au lieu que je me perdes à nouveau ! Ma mère ... Ma mère m'a dit la même chose, dans un dernier souffle, juste avant de mourir, qu'elle était désolée, qu'elle aurait tellement voulu me le dire, faire en sorte que ce soit différent, qu'elle puisse ... Qu'elle puisse faire quelque chose pour survivre ... Et j'ai pas pu lui poser toutes les questions que je voulais, et j'ai même pas pu lui dire au revoir ! J'ai même pas pu lui dire que je l'aimais, qu'elle était tout pour moi, que je la remerciais d'avoir réussi à me guider jusque là ! J'ai encore moins pu dire à mon père que je l'aimais, que j'étais fier d'être son fils, que j'aurais tellement voulu qu'on se prenne la tête, qu'on partage une relation père/fils des plus horribles, simplement parce que même ça, ça aurait signifié qu'il était là auprès de moi !
    Alors, expliquez moi ... Je suis juste un ... Je suis juste un orphelin qui n'a jamais eu de père, qui a vu mourir sa mère dans ses bras, qui a pris les armes pour foncer vers la mort yeux grands ouverts sans comprendre que j'allais réellement voir que je pouvais vivre pire comme vie ... J'ai perdu mon père, j'ai perdu ma mère, j'ai perdu tous ces gosses qui étaient sous mes ordres, j'ai perdu Alice aussi, mais vous êtes là, devant moi, je veux dire, elle ... Vous ...
    Expliquez moi ... Parce que je veux comprendre ne serait ce qu'un truc dans ma vie ... Je veux comprendre pourquoi j'ai perdu cette magnifique jeune femme, cette jeune femme que j'aimais tant ... Cette jeune femme que j'étais prêt à épouser, à qui je voulais tant donner tout ce qu'elle souhaitait ... Expliquez moi, je veux comprendre ... »


    Il s'était approché d'Alice, peu à peu. Il n'avait pas pu résister à la tentation de caresser doucement sa joue, comme il l'avait fait tant de fois avant. Un geste qui lui manquait, tant et tant ... Mais Alice ne bougeait pas, ne réagissait pas ... Il avait besoin de réponses, ne pouvait elle pas comprendre ?!!! Posant chacune de ses mains autour des bras de la jeune femme, il la secoua quelque peu, serrant d'un coup la mâchoire. Cela faisait mal, un mal de chien, mais ... Sa voix se durcit, alors qu'il lui demandait, non, lui criait que lui expliquer, ses dents jointes et serrées comme jamais dans sa mâchoire. Ses mots, « EXPLIQUEZ MOI !! », retentirent dans tout le magasin, scindant le silence ... Réalisant qu'il serrait sans doute trop fort Alice, il se recula, effrayé par cet excès de violence. C'était justement l'une des raisons qui ... Il n'avait pas voulu que ... Pas plus aujourd'hui qu'hier. Pas plus aujourd'hui qu'hier ...

    « Je ... Je voulais pas ... »
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Pepper J. Sparrow


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MessageSujet: Re: You're The Closest To Heaven That I'll Ever Be ... {PV Aya'   Sam 31 Oct - 4:06

    Comprendre ... C'était souvent difficile trop difficile, pour le commun des mortels tout comme pour les anges. Les humains ne comprenaient pas pourquoi la vie s'acharnait sur eux, pourquoi c'était si difficile de vivre, pourquoi vivre pour mourir ? Y a t-il une façon de vaincre cette vanité affolante qui malheureusement est partout autour d'eux ? Pourquoi le ciel leur donne la vie si c'est pour la reprendre au bout d'un certain nombre d'années ? Une grande question à laquelle la religion ne peut sans soute pas répondre. Ayaelle ce qu'elle en pense c'est que c'est la décision de Dieux et qu'elle ne doit pas être contester. La vie était interminable pour les anges, à moins de se faire tuer, ils vivaient l'éternité, pour ça part Ayaelle était « née » depuis plus de deux milles ans, elle était vieille et elle avait beaucoup observé l'humanité, elle avait à de nombreuses reprises constaté que l'humain cherchait une réponse, l'être humain cherchait la vie éternelle. Ho, l'être humain était comme ça, toujours à vouloir défier les lois, changer les choses qui sont pourtant encrées bien profondément dans les racines même de ce monde. Ceci dit, l'immortalité était contre nature et le monde à vu naitre des êtres immortels, vampires ou autres créatures polluant la planète que Dieu avait créée si pure. Ce qu'Ayaelle pensait de ces créatures c'est qu'elle étaient une perversion de l'humanité, de la création de son père, mais avant d'être monstres, ils étaient humains alors peut être faudrait il simplement leur rendre cette humanité perdue et les choses seraient plus simples. Mais ce n'était peut être pas quelque chose de possible pour les anges. Et peut être qu'au fond les humains n'avaient pas besoin de monstres pour être victime de perversion, la religion suffit, combien de litre de sang ont coulés pour honorer Dieu ? Ayaelle avait assisté aux massacres en tout temps, ces hommes qui croyaient tués au nom de Dieu mais qui ne tuaient que pour prouver leur puissance, ils sont censés être tous fils d'Adam et Ève, alors qui sont il pour décidait que l'homme blanc est le seul à posséder une âme ? Encore une des nombreuses chose qu'Ayaelle ne comprenait pas, elle est restée longtemps insensible face aux massacres de l'humanité, elle a vue la discrimination raciale, elle a vu les massacres pour un peu de terre gagnée, elle a vu les massacres pour une histoire de religion, mais la religion est la même partout, ce qui diffère c'est uniquement son nom, mais elles sont toutes plus ou moins identiques, seuls les hommes ont modifiés les choses, la base reste la même, les hommes ont juste modifié les choses pour en faire un nouveau sujet de guerre, un nouvel forme de raciste, de la même façon que les espagnols ont tués les indiens d'Amérique, Hitler à tué les juifs. Ils étaient juste humains et pourtant ils ont fait plus de mal en peu de temps, que les démon en de décennies ! Les hommes parfois ne valait pas plus que les démons et pourtant ils étaient les créatures de Dieu cette création aux allures de perfection et même si certains d'entre eux étaient juste horrible, les autres ne l'étaient pas forcément et se sont ses Hommes là que notre Ange admirait. Des hommes comme Jackson qui vivent l'horreur mais se battent pour se relever, ses hommes qui ne comprennent pas pourquoi la vie s'acharne sur eux mais qui n'abandonne pas pour autant.

    Ces hommes là étaient pourtant de ceux qui ne croient plus en Dieu depuis longtemps, Jackson n'y croyait pas et ça Ayaelle le savait, mais qu'importe il avait du mérite et à ces yeux c'était ça le plus important, il ne croyait pas en Dieu et pourtant il avait été sur le point d'épouser la fille qu'un paroissien et oui la belle Alice croyait dur comme fer en Dieu parce que son père était le paroissien de l'église d'Ellington il y a déjà quelques longues années, ceci dit, il est mort avant même que sa fille n'atteigne la majorité à quelques mois près seulement, la jeune femme s'était retrouvée bien seule elle était fille unique et sa mère était morte en la mettant au monde ceci dit elle s'était toujours battu du mieux qu'elle pouvait et n'avais jamais cessé de croire en Dieu, malgré ce qu'elle vivait elle a garder la foi. Et puis le destin avait mis Jackson sur sa route, cet homme ne croyant pas une seule seconde en l'existence d'un Dieu mais ils se sont quand même aimé, et ont quand même après à vivre ensemble et personne ne s'est jamais plaint des habitudes de l'autre, Alice avait tendance à prier avant chaque repas, à aller à l'église tout les dimanches à faire énormément de bénévolat ou autre truc dans le genre et dés qu'elle allait mal elle venait à l'église et pouvait y passer des heures entières juste pour apprécier le calme qui régnait dans la petite église de la ville fut un temps elle avait même entrepris un pèlerinage mais avait laissé tombé parce qu'elle n'en avait pas les moyens financiers et que si un jour elle venait en France elle choisirait la belle Provence avec ses villes comme Avignon ou Cassis plutôt que Lourdes ! En tout cas, Alice rêvait de partir en France et si elle s'était mariée elle aurait sans doute supplié Jackson pour qu'il l'emmène passer leur lune de miel en France ! Tout ça pour dire que Malgré leurs différences les humains sont capables de s'aimer alors pourquoi l'histoire est elle faite de guerre ? Encore quelque chose que notre Ange ne comprend pas .

    Pour ce qui est des incompréhensions de Jackson, elle ne savait pas quoi dire de plus que « c'est compliqué » sans doute parce qu'elle était elle même touchée par une drôle de sensation, quelque chose qui ne lui appartenait pas, quelque chose qui n'était pas à elle, mais en elle, dans ce corps qu'elle habitait pour naviguer parmi les humains, elle ressentait comme une pression dans le cœur battant trop rapidement dans la poitrine d'Alice, cette jeune femme qui voudrait sans doute pouvoir être libre en cet instant, elle voudrait profiter de ce moment pour retrouver l'homme dont elle était toujours amoureuse, mais Ayaelle n'avait pas la possibilité de la laissait faire et de toute façon, même si elle avait pu, elle aurait du très vite reprendre le contrôle de ce corps, ne serait-ce que pour la sécurité de la jeune femme. Même si elle n'aurait rien su des plans et des mission de l'ange en elle, elle aurait été la proie des démons ils auraient voulu mettre la main sur elle pour savoir ce qu'elle ignorait mais qui était enfouie tout au fond d'elle comme un souvenir trop vieux que le temps aurait effacé. L'ange sentit la douleur dans le cœur d'Alice s'intensifier au contact de la main de Jackson sur sa joue, elle ne comprenait elle même pas cette drôle de sensation en elle et ça personne ne pourrait le lui expliquer à elle … Ayaelle écouta la longue tirade de Jackson, sans bouger le moindre cil, sans montrer la moindre émotion l'ange ne ressentait rien, ce qui était normal, au bout d'un moment par contre elle sentit qu'on la secouait comme un pommier, mais l'étreinte aussi forte soit elle ne pouvait même pas abîmer le corps d'Alice pas plus que la plaie déjà refermée qu'elle avait faite dans sa main. L'air sur le visage de l'ange ne changea pas, en tout cas, pas avant qu'elle ne sente un liquide couler le long de sa joue, ça faisait décidément beaucoup de choses qu'elle ne comprenait pas ! Les choses en deux mille trois ans, avaient étaient moins compliquées qu'en l'espace de quelques secondes. De ses doigts fins elle essuya ce qui s'avéra être une larme, mais elle n'avait pas la capacité de pleurer, ce n'était pas elle, sans doute juste une réaction de son hôte, de se cœur douloureux battant à s'en rompre l'aorte. Ayaelle recula d'un pas presque apeurée par tout ça, presque parce que la peur faisait partie des nombreuses chose qu'elle ne connaissait pas.

    « Je … je suis désolée. Je suis pas celle que vous pensez que je suis … Je suis, un ange et je dois ... »

    Elle leva la main pour montrer d'un geste hésitant la sortie du magasin, façon de dire qu'elle devait partir, bien qu'elle n'eut ni besoin de le dire ni besoin de prendre la porte pour partir, en plus elle venait de dire qu'elle était un ange ce qui allait sans doute valoir encore plus d'incompréhension à ce pauvre homme, quelques secondes suffirent cependant pour que l'ange redevienne ange et laisse tomber cette drôle d'hésitation pour simplement redevenir de marbre.

    « Vous ne croyez pas en Dieu et je ne peux pas vous le reprocher, mais tâchez au moins de me croire plus que vous n'avez cru cette pauvre femme quand elle disait entendre des voix, elle n'était pas folle, c'était moi … Pour la suite de la dégradation de son état, je n'y suis pour rien. C'est elle qui m'a donnez l'autorisation d'utiliser son corps pour me joindre au commun des mortels et remplir ma mission. Ceci dit, en retour elle m'a fait promettre de veillez sur vous. Je ne peux pas vous donner plus d'explications, j'en suis véritablement désolée ... »

    Que pouvait elle dire de plus après tout ? Pas grand chose. Juste la vérité et rien que la vérité, elle aurait pu lever la main droite pour le jurer devant dieu, mais vu sa condition d'ange, même sans le geste, c'était le jurer devant Dieu. On ne ment pas quand on est un ange de Dieu, enfin en principe, il y a parfois quelques petites dérogations à la règle....

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MessageSujet: Re: You're The Closest To Heaven That I'll Ever Be ... {PV Aya'   Dim 1 Nov - 3:58

    Le bonheur, c'était à peu près derrière ce que tout le monde courait, n'est ce pas ? A croire que l'être humain était ainsi, il était né dans la boue, voulait s'en sortir pour ne pas y piétiner toute sa vie. Mais le fait était que très peu y parvenaient, simplement parce que les hommes pensaient qu'il n'y avait pas de place pour tout le monde, que tout le monde ne méritait pas de vivre heureux et de mourir en paix, soulagé. Alors, les hommes se tapaient sur la tronche, sans cesse, parce que c'était la seule solution qu'ils avaient trouvés pour réduire le nombre de rivaux, pour faire mal, pour conforter leur égo et se dire que, décidément pas, nan, tous ne boxaient pas dans la même catégorie. Certains ne méritaient alors vraiment pas d'être heureux ? Il n'y avait rien de génial et de gratifiant de bouffer de la boue à longueur de temps, de s'y noyer, de s'y faire enfoncer la tête. Et malheureusement, ceux qui se tenaient loin du conflit étaient bien souvent rattrapés, comme si on les accusait de ne pas se battre, de filouter pour obtenir leur part de bonheur. Au final, combien de gens sur cette terre étaient heureux ? Pourquoi aucun d'eux ne comprenait que ce n'était pas en se bouffant les uns les autres qu'on parviendrait à quelque chose de mieux ? Tous semblaient se contenter de peu, de très peu, comme si vivre dans une situation moins pire qu'avant était suffisant ... Comme tout le monde, Jackson aussi aspirait au bonheur, plus que beaucoup d'autres sans doute. Il savait qu'il pouvait de toute façon difficilement connaître pire, mais il avait pris conscience que malgré tout, il était encore possible pour lui de toucher un peu plus le fond. Il l'avait compris tardivement, comparé aux nombres des années qu'il avait passé en se disant que ce ne pourrait jamais être pire. Car oui, définitivement, il y avait pire que de naître sans père, que de n'avoir jamais eu l'amour de ses grands parents, d'avoir compris que sa mère ne se remettrait jamais de la mort de votre père même si elle avait beau multiplier les mariages sans que cela ne change quoi que ce soit. Il y avait pire que de perdre sa mère à à peine 35 ans, devant tant de monde, alors même que vous n'étiez encore qu'un gosse qui n'avait rien vu venir et qui n'avait rien demandé. Ce bonheur, il avait commencé à en voir la couleur peu avant de s'engager, en rencontrant sa cousine, Lou, qu'il ne connaissait pas. Il avait vu une palette un peu plus élargie en rentrant du Front, en tenant pour la première fois sa fille encore bébé dans ses bras, sa petite puce se tortillant comme un poisson hors de l'eau dans ses bras qui tenaient quelques jours avant le corps de l'un des soldats qu'il dirigeait et qu'il avait perdu dans ce carnage géant. Ce bonheur, il en avait senti le goût acidulé et sucré sur le bout de la langue en embrassant pour la première fois Alice.

    Comme l'amour pouvait être à la fois simple et compliqué, fait de lignes droites et de nombreux virages serrés, ensoleillé et ténébreux, apaisant et déchirant ... C'était cela et bien encore, sans aucun doute, qui donnait tant d'éclat et de passion à ce sentiment qu'est l'Amour, à ce mot qui ne claque pas sous la langue et qui sort de nos lèvres doucement, dans un souffle le plus souvent. Auprès d'Alice, il avait tout connu, la joie comme la peine, le bonheur comme le malheur. Très peu de gens voyaient les deux facettes sans cesse parallèles mais complémentaires de tout ce qui faisait l'amour, deux facettes sans cesse tellement différentes mais chacune incroyable et puissante. Il s'était lancé tout entier dans leur histoire, tout entier ... Ou peut être pas finalement, peut être pas ... Il avait gardé pour lui certaines choses, comme en voulant les enfermer à double tour quelque part, à clef, près de son coeur ou au fond de son âme, il ne savait pas, il ne savait plus. Tout ce qu'il comprenait, c'est qu'en ayant simplement voulu protéger Alice, en lui épargnant toutes ces choses qu'elle n'avait pas connu et qu'il espérait tant qu'elle ne connaisse jamais, en ayant voulu la protéger, elle qui lui semblait être un petit oiseau trop tôt tombé du nid, il l'avait tenu loin d'une partie de ce qui le constituait entièrement. Il avait refusé d'accepter qu'elle puisse elle aussi continuer à traverser des périodes de turbulences extrêmes, tout simplement parce qu'il trouvait ça tout simplement injuste. Elle avait déjà souffert, elle qui, comme lui, n'avait jamais pu que grandir sur un pied, alors que personne ne lui fournissait réellement de béquille sur laquelle s'appuyer. Elle avait perdu sa mère à sa naissance, lui avait perdu son père avant même de naître, plusieurs mois avant de naître même. Elle avait perdu son père, le seul de ses deux parents lui restant, avant même de passer le cap des 18 ans. Il avait perdu sa mère à 17 ans et quelques mois seulement, lui aussi avant de devenir finir le lycée. Ils avaient un parcours commun, des blessures semblables, mais ils ignoraient tout cela en se rencontrant. Ils avaient appris à se connaître, avaient appris l'un de l'autre, et c'était tout simplement parfait, jusqu'à ce qu'Alice commence à faire des cauchemars la nuit, jusqu'à ce qu'elle dise entendre des voix. Il avait voulu fermer les yeux, se dire que cela lui passerait, que cela ne pouvait être qu'éphémère, que cela ne durerait pas. Mais il avait voulu prétendre ce qui n'était pas, il avait voulu se convaincre d'un mensonge, et c'est bien connu, on ne peut être heureux à partir du moment où l'on vit ne serait ce qu'un peu dans le mensonge. Pas besoin d'avoir eu des cours de philo pour le comprendre. Comment pourrions nous être heureux dans de l'artificiel, en se tenant loin de la réalité, en fermant les yeux sur le monde et les événements ?

    Et c'était à cet instant là, lorsqu'en rouvrant les yeux, il avait découvert que la distance entre eux était trop imposante, trop grande, signifiant déjà la fin de ce qui avait été une formidable histoire d'amour, qu'il avait pris la décision de ne pas faire sombrer plus longtemps leur couple. Il ne pouvait pas la retenir encore auprès de lui, parce qu'égoïstement il aurait voulu qu'ils continuent encore un peu à marcher l'un à côté de l'autre, alors que déjà ils ne se tenaient plus la main que par habitude. Il ne pouvait pas laisser la porte de cette cage dorée se refermer peu à peu encore plus longtemps autour de ce petit oisillon. Il se devait de lui rendre sa liberté. Il se devait d'accepter le fait qu'il n'était pas l'homme qu'il voulait tant être, qu'il ne pouvait finalement pas porter sur ces épaules le poids du monde, le poids de son passé, et le poids si lourd de celui d'Alice. Il voulait penser à elles, elles, Alice et Jude, leur offrir la meilleure vie qui soit. Alice devenait de plus en plus pâle, était de plus en plus fatiguée. Parfois, la nuit, elle frissonnait et venait se serrer tout contre lui, et le jeune homme ne pouvait que sentir la peau froide et glaciale de la jeune femme contre lui. Il la serrait alors fort, pour la réchauffer, pour qu'elle ne meurt pas de froid, pas tant qu'elle serrait dans ses bras. Leurs baisers n'étaient plus ce qu'ils étaient, ils ne faisaient plus que faire s'effleurer leurs lèvres. Leurs étreintes avaient perdu en fréquence et en passion. Jude avait besoin d'une femme auprès d'elle, d'une femme en couple avec son père, d'une femme que son père aimait encore aussi fort qu'au premier jour, et malheureusement, Alice ne semblait plus être cette femme, parce que Jack' l'avait perdu, sans rien faire. Lui qui avait connu tant d'hommes se succédant dans la vie de sa mère sans jamais trouver en aucun d'entre eux un père savait qu'il refuserait toujours de faire vivre pareille expérience à sa fille. La situation avait sans cesse été différente, et il estimait que c'était tout de même là une victoire. Il avait aimé de tout son coeur, de toutes ses forces Alice, et jamais il n'avait décidé de la demander en mariage sur un coup de tête. Certes, il n'avait pas réfléchi des jours et des jours avant de se décider, mais cela ne lui était pas venu comme une envie d'aller aux petits coins. Il avait décidé de partir, sans plus faire durer la torture, et réalisait maintenant qu'il y avait tant de choses qu'il n'avait pas eu le temps de faire, tant de choses qu'il avait voulu dire et qu'il avait tu ... Et devant Alice, ou qui qu'elle fut maintenant, le flot de douleur et de tristesse se déversa sans qu'il ne puisse réguler la moindre chose. Devant lui, elle, elle restait stoïque, de marbre, ne bougeant pas, et le jeune homme se demanda même pendant un moment si elle n'avait pas clanchée, un truc dans le genre. Sa cage thoracique bougeait à peine, respirait elle ou avait elle au contraire cessée de le faire ?! Etait ce ça qui le fit en partir se saisir de ses bras et la secouer ? Il ne savait plus rien en ce moment ... Se reculant, réalisant ce qu'il faisait, il vit couler sur l'une des joues d'Alice une larme solitaire, et cela lui brisa le coeur. Il l'avait fait pleurer, la dernière chose qu'il voulait, elle qui était mille fois plus belle lorsqu'un sourire illuminait son visage, elle qui était déjà splendide. Elle se recula d'un pas, troublée, visiblement, après avoir essuyé délicatement sa larme. Elle devait ... ? Partir ? Fuir ? Courir loin de lui ? Elle était ... Un ange, réellement ? ... Il n'avait pas vraiment été élevé dans la religion catholique, et préférait de loin se mettre à rêver en pensant aux mythes celtes et nordiques, lui qui était tout de même pour moitié Irlandais. Les anges ... Ils étaient assez proches des Valkyries, nan ? Vous savez, ces femmes qui descendent sur terre récupérer l'âme des guerriers tombés au combat ? Sa mère lui disait souvent que Kélian était avec elle, plutôt que de lui dire que désormais, il vivait avec les anges.

    La jeune femme redevint maîtresse d'elle même, cessa de paraître troublée et chamboulée, retrouva ce caractère neutre qui reprit sa place partout chez elle. Son visage perdit ces quelques plissures et redevint lisse comme la soie. Il en était sûre, s'il touchait de nouveau des doigts la peau de la jeune femme, il se souviendrait de ce toucher si doux et soyeux, cette peau où il avait tant posé ses lèvres, cette peau qui sentait si bon ... Ne cherchant même pas à garder maîtrise de son corps, il se laissa glisser contre le rayon le plus proche, se moquant bien de savoir s'il n'allait pas s'enfoncer quelques échardes du parquet en mauvais état dans les fesses, se moquant bien de savoir qu'après, son Jeans serait tout sale. Après tout, c'était lui qui faisait la lessive, et c'était ses fesses à lui. Il n'avait pas voulu croire Alice ... Il n'avait pas voulu croire Alice ! Cette ... Ange, c'est bien ainsi qu'elle s'était qualifiée ? Cette ange avait raison, cet ange qui ne connaissait rien de lui, ou alors qui le connaissait si bien ... Il ne savait rien de l'organisation de ces machins là, de ce truc, de la religion. Peut être y avait il des milliards de livres entre les mains de plusieurs, des livres retraçant la vie de chaque homme, où l'on notait les moindres détails de ce qui faisait la vie d'une personne ... Peut être ... Il ne sentit pas couler ses larmes, jusqu'à ce qu'un goût salé pénètre sa bouche légèrement entrouverte. Relevant alors les yeux vers cette ange, il posa la question fatidique.


    « Pourquoi elle ? ...
    Pourquoi elle et pas quelqu'un d'autre ? Il y a des milliards d'êtres humains sur cette terre, des milliards ... Alors pourquoi elle ? Parce que je n'ai pas su l'aimer à sa juste valeur, parce que je l'ai laissé se perdre sans rien faire, parce que je n'étais pas assez doué pour l'écouter et la consoler, parce que je ne l'aimais pas assez fort, parce que je ne lui disais pas assez souvent ? ... »


    C'était ... C'était terriblement dur d'accepter cela. Il ne croyait pas en la religion, ne savait même pas comment tout cela fonctionnait, mais en toute logique, il avait perdu pour de bon Alice, n'est ce pas, si désormais dans son corps vivait une autre qu'elle ... Il l'avait laissée se perdre, sans rien faire ... Il ne pleurait pas facilement, mais là ... Il s'était juré de ne plus jamais perdre qui que ce soit, pas après avoir vu mourir dans ses bras sa mère, pas après avoir vu tous ces gosses mourir sans comprendre ce qui leur arrivait alors qu'au contraire certains d'entre eux avaient agonisé des heures, le temps qu'on les trouve ...

    « Tout ça, c'est ma faute ... Je l'ai laissée partir comme je les ai laissé partir eux ... »
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MessageSujet: Re: You're The Closest To Heaven That I'll Ever Be ... {PV Aya'   Lun 2 Nov - 7:31

    La religion, qu'était-elle aujourd'hui si ce n'est une bonne raison de discrimination ? Pas grand chose sans doute, les gens commençaient sans doute à désespérer, à penser que plus personne ne pouvait les aider parce qu'ils étaient tout simplement tombé trop bas pour ça et qu'on a beau se dire qu'on se relèvera tôt ou tard, un jour on touche le fond et il n'y a plus rien à faire et ce n'est pas la peine de conter sur une quelconque entité, un quelconque Dieu capable de venir nous sauver, parce qu'il ne viendra pas, il n'intervient pas dans ce monde, il ne bouge pas pour tendre la main à sa propre création, mais si ce n'est pas lui qui le fera ? Personne. Les humains ont un cœur, un cerveau, une conscience et pourtant la plupart d'entre eux s'en servent mal. La conscience humaine est censée les amener à s'entraider, à se donner la main dans les moment dur mais non. Au contraire ils se détruisent comme si la vie était censée être un combat perpétuel les humains se détruisent. Pourquoi ? Sans doute parce qu'il y a en ce monde plus de vices que de vertus parce que là haut on ne bouge pas, alors qu'en bas, ils veulent tous rejoindre la terre. Ils la pollue par leurs vices et là haut, on laisse faire. Ayaelle ne comprenait pas non plus se fonctionnement mais en revanche, elle savait que pour son bien elle devait respecter les règles et les ordres du paradis, c'était ainsi, ni elle ni personne ne pourrait y changer quelque chose. Alors elle s'était toujours contenter de se taire et d'observer encore et toujours au fil des siècles, au fil des deux millénaires qu'elle a connu. Observer pour voir quoi ? La désolation et la déchéance, ce n'était pas très glorieux, elle avait vu des massacres sanglant, sans pouvoir rien changer, elle avait vu plus de peine qu'une seule vie humaine ne peut connaître, elle avait aussi le bonheur bien sûr, des fois parmi l'horreur et la noirceur, un peu de lumière venait s'installer, mais c'était peu comparé au reste, elle avait bien sûr assister à cette vanité qu'était la vie humaine. Ce n'était qu'éphémère à ses yeux et pourtant malgré la vanité, malgré cette fin inéluctable que connait la vie, malgré le malheur et la souffrance, elle trouvait ça beau. Parce qu'au final ne faut il pas mieux voir à peine une centaine d'années où les choses ne sont pas forcément belles mais trop courtes pour paraître atroce et parsemées par ci par là de quelques années de bonheur ou une passer une éternité à voir les belles choses se faner à une vitesse qui pour toute une vie d'ange est bien trop rapide, telle une rose qui perd de sa splendeur, le monde dépérissait. La pollution, la guerre, la pauvreté à chaque coin du monde il y en avait, aucun pays n'échappait à la règle et les choses devenaient de pire en pire et ça c'était la triste constatation que l'on pouvait tirer déjà à deux milles ans de vie, alors quand on projette d'être encore là pour l'éternité, à quoi doit on s'attendre ? S'il y avait quelque chose qui résumait parfaitement ça, Ayaelle choisirait un livre, le très célèbre compte philosophique Candide de ce très célèbre Voltaire, et ouais Ayaelle sait lire et elle connait beaucoup de grands ouvrages littéraires (en revanche la joueuse non alors ne chercher pas à la piéger xD). Bref dans ce livre le héros est sans cesse confronté à la vie et ses malheurs du début à la fin, il n'y a que dans un chapitre où il va dans un pays ou tout va bien, ou est beau ou l'argent n'a pas de valeur enfin bref, l'endroit parfait et évidemment, ce pays n'existe pas en vrai. Conclusion de cette histoire, le monde idéal plein de bonheur et tout ce qui va avec n'existe pas. Sur terre, en enfer et même au ciel tout cela reste une belle utopie. C'est triste mais c'est comme ça et c'est l'une des nombreuses choses que personne ne peut changer. La religion ne pouvait donc pas remédier à ça, elle ne pouvait pas remédier à grand chose, on croit ou on croit pas après le résultat est le même, peut être un croyant se sentira plus aider plus soutenu qu'un non croyant, mais la gamelle finale n'en sera que plus grande. De telles pensées dans la tête d'un ange, voilà qui est bien dérangeant ! Mais quand cet ange en question voit ce que les anges ont laissé faire sur terre, vous l'excuserez, mais elle a bien du mal à penser autrement. Mais ce sont des choses qu'elle garde pour elle pour la simple et bonne raison qu'elle tient à sa vie, alors elle effectue ses missions, alors elle se bat pour honorer un Dieu qu'elle admire sans le comprendre alors, elle reste de marbre autant que possible face aux humains, ces être qui malgré leur défauts sont aussi admirables à ses yeux, enfin, pas tout les humains ...

    ils étaient plus de six milliards à peupler la terre, six milliards d'être humain et ce fut Alice qui fut choisie par Ayaelle. Pourquoi elle ? Parce qu'elle croyait au paradis, parce qu'elle avait encore la foi dans des choses devant lesquelles les autres baissaient les bras, alors qu'il fallait continuer de croire et de prier pour qu'un jour le paradis devienne ce qu'il devrait être, c'est aussi comme ça que l'ange voit les choses, vous remarquerez que des fois elle est en contradiction avec elle même ce qui est sans aucun doute du au fait qu'elle ne pige pas grand chose vu qu'elle est un ange. Mais bref, Alice Héloïse Biel était une de ses rares personne à croire en Dieu, après pourquoi elle parmi tout les chrétiens de la ville, ce n'était pas vraiment un choix, c'était elle, c'est tout. Il n'y avait pas d'explications, Ayaelle l'ignorait tout autant que Jackson. Peut être parce que c'était l'une des personne les plus pures de la ville, elle était gentille, combative, toujours aimable, ploie et tout le tralala qui va avec, elle était la fille d'un paroissien, elle allait fleurir sa tombe deux fois par ans minimum, le jour de l'anniversaire de son père et le jour de sa mort, enfin bon, une fille quasiment parfaite alors bon, c'était peut être pour ça que c'était elle est pas une autre, mais en tout cas, ce n'était certainement pas de la faute de Jackson, s'il n'avait jamais croisé la route de la jeune femme, les choses se seraient sans doute déroulées de la même façon, il n'avait eu aucune influence là dessus, alors ce n'était certainement pas la peine de culpabiliser. Qu'il ai eu une part de responsabilité dans le choix de la jeune femme, ce n'était pas forcément faux, s'il était resté à ses côtés, elle aurait sans doute continuer de refuser de prêter son corps à l'ange, parce qu'au fond si elle a accepté c'est belle et bien parce qu'elle s'est retrouvée seule et perdue dans un monde qu'elle ne supportait plus depuis bien longtemps, qu'elle ai perdu sa mère, c'est une chose, mais elle avait aussi perdu son père mais elle avait continué à avancer et elle avait rencontrer Jackson, cet homme qui avait représenté son premier grand amour, elle était même tombée enceinte alors qu'elle était censée être stérile mais elle avait perdu l'enfant, encore une dure épreuve, elle aurait pu s'en remettre, elle aurait pu recommencer à avancer, mais elle avait aussi fini par perdre Jackson, après ça elle n'avait pas eu la force d'aller plus loin, elle aurait voulu en mourir elle aurait sans doute pu, vu déjà l'état de dépression dans lequel elle était, mais au final elle avait quand même trouver un petit bout de courage suffisant pour envisager qu'elle pouvait encore se relever et c'est de son plein grès qu'elle avait été s'enfermer dans un hôpital psychiatrique et il faut du courage pour ça; ceci dit, elle n'a pas tenu et son désespoir l'a amené à penser que de toute façon à part sa propre vie elle n'avait plus grand chose à prendre, sans amour et sans famille que reste t-il ? Les amis, ouais sauf qu'elle n'en avait pas beaucoup et de toute façon, vu son état elle ne les voyait plus, alors quand Ayaelle était retournée la voir, dans cette chambre triste et sans vie de l'hôpital où on aurait presque dit que la jeune femme allait finir sa vie, quand elle lui avait dit qu'elle avait besoin de son corps pour aider ce monde, Alice n'avait pas pu refuser, autant que sa vie serve à quelque chose de positif au moins une petite fois, si cet ange avait besoin d'elle, elle qui n'avait plus rien à perdre et bien autant dire oui la seule et petite condition qu'elle avait fixé, c'était la protection de Jackson, elle voulait être sûr qu'il vivent encore longtemps, avec sa fille et qu'avec un peu de chance il trouverait une fille mieux qu'elle pour finir sa vie, parce qu'il le méritait, parce qu'elle l'aimait, et que le vrai amour c'est ça : pouvoir se sacrifier pour l'autre et c'est ce qu'elle avait fait et aujourd'hui elle n'était plus maitre de son corps et aujourd'hui ce n'était pas Alice qui se tenait face à Jackson, c'était un ange, c'était Ayaelle, ceci dit, c'était le corps d'Alice qui répondait aux paroles, aux gestes et à la simple présence de Jackson, c'était Alice qui était triste au point d'en pleurer, c'était le cœur d'Alice qui battait à toute allure pour Jackson, ce n'était pas Ayaelle, l'ange elle, ne faisait que subir les émotions d'Alice sans les comprendre, en tant normal elle n'aurait sans doute rien ressentit, là c'était juste la puissance des sentiments qui les faisaient ressortir et Ayaelle avait eu bien du mal à gérer ça, mais voilà que tout était rentré dans l'ordre.

    Elle était redevenue seule maitresse du corps qu'elle possédait, elle avait récupérer sa neutralité face à la situation, elle avait vu Jackson s'assoir par terre, elle avait vu les larmes couler sur les joue du jeune homme, mais elle se devait de rester de marbre même si elle ressentait une forte souffrance en elle même, cette souffrance qui une fois encore appartenait à Alice, qui ne supportait sans doute pas de voir l'homme qu'elle aime dans un tel état, bien qu'elle ne soit pas vraiment spectatrice de la scène mais bon, tout cela est bien compliqué.

    « Pourquoi elle ? Ce n'est pas votre faute, ce n'est pas celle d'Alice et ce n'est pas la mienne, c'est ainsi, c'était elle et pas une autre, elle a été choisie parmi le petit nombre des personnes ayant encore la foi ... C'est ainsi ... Je ne vois pas quoi vous dire de plus si ce n'est que ce n'est pas la peine de rejeter la faute sur vous, son départ à elle, mais le départ de votre père, de votre mère et des hommes que vous dirigiez non plus. La vie est ainsi et elle ne s'améliorera certainement pas en ayant tant de regret et en endossant une responsabilité qui n'a pas lieu d'être ... »

    Elle ne pouvait pas dire grand chose de plus à Jackson pour l'aider à se relever, encore une fois ce n'était que la vérité, ça ne sert à rien de se culpabiliser pour des morts que nous avons pas causées. C'est sûr que si on part comme ça, on ira pas bien loin, c'est sûr que si on commence sur cette voie, on ne finira sûrement pas sur une voie meilleure, ainsi va la vie, elle est dure, elle est compliquée mais c'est en faisant des efforts qu'on améliore les choses, pas en pensant que tout est de notre faute ...

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MessageSujet: Re: You're The Closest To Heaven That I'll Ever Be ... {PV Aya'   Mar 3 Nov - 7:46

    La situation personnelle du jeune homme avait, d'aussi loin qu'il s'en souvienne, toujours été paradoxale. Il n'avait jamais réellement été comme tout le monde, il était entré dans le monde avec cette particularité, et si cela n'implique pas forcément que pour le restant de vos jours, vous étiez perdu, irrécupérable, foutu pour la Société, ça signifiait quand même que c'était mal barré pour vous et que vous ne pourriez rien faire pour gommer cette différence, pas à tout jamais en tout cas. C'est méchant un enfant, vous le saviez ça ? Parfois, ça ne se rend pas compte que ça fait mal, que ça blesse, mais d'autres fois, ça comprend très bien et ça se dit que c'est tellement amusant de voir l'un de ses petits camarades pleurer sous leurs assauts verbaux et physiques. Les enfants, ça parle toujours plus vite que ça réfléchit, et ça parle vite, ça oui ! Les enfants, ça ne mesure pas toujours toute la portée de leurs paroles. Les enfants, ça répète souvent ce qu'ils entendent, ce que disent les adultes, sans forcément comprendre le mot, sans forcément comprendre qu'ils blessent, qu'ils font du mal. Lorsque Jack' était plus jeune, lorsqu'il vivait encore en Italie, ça allait, les autres enfants ne se souciaient pas réellement de lui, dans le sens où ils ne s'en prenaient pas à lui. Après tout, il s'appelait Millerini, sa mère se nommait Chiara et il était né en Italie, y vivait depuis le début de sa vie. Il n'avait donc rien d'étranger, pas même quelque chose d'exotique, son prénom étant, au final, à défaut d'être banal, un autre exemple de prénom dans la lignée Ricaine, cette Amérique qui creusait chaque jour un peu plus son influence un peu partout, et en Italie aussi. Non, la seule chose qui était différente chez lui, c'est qu'il n'avait pas de père. Mais il avait 5 ans, grand maximum, et à cet âge là, on se préoccupe plus de ce que l'on a dans sa boîte à goûter que de savoir si le p'tit gars à côté de soi à son papa et sa maman auprès de lui. On se soucie d'avantage de savoir si oui ou non personne ne va nous prendre le stylo feutre bleu clair, histoire de pouvoir colorier son ciel avec ce feutre, parce que tout le monde sait que les adultes vont vous trouver mille interprétations à votre ciel rouge, alors qu'en fait, vous l'avez seulement colorié comme ça parce qu'on vous avait piqué le stylo feutre bleu clair. Mais après ... Il se l'était mangé dans les dents son arrivée aux Etats Unis, et bien comme il fallait en plus ! On a beau dire, on a beau voir leur histoire, mais les Américains ne sont pas réellement le peuple le moins raciste qui soit ! C'était quelque chose de très étrange d'ailleurs puisque, justement, leur histoire était faite de dizaines de vagues d'immigration. En fait de compte, combien d'Américains pouvaient aujourd'hui lever la main pour dire qu'ils étaient 100 % Américains, qu'aucun de leurs ancêtres n'étaient jamais venus d'un pays étranger, voire même d'un continent étranger ?! Très très peu, les seuls étant les Indiens et comme tout le monde le sait, l'Etat a vite eu fait des les caserner dans des réserves, et aujourd'hui ... Bref, non seulement Jackson était né en Italie d'une mère née aux Etats Unis mais de deux parents eux même nés en Italie, mais en plus, son père, lui, était né en Irlande ! Bref, c'était un peu compliqué pour lui d'accepter le fait que, désormais, son nouveau chez lui, son nouveau pays, c'était ici. C'était le pays de sa mère, et elle, elle les adorait ses States ! Il s'était vite fait à la vie ici, beaucoup plus relax et cool, permettant de faire des centaines de rencontres sans cesse, mais il avait dû prendre les armes et prouver qu'il n'était pas un petit Rital venu de son Italie natale, qui ne mangeait que des pizza et des pâtes et qui était tout faiblard. Jamais il n'avait pleuré devant ses petits camarades lorsque ceux ci s'en étaient pris à lui parce qu'il n'avait pas de père, ou parce qu'il avait un nouveau beau père, jamais. Les larmes, ce n'était certes pas forcément que pour les filles, mais il estimait qu'il se devait d'être fort, d'être fort et fier, ne serait ce que pour ne pas inquiéter sa mère, ne serait ce que parce qu'il n'avait pas à avoir honte de la personne qu'il était. Les Etats Unis, il avait fini par les adorer, à moins qu'il ai toujours ressenti au fond de lui le besoin de se faire aimer par son pays. Peut être était ce aussi pour ça qu'il avait réellement pris les armes, ne se contentant plus d'enfiler une armure invisible et de se tenir debout devant ses assaillants, mais prenant bel et bien une arme, l'uniforme des GI's et américanisant son nom de famille. Sur ses papiers, en revanche, on continuait à mentionner son réel nom de famille, entre parenthèse. Il avait obtenu à l'âge de 18 ans la nationalité Américaine, mais gardait aussi l'Italienne.

    Lui qui s'était sans cesse tenu droit, parce que plus que quiconque, il se devait de tenir, de tenir pour prouver à tous qu'il en avait dans les tripes, de tenir pour son père qui n'était plus là depuis déjà longtemps, de tenir pour ne pas faire partie de toute cette masse de résolus, de personnes qui baissaient les bras parce que la vie leur semblait trop dure, parce que pour eux, le combat n'en valait pas la peine, il s'était laissé glisser sur le sol sans réagir. Lui avait tenu, prouvant par la même que même si la vie nous ébranle et nous lacère sans cesse de ses ongles blessants, on peut encore rester debout, même si un jour, on sait très bien que nos jambes vont nous lâcher, que l'on va finir par ployer sous le poids, et que l'on ne pourra rien faire pour lutter contre ça. Ouais, la vie était un immense champ de bataille, et le seul soucis, c'est que personne n'a d'armes, du coup, la majorité des gens se carapattent loin de la zone, parce qu'en face, on nous balance des pierres, et parfois même des blocs entiers. Les autres restent là, continuant à avancer, mais comme personne ne s'appelle Superman, ou même Batman et qu'en plus, on a pas de stylo bille sous la main pour balancer dans la tronche des adversaires (quoi que là, même si on en avait, ça ne servirait pas trop à grand chose, y a pas de sortie de flingue à boucher !), on saigne, bien sûr, on se prend les projectiles en pleine tête, ça aussi c'est évident, mais on tient. Le but ? Tenir le plus longtemps, histoire qu'on se rappelle au moins de vous en bons termes. Si on vous demande, dîtes que votre camarade était blond, blond et toujours avec le sourire aux lèvres ... C'était si dur à ressentir, si dur à éprouver ... Dans sa cage thoracique, son coeur semblait décider à se taper des envolées infernales, battant dans sa poitrine, encore et encore, à tel point que le jeune homme entendait le sang battre dans ses tempes, qu'il avait la sensation que ces côtes n'allaient pas tenir et exploser sous les coups martelés sans cesse à une cadence infernale ... Il avait soudain l'impression qu'il avait raison depuis le début en fin de compte, que les autres avaient uniquement essayé de le contredire pour lui laisser le temps encore de croire en des espoirs fous ... Oui, c'était sûrement ça, tous avaient dû se lier exprès, dans un genre de complot contre lui, si vous voyiez le truc ... Alors ... Alors pourquoi Alice ou tout du moins l'ange qui se trouvait en elle (avouez tout de même que c'est étrange comme truc ...) s'obstinait elle elle aussi à s'inscrire dans cette même lancée visant à le déculpabiliser, à lui dire que ce n'était pas de sa faute, qu'il n'y avait pas de place pour les regrets, jamais. Genre, ça vous bouffait la vie les regrets ... Probable ... Il sentit un frisson lui parcourir l'échine, taquiner toute son épiderme tout le long de sa colonne vertébrale, quelque chose qui ne lui était pas arrivé depuis longtemps, en toute honnêteté. La voix d'Alice avait beau avoir un petit quelque chose de différent, un peu plus d'assurance, plus de contrôle et de gravité, moins de fantaisie aussi, puisqu'il n'était pas rare, autrefois, avant, de l'entendre rire au beau milieu d'une phrase, juste parce qu'elle venait de réaliser qu'elle avait commis une erreur de langue, qu'elle avait confondu deux mots entre eux, ou simplement parce qu'elle pensait à quelque chose de très amusant et qu'elle ne pouvait pas contrôler ce petit rire, cristallin et bouleversant, il n'en demeurait pas moins que c'était toujours la voix d'Alice qui résonnait à ses oreilles et cela avait un petit quelque chose de transcendant. Si ce n'était pas vraiment Alice qui lui parla, qui le rassura et l'assura de son innocence dans les maux dont il s'accablait, il était persuadé qu'Alice aura employé les mêmes mots. D'ailleurs, elle les avait déjà employés, à plusieurs reprises, dès qu'elle sentait qu'il avait besoin de les entendre mais qu'il refusait de se plaindre juste pour les obtenir. Alice aimait beaucoup la littérature, tout comme lui. Et elle le faisait pencher grâce à elle, elle venait à bout de tous ses « mais » et de ses « oui, mais » simplement en citant un auteur. Tout comme il ne s'était pas tellement rendu compte qu'il avait choit à terre, il ne se rendit pas compte que ses jambes se plièrent et qu'il se redressa, pas avant, du moins, d'être à mi chemin dans sa remontée.


    « Ne laisse pas ta flamme s'éteindre , étincelle après précieuses étincelles, dans les eaux putrides du presque, du pas encore ou du pas du tout. Ne laisse pas périr ce héros qui habite ton âme dans les reflets frustrés d'une vie que tu aurais mérité, mais que tu n'as jamais pu atteindre.Tu peux gagner ce monde que tu désires tant, il existe, il est bien réel, il t'appartient. Tout est possible ... J'imagine que cela ne doit rien vous dire mais ... Alice me citait souvent Ayn Rand ... Et je ne trouvais rien à lui redire ... Elle était futée et maligne ... »

    Tout en tapotant légèrement sur l'arrière de son Jeans, au niveau de ses fesses, pour faire tomber les quelques saletés qui s'y étaient à coup sûr déposées et pour retirer les deux trois échardes qui s'étaient déjà plantées dans la toile, il eut un sourire mélancolique et légèrement mutin aux lèvres. C'était l'un de leurs petits passe temps, citer des écrivains, comme ça, à la volée, ou retourner certaines citations contre l'autre, sûrs de le faire taire car, honnêtement, qui pouvait se prétendre meilleur qu'un Hugo ou qu'un Zola, sans passer pour un prétentieux ou un crétin ?! Certes, certains auteurs n'étaient pas à traiter avec autant d'égard, Pascal, par exemple, était un peu toqué avec ses Pensées, mais bon ... Alice était très forte à ce jeu là, et elle l'emportait clairement sur le point intellectuel avec lui, parce que, niveau physique, il avait l'ascendant plus que haut la main. En même temps, vous avez vu le petit oisillon que c'est ?! A croire qu'elle était tombée du nid avant l'heure et qu'elle avait encore les plumes des ailes légèrement froissées ! Et Jack' n'était pas le dernier des imbéciles, ça nan, quoi que puissent en penser certains, aveuglés par des faits et des circonstances externes de la raison et de la bonne perception des choses. Tournant soudainement ses yeux vers l'ange, il pencha légèrement sa tête sur le côté, comme il le faisait souvent, comme le faisaient parfois les petits chiots.

    « Je sais que prétendre que la vie et le destin sont seuls responsables et bien trop faciles et bien trompé évidents, alors ... Si je ne suis pas responsable, qui l'est ? ... J'ai une part de responsabilité dans tout ça, simplement parce que j'étais là, à chaque fois, sauf pour Kélian, mais là ...
    Je ... Alors, quel ange êtes vous ? J'avoue que j'en connais peu, seulement les plus connus, et encore ! »
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MessageSujet: Re: You're The Closest To Heaven That I'll Ever Be ... {PV Aya'   Dim 8 Nov - 6:38

    La vie n'était jamais facile ça c'était sûr et l'archange en avait conscience. Elle savait que les humains souffraient, elle savait qu'ils avaient bien du mal à continuer à avancer et que certains laissé même tomber cette chose pourtant si précieuse qu'était la vie. Elle savait aussi que certains cherchaient des artifices pour combler le malheur qui règne sur leur vie. Certains vont chercher l'argent, ils en ont suffisamment pour avoir tout ce qu'ils peuvent acheter, malheureusement le bonheur ne s'achète pas, il se mérite. Ces gens qui se disent heureux tous ça parce qu'ils ont plus d'argent qu'il n'en faut pour vivre mais qui derrière tout ça souffrent plus que les gens pauvre ayant trouver le bonheur, le vrai. Ensuite, il y a ces gens qui cherchent le bonheur dans la gloire, mais qu'est-ce que la gloire ? Ça Ayaelle n'en savait rien, mais elle savait que ça ne servait à rien, être célèbre ne rend pas heureux, être admiré non plus. Ensuite, certaines personne cherche le bonheur dans le sexe. Le sexe, un péché humain, ils couchent à droite à gauche, vont chercher le plaisir le temps de quelques heures par ci par là, ils grappillent les minutes d'un bonheur même pas moral, juste physique. Ayaelle ne comprend pas tous ces gens là, et elle ne cherche même pas à les comprendre parce que derrière ces gens là et leur bonheur superficiel il y a ceux qui se battent pour trouver le vrai bonheur, celui qui dure une vie entière ou juste quelques temps, le temps d'une pause dans une vie trop dure, le temps de souffler et de se détendre pour repartir plus fort et affronter avec plus de courage les moments difficiles. Ces gens là seront forcément plus heureux que les autres simplement parce qu'ils auront mérité leur bonheur, ils se seront battu jusqu'au bout pour obtenir quelque chose de vrai et non pas une pâle copie du bonheur. Mais après tout qui est Ayaelle pour juger du vrai bonheur ? On dit qu'elle est l'ange que l'on invoque pour être consolé du malheur, pour acquérir la sagesse, vivre longtemps et pour protégé l'architecture ancienne soit protégés des dégâts du temps et des dégâts humains. Alors, elle est sans doute bien placée pour jugé du malheur et du bonheur, mais elle ne sait pas vraiment ce que c'est elle ne connait pas, elle ne sait pas ce que c'est de rire aux éclats quand on est heureux où de pleurer toutes les larmes de son corps quand le mal semble avoir choisi votre âme pour empire, elle ne connait pas ça, parce qu'elle n'est qu'un ange, cette entité incapable de ressentir quoi que se soit et qui pourtant se permet de juger du vrai ou du faux bonheur ... Ce qu'elle sait, ce qu'elle pense ne lui est pas venu par expérience personnelle, c'est impossible, elle a juste appris en observant, calmement et sans agir, elle avait vu beaucoup de choses dans sa vie, elle avait vu l'humanité dans tous ses états, alors oui, elle pouvait aujourd'hui juger de ce qu'était le bonheur. Tout comme elle pouvait juger les autres sentiments, le seul qu'elle n'arrivait pas à cerner, c'était l'amour, justement ce sentiment très en lien avec le bonheur et le malheur, l'amour qui rend heureux, puis malheureux si on le gère mal, l'amour qui peut être éphémère comme éternel, quelque chose qui est à peine définissable tant il est différent selon les gens, l'amour qui est capable de détruire une vie ou de la donner. Ce sentiment qui unis l'hôte d'Ayaelle à cet homme assis juste devant elle, ce lien si puissant que même Ayaelle est incapable de le contrôler et en devient presque soumise, mise à l'épreuve de la puissance des sentiments de son hôte, et pas des siens, faut dire que ses sentiments, elle n'en a pas beaucoup, elle n'a que ce qu'elle a su apprendre en venant sur terre, mais l'amour n'en fait pas partit ...

    Alice, cette jeune femme pure et pleine de vie, savait ce qu'était l'amour pour l'avoir tant de fois effleurer du bout des doigts pour ne l'attraper qu'une seule est unique fois. Elle avait était comme toutes les jeunes fille de son âge quand elle était adolescente, chrétienne mais sans prôner la chasteté, sage mais sans être trop coincée et elle avait rencontré des hommes au lycée elle était tombée amoureuse, mais ce n'était qu'une amourette de lycée, un petit ami par ci par là, pas énormément, elle n'était pas super chaste mais elle n'était pas non plus une marie-couche-toi-là. Non elle n'avait connu que quelques histoires qui n'avait pas durée. Elle avait connu des rupture et avait pleurer parce qu'elle pensait être amoureuse, mais très vie elle s'était rendu compte que ce n'était pas le cas. Et le lycée fut fini, ce fut la fac qui commença, elle faisait des études de littératures et elle avait rencontré Jackson, juste après avoir terminé la fac, faut dire qu'elle n'y ai pas resté longtemps, juste suffisamment pour passer le concours pour devenir institutrice, bref, ce n'est qu'en rencontrant jackson qu'elle a compris ce qu'était le vrai amour, ce n'est qu'en disant « oui » le jour où il lui a demandé sa main qu'elle à compris que c'était avec lui et avec personne d'autre qu'elle voulait finir sa vie et que sans lui, son cœur cesserait sans doute de battre et pourtant le jour où tout c'était terminé, son cours battait toujours, quand il lui a dit que ça ne pouvait pas continuer elle aurait voulu pouvoir mourir sur place, partir loin de ce monde alors qu'elle sentait le malheur revenir sur elle avec plus de force que jamais. Mais elle était toujours là et elle devait assumer la douleur en elle, comme un couteau enfoncé dans son cœur, une lame fine mais que l'on retournait dans la plaie créant comme une déchirure dans son corps si fragile. Elle devait pourtant continuer avancer, vivre avec toute la peine qu'elle avait accumuler depuis l'arrivée d'Ayaelle dans sa vie et alors qu'elle n'en pouvait plus, elle avait donné son corps à l'ange, prenant cette option comme un moyen d'échapper à la douleur qui la dévastait aussi bien moralement que physiquement, elle avait dit « oui » à Ayaelle, un oui complément différent de celui qu'elle avait prononcé quand Jackson avait demandé sa main et elle n'avait vu ni futur, ni bonheur, juste une délivrance, la fin d'une trop grande souffrance que son corps de poupée ne pouvait plus supporter et Ayaelle avait pris son corps et Alice dans tout ça, elle ne ressentait plus rien, si ce n'est en cet instant, la force des sentiments qu'elle a pour Jackson qui remonte à la surface font battre son cœur et couler ses larmes créant l'incompréhension de l'ange qui pourtant est censée tout pouvoir expliquer parce qu'elle est créature de Dieu et que Dieu sait tout, Dieu comprend tout, Dieu est tout ses anges devraient avoir la même sagesse que leur père, ils devraient partagé son savoir et sa connaissance et pourtant, Ayaelle avait fait l'impasse devant ce qui lui arrivait, elle s'était retrouvée perdue devant ce qu'elle ressentait, c'était trop bizarre pour elle, tellement qu'elle avait lutter et qu'elle avait réussi à faire taire ses sentiments étranges pour redevenir maitresse d'elle même, neutre tel un ange.

    Elle regarda Jackson se relevait, le regard vide, elle croisa les bras sur sa poitrine et laissa un sourire se dessiner sur ses lèvres suite à la citation de Jackson, elle connaissait la littérature peut être mieux qu'Alice, pas besoin de l'étudier pour la connaître, il suffit de vivre depuis longtemps, très longtemps et être intéressé par l'humanité et la culture qu'ils apportent au monde. Ayaelle en avait vu des écrits dans sa longue vie, mais bien sûr certains lui étaient encore inconnus, même un ange ne peux pas tout lire c'est impossible.

    « La citation est plutôt bien choisie ... »

    Ayaelle n'ajouta rien de plus, de toute façon, il n'y avait rien d'autre à dire, elle aurait pu dire qu'Alice avait raison, qu'elle était une fille bien mais ça aurait sans doute était le seul moyen de retourner le couteau dans la plaie béante de Jackson. Elle l'observa encore et l'écouta avec attention, sans doute avec les airs d'Alice quand elle l'écoutait lui raconter sa journée, comme le font tout les couples après le boulot.

    « Vous étiez là, mais vous ne pouviez rien faire. Vous ne pouviez pas empêcher le cœur de votre mère de cesser de battre, vous ne pouviez pas arrêter les balles ennemies et vous ne pouviez pas empêcher à Alice de souffrir ... Je suis Ayaelle ... Mon nom ne vous dis certainement rien si vous n'en connaissez pas beaucoup ... »

    C'est vrai que les humains connaissant mal les anges ne connaissaient que les noms de Michael, Raphaël et Gabriel, les autres anges étaient tout de suite beaucoup moins connu, mais bon, de toute façon, personne n'ose imaginer qu'ils existent vraiment ...

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MessageSujet: Re: You're The Closest To Heaven That I'll Ever Be ... {PV Aya'   Mer 11 Nov - 5:28

    La vie est éphémère. Dit comme cela, il est évident que c’est loin de rassurer ou de vous faire passer pour la personne la plus joyeuse du monde, alors qu’au final, cette phrase n’a rien de choquant, rien de catastrophique, rien de pessimiste. Nan, cette phrase, en réalité, elle est simplement le reflet de la vérité, du moins, d’une des nombreuses vérités, vous savez, celles qui sont là, qui font notre monde, qui font notre vie, mais que l’on refuse de voir, de comprendre, d’intégrer, jusqu’au jour où on ne peut plus y couper, jusqu’au jour où l’on y est mis face à face. La vie est éphémère, et on ne le réalise qu’une fois passé près de la mort, ce qui incluse que, le plus souvent, on ne la comprend uniquement que lorsqu’il est trop tard, lorsque l’on expire déjà son dernier souffle de vie, qu’on fait un trait sur tout ce que l’on avait voulu faire en remettant toujours cela au lendemain, alors que le lendemain, on se contenterait seulement de rejouer ce sale coup, de reporter ça à plus tard, comme si l’on avait l’éternité devant soi. La vie est éphémère, et dit comme cela, ça donne envie de se lancer à corps perdu dans l’étendue de possibilité qu’elle nous offre encore, cette vie qui ne nous a pas encore quitté. Ou alors de se tirer direct une balle dans la tête puisque, tant qu’à mourir un jour, pourquoi pas aujourd’hui plutôt que demain ? … La vie est éphémère, mais comme on ne comprend jamais ça en temps et en heure, mises à part de rares exceptions, on se contente de perdre son temps, de simplement effleurer du doigt tout ce que notre existence nous offre. C’est comme se contenter de simplement tremper ses lèvres dans un verre de vodka plutôt que de boire cul sec ce verre sans se soucier de rien et de se décider ensuite, dans la précipitation et boosté par l’envie de réellement en profiter, de faire également sa fête à la bouteille et de la vider elle aussi cul sec, sans faire de chichi et sans se demander où sont les prochaines toilettes histoire de ne pas vomir devant tout le monde et sur tout le monde. C’est comme simplement survoler des lèvres le corps de l’être aimé, de ne jamais vraiment toucher sa peau, de toujours conserver intacte une distance d’un petit millimètre entre vos lèvres et son épiderme, en refusant sans cesse de connaître le goût que cette peau peut bien avoir, en refusant sans cesse de savoir quelle sensation exactement on pouvait bien éprouver en sentant cette peau vibrer et frissonner sous nos lèvres, par nos lèvres. La vie va tellement vite, tellement vite que dans une vie entière, il est impossible de vivre tout, de connaître tout. Mais ce n’est pas une raison pour se contenter de vivre peu, et de vivre simplement ce que la vie nous place presque de force dans les bras. La vie va à un rythme effréné, descend en cascades folles et fugaces, mais la majorité des gens se bornent uniquement à mettre toutes leurs forces dans la bataille, en ramant à contre sens, ne faisant au final que se maintenir en place, restant immobiles toute leur vie durant, jusqu’au jour où ma vie cesserait de jouer avec eux comme avec de vulgaires poupées et qu’elle décidait de prendre la place qui lui convenait, de prendre l’ascendant, fatiguée de jouer ou pensant que cela avait déjà trop duré. Et il était évident qu’elle ne nous laissait aucune chance, qu’elle était plus forte que nous.

    Le jeune homme, comme bien du monde, avait lui aussi passé des années et des années à se focaliser sur ce qui n’avait pas d’importance, ou sur ce qui en avait si peu, refusant de voir et de comprendre que, déjà, le sablier de sa vie coulait en sens inverse, que les grains de sable rejoignaient la clepsydre inférieure en fuyant la clepsydre supérieure, et qu’il impossible d’aller à l’encontre de ce phénomène physique et logique. Il avait, comme tous les enfants de son âge, refusé de se dire que, sérieusement, il devait aller au-delà de ses problèmes personnels, de ses soucis présent, et profiter de la vie. Certes, il avait un peu plus conscience que les autres enfants du fait que la vie pouvait brusquement se lasser de jouer avec nous et qu’elle pouvait décider du jour au lendemain de nous abandonner, en nous laissant alors dans les bras de sa sœur jumelle, de sa sœur moins présente au fond dans nos vies qu’elle, la vie, mais dans les bras de sa sœur non moins redoutable et destructrice, la mort. Mais il avait 7 ans, 8 ans au maximum, et refusait de penser uniquement à ça, à la mort. D’ailleurs, Chiara ne l’aurait jamais laissé faire, elle qui, bien qu’ayant été plus que brisée et détruite par la mort de Kélian, avait toujours su garder le cap, avait toujours su aller de l’avant et n’avait jamais oublié un seul jour qu’au fond, tout ce que l’on a, c’est la vie. Il avait été comme la majorité des adolescents plus inquiets de savoir si oui ou non, l’exposé qu’il avait fait sur tel ou tel sujet, en sacrifiant plusieurs heures de repos et de détente, comprenez plusieurs heures à observer les filles faisant partie de l’équipe des Cheerleader s’entrainer à remuer les pompoms dans le gymnase, allait convenir aux profs, ou encore à savoir si oui ou non il allait encore devoir feinter pour ne pas croiser dans les couloirs ce petit jeune visiblement fan de lui et voulant à tout prix qu’il lui apprenne comment bien faire un touchdown. Tout ceci étaient des sujets bien trop « prise de tête ». Il fallait ne plus songer à tout cela, à ce que les gens pourraient bien penser du travail que vous produisiez, à ce que les gens pouvaient bien envier en vous. Il fallait simplement se contenter de la vie, et de ce qu’elle semblait encline à nous laisser faire, à nous faire connaître. Les arbres le long du chemin de la vie étaient chargés de fruits, et nous, on ne voyait pas toutes ces formes colorés, tous ces fruits sucrés et appétissants, simplement parce qu’on se contentait de regarder sans cesse derrière nous, comme si l’on voulait absolument s’assurer que personne ne nous suivait ou que l’on avait rien casser ou écraser en marchant, parce qu’on gardait le nez rivé sur le sol, regardant nos chaussures autrefois blanches et désormais grises en se disant qu’on devrait sérieusement penser à les laver, ou comptant le nombre de petits graviers qui pouvaient bien être sur le sol, dans la poussière. On passait son temps à chercher un sens à la vie, on s’en tapait même des migraines, alors qu’au fond, alors qu’en fait, il n’y avait rien à comprendre, strictement rien. On cherchait sans cesse des réponses à tout et n’importe quoi alors qu’en réalité, il n’y avait pas de réponses. Tout ce qu’il y avait, c’était la vie, et qu’on le veuille ou non, même si la vie était une sacrée pute, c’était tout ce que l’on avait, tout ce qui nous était donné de posséder.

    Et la vie adorait, en plus de vous détruire peu à peu, de sans cesse vous faire des béquilles ou de vous pousser dans l’escalier, vous jouer de sales tours, pas super violents physiquement, pas super blessants physiquement non plus du coup, mais sacrément déstabilisants. Vous étiez déjà sacrément paumé en ne sachant pas toujours où aller mais elle, elle s’en moquait comme de savoir si oui ou non toutes les serveuses d’Ellington étaient capables de vous descendre cul sec une pinte de bière sans flancher et sans non plus, après, grimper sur le comptoir et exhiber sa jolie silhouette presque nue simplement parce qu’elle aurait décidé qu’elle avait trop de vêtements et qu’elle n’était pas contre sentir l’air taquiner directement sa peau. Nan, son trip à la vie, c’était de vous glisser dans les pattes de nouvelles infos qui allaient complètement venir chambouler votre existence et perturber votre équilibre déjà peu conséquent et maladroitement assuré. Prenez un simple exemple, Jackson. Lui, il a rien demandé et, paf, il se retrouve en face de son ex fiancée, qu’il n’a entre parenthèses pas vu depuis longtemps et avec qui il a rompu de sa propre décision (ne parlons pas là d’envie voulez vous …), et en plus, il découvre que c’est pas elle à l’intérieur d’elle-même, nan. Déjà, là, apportez les aspirines ! Mais la suite, elle est encore plus étrange, ou encore plus folle, ou même les deux tiens, pendant qu’on y est ! Parce que la « chose » qui est en Alice, c’est pas n’importe quoi, nan, c’est un Ange. Ouais, vous savez, les créatures qui ont des ailes et vivent dans les nuages, ou au Paradis, ou … Il n’y connaissait pas grand-chose aux anges, et ça aide pas, évidemment, à savoir de quoi exactement il s’agit, à savoir de quoi il en retourne précisément. Jusqu’alors, ouais, il avait déjà entendu parler des anges, bien sûr même, ce n’était pas un ignare, juste un athée, un jeune homme qui n’était pas baptisé, n’avait pas été au catéchisme et n’avait jamais mis les pieds dans une église que pour des enterrements et des mariages. Et en plus, elle avait complètement raison, son nom ne lui disait rien, rien du tout ! Elle aurait très bien pu lui dire qu’elle s’appelait Roxanne, Lola ou encore Angie, que ça n’aurait strictement rien changé pour lui ! Pour le coup, si elle s’était appelée Gabrielle, évidemment, ça lui aurait de suite plus parlé, pas parce qu’il était fan de Johnny plus que de Police, de Superbus ou des Rolling Stones, mais parce que tout le monde a au moins en tête l’ange Gabriel lorsqu’il s’en vient à penser aux anges, entre la fromage et le dessert.


    « Désolé, mais, nan, ça me dit rien … Sans offense hein, parce que j’y connais rien à tout ça … Les fervents catho se demandaient sans doute ce que je faisais avec une fille comme Alice d’ailleurs ! (il rit nerveusement et secoua légèrement la tête) Alors les anges, ça existe réellement ? Je veux dire … Ouah … J’aurais jamais pensé que …
    L’humanité doit merder encore plus que je ne le pensais si … Dieu
    (il haussa un sourcil, mi amusé, mi surpris parce ses propres mots) envoient ses ... ses troupes sur terre … Vous venez nous botter les fesses, c’est ça ? »
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MessageSujet: Re: You're The Closest To Heaven That I'll Ever Be ... {PV Aya'   Lun 16 Nov - 4:03

    La vanité de l'existence, une chose qui s'applique à toute l'humanité, tous ses Hommes qui vivent sans savoir pourquoi, parce que la fin arrive toujours tôt ou tard. Alors ils vivent en sachant à quoi s'attendre à la fin, ils traversent un chemin, chaque jour, ils choisissent une nouvelle direction, un nouveau virage, mais, il paraît que tous les chemins mènent à Rome, dans le cas actuel, les chemins de la vie, eux mènent à la mort, il faut marcher, encore et encore, avancer même quand c'est dur, même quand ça paraît impossible, tout ça pour être victime du temps, tout se dégrade, la force, le physique, la santé, l'individu en lui même et ce jusqu'à la mort et que reste t-il de l'Homme une fois mort ? Un patrimoine génétique qui coulera dans les veines des générations futur pour être complètement effacé au fil du temps ? Juste de la poussière ? Autant résumé ça d'un rien. Oui la vie est vaine, c'est un fait qu'on ne peut pas vraiment détruire, ils vivent et meurs et bien vite il ne reste plus rien, enfin ça ne concerne pas tout le monde, certains noms restent gravés dans l'Histoire, des personnes comme Christophe Colomb dont on se souviens parce que trop bête pour retrouver le chemin de l'Inde est tombé sur « le nouveau monde », une découverte qui coûta des millions de vies et c'est la que la religion intervient, l'Homme tue pour montrer sa puissance, sa domination et on détourne les faits, on dit que c'est pour Dieu, parce qu'on considère qu'un homme non blanc n'a pas d'âme, n'est pas Homme. Stupide raisonnement, mais on s'en souviens. On se souviens aussi tous de Louis XVI alors qu'il n'a rien fait d'exceptionnel dans sa vie, juste un roi un peu con qui a fini guillotiné. Juste celui sous qui les hommes se soulevèrent pour crier « Liberté, égalité, fraternité » trois mots qui seront entendu mais pas respecter. On se souviens aussi de Darwin qui a contredit la religion avec son évolution des espèce ou encore de Galilée et Copernic qui défendaient l'héliocentrisme et non pas le géocentrisme et qui eux aussi ont été condamné par l'église, aller savoir pourquoi, après tout, est-ce qu'il est écrit dans la bible que le soleil tourne autour de la terre ? Sans doute pas, alors pourquoi est-ce que ce serait le cas ? Et au fond, le contraire est vraiment plus logique. Einstein, un homme intelligent qui travailla sur le nucléaire, belle découverte qui détruisait encore des vies. Et nous nous souvenons tous du nom d'Hitler parce qu'il a fait le mal, parce qu'il a détruit des millions de vie, parce qu'il était un dictateur, parce qu'il était un enfoiré. Voilà ce qui restent des hommes après leur mort, leurs noms dans les esprits, dans les livres mais à quel prix ? Un génocide ? Une théorie à laquelle personne ne voudra croire avant des siècles ? Une bombe nucléaire prête à être balancée sur des citoyens innocents ? Des droits de l'homme respectés seulement à moitié ? À croire qu'il n'y a rien à faire pour combattre cette fichue vanité, parce qu'au final, même les choses qui pourraient être bien, cachent bien des choses horribles. Alors devrait-ils se contenter de mourir ? Dans ce cas là autant se flinguer quand on à l'âge de comprendre tout ça. Mais heureusement, l'homme est trop bête pour se rendre compte de tout ça, il aime la vie, il aime sa souffrance, il aime se battre pour se sentir en vie et il fait de son mieux pour profiter de ce temps minime qui lui ait accordé, parce qu'il sait que l'important n'est pas qu'on se souvienne de lui mais plutôt juste, d'avoir vécus, d'être né un jour et d'avoir vu les choses évoluer, d'avoir appris, d'avoir souffert et d'avoir été heureux. Il n'y a rien d'autre à chercher dans la vie, on sait tous que la vie est un livre qui commence dans un prologue et que la mort termine d'un épilogue marqué d'un épitaphe, si on va cherchait plus loin, si on s'enfonce à tenter de combattre cette vanité, c'est sûr que la meilleure solution est encore de se tirer une balle dans la tête. Parce que sinon, on a pas fini de souffrir ...

    Au final, n'est-ce pas mieux de savoir qu'il y a une fin, un bout au fond du tunnel ? Plutôt que de vivre éternellement sans se poser de questions, sans réfléchir et sans agir sans en avoir reçus l'ordre tel que le faisait les anges. N'être qu'une marionnette pendant des années et encore des années ? A force les anges se rebellent, ils sont déchus et on les tuent et enfin leur calvaire s'arrête. C'est encore une façon bien noire de voir les choses comme ça, peut être est-il plus juste de penser que très peu d'anges ne remarquent que leur vie est un peu merdique. Ayaelle fait partie de ses anges, elle sait qu'elle n'a pas de liberté, mais elle sait aussi qu'elle ne veut pas mourir, simplement parce qu'elle veut encore observer les humains, silencieuse, parmi eux où au ciel, elle veut encore voir l'évolution de l'humanité, ce qu'ils découvriront, jusqu'où ils pousseront leur science, est-ce qu'ils arriveront à cette idée étrange qu'est de cloné des êtres humains ou créer des robots ayant une intelligence humaine ou encore ce genre de truc bizarre qui dépassait complétement notre ange, mais qui pourtant l'intéressait, ouais elle est carrément bizarre Ayaelle ! Mais bon, pour voir ça un jour, peut être qu'il fallait déjà arrêter Lucifer, lui qui était là par la faute des anges, comme quoi, même eux étaient prêt à bien des conneries pour qu'on se souviennent d'eux et il faut en tenir une sacrée couche pour avoir l'idée de laisser l'apocalypse éclater sur terre. Ayaelle n'avait pas non plus vraiment comprit pourquoi, ni qui, avait décidé un truc pareil ! Il faut avouer qu'au moment ou Lilith était en train de briser gentiment ces sceaux sous le regard attentif des anges complétement inactifs,elle, elle était déjà dans cette petite ville en train de faire ce qu'elle pouvait pour protéger sa prophète, remarquez que même depuis que Lucifer se balade dans les rues d'Ellington, la jeune femme est toujours en vie, ce qui veut sans doute dire, qu'Ayaelle rempli à bien sa mission. D'ailleurs elle en a une autre, mais ça c'est une autre histoire.

    Jackson était loin d'être le seul à qui le nom d'Ayaelle ne disait rien, elle n'était qu'un archange parmi les plus connus, ceux dont les noms sont familier parce qu'on les retrouve dans les chansons, les films et un tas d'autres trucs. De Gabriel à Raphaël en passant par Ézéchiel, tout ça c'était bien connu même par les non croyant, mais Ayaelle, ça ne disait pas grand chose. Pas à tout le monde en tout cas, parce qu'Alice elle, avait tout de suite répondu « Ayaelle, comme l'ange ? » quand elle s'était présenté. Faut dire que la jeune femme était une grande catholique, ce qui par conséquent, comme l'avait si bien souligné Jackson, avait du surprendre quand on l'a vue pour la première fois au bras d'un homme même pas baptisé. Le choc à la paroisse à du être encore plus grand quand on a appris que la jeune femme allait épousé cet homme, non baptisé, il ne pouvait pas se marier à l'église et ça n'avait aucun sens pour Alice de le forcer à se faire baptisé pour qu'elle puisse avoir le mariage de ses rêve, dans une belle chapelle, de toute façon, elle ne supportait qu'on jure quelque chose devant Dieu quand on y croyait pas, alors elle aurait certainement pas laisser Jackson jurer devant Dieu qu'il l'aimera dans la santé comme dans la maladie, dans la joie comme dans la tristesse et blablabla. De toute façon le plus important dans un mariage, c'est de faire la fête pour célébrer un amour censé durer toujours, et de pouvoir porter une magnifique robe blanche, le reste n'a pas vraiment de valeur, on a pas besoin de se marier pour s'aimer alors bon, même Alice qui était croyante voulait bien croire ça et ce n'était pas Ayaelle qui allait la contredire.

    Quoi qu'il en soit, l'ange fixa son interlocuteur, toujours aussi neutre, c'était sans doute dur pour lui de croire en l'existence des anges alors qu'il n'avait jamais cru en Dieu. Après, elle devait avouer qu'il se tromper, les anges n'étaient pas là pour « botter les fesses aux humains » non, ils voulaient la peau de Lucifer, on pouvait presque dire qu'ils l'avaient libéré et aujourd'hui il voulait de détruire, ils voulaient que l'on sache qu'ils avaient sauvé le monde, ils voulaient leur heure de gloire et ceux, qu'importe les pertes humaines, une idée qui feraient frissonner bien des gens, une idée qui n'était pas au goût d'Ayaelle et où qu'il soit, une idée qui n'était pas venue de Dieu. Personne ne pouvait dire où était Dieu à l'heure qu'il est, il avait seulement « quitté le navire ». En gros c'était le gros bordel au paradis ce qui était bien sûr très embêtant. Mais Ayaelle ne pouvait rien faire pour arranger les choses, si ce n'est obéir aux ordres qu'on lui donne histoire de pas se faire tuer pour avoir désobéis à on ne sait trop qui.

    « Je ne sait pas ce qu'est l'amour, mais je suppose que ce n'est pas une histoire de religion, beaucoup d'humains aujourd'hui m'aurait dit qu'ils ne connaissaient pas mon nom. Mais les anges existent, c'est sûrement dur à imaginer quand on y croit pas, mais ils existent, eux tout comme esprits ou les démons et ce n'est pas pour punir l'humanité que nous sommes là, mais plutôt pour la protéger ... Je crois ... »

    La fin de la phrase d'Ayaelle se ponctua d'un ton douteux, comme si elle n'était pas vraiment sûre que ce soit vraiment la raison de la présence des anges sur terre, ou du moins des autres anges, parce qu'elle, elle savait très bien ce qu'elle voulait faire, mais en ces temps étranges, il était vraiment dur d'être sûr des plans de tout de mondes, sûr de ne pas être trahis ...

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MessageSujet: Re: You're The Closest To Heaven That I'll Ever Be ... {PV Aya'   Ven 20 Nov - 9:49

    Perdre quelqu'un, bien sûr que ça fait toujours mal, ça vous crève le coeur, vous laisse terrasser et incapable de vous relever de vous même dans la seconde, comme si, soudainement, votre corps refusait de vous répondre ou que vous ne saviez plus comment tout cela fonctionnait, comme si vous aviez oublié le moindre geste qui vous fait resté en vie, qui fait que vous vous relevez. Et perdre quelqu'un, c'est effroyable, injuste aussi, toujours. Vous avez la sensation alors que plus rien n'a d'importance, que la vie ne vaut plus la peine d'être vécue, que vous avez toujours donné le meilleur de vous même et que vous n'avez pas obtenu les belles et joyeuses retombées que vous espériez. Alors, à quoi bon vivre ? A quoi bon continuer à vous battre puisque vos efforts ne se trouveraient jamais récompensés ? Vous vous retrouviez seul, désemparé, perdu, sans plus aucun repère, et vous vous sentiez seul, seul au monde alors que pourtant, tout le monde continuait de s'affairer autour de vous, que vous voyiez des milliers d'êtres marcher à toute allure autour de vous, alors que vous, vous ne distinguiez déjà plus rien qu'un mouvement informe et tacheté de couleurs, ce mouvement que constituait la masse des autres mortels en mouvement justement. Vous n'aviez jamais réalisé à quel point il pouvait y avoir d'êtres humains sur Terre, et vous n'aviez encore jamais réalisé que vous pouviez être si seul au milieu de tous, car personne ne vous comprend, personne ne prend le temps de se stopper pour honorer cette perte, cette perte d'un être humain, mortel comme vous et comme cette personne empathe qui se serait stoppée, d'un être humain qui vous était si cher. Jamais vous n'aviez réalisé jusqu'alors à quel point la formule « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé » pouvait être véridique, pouvait avoir du sens. Les gens étaient trop centrés sur eux même, trop narcissiques pour comprendre qu'il y avait sans cesse quelqu'un dans une situation bien moins enviable que la leur, quelqu'un qui souffrait d'une souffrance réelle et non pas bâtie sur de l'artificiel. Personne n'était capable de cesser de faire une montagne de soucis au final pas si vitaux que ça. Personne ne semblait saisir le fait que, au final, la Terre ne tourne autour du petit nombril de personne, qu'elle se contente juste de tourner à toute allure, penchée, filant du même coup la gerbe à tout le monde. Sans doute était ce alors pour ça que l'être humain ne fonctionnait pas correctement, qu'on savait pertinemment qu'il y avait toujours un truc qui merdait, qu'un grain de sable était sans cesse planqué quelque part pour tout faire dérailler; parce que la Terre tournait sur un axe penché ... Ou peut être pas, le scientisme ayant ses limites, comme tout, n'est ce pas ? Au final, on ne faisait jamais que frôler les autres, parce qu'on marchait toujours la tête penchée, à fixer ses chaussures comme si c'était là la 9ème merveille du monde -ouais, parce que tout le monde sait que la 8ème merveille du monde, c'est la femme !- et que si on les quittait du regard, tout allait s'effondrer sous nos pieds, tout allait s'écrouler autour de nous. On ne regardait jamais les autres, on se contentait de se regarder soi, d'une manière détournée, oui, mais on ne faisait au final que de se regarder soi.

    Lorsque quelqu'un nous quittait, pour toujours et à jamais, on se mettait à se demander pourquoi. Pourquoi quoi ? Et bien, pourquoi des tas de choses. Oui, toutes les déclinaisons et les différentes versions devaient bien y passées, au moins une fois chacune, si ce n'était plusieurs. Et le fait qu'on est un mal de crâne à vous faire exploser tout ça, qu'on est la sensation de ne plus avoir de crâne mais un immense truc vide où le moindre bruit résonnait puissance 10 000 au moins. On passait par des tas de phases. D'abord, il y avait la dénégation, étape durant laquelle on refusait tout simplement de croire en ce qui venait pourtant de se passer. On refusait de reconnaître que c'était bel et bien vrai, qu'il n'y avait aucun retour en arrière possible, qu'on ne pouvait pas avoir espoir dans un miracle. Mais une fois que l'on franchissait ce cap, on traversait la seconde étape, l'une des pires, si ce n'était la pire : la colère, voire même la haine. On se mettait à s'en prendre à tous, sans distinction aucune. Que cette personne à qui vous vous en preniez soit votre soeur, votre fils, votre femme, votre meilleur ami n'avait aucune importance, aucune importance du tout. Vous aviez besoin d'expulser cette haine, cette violence qui, si elle restait en vous plus longtemps, allait vous faire exploser. En parlant d'explosion, vous explosiez tout sur votre passage, tout y passait : table, chaise, PC, tout ... Vous vous saisissiez de tout et vous le passiez par la fenêtre, vous le projetiez contre le mur en face. Et lorsque vous vous rendiez compte que ce que vous veniez de faire était injuste et dénué de sens, c'était alors à vous même que vous vous en preniez dès lors. Vous en arriviez dès lors à l'épreuve suivante, à la peur. Vous vous rendiez compte qu'en vous quittant ainsi, surtout si cette mort avait été violente, brusque et qu'elle était venue faucher une âme jeune, trop jeune, cet être cher vous avez laissé seul dans un monde que vous ne compreniez pas, dans un monde qui ne semblait plus vouloir vous comprendre. Vous vous mettiez à craindre cette vie, toute cette vie qu'on vous avait laissé, vous vous mettiez à craindre l'avenir, à fuir l'adversité. Vous vous mettiez à réaliser que vous aviez dépassé les limites en vous en prenant à ceux qui vous restaient, à ces objets inanimés qui ne vous avaient rien fait, à votre propre corps ... Vous culpabilisiez, et arriviez sans vous en rendre compte à l'étape d'après, à la culpabilité. Vous vous disiez que, forcément, tout ceci, c'était de votre faute, que vous aviez forcément fait quelque chose, dit quelque chose qui n'allait pas. Il ne pouvait en être autrement, c'était impossible, vous refusiez de concevoir les choses d'une autre manière, de percevoir une autre vérité. Vous vous disiez que, forcément, vous auriez dû voir, comprendre que quelque chose n'allait pas, que la mort était là, tapie dans l'ombre, sur le seuil, et qu'elle allait surgir sans prévenir, aussitôt ... Vous vous disiez que vous aviez échoué, que vous aviez manqué votre chance de vous saisir à bras le corps de cette mort menaçante, et de la projeter au loin, loin d'ici, loin de vous et de votre vie. Et vous vous enfermiez sur vous même, vous vous coupiez du monde, parce que vous refusiez de vivre cette dépression, autre pas dans les étapes du deuil, entouré de tous ceux qui vous entouraient. Vous étiez tout simplement dans une logique d'autodestruction et vous refusiez d'entendre les autres tenter de vous en sortir. Vous vouliez vous faire du mal, vous torturer, encore et encore, seul. Vous vouliez simplement cesser de vivre, boire plus que de raison, rester allongé à terre sans chercher à vous relever. Vous attendiez la mort sans rien faire pour vous débattre. Mais cette mort ne venait pas, décidée semble-t-il à ce que vous continuiez à souffrir de la terrible perte qu'elle vous avait infligé ! Ou alors voulait-t-elle tout simplement que vous compreniez que la vie ne devait pas s'arrêter ainsi pour vous, elle voulait que vous vous battiez, que vous cessiez de baisser les bras. Elle voulait que vous repreniez les armes et que vous vous battiez comme jamais. Et vous acceptiez alors ce destin, cette fatalité, pour le moment du moins. Et alors, vous arriviez à la fin de votre parcours. Vous aviez réussi à surmonter ce deuil, vous aviez compris que rien n'aurait pu être fait, que désormais, rien de ce que vous feriez ne pourrait vous ramener en arrière, qu'il fallait que vous cessiez de vous morfondre. Il fallait que vous repreniez les armes et que vous vous battiez comme jamais, que vous viviez votre vie pour deux, parce que vous, vous aviez la chance d'être en vie, parce qu'en tant que survivant, vous vous deviez de réaliser toutes ces choses que cet être parti trop tôt n'avait jamais pu réaliser ...

    Mais parfois, dire au revoir à un être proche ne signifie pas que cet être est mort, que vous lui disiez au revoir à jamais parce qu'il quittait ce monde, cette réalité sensible pour rejoindre l'inaccessible, le grand inconnu de ce qui existait après la vie, pour se rendre dans cet endroit, quel qu'il soit, dont on ignorait tout, cet endroit fantasmagorique qui existait dans toutes les cultures, dans cet endroit appelé parfois l'Au Delà. Parfois, vous étiez à l'origine de cet au revoir, de cette rupture pour toujours masquer par le fait que chacun d'entre vous demeurait en vie. Il y avait encore une possibilité pour que vous puissiez vous revoir, pour que vos chemins se croisent à nouveau. Au fond de vous, vous saviez sans cesse que, si vous le désiriez réellement, il vous serait presque toujours possible de retrouver cette personne que vous aviez quitté, parce que vous étiez encore en vie, parce qu'elle était encore vivant et qu'à partir de ce moment là, tout vous reste encore possible. Ainsi, lorsque Jack' avait rompu avec Alice, stoppant là plus que des fiançailles, il s'était dit qu'un jour, il lui serait possible de revenir vers la jeune femme, ne serait ce que pour lui demander de ses nouvelles, dans plusieurs années cependant, histoire qu'il leur laisse le temps à chacun d'eux de vivre sa vie, d'évoluer, de progresser, de faire des choix, de vivre de grandes choses, le temps pour chacun d'entre eux de se reconstruire, d'aller de l'avant, de se relancer dans la vie, de reprendre ses esprits et de réhabiliter le monde de ceux qui bougent, qui luttent sans cesse contre les flots d'une vie qui sera toujours tourmentée, d'une vie encore plus dangereuse qu'un fleuve en crue sortant du lit artificiel que l'Homme s'employait toujours à lui imposer. Mais alors ... Alors, maintenant, cet espoir avait il encore sa place dans la vie du jeune homme ? Y avait il encore une chance qu'un jour ... Qu'un jour, Alice redevienne celle qu'elle était avant, ou tout du moins qu'elle puisse mener sa vie comme elle l'entendait ? ... Maintenant que cette Ayaelle était en elle, concept dur à imaginer et encore plus compliqué à accepter pour Jackson, d'autant plus que la nouvelle était plus que fraîche, le jeune homme devait il faire une croix sur ce espoir déjà mince ? Il avait du mal à tout comprendre, à tout assimiler ... Les esprits ? ... Etrangement, il avait plus de facilité à croire en eux, parce qu'il s'était toujours dit que ceux qui nous avaient quitté demeuraient là, auprès de nous, pour nous veiller, et qu'on pouvait parfois entendre leur voix nous bercer, nous rassurer, nous conseiller, si seulement on fermait les yeux et qu'on se laissait aller ... Les démons ? ... L'Humanité était emplie de vices, les hommes se tuaient les uns les autres sans que tous ne se lèvent et ne s'opposent à telle vérité. L'homme tuait son prochain, son frère, sans aucune remord, se jetait sur cette victime comme un loup se jette sur sa proie, sans état d'âme aucun ...


    « Je ... Tout ça, c'est paradoxal ... Je veux dire ... Je n'ai jamais pensé que les anges pouvaient exister, et pourtant, cela semble être moins douloureux que d'apprendre que les esprits et les démons existent eux aussi alors que j'ai toujours en quelque sorte pensé que, oui, ça, ça pouvait exister même si ça tenait plus de l'interprétation que de la réelle croyance ... Excusez moi, mais j'ai un peu mal à la tête ! Je suppose que ... Je suppose que tout ça, ça fait sans doute beaucoup d'un seul coup ... »

    Il esquissa un léger, très léger sourire, avant de se masser doucement les tempes du bout des doigts. Il sentait un mal de crâne monter peu à peu en lui, comme si on avait, depuis le début de cette conversation, placé sa tête dans un étau et qu'on commençait à tourner doucement mais sûrement la vis. Il marcha un peu, histoire de se dégourdir les jambes, histoire de s'assurer qu'elles le tenaient toujours, qu'elles n'avaient pas encore décidé de le lâcher, que tout ceci était bien vrai, bien réel, qu'il ne rêvait pas, que ce n'était pas un énième cauchemar ... Relevant soudainement les yeux vers Ayaelle, puisque c'était désormais ainsi qu'il se devait sûrement de l'appeler s'il voulait rester poli, et ce même si c'était le corps d'Alice qu'il voyait, il plongea son regard dans celui de l'Ange, pencha légèrement la tête de côté, en tentant de s'éclaircir la voix, une voix qu'il sentait déjà trembler et se dérober, refuser de sortir ...

    « Est ce que ... Est ce que ça veut dire que, plus jamais, je ... Que je dois dire Adieu à Alice, une bonne fois pour toute, que plus jamais elle ne sera elle même, sans ... Sans personne à l'intérieur de son corps ?
    Je lui ai jamais dis Adieu comme il l'aurait fallu alors ... Alors, si c'est le cas, si je dois réellement lui dire Adieu pour toujours et à jamais ... Je ... J'aimerais pouvoir le faire ... »
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MessageSujet: Re: You're The Closest To Heaven That I'll Ever Be ... {PV Aya'   Sam 5 Déc - 0:08

    La souffrance humaine était encore l'une des nombreuses choses qu'Ayaelle était incapable de ressentir, elle ne savait pas ce que ça faisait que de sentir en soit une lame invisible, s'enfonçant petit à petit dans notre cœur, cette lame qui semblait destinée à laisser une plaie béante dans un corps humain, trop faible pour pouvoir cicatrisé seul. Elle connaissait l'impact de la mort du l'être humain, elle savait que ça le faisait souffrir, elle savait que certains ne pouvaient même plus se résoudre à vivre une fois la que la mort leurs ait eut enlever une personne qui leur était chère. Alors, ils vont d'eux même rejoindre cette mort, ils vont d'eux même la chercher et on appelle ça un suicide. Peut on dire que ce qui ose se donner la mort pour échapper à la souffrance on du courage ? Ou est-ce qu'on peut juste dire qu'ils sont faibles ? Une bien grande question, on pourrait sans doute considérer que c'est une preuve de courage, parce qu'il faut être fort pour oser se donner la mort, parce que le propre de l'homme c'est de tout faire pour rester en vie, parce que la mort fait peur, parce que normalement c'est quelque chose qu'on ne peut se résoudre à affronter, alors celui qui prend son cutter et qui se tranche les veines, est-il plus courageux que celui qui se bat contre la mort pour rester dans une vie contre la laquelle il doit aussi se battre ? C'est là qu'on peut considérer que se donner la mort est une faiblesse et c'est le point de vu de notre ange, elle pense que pour oser se tuer, il faut être trop faible, il faut être incapable de se relever, incapable de se lever et de reprendre les armes, incapable de lutter contre la difficulté, alors, on choisit la simplicité; la mort. C'est tellement plus simple, on se taille les veines, la carotide quand on veut que ce soit très rapide, on se jette sous un train, on se jette du haut d'un building et il y a encore beaucoup de façon de se tuer, mais le résultat c'est une fuite, une lâcheté. Oui, c'est lâche d'abandonner tout le monde, d'abandonner ces gens qui tiennent encore à nous, juste parce qu'on a pas le courage d'aller plus loin, juste parce qu'on souffre, alors on fera souffrir les autres en se donnant la mort, et on souffre toujours plus quand un proche se suicide que quand un proche meurs par accident, on se demande ce qu'on a mal fait, on cherche à savoir pourquoi notre aide n'a pas été suffisante et on se détruit sous les tonnes de questions inutiles que l'on se pose. Alors oui; le suicidaire est un lâche, un faible, un égoïste, c'est méchant, mais c'est véridique, quand on sait ce qu'est la souffrance on devrait faire en sorte que notre entourage de la connaisse pas, on devrait se battre pour ceux qui tiennent à eux, parce que c'est en eux qu'on retrouvera la force, c'est grâce à eux que la souffrance partira et qu'on pourra de nouveau avancer, de nouveau vivre. Ce n'est sans doute pas a un ange de juger de ça, non, parce qu'Ayaelle ignore beaucoup de chose sur la nature humaine, justement parce qu'elle ne l'est pas. Elle n'a jamais vraiment souffert de savoir qu'un ange était mort, elle ne sait pas ce que ça fait, elle n'a jamais eu envie de mourir parce qu'un de ses camarades avait perdu la vie au combat, elle n'a jamais pleurer pour les anges morts au combat, parce qu'elle était Ange et qu'elle avait était faite ainsi, insensible n'était pas le mot pour définir les anges, non parce que l'insensibilité reste un sentiment, une émotion, une caractéristique humaine, disons juste qu'elle était incapable de sentir les sentiments ou les émotions, elle n'était qu'une marionnette qui pouvait bouger et encore, quand elle en avait reçu l'ordre, elle était un automate, un robot programmé pour obéir, rien de plus. Alors, la souffrance, elle ne connaissait pas, ça ne faisait pas partit d'elle quand beaucoup d'autres choses d'ailleurs.

    La condition d'ange n'était pas plus enviable que la condition des humains, au contraire, ils avaient de la chance d'être capable d'avoir mal, d'être triste et de souffrir, parce que ça signifiait qu'il pouvait aussi être bien, être heureux, de se sentir vivants, ce n'était pas le cas des anges, ce n'était pas le cas d'Ayaelle, pourtant elle commençait à connaître les émotions humaine, comme l'envie, l'un des sept péchés capitaux, un vice qui n'était pas donné aux anges et pourtant Ayaelle enviait l'humanité, pourquoi ? Pour beaucoup de raison, pour leur sentiments, pour leur liberté et pour leur capacité à savoir différencier un phospholipide, d'un acide gras ou d'un glycolipide ce qu'elle, elle était bien incapable de faire, pourtant elle était ange, et tout ça étaient des créations de Dieu, mais le fait de les découvrir, de les analyser c'était quelque chose qui ne relevé que le l'humanité. La science même si elle venait de Dieu, elle était humaine et elle avait raison, peut être même plus que la religion peut être autant, personne ne serait le dire, même pas Ayaelle, peut être parce qu'elle ne veut pas se prononcer sur la question, peut être parce qu'elle ne veut pas trahir Dieu, tout en ne désirant qu'une seule chose : se détacher de son autorité. Elle commençait à comprendre bien des choses, elle commençait à s'imprégner du libre arbitre des humains, mais elle savait qu'elle ne devait pas le laisser prendre le dessus sur son côté de soldat bien dressé, parce que c'était sa vie qui était en jeu. C'est là qu'on reconnaît en elle un peu de la nature humaine, n'est-ce pas quelque chose de typiquement humain que de vouloir protéger sa vie à n'importe quel prix ? Bien sûr que si, c'est sa vie sur terre qui lui avait appris à ne pas vouloir mourir. Elle voulait continuer à apprendre, elle voulait continuer à protéger les humains pour les voir évoluer, encore et encore, comme au fil des deux millénaires qu'elle avait connu, c'était une raison suffisante pour qu'elle veuille se battre contre l'apocalypse, parce que l'humanité était quelque chose de précieux à ses yeux, parce qu'elle n'était sans doute pas comme tout les autres anges. Alors, il fallait l'avouer, ce n'était pas mieux d'être un ange qu'un humain, bien au contraire …

    La vie est hommes était plus éphémère, mais pour eux, elle était longue, ils avaient le temps d'aimer, de détester et de ré-aimer, c'était le cas pour Jackson, il avait aimé Alice, cette femme presque parfaite aux yeux d'un grand nombre de chrétiens, elle croyait en dieu, elle était intelligente, elle était gentille, aimable, généreuse et en plus elle était ravissante, elle avait bien sûr des défauts, mais les citer la ferait paraître un peu moins parfaire, en tout cas, elle aimait Jackson et il l'aimait et pourtant ils se sont séparé, et pourtant un jour, Jackson a mit un terme à leur amour, alors qu'Alice en avait besoin, alors que c'était la seule chose qui l'aider à tenir debout, ils s'aiment et il s'étaient séparés. Pourquoi ? C'était encore une question à laquelle Ayaelle ne pouvait pas répondre, elle ne savait pas plus ce qui poussait deux êtres humains à se séparer que ce qui les poussait à se mettre en couple, mais c'était peut être, de sa faute, c'était même certainement de sa faute, c'était elle qui avait détruit Alice, c'était de sa faute si la jeune femme avait finie par se sentir folle, c'était de sa faute si elle avait quasiment péter les plombs et par la suite, ce fut de sa faute qu'elle se fit interner, elle était bien loin de la perfection cette femme qui était confinée dans une toute petite chambre, d'hôpital, cette femme qui passait ses journées toute seule a tenter de se persuader qu'elle allait bien alors qu'elle finissait par fondre en larmes parce qu'elle était tout simplement dépressive, parce que le cerveau humain ne supportait pas le mal quand il arrivait trop vite, d'abord elle avait entendu des voix, ensuite elle avait fait une fausse couche, alors que son seul et unique rêve était de devenir mère. Alors elle avait fait une dépression et c'est parce qu'elle n'était plus la même, elle n'était plus cette Alice souriante et pleine de vie qu'il avait connu, que Jackson avait fini par céder, la jeune femme avait compris, mais elle s'était retrouvée seule, à bien u réfléchir, à part Jackson, elle avait qui ? Quelques amis par ci par là, mais pas de rééle grande amitié. Elle n'avait plus de parents, elle n'avait plus de famille, alors sans Jackson, elle s'était retrouvée seule, et elle, elle était faible, elle était trop seule, combien de fois avait elle songé à avaler la boite de somnifère avec la bouteille de Vodka, combien de fois avait elle songé à s'ouvrir les veines pour laisser son sang quitté son corps meurtris ? De trop nombreuses fois pour qu'elle se rende compte qu'elle avait vraiment besoin d'aide, pour qu'elle décide d'aller à l'hôpital psychiatrique se faire soigner, elle était faible, mais cette décision faisait d'elle une personne extrêmement courageuse, le genre de personne qui malgré le mal, décide qu'il ne peuvent pas continuer sans aide, une femme seule qui n'a su trouver l'aide que dans un centre spécialisé, elle aurait pus se relever, elle aurait pu redevenir la Alice d'avant et elle serait retournée voir Jackson, elle lui aurait souris et peut être qu'il aurait été trop tard, mais au moins, il aurait en effet pus lui dire adieu, il aurait pus lui dire qu'il l'avait aimé et qu'aujourd'hui il fallait qu'elle trouve un homme mieux que lui, parce que c'est ce qu'ils disent tous et peut être que c'est ce qu'elle aurait fait, elle aurait laissé son cœur se diriger vers un autre homme. Et elle aurait était heureuse. Mais il y avait Ayaelle et au lieu de lutter pour changer, Alice avait en quelque sorte laissé tombé, on pouvait peut être considérer qu'en acceptent de donner son corps à l'ange, Alice avait fait preuve de lâcheté et de faiblesse, c'était un peu comme si elle était morte, un peu comme si elle s'était tuée, mais Ayaelle préférais considérer qu'elle avait juger mieux de laisser un ange faire son travail plutôt que de lutter contre la vie, alors qu'elle voulait juste se reposer quelque temps, ce serait un mois, peut être deux comme peut être des années ou même des siècles, tout dépendra de la suite des évènements, personne ne pouvait dire combien de temps Ayaelle devrait rester sur terre ...

    « La majorité des humains ne voient que le mal qui hante leur terre, parce que c'est plus simple ou parce que l'esprit humain est formaté à ne voir que le mal,peut être parce que c'est plus simple ou juste parce que le bien est plus discret ... »

    C'était sûr qu'on voyait beaucoup moins le bien que le mal sur cette planète, que ce soit aujourd'hui où durant les siècles qui ont composés l'histoire du monde, le mal est toujours mis en avant de façon beaucoup plus marquée que le bien, parce qu'il y a les guerre, les maladie, les tueries, les génocides, les découvertes scientifiques ayant couté la vie de millions de personnes. C'était comme ça, et bien sûr que ce n'était pas normal, pourquoi croire, pourquoi prier un Dieu qui n'est jamais là pour nous aider ? Un dieu qui n'agit pas, qui se contente de nous laisser tomber, de nous laisser à notre triste sort, alors qu'est-ce que la croyance ? Une façon de se rassurer ? Croire en Dieu, n'est-ce pas la meilleure façon de se sentir mieux sur terre ? Peut être bien que oui, peut être bien que non, encore une fois, c'est une idée sur laquelle Ayaelle ne préfère pas se prononcer.

    « Tant que je serais là, elle ne vieillira pas, à moins que l'on me tue moi, elle ne mourra pas. Quand je partirais elle reviendra. Ça peut être demain comme au prochain millénaire. Je partirais quand j'en aurais reçus l'ordre, quand j'aurais rempli ma tâche ici. J'ose espérer que tout ça sera très vite terminé, et que nous vaincrons le mal, si nous perdons, j'ai peur que vous ne puissiez jamais la revoir. Peut être qu'il aurait fallu lui dire adieu quand elle est partie ... »

    Elle ne pouvait pas laisser Alice reprendre le contrôle de son corps, elle ne pouvait pas non plus partir qu'elle n'en avait pas reçu l'ordre, alors en effet, tant qu'elle serait là, Alice ne le serait pas, pour le moment elle était comme partie loin de ce monde trop brutal, loin de cette vie qu'elle ne supportait plus, loin de sa souffrance et de ses malheurs et pourtant, elle était toujours bien vivante, mais elle ne ressentait plus le mal autour d'elle, comme si elle était dans un profond sommeil, ou dans un profond coma ...

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Phoenix H. Lawrence


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MessageSujet: Re: You're The Closest To Heaven That I'll Ever Be ... {PV Aya'   Sam 12 Déc - 4:34

    La vie était une machine à broyer. Lentement, mais toujours sûrement, elle resserrait l'étreinte de ses serres autour de votre cage thoracique, la faisant peu à peu craquer, comme si elle se repaissait de ce bruit d'os qui craquent, de ce bruit d'os que l'on broie peu à peu. Et vous, vous étiez là, tout simplement, victime incapable de se défaire de ce poids, de cette charge, de la dangerosité de la chose, simple pantin bon à sentir peu à peu ce souffle de vie le quitter, alors que, peu à peu, vous étiez à bout de souffle, incapable de respirer ne serait ce qu'un mince filet d'air sans avoir la sensation que l'on vous brûle les poumons, que l'on vous enfonce milles poignards dans les chaires. Mais certains d'entre vous, certains d'entre les humains s'entêtaient à ne pas perdre le dernier souffle de leur vie, s'acharnaient à le conserver en eux, pour que jamais, jamais, la vie ne triomphe, le destin ne l'emporte à tout jamais sur eux, refusant d'entendre un échec et mat qui leur serait défavorable. L'être humain a sa fierté, une fierté bien souvent mal placée d'ailleurs, mais il n'en demeure pas moins que même dans la période la plus sombre et la plus désespérée pour lui, il mettra sans cesse un point d'honneur à ne pas perdre leur fierté. Etre fier, c'était refusé de mourir dans un coin si votre mort avec quelque chose de fabuleux, quelque chose qui pouvait vous ériger en martyr, en mort pour la bonne cause, en victime d'un destin défavorable et immérité. Etre fier, c'était au contraire se cacher pour mourir lorsque votre mort n'avait rien de glorieux, que vous ne pourriez en tirer aucun bénéfice ni prestige personnel, et ce y compris dans la mort. L'être humain est ainsi fait, il refuse de se montrer faible aux yeux des autres, comme si être faible avait quelque chose d'avilissant, de peu reluisant, de dévastateur. Pour Jackson, une mort était une mort, peu importait le contexte qui l'entourait. Jamais il n'avait cherché à savoir si, oui ou non, un tel ou un tel méritait plus les louanges de tous qu'un autre. Jamais il n'avait cherché à graduer les morts sur un baromètre du mérite. Pour lui, la mort restait la mort, et il n'y avait strictement rien de romantique là dedans. Bon sang, quel droit pouvait se donner les vivants de juger ceux qui étaient passés de l'autre côté du miroir, ceux qui avaient quitté ce monde à tout jamais, peu importait pour où, peu importait vers quel endroit ?! Il était déjà bien peu aisé de juger le prestige d'un homme de son vivant, comment pouvait on alors prétendre en être capable alors que ce même homme était à présent mort ? Il n'avait pas cherché à comprendre lorsqu'il avait été soldat, il s'était contenté d'offrir, aussi souvent que possible, une sépulture à tous les morts qu'il avait rencontré sur son chemin, allant au delà des ordres de sa hiérarchie, étant même sûrement en total contradiction avec ce qu'on lui demandait. Mais il s'en moquait. Il ne réfléchissait pas, ne réfléchissait plus beaucoup à vrai dire depuis qu'il était engagé, parce qu'il n'en avait pas le temps, parce qu'à force, il serait devenu fou, sans nul doute. Il se contentait donc le plus souvent de faire ce qu'on lui demandait de faire, mais n'en était pas moins parvenu à garder une liberté de décision non négligeable. Il n'était pas devenu l'un de ces moutons de Panurge qui suivent sous prétexte que c'est tellement plus facile de faire partie d'une masse et de suivre le mouvement comme tout le monde, que c'était tellement aisé de se conformer aux codes et aux attentes, de devenir un être lambda plutôt que de vivre à l'écart, d'avancer seul dans la vie sans être sûr d'arriver au bout sans chuter, alors qu'il n'y aurait quasiment jamais personne pour vous relever ...

    Il avait vu la mort de près, de très près, et il en était sorti marqué, à jamais. On aurait très bien pu le marquer au fer rouge que le résultat serait le même : après cette épreuve, il avait changé, et ce qu'il avait perdu, il ne le retrouverait jamais. Certains avaient reculé ce jour là, pas lui. Certes, ces hommes s'en étaient beaucoup mieux sortis que lui, aucun d'entre eux n'avait eu la moindre égratignure mais ... Au fond, n'étaient ils pas les plus à plaindre, eux qui, à coup sûr, passeraient le restant de leurs jours à se souvenir de cette fameuse fois où ils n'ont pas été là, aux côtés de leurs camarades, de ceux qu'ils côtoyaient pourtant depuis le début ou presque ? Il était arrivé au jeune homme d'être traversé par l'idée de reculer, lui aussi, de refuser de se porter volontaire pour une mission que l'on disait périlleuse alors même que l'on n’était pas encore sorti de la base. Mais cette idée n'avait jamais fait que le traverser, jamais il n'avait éprouvé le besoin de la concrétiser. Oui, c'était milles fois pire de rester dans cette base, loin de tout, en se demandant si on méritait réellement plus que ceux qui allaient prendre des risques de rester en vie. Chaque jour, les missions se faisaient plus dangereuses, mais vous tentiez de faire ce que vous aviez à faire, et puis, ensuite, vous tentiez d'oublier, de ne plus vous souvenir. Vous saviez, de toute façon, que vous n'aviez aucune raison de vous en faire, tout simplement parce qu'il y aurait toujours ces psys, ces hauts gradés qui, en ne foutant même pas un pied sur le terrain, savaient toujours mieux que vous de quoi il en retournait, ce que vous vous deviez de faire pour pouvoir oublier et repartir le plus vite possible sur le terrain, histoire que tout ceci avance un peu. Et lorsque vous ne parveniez réellement pas à oublier, ils faisaient tous en sorte que vous ne puissiez plus rien ressentir. C'était comme si on vous annihilait, on vous filait des tas de médicaments, vous deveniez une réelle pile électrique, une boule de nerfs mais au moins, vous étiez capable de tirer dans le tas sans vous poser trop de questions, sans éprouver trop de remords par la suite. Ou alors, ils vous convainquaient que vous aviez tord de vous en faire, que ces hommes, ces talibans que vous pourchassiez, n'étaient pas vos égaux, qu'ils méritaient de mourir, qu'il n'y avait pas à s'en faire. Les pasteurs et les prêtres venaient parfois chanter à vos oreilles les louanges de religion plus puissante et vertueuse que l'Islam. Vous n'aviez pas à vous en faire, si Dieu était de votre côté à vous, que vous tuiez pour protéger votre pays, alors vous seriez pardonné, et même récompensé ... Quant aux dommages collatéraux, et bien il faut bien qu'il y en ait de temps en temps, parce que l'erreur est humaine, que personne ne peut prétendre ne perdre jamais aucune balle ... Et en croyant à cela, vous étiez réellement censé vous sentir mieux ? Vous pouviez réellement retourner à votre vie d'avant une fois que l'on n'aurait plus besoin de vous, sans plus vous soucier de ce que vous aviez pu faire ? Vous étiez censé vivre heureux et en paix avec vous même jusqu'à la fin de votre vie ? Vous étiez censé en arriver à être un vieil homme bien assis dans son fauteuil et tout fier d'avoir une carte
    vermeille délivrée par l'Armée ? ...

    Alors, oui, on pouvait très rapidement perdre foi en l’avenir, perdre tout espoir, laisser sur le champ de bataille de la vie les dernières onces de ce qui perdurait encore de ce que l’on appelait jusqu’alors votre innocence. On en vient aussi rapidement à faire des comparaisons, à tomber dans les généralisations excessives. Il n’était pas facile, au contraire, de garder la tête haut, de rester sans cesse droit et fier, autant que possible du moins, car il est bien évident qu’à un moment ou à une autre, des considérations vont vous toucher, que vous en soyez ou non conscient, que vous acceptiez ces considérations ou pas. Chaque seconde était un combat, chaque seconde vous coûtait un peu plus que la précédente, et dans un certain sens, ce n’était sûrement pas lorsque vous vous trouviez encore sur le champ de bataille ou dans le campement installé dans les alentours que vous vous sentiez le plus mal, que vous réalisiez que si vous continuiez encore un peu comme ça, votre cœur allait finir par lâcher et votre crâne allait exploser d’un instant à l’autre. Vous étiez encore dans l’euphorie des choses, si l’on pouvait réellement parler d’euphorie. Vous n’aviez pas la possibilité de prendre tout le recul nécessaire pour être enfin conscient de tout, parce que vous n’étiez entouré que de soldats comme vous, et à quelques petites choses prêt, votre quotidien était aussi exactement le leur. Alors, aucun n’allait réellement pouvoir pointer du doigt un petit souci dans votre existence, en prenant pour justification que la Société condamnait telle ou telle chose, que ce que vous faisiez se différenciait totalement de ce que faisaient les autres. La réalité, elle vous revenait en pleine face, telle un boomerang, que lorsque vous rentriez au pays, un pays qui avait continué à vivre sans vous. Et c’était cet instant là que la vie choisissait pour vous faire comprendre qu’un petit quelque chose s’était brisé en vous, à tout jamais, pour vous faire réaliser qu’à partir d’un certain stade, tout ce que vous aviez bien pu laisser en Afghanistan resterait à tout jamais là bas, que vous ne pourriez jamais récupérer ce que vous aviez perdu, que vous vous deviez de dire adieu à jamais à un certain nombre de choses. Lorsque vous rentriez, immanquablement, vous sentiez votre cœur se serrer dans votre poitrine, parce qu’égoïstement, dans un premier temps, vous en vouliez à tous d’avoir réussi à vivre sans vous, lorsque vous, vous étiez à des milliers de kilomètres de là. Oui, d’une certaine façon, vous auriez peu être aimé constater plus de problèmes et d’incohérences lorsque vous rentriez, car cela aurait été la preuve que sans vous, les choses ne se pouvaient pas de tourner bien rond et ce malgré toute la bonne volonté de tous. Mais nan, la vie avait continué sans vous et généralement, vous cessiez d’en vouloir ainsi à ceux qui n’avaient au final bien souvent fait que survivre et qui, par fierté, refusait de reconnaître que ça avait été dur, refusait depuis le début de laisser un seul instant quelqu’un se douter de quelque chose. Le plus dur, c’était tout de même surtout de ne pas énormément pouvoir parler de votre expérience, de ce que vous aviez vécu, parce que vous saviez très bien que personne ne comprendrait. Après tout, vous-même, vous aviez été totalement à la ramasse lorsque vous aviez été immergé tout entier dans cette réalité dont vous étiez à mille lieues de vous douter de l’existence avant d’arriver, alors vous ne pouviez sûrement pas en vouloir à qui que ce soit d’être resté vierge de cette véracité. Après tout, eux gardaient encore leur innocence, et vous n’aviez sûrement pas le cœur de la leur voler. C’était une chose tellement précieuse, une chose que vous, vous ne possédiez plus et que vous aviez regretté dès que vous aviez senti qu’elle vous quittait, prenant un aller simple sans retour pour l’endroit que l’on appelle la perdition, endroit où tout ce qui y pénètre n’en ressort jamais. Alors, oui, Jackson n’avait jamais réellement fait qu’effleurer du doigt la vérité et la réalité dès qu’on lui avait demandé de parler un peu de ce qu’il avait bien pu vivre, et, oui, en fait de compte, il ne faisait que de mentir, mais lui ne voyait pas cela comme ça. Pour lui, il se devait de mentir, d’atténuer la réalité, de passer sous silence certaines choses, pour préserver ceux qui n’avaient aucune raison de perdre leurs espoirs, et leur innocence aussi, bien parmi les plus précieux qu’il nous est donné dès la naissance, et dont on ne réalise l’importance que lorsque ce bien est parti en fumée.


    « Alice … Alice est sans conteste possible l’une des plus belles choses qui me soit arrivée dans la vie, et je la classe les yeux fermés dans la catégorie des bonnes choses, juste à côté de la naissance de Jude … Elles m’ont permis, toutes les deux, de me souvenir qu’il y avait sur cette terre des gens qui méritaient que l’on se batte pour eux, qu’on les préserve le plus longtemps possible de toutes les horreurs qui peuplent nos vies. … Mais j’ai pas su la garder à tout jamais auprès de moi … »

    C’était la réalité après tout. Et même si c’était une réalité si dure à énoncer parce que ce qu’elle signifiait était lourd d’un sens pas réellement rassurant et optimiste, même si c’était une réalité dont on se serait plus que bien passé, il n’en demeurait pas moins que c’était la réalité, que l’on se devait de l’accepter, parce que se battre contre elle ne servirait à rien, ne reviendrait qu’à brasser du vent en remuant les bras dans le vide. Alors, oui, il ne fallait jamais rendre les armes et cesser de se battre trop vite, mais il n’en fallait pas moins savoir reconnaître que, parfois, pour certaines causes, tout combat était dénué de sens, sans intérêt, sans valeur, à classer directement parmi les causes perdues et irrémédiables. Et la réalité que lui expliquait Ayaelle faisait tout sauf rassurer le jeune homme. Alors, s’en était réellement fini de ce secret espoir qu’il avait gardé au fond de lui, celui de voir Alice mener une vie qu’elle méritait, et ce même si lui ne se trouvait plus avoir de place dans la vie de la jeune femme. Il n’y avait pas de salut alors ? Parce que, Jackson voulait être sérieux : même si, comme le souhaitait apparemment Ayaelle, tout ceci se finissait vite, le jeune homme avait la certitude qu’on ne revenait pas d’une telle « expérience » vierge de toute marque. Cela vous change, immanquablement. Lui avait été changé par la guerre, par la mort de sa mère aussi, mais tout ceci était tellement différent de ce que vivait à l’instant même Alice, tout ceci était tellement moindre. Alors, il se disait qu’il ne pouvait même pas se faire une idée de ce qu’allait pouvoir ressentir Alice le jour où tout ceci serait fini, comme le disait si bien l’ange qui la possédait. Les derniers mots de cette dernière résonnèrent aux oreilles de Jackson comme une douce et lente litanie, une litanie tout ce qu’il y avait de plus véridique et déchirante dans le même temps.

    « Elle … Elle disait souvent que toute erreur se pouvait encore d’être réparer, pour peu que l’on tente de la réparer … Elle disait que l’on se devait d’essayer, parce qu’il restait parfois des chances pour que les miracles surviennent … »

    Sans réellement plus penser à tout ce qui pouvait bien lui passer par la tête, et ce tout simplement parce qu’il y y avait tant de choses qui s’y entrechoquaient, Jackson réduisit à néant la distance qui le séparait d’Ayaelle. Sans plus réfléchir non plus à ce qu’il allait faire par la suite, il passa l’une de ses mains derrière le dos d’Alice, avant de la poser dans la courbe du bassin de la jeune femme, et glissa ses doigts à la base du cuir chevelu d’Alice, avant d’apposer ses lèvres à celles de la jeune femme. Il n’y avait plus d’ange, plus de GI’s réserviste, il n’y avait plus de Jackson et plus d’Alice, seulement un être qui tente, dans un dernier espoir, de dire adieu à celle qu’il a tant aimé, à celle qu’il aime encore si fort, à celle qu’il ne cessera jamais d’aimer, malgré tout.
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MessageSujet: Re: You're The Closest To Heaven That I'll Ever Be ... {PV Aya'   Mer 23 Déc - 3:21

    La nature humaine était décidément quelque chose de vraiment difficile à comprendre, ils étaient tous différents les uns des autres, ils ne réagissais pas pareil aux évènements qui faisaient leur vie, ils ne rencontraient pas tous les même épreuves, ne suivaient pas tous le même chemins, il y en avait qui réussissait à ne pas trop connaître les embûches de la vie et d'autre qui s'enfonçaient dedans comme dans des sables mouvants et que fallait il pour en ressortir ? Seul s'était sans doute impossible, plus on s'agite pour remonter à la surface, plus on s'enfonce, c'est comme ça que marchent les sables mouvants, alors ceux qui s'empêtrent là dedans, criaient qu'on viennent les aider, qu'une main les attrape et les sorte de là, d'autres priaient carrément le ciel, mais que pouvait le ciel et ses pantins ? Ils étaient incapable d'agir, ce n'étaient pas les anges qui allaient arriver et les secourir, ce n'était pas ainsi, ce n'était que des croyances, des choses que l'humanité pensait pour se rassurer, ils voyaient les anges comme des entités pleines de grâce et de vertus, mais en vérité ils n'étaient pas plus vertueux qu'un humain, comment voulait vous qu'il y ait de la vertu en quelque chose où il n'y avait rien, rien de plus qu'une capacité à obéir aux ordres d'un Dieu que personne ne voyait, un Dieu qui n'était pas plus capable d'agir que ses anges, c'était pathétique le ciel ! Il n'y avait rien là haut, rien qui puisse aidé l'humanité, là haut, c'était une lutte contre l'enfer, mais juste une lutte, pour se protéger eux même et non pas pour protéger les humains, c'était égoïste, mais ils étaient comme ça et ça les gens qui passaient leur temps à prier ils l'ignoraient, les gens comme Alice, cette femme qui avait été élevée dans la religion, cette femme a qui ont avait tout expliqué par la religion, quand elle demandait où était sa mère, on lui répondait qu'elle était aux cieux, avec les anges, qu'elle était heureuse là bas, alors elle demandait pourquoi elle était plus heureuse là bas et pas avec elle, et là, c'était bien souvent le silence complet ou quelques allusions à la mort, mais jamais rien de très sévère, on ne voulait pas froisser son esprit d'enfant et elle a grandit en croyant que le paradis était un endroit superbe et que si elle priait, la vie lui sourirait, alors elle a prié, elle passé des heures à prier, des heures entière et sa vie n'a jamais été plus belle que celle d'une autre, elle a perdu son père, sa seule famille, la personne qu'elle admirait le plus sur cette planète, la personne qu'elle aimait le plus, mais il est mort et elle s'est retrouvée toute seule, alors elle a prié pour qu'on l'aide, pour qu'on lui rende son père, mais personne ne l'a jamais aidée, personne ne lui a jamais tendu la main pour qu'elle s'en sorte, en tout cas, pas un ange, pas ceux en qui elle croyait, pas ceux qu'elle avait prié pendant toute sa vie, eux ils ne s'étaient jamais bougé alors qu'elle croyait en leur existence. Elle avait du se relever seule et continuer sa route, parce qu'elle avait des objectifs, un avenir qui lui était possible d'atteindre, elle s'en était sortie, elle avait continué et elle avait rencontré Jackson, c'était surtout lui qui lui avait permis de s'en sortir, un homme qui avait vraiment besoin d'aide un homme que la vie avait pratiquement anéanti, elle était tombée amoureuse de cet homme, parce qu'elle avait senti pour la première fois de sa vie, que sa présence était bénéfique à quelqu'un, elle avait sentit que cet homme avait besoin d'elle et elle avait tellement envie de l'aider, elle avait toujours voulu être utile et faire le bien autour d'elle, c'était une fille généreuse, c'était sans doute ce genre de femme que l'on pouvait qualifier d'ange, et non pas ses êtres comme Ayaelle, qui ne comprenaient rien à ça, non Ayaelle ne savait pas quoi dire ou quoi faire pour aider quelqu'un qui en avait besoin, elle savait se débarrasser des démons et autres esprits malveillant, elle savait éloigner ses camarades, elle savait se battre et lutter contre ses ennemis, mais aider les humains, elle ne savait pas, c'était carrément anormale pour un ange, mais ils étaient tous comme ça, tout les anges étaient les mêmes, de simples pantins qui étaient loin de représenter le bien comme beaucoup le pense, ils n'étaient pas plus là pour aider l'humanité à sortir du noir que pour éviter les guerres ravageuses, ses guerres qui détruisent pourtant au nom d'une patrie ou au nom de dieu, c'était pourtant absurde, il y avait des hommes qui se battaient guider par d'autres hommes, situés à l'abri du front à parfaire leurs illusions, il y avait de pertes et des gens satisfait, et tout ça au nom d'un Dieu qui ne bougeait pas. Ça non plus Ayaelle ne comprenait pas, mais ça faisait partit des nombreuses choses contre lesquelles elle était impuissante, elle avait bien du mal à agir pour le bien de l'humanité, elle ne savait pas faire, alors elle restait silencieuse face à ses tueries, elle ne pouvait pas faire mieux, alors elle ne disait rien, ne faisait rien et se contentait d'agir quand on le lui disait et ce depuis des millénaires, ha, elle est belle la vie d'ange !

    Alice était sans doute une femme exceptionnelle, une personne comme il y en a peu sur la terre, Jackson avait sans doute eu beaucoup de chance d'être celui dont elle était amoureuse, beaucoup d'homme aurait aimé passé la bague au doigt d'une femme pareille, elle était belle, souriante, pleine de vie, toujours à l'écoute et elle n'était pas du genre à se plaindre, elle se voulait forte et faisait de son mieux pour toujours tout encaisser toute seule, mais elle avait quand même besoin des autres, elle avait quand même besoin qu'on fasse attention à elle, ça ne faisait pas de doute c'était vraiment une femme bien qui ne méritait certainement pas le sort qui lui était réservé, mais encore une fois, la vie était difficile et quoi qu'on fasse, on ne pouvait pas la faire changer, le destin c'était quelque chose qu'on ne pouvait malheureusement pas contrer.

    « Je suis navrée, mais continuez de croire en la vie, au moins pour votre fille et parce que je suis sûre que la vie finira par vous sourire à nouveau ... »

    Ce n'était peut être pas très encourageant de devoir croire en la certitude d'un ange, après tout qu'est-ce qu'elle en savait elle ? Elle ne pouvait pas dire ce qui allait arriver dans la vie de Jackson, elle ne savait pas ce que l'avenir lui réservait, alors c'était facile pour elle de croire que le futur sera plus beau alors qu'elle n'a aucune idée de ce que cet homme à pu endurer jusqu'à présent, mais peut être qu'au fond, croire en un futur plus beau, c'était un peu comme croire en Dieu, un moyen de garder l'espoir dans les moments difficiles, de fermer les yeux sur un monde trop sombre et de se dire que quand on les ré ouvrira, la lumière aura vaincue les ténèbres, peut être que ça sert à rien, mais on ne peut pas savoir tant qu'on ne tentait pas. Il en va de même pour les miracles, il faut croire au miracles si on veut les voire ses réaliser, si on n'y croit pas, on ne les remarque pas quand ils arrivent dans nos vies.

    « Je suppose qu'elle avait raison ... »

    Si Ayaelle avait du mal à comprendre un tas de chose, ce qui était en train de lui arriver, là, elle était vraiment complètement larguée, elle ne savait pas pourquoi Jackson s'était autant rapproché autant d'elle, pourquoi il l'avait prise dans ses bras de cette façon, et elle ne savait pas quoi faire, elle aurait pus juste partir, juste le repousser, parce qu'elle n'avait pas sa place dans ses bras, parce qu'elle était Ayaelle et qu'il n'était pas amoureux d'elle, parce que c'était Alice qu'il aurait voulu serrer dans ses bras, se sont les lèvres d'Alice qu'il aurait voulu sentir contre les sienne et non pas Ayaelle, cette femme qui ne comprenait absolument pas ce qui était en train de lui arriver et qui était complètement incapable de faire quoi que se soit ...

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Phoenix H. Lawrence


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MessageSujet: Re: You're The Closest To Heaven That I'll Ever Be ... {PV Aya'   Mer 30 Déc - 2:58

    Croire en la vie ? Lorsque, depuis le commencement, elle ne cessait de vous mettre des bâtons dans les roues, de dresser devant vous des haies de douleur et de malheur ? Lorsqu'elle arrachait un par un, de vos bras, tous ceux qui comptaient pour vous, tous ceux qui étaient vos raisons de vivre, non, vos raisons de survivre, comme un sale gosse arrache une par une les pattes d'une sauterelle ou les ailes d'une mouche ? Pour surmonter cette vérité, certains se réfugiaient dans les églises, écoutant les sermons d'un prêtre ou d'un pasteur. D'autres se rendaient à la synagogue et écoutait la parole du rabbin. D'autres, encore, ôtaient leurs chaussures et se découvraient avant d'entrer dans la mosquée et d'écouter le prêche de l'imam. Et certains s'installer simplement à l'abri du bruit et de l'agitation, en position du lotus, faisaient le vide dans leur esprit et apaisaient leurs esprits en appliquant l'enseignement de Bouddha. Mais d'autres n'étaient d'aucune religion, parce que jamais ils n'avaient grandi épauler par la religion, ou parce que cette religion était toujours restée sans réponse face à toutes leurs questions. Sans nul doute ceux là étaient les plus à plaindre, parce qu'ils devaient trouver autre chose à quoi se raccrocher. Ils devaient trouver autre chose, quelque chose d'assez fort pour les aveugler et leur faire croire qu'à l'abri, ils seraient saufs, qu'en se raccrochant à cela, ils seraient protégés, qu'ils n'auraient plus rien à craindre. Si la religion ne pouvait pas être ce bandeau placé sur les yeux, les empêchant de voir la vérité et la dureté de la vie, ils devaient trouver un autre bandeau, qui porterait un nom différent mais qui, au final, aurait la même finalité. Bien souvent, c'était leur famille qui tenait lieu de ce bandeau, et plus précisément, les plus âgés des membres de votre famille, ceux qui avaient vécu plus longtemps que vous et qui donc, normalement et assez logiquement, avaient traversé plus d'épreuves que vous, avaient connu plus de coups durs mais qui, puisqu'ils étaient là devant vous aujourd'hui, avec un esprit plus ou moins sain, avaient survécu à toutes ces crasses, cadeaux de la vie. Ceux là étaient normalement les phares vous guidant hors des ténébreux doutes, qui vous ramenaient sur le chemin le plus balisé qui soit ... Ils vous parlaient, vous prenaient la main, vous conseillaient, parfois, vous portaient sur leurs épaules parce que vos jambes ne vous portaient plus parce que vous étiez trop effrayé, ou tout simplement parce que vous étiez trop épuisé par le combat que vous veniez de mener pour pouvoir encore être en mesure de mettre un pied devant l'autre et puis d'avancer.

    Mais parfois, il arrivait que, malgré votre jeune âge et de toute votre mini vie qui soit, vous en veniez à avoir traversé plus de choses qu’eux, vous veniez à avoir une vie plus ensanglantée que celle de vos aînés. Et parfois, il se trouvait que ceux-ci ne voulaient partager aucune chose avec vous, tout ça parce que votre existence leur était secondaire, ou parce qu’ils n’avaient jamais désiré votre venue au monde, que pour eux, c’était sans nul doute l’une des pires erreurs de la part de votre mère que d’avoir décidé de vous garder alors même qu’elle n’était qu’ado, que votre père venait de mourir et que celui-ci, de l’avis de vos grands parents, n’était qu’un raté, un vulgaire homme lambda, issu de la couche modeste, et dont la vie était bien loin d’être semblable à celle qu’avait toujours connu jusque là votre mère, qui avait grandit dans des draps de satin, avait couru dans des couloirs sur les murs desquels étaient accrochés de grandes œuvres de maître. Dans ces cas là, il vous était bien sûr impossible de compter sur leurs soutiens, de vous rassurer en vous disant que, en cas de souci, ils seraient là pour vous, qu’ils vous protégeraient, qu’ils sauraient s’occuper de vous et vous empêcher de vous perdre, de vous empêcher de sombrer, de vous empêcher de errer pendant des mois et des mois au risque de vous perdre et de ne plus jamais redevenir l’être que vous étiez avant tout ça. Parfois, il se trouvait aussi que ces personnes plus âgées de votre famille ne pouvaient pas vous aider parce qu’elles n’étaient plus de ce monde et cela, bien sûr, bien malgré eux. Lorsque votre père était mort avant même votre naissance, qu’il n’avait de toute façon jamais eu la grande joie de savoir que vous grandissiez déjà dans le ventre de votre mère, que la relève était assurée, qu’il aurait un fils perpétuant son nom, il était douloureux de reconnaître que jamais, jamais, vous ne pourriez compter sur son soutien à lui. Lorsque votre mère mourait trop tôt, trop jeune, que vous aussi, vous vous trouviez être trop jeune, vous réalisiez alors que vous n’aviez pas assez écouté ce qu’elle vous avait dit, que vous n’aviez pas assez prêté attention à ses propos, tout ça parce que vous teniez à rester encore un peu innocent et inconscient, même si au fond, tout ceci n’était que de la poudre aux yeux. Pendant plusieurs années, vous aviez voulu vous convaincre que la vie en avait fini avec vous, qu’elle avait décidé de vous laisser mener votre vie en paix, alors qu’il n’en était au contraire rien du tout, qu’elle était encore là, planquée dans un coin, et qu’elle se tenait toujours prête pour vous sauter au cou, y planter ses crocs, juste au dessus de votre carotide, de sorte que vous souffriez le martyr mais que vous puissiez encore resté debout, en chancelant plus ou moins, certes, mais en restant debout. Mais vous saviez depuis le début que tout avait une fin, que vous étiez uniquement dans une période de sursis, que vous avait accordée la vie pour vous ne saviez quelle raison mais sur laquelle vous n’alliez pas cracher, que tout avait une fin et que déjà, le décompte mortel était amorcé … Lorsque, comme Jackson, vous n’aviez plus personne vers qui vous tourner, sur qui compter, sur qui vous appuyer, vous deviez construire votre force vous-même, vous deviez réussir à survivre vous-même, et personne ne pouvait vous donner de conseils, de recette miracle pour réussir et survivre. C’était à vous de vous débrouiller, seul, car on est de toute façon toujours tout seul au monde. Vous deviez survivre dans la jungle de la vie, et il ne vous était pas nécessaire d’escompter recevoir des encouragements, et encore moins des félicitations de la part des autres.

    Mais Jackson avait compris quelque chose : peu importait dans quel était de délabrement se trouvait être votre famille. Peut importe les cauchemars qui peuplaient vos songes, peut importe vos peurs, vos craintes : tout ce que vous aviez à faire, c’était de garder la tête bien haute et de tenir la barre guidant le navire, pour tous ceux qu’il vous restait, tous ceux qui étaient encore trop jeunes, trop petits pour, à leur tour, joindre leurs mains aux vôtres sur cette barre. Jackson avait dû tenir pour sa petite sœur, qui était encore bien jeune, aux portes de l’adolescence, et qui pour qui la vie avait joué le premier vrai coup de pute, puisque sa sœur, elle, avait encore son père, qu’il l’aimait de tout son cœur, puisque sa sœur, elle, avait toujours eu l’amour de vos grands parents. S’engager dans l’Armée n’avait pas été une fuite en avant, ni même un moyen pour le jeune homme d’échapper à ses nouvelles responsabilités, de ne pas avoir à jouer encore plus les grands frères, au contraire. En partant, il avait soulagé Maëlys d’un point énorme : elle n’avait pas eu à lire dans ses yeux qu’il avait été brisé, une nouvelle fois. Elle n’avait pas à lui poser des questions dures qui auraient des réponses non moins cruelles. Elle avait pu garder encore un peu de son innocence, elle avait pu, aussi, vivre encore un peu préservée de la rudesse de la vie, de la cruauté de la vérité de ce qu’était cette vie. Et Jack’, lui, n’avait pas eu à se sentir responsable d’avoir brisé sa sœur. Il n’avait pas eu non plus à réfreiner ses pulsions violentes, sa colère, sa hargne. Il les avait déplacés dans son combat, dans sa mission. Il s’était abimé, certes, mais l’essentiel pour lui était que sa jeune sœur, elle, reste encore pure et belle, aussi intacte que possible. Et pour cela, il aurait tout donné, y compris sa vie, même si, aujourd’hui, en y réfléchissant, il se disait que s’il était mort, jamais il n’aurait rencontré Grace et que donc, jamais Jude n’aurait pu voir le jour. Le pire, lorsqu’il y pensait, aurait été que Jude naisse mais que, comme lui, elle perde son père avant même que celui-ci ne sache qu’il allait avoir un petit bout de chou. Heureusement, il avait tenu, comme motivé par une prémonition mystérieuse, celle qui lui avait fait sentir qu’il lui restait tant de choses à vivre, des choses belles, merveilleuses, à côté desquelles il ne fallait surtout pas passer parce que la vie les offrait rarement, et à peu de personne. Il avait comme pressenti que, bientôt, un grand mais magnifique bouleversement allait chambouler sa vie. Il avait comme deviné qu’il se devait de tenir encore, parce que, quelque part sur cette Terre, des tas de gens allaient bientôt avoir besoin de lui, plus ou moins, pour des raisons diverses et variées, mais on allait avoir besoin de lui. Et Ayaelle avait raison, il ne devait surtout pas baisser les bras, il ne devait pas renoncer, pas maintenant, pas tout de suite. D’autres magnifiques choses allaient sûrement lui arriver et les jours qui le séparaient de la mort se devaient être encore nombreux. Il se devait de tenir, pour sa fille, comme sa mère avait tenu pour lui, puis pour Maëlys et lui, alors qu’elle, elle était dans une situation plus désastreuse, ayant perdue l’homme qu’elle aimait, et devant accepter le fait que plus jamais rien ne serait pareil entre ses parents et elle, alors qu’elle était encore si jeune. Elle n’avait plus jamais été réellement heureuse en amour, autant qu’elle l’avait été avec Kélian depuis que ce dernier était décédé, mais jamais elle n’avait renoncé. Elle avait continué à croire en l’amour, à croire que l’homme pour qui son cœur venait de flancher serait, cette fois ci, le bon … Elle y avait cru, encore et toujours, et sûrement y croyait elle encore lorsqu’elle était morte, dans les bras de Jackson … Et Alice aussi avait raison toutes ces fois où elle avait serré Jack’ tout contre elle, et qu’elle lui avait dit d’y croire, d’y croire et de ne jamais renoncer. Et l’espoir commençait dans le fait de ne pas craindre la vie, ni même ce qu’elle allait bien pouvoir nous apporter. Il fallait essayer, encore et toujours, parce qu’il restait des chances pour que les miracles surviennent, y compris pour les non croyants … C’était d’ailleurs chez eux que les miracles se faisaient les plus beaux. Certaines personnes se mettaient ainsi à prier pour la survie d’un de leurs proches, alors qu’elles ne l’avaient jamais fait … Les miracles surviennent parfois …

    Embrasser un ange … Sans doute cela devait il être défendu dans un des livres sacrés, peut être pas, Jackson n’en savait rien, pour n’en avoir lu aucun, pour connaître si peu de choses sur la religion. Oui, il avait vécu assez longtemps avec Alice, mais la jeune femme n’était pas de celles qui passent leur temps à réciter par cœur à voix haute des passages entiers de la Bible, de celles qui n’ont que ce seul sujet de conversation, de celles qui vous poursuivent sans cesse, leur Bible en cuir reliée plaquée fermement et farouchement contre la poitrine. Elle avait toujours respecté l’athéisme de Jackson, et pour ça, comme pour de nombreuses autres choses, le jeune homme lui en serait à jamais reconnaissant. Alors, nan, il ne savait pas si cela était permis, si cela était classé parmi les péchés, mais après tout, ce n’était pas l’ange qu’il embrassait, c’était seulement Alice, c’était seulement cette âme si belle et pure, ce flambeau de lumière qu’il n’avait pas su garder auprès de lui, ce flambeau qu’il avait refusé de voir s’éteindre mais qu’il avait toujours pensé incapable de résister plus longtemps aux tourbillons du vent de sa vie à lui … Etre possédée par un ange était sans nul doute la plus belle récompense qui puisse être faîte à Alice, et le jeune homme ne voyait personne d’autre qui le mérite plus qu’elle, même si, et cela lui brisait le cœur, cela signifiait qu’elle n’avait plus de raison suffisante pour continuer à vivre d’elle-même. En quelque sorte, la jeune femme devait sans doute avoir abandonné espoir en une vie qui continuerait à être uniquement celle d’une jeune femme mortelle, dévouée à Dieu, qui avait une nouvelle fois perdue l’un de ceux qu’elle aimait … Les lèvres d’Alice étaient toujours aussi douce, et le jeune homme se contenta d’elles. Il ne poussa pas le baiser plus en avant, premièrement parce qu’Ayaelle ne semblait pas réellement être coutumière des baisers mortels, et ensuite, parce qu’il n’en avait pas envie, pas besoin. C’était un baiser d’adieu, pas un baiser Hollywoodien … Il resta ainsi une, deux, trois minutes ? Il ne le savait pas, parce qu’il lui sembla que cela dura une éternité, parce qu’il savait aussi que le temps savait si bien se jouer de nous … Il rompit le baiser, et baissa les yeux un instant, avant de se saisir du visage d’Alice, de faire glisser ses pouces sur ses joues, en de petits cercles, avant de lui baiser le front, puis de se reculer …

    « J’ai horreur des adieux … Mais Alice … Je sais pas si … Si elle peut m’entendre mais … J’aimerais simplement qu’elle sache que je l’aime et qu’elle sera à jamais dans mon cœur …
    Dire adieu à Alice me brise le cœur, mais en même temps … Je sais pas, c’est comme si … Comme si cela coulait de sens, comme si un peu du poids que j’ai sur le cœur s’envolait …

    Adieu Alice … »
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Pepper J. Sparrow


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MessageSujet: Re: You're The Closest To Heaven That I'll Ever Be ... {PV Aya'   Dim 10 Jan - 6:22

    Il y avait des chose qu'Ayaelle allait devoir retenir de cette rencontre avec Jackson, cet homme qu'elle avait promis de protéger mais devant qui elle n'avait pas prévu de se présenter. Tout d'abord, elle retiendrait qu'elle avait bien fait d'accepter de le protéger, parce qu'il était sans aucun doute le genre d'homme qui méritait d'avoir la protection d'un ange encore capable de croire en l'humanité. On pourrait quand même se demander qu'est-ce qui a poussé un ange, chargé d'une mission confiée par le paradis à protéger un humain qui ne semblait pas plus important qu'un autre. La raison, c'était l'amour que lui portait son hôte, cette jeune femme désespérée qui s'était tout fait prendre par la mort, tout sauf Jackson, lui il était encore en vie et même s'il l'avait quittée, elle voulait qu'il reste en vie, elle voulait qu'il soit heureux, parce qu'elle savait qu'il le méritait, parce qu'elle savait qu'il avait affronté les malheurs de la vie et qu'aujourd'hui il méritait de vivre paisiblement, elle ne pouvait pas lui apporter une vie paisible, parce que tout son entourage la croyait folle parce qu'elle entendait des voix, parce que ça lui avait fait perdre son travail et aussi parce qu'elle avait perdu son enfant. C'était sa fausse couche qui l'avait achevée et qui l'avait fait sombrer dans une dépression que Jackson ne pouvait plus gérer et c'était comme ça qu'elle s'était retrouvée à l'hôpital psychiatrique. Elle avait fini par admettre elle aussi qu'elle était folle et pourtant Ayaelle était revenue et c'est là que la jeune femme avait accepté de donner son corps à un ange, parce qu'elle ne voyait plus vraiment l'intérêt de sa vie, parce qu'elle était incapable de réaliser ses rêves et parce qu'elle ne pouvait plus s'occuper de l'homme qu'elle aimait, elle, elle se sentait inutile et elle croyait en Dieu plus qu'en l'avenir alors, si un ange avait besoin de son corps pour réaliser des choses bien, elle ne pouvait qu'accepter parce que ce serait mieux pour le monde et qu'un ange avait forcément plus d'importance qu'une certaine Alice Héloïse Biel que le monde oublierait bien vite alors qu'Ayael, ou Ayaelle, Dieu seul le sait j'ai envie de dire, était un nom gravé dans l'ouvrage le plus célèbre du monde c'était un ange, elle en revanche, n'était qu'une simple humaine dont la vie était désormais fichue, une simple humaine qui n'avait même plus envie de se battre parce qu'elle ne savait pas pour qui elle le ferait alors c'était désormais plus simple pour elle de baisser les bras, de laisser tomber et confier son corps à cet ange, cet ange qui avait jurer devant Dieu, qu'elle protégerait l'homme de sa vie, une parole qu'elle ne pouvait que respecter. C'est cette promesse qui avait poussé Ayaelle a entrer dans se magasin et à sauver la vie de Jackson même si pour ce faire elle avait du se mettre à découvert.

    Mais elle n'était pas vraiment déçue d'avoir rencontré cet homme, parce qu'il l'avait aidé à comprendre bien des choses sur l'humanité, elle qui n'en connaissait que très peu de chose, elle qui ne pouvait pas ressentir ce ressentaient les humains, sans vraiment savoir ce que c'était, elle avait compris la puissance de l'amour, ce sentiment si complexe qui pouvait unir deux cœurs humains, c'était un sentiment compliqué, mais tellement puissant et tellement beau, quelque chose qui était inaccessible pour les anges mais ça faisait presque plaisir à Ayaelle de savoir que deux humains pouvaient tenir l'un à l'autre de la même façon que Jackson tenait à Alice et qu'Alice tenait à Jackson, les anges eux n'étaient pas doté de sentiments et il n'y avait que Dieu à qui ils tenaient réellement, ce n'était sans doute pas de l'amour, parce qu'un ange n'aime pas, non c'était sans doute plus du respect, parce que les anges étaient capable de respecter Dieu, ils ne faisaient que ça, ils respectaient Dieu, ils lui obéissaient et c'était tout. De véritables pantins qui ne pouvaient pas se rebeller sinon c'était la peine de mort. Ayaelle enviait vraiment les humains, mais elle ne pouvait que les envier en silence, parce qu'elle respectait Dieu, parce qu'elle voulait lui obéir, parce qu'elle savait que c'était son devoir et qu'elle se devait de le remplir et parce qu'elle ne pouvait pas changer de vie. Elle avait passé du temps a observer les Hommes, mais elle ne s'était jamais vraiment attardée à apprendre à les connaître en leur parlant, c'était l'une des rares fois qu'elle discutait autant avec un être humain et il fallait se l'avouer, Jackson était quelqu'un d'intéressant, il n'était pas sans histoire comme beaucoup, comme ceux qui veulent façonner leur vie de façon parfaite et qui en devienne ennuyeux. Ayaelle n'aurait pas du rentrer dans ce magasin pour un tas de raison, la première étant qu'elle a été obligée de dire à cet homme qui ne croyait ni en Dieu, ni en ses anges, qu'il avait tord, parce qu'elle était elle même un ange, mais elle ne regrettait pas vraiment, elle l'avait sauvé, elle avait tenu sa promesse et elle avait tellement appris en seulement quelques minutes.

    Elle avait connu des sensation assez bizarre qui n'appartenait qu'au corps qu'elle possédait et non pas a elle, elle avait sentit le cœur d'Alice se serrer dans sa poitrine, elle avait ressentit sa peine le temps qu'une larme coule sur sa joue, la jeune femme était là, au fond d'elle incapable d'agir, mes ses sentiments étaient tellement fort qu'ils parvenaient à remonter jusqu'à la surface d'un corps dont elle n'était plus la maitresse. L'ange avait ressenti à peu prêt ce qu'aurait ressenti Alice si elle avait était à sa place, elle avait ressentit une infime particule de l'amour qu'Alice éprouvait pas Jackson, malgré tout, elle aurait voulu que cette rencontre ne la pousse pas à dire à cet homme déjà détruit, qu'il devait dire adieu à celle qu'il aimait, ça avait sans doute était le plus difficile dans cette rencontre, lui qui avait déjà perdu tout ses proches, lui qui n'avait presque plus qu'elle, il devait maintenant se résoudre à la laisser vraiment partir, parce qu'il ne la reverrait peut être plus jamais, peut être qu'elle redeviendra elle même alors qu'il sera déjà grand père ou arrière grand père et elle, elle sera toujours la même, jeune et belle comme quand elle a donné son corps à Ayaelle, c'était ainsi et c'était le choix d'Alice, un choix sur lequel elle ne pouvait désormais plus revenir. C'était le temps des adieux et Ayaelle aurait vraiment appréciait qu'ils soient différents. Qu'elle n'ai pas le droit à ce baiser qui n'était pas pour elle mais pour la femme au fond d'elle. Elle était surprise et quand Jackson se retira, elle le regarda, entre surprise et colère, elle laissa le jeune homme reculer puis écouta les adieux qu'il présenta encore une fois à celle qui sommeillait en elle. L'ange recula aussi d'un pas.

    « Continuez votre chemin Jackson et sachez que je serais toujours près de vous pour vous protéger. Je lui ai promis et je ne trahirais pas ma parole. Pour l'heure, il est temps de se quitter ... »

    Sur ses mots et dans un bruissement d'ailes typique des anges l'ange disparu, laissant le jeune homme seul dans la petite boutique, elle savait qu'elle serait amené à le recroiser tôt ou tard, mais pour le moment chaque chose en son temps, elle a une mission à accomplir et il est temps qu'elle s'y mette ...

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