She Belongs Somewhere Else; Where Pain Isn't Hope {Pv Jaelyn



 
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 She Belongs Somewhere Else; Where Pain Isn't Hope {Pv Jaelyn

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Phoenix H. Lawrence


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MessageSujet: She Belongs Somewhere Else; Where Pain Isn't Hope {Pv Jaelyn   Dim 8 Nov - 3:54


« Il n'existe aucun secret qui ne puisse être découvert.
On ne peut rien cacher dans le monde civilisé ... »

━ Ralph Waldo Emerson.



    C’était tout de même fou que dans une ville aussi petite qu’Ellington, aussi perdue au milieu de nulle part qu’Ellington, il puisse se passer quelque chose de sensationnel ! Ce qui était encore plus fou, si vous vouliez réellement tout savoir, c’était qu’il puisse se passer des choses sensationnelles, ce qui implique alors qu’il se passe plusieurs choses, bref, qu’il ne s’agit pas là d’un phénomène isolé, que l’excuse du hasard ne tient plus. Quoi, vous êtes déjà au courant ?! Pourtant, le jeune homme pensait bien que tout ceci était secret ! Visiblement pas si vous saviez déjà tous de quoi il voulait parler ! … De démons ? … C’est quoi ce délire ?! Il ne veut pas vous parler de démons, mais bel et bien de Grace, et d’Alice, et … Bref, pas du tout de démons, arrêtez de délirer, la bonne vieille bière considérée un peu ici comme la boisson favorite, ça vous a trop alcoolisé les neurones visiblement ! Quoi que … Quoi que, le jeune en venait à se poser de nombreuses questions, surtout depuis qu’il avait revu Alice, et que celle-ci lui avait tenu un raisonnement quelque peu étrange et mystérieux. Mais il tentait de ne pas y penser, le moins souvent en tout cas, surtout parce qu’il avouait ne pas réellement tout saisir, tout comprendre des tenants et des aboutissants de toute cette histoire, et il évoluait déjà dans la vie en ne comprenant pas tant de choses … Alors, il pensait qu’il était inutile de rajouter des choses incompréhensibles dans sa vie, pour éviter de se perdre encore plus et de dériver sur l’océan de la vie, en manquant à chaque seconde de se noyer ou d’être submergé par une vague plus forte et entreprenante que les autres. Il préférait de loin se recentrer sur les choses plus légères, celles qui lui permettait enfin de goûter à nouveau au bonheur, de sentir le goût légèrement acidulé de ce sentiment si beau et puissant, mais si rare et éphémère. Il avouait cependant ne pas savoir exactement de quoi seraient fait les lendemains, il ne savait pas vers quoi tout cela allait le mener, mais il avait attendu tant d’années, trop d’années pour tout envoyer voler en l’air d’un goût de pied anxieux et boudeur. Il savait sans nul doute mieux que personne que la vie ne venait pas vous faire des propositions alléchantes toutes les 30 secondes, qu’elle semblait surtout mettre un point d’honneur à vous prendre tout ce que vous possédiez, à vous arracher tous ceux auxquels vous teniez, à détruire à un à un ces murailles derrière lesquelles vous tentiez depuis toujours de mettre à l’abri votre cœur et votre âme. Tout ceci … Tout ceci, tout comme tout le reste dans sa vie d’ailleurs, lui tombait dessus s’en prévenir, s’en l’alerter afin qu’il prenne garde. Mais pour une fois, cela était loin de lui déplaire. Il se disait déjà que tout ceci s’achèverait trop vite, alors, il devait en profiter, vivre chaque instant comme s’il s’agissait du dernier, et surtout, surtout ne pas perdre son temps en se mettant à réfléchir à ce qui pourrait bien venir ôter une à une les pierres des murailles encerclant ce petit trésor de bonheur.

    A Ellington, pendant longtemps, tout le monde se connaissait ou presque, mais il fallait dire qu’on faisait assez rapidement le tour de la ville. Bien sûr, il était impossible à quiconque ici de prétendre connaître tout le monde, c’était juste qu’il était difficile, voire impossible, de trouver quelqu’un ne connaissant strictement personne. Mais depuis plusieurs mois, la situation était bien différente. De nombreuses personnes arrivaient en ville, en provenance d’on ne savait pas trop où. De plus, ces personnes avaient tendance à poser des tas de questions, et ça, pour de vieux bourrus dans l’âme, ça ne passait pas réellement. Cela avait clairement fait flipper le jeune homme les premiers temps, lorsqu’il était venu vivre à Ellington après avoir été rapatrié d’Afghanistan, après avoir appris qu’il était père et après avoir fait la rencontre de sa fille que la jeune femme avec qui il avait conçu la petite lui avait confié. Les gens d’ici avaient beau dire qu’ils n’aimaient pas les petits curieux, qu’ils détestaient voir les gens fouiner dans leurs affaires et les faire ployer sous le poids de centaines de questions, ils n’étaient pas mieux. Il avait dû subir un questionnement en règle pendant des semaines, voire des mois, Jackson n’avait pas réellement fait le décompte, il avait trouvé déjà ça trop long. Le fait était qu’il n’avait laissé savoir aux gens que ce qu’il voulait qu’ils sachent. Ils n’avaient pas besoin, tout de même, de savoir qu’il avait perdu sa première dent à l’âge de 4 ans et demi et qu’il avait pris sa première gamelle à vélo dans les rues en pente de Naples, si ? Mais malgré tout, malgré le fait qu’il ne soit pas né à Ellington et que personne dans sa famille ne soit originaire de la ville, malgré le fait qu’il ne soit à proprement parler même pas citoyen américain à la base, ici, les gens avaient finis par l’accueillir, et par l’aimer, pour la plupart du moins. C’était ainsi ici, paradoxalement, on avait parfois l’impression de se retrouver dans un clan fermé, où on ne laissait entrer personne et où on rejetait en bloc tout ce qui ne provenait pas de l’intérieur même de ce clan fondée alors qu’en fait, une fois que l’on se trouvait intégrer, c’était sans aucun soucis que l’on pouvait vivre sa vie, presque comme on l’entendait en plus, sans avoir réellement à devoir rendre des comptes. Il n’y avait pas de rite d’initiation, on en vous demandait pas de courir nu autour d’un feu de bois une nuit de plaine lune, en récitant les poèmes Homériques, mais, les faits étaient là. Un matin, vous vous leviez et agissiez comme tous les autres matins depuis que vous étiez arrivé en ville, et lorsque vous sortiez dans la rue et que vous disiez bonjour à tous ceux que vous croisiez, ils se mettaient à répondre à votre salut et vous adressaient de grands sourires. Il aurait été mal poli et peu intelligent de se plaindre d’un tel revirement de situation tout de même, alors, vous arrêtiez de chercher à comprendre, et vous vous lanciez dans cette nouvelle vie, avec cette nouvelle composante, sans non plus oublier d’où vous veniez, par quelles épreuves vous étiez passé, quelles tragédies vous aviez surmonté. Vous évitiez ainsi de vous perdre en chemin, de ne plus savoir qui vous étiez.

    Tenir un restaurant avait beaucoup joué en la faveur du jeune homme. Il fallait dire que pendant longtemps et jusqu’à très récemment, il n’y avait eu qu’un seul resto en ville. Et lorsque le jeune homme était arrivé, il s’était lancé le pari fou de reprendre la suite du dernier gérant du Big Gerson’s. Lorsqu’il était arrivé en ville, les locaux étaient déjà en fonction, l’enseigne lumineuse était déjà apposée sur le fronton, mais les luminaires étaient quelque peu fatigués, et à l’intérieur, la couleur des murs avait un petit quelque chose d’usé. Le challenge n’était pas d’avoir des clients, parce que faire tourner le Big, c’était tout ce qu’il y avait de plus aisé, puisque le restaurant n’avait aucun concurrent en ville. Non, le challenge, ça avait été de redonner un coup de jeune et de neuf à tout ça, sans non plus totalement rompre avec les habitudes et la tradition, deux trucs auxquels étaient plus qu’attachés les habitants de la ville. Mais il avait arrêté, depuis plusieurs semaines déjà. Il avait eu besoin de nouvel air, de changements, d’un truc à lui et lui seul, un truc qui repose entièrement sur ses épaules, qui soit issu de ses envies à lui. Au Big’, il avait au dessus de lui des dirigeants, le plus souvent en costume cravate, uniquement parce que le resto appartenait à une grosse firme. Si les gens avaient suivis ? Dans l’ensemble, oui. A croire qu’au fin fond de l’Amérique profonde aussi on avait envie de changement, de modernité, d’une pointe d’exotisme. A croire qu’on se lassait ici aussi des burger, frites et autres sandwichs supra caloriques et bourrés d’on ne savait pas réellement quoi. Il avait donc fini par ouvrir un resto, à lui seul, et c’était là d’une des nombreuses choses qui lui étaient arrivés depuis plusieurs semaines, l’une des nombreuses choses dont il avait vraiment envie de parler avec Jaelyn. Jaelyn … Vous résumer en deux mots la relation que tous les deux partageaient était un réel défi, tout simplement parce que c’était si complexe, si différent de tout ce que l’on était habitué à connaître. Ils s’étaient rencontré par hasard, tous les deux pas mal éméchés, et ils s’étaient livrés à un strip tease sur un comptoir. Ce qu’il noyait dans l’alcool ce soir là ? Sans nul doute l’anniversaire de son engagement sous les drapeaux. Et elle ? Elle, il ne savait pas, après tout, il ne lui avait pas réellement demandé et ce n’était pas là le genre de choses dont ils parlaient entre eux dès qu’ils se voyaient. Bien sûr, ils reparlaient souvent ensemble de cette fameuse soirée, mais n’en venaient jamais à évoquer le pourquoi de l’enivrement. Cela ne pouvait qu’être triste de toute façon, personne ne boit juste pour boire, il y a toujours quelque chose derrière, qu’on le veuille ou non, qu’on sache exactement de quoi il en retourne ou pas. Ils ne s’étaient plus lâchés depuis, et il y avait entre eux un lien psychique extrêmement fort. Ils savaient souvent se passer de certains mots lorsque ceux-ci étaient trop douloureux à prononcer ou parce que ce qu’ils signifiaient était trop brisant. Et ils se comprenaient quand même, tout de même, et même plus. Il savait comment la regarder pour lui faire signe que, c’était bon, elle pouvait arrêter de nettoyer compulsivement le comptoir du bar dans lequel elle travaillait, parce qu’il avait compris qu’elle était un peu à cran et qu’elle avait besoin de se détendre. Elle savait quand poser l’un de ses longs doigts fins contre ses lèvres à lui pour le faire taire avant qu’il ne laisse échapper d’entre ses lèvres l’évocation d’un souvenir sanglant et triste à en crever. Ils dormaient parfois l’un contre l’autre, dans le même lit, leurs peaux serrées l’une contre l’autre, ses mains à lui encerclant sa taille à elle et la maintenant collée à lui, sa tête à elle posée sur son torse nu à lui, leurs cœurs battant à l’unisson, leurs mains jointes, sans que cela n’ai quoi que ce soit de sexuel. Bien sûr, vu de l’extérieur et sans réellement avoir toutes les cartes en main pour comprendre, il était très facile de classer leur relation dans les amitiés améliorées, mais il n’en était rien, ou pas avec le sens que l’on mettait derrière ce qualificatif. Oui, ils partageaient une amitié améliorée, parce que c’était plus que de l’amitié et parce qu’il n’y aurait jamais aucune ambiguïté en rapport, de près ou de loin, avec le sexe.

    S’il aurait pu venir la voir plutôt pour qu’ils partagent l’un de leurs petits rites à eux tous seuls ? Oui, mais … Ce n’était pas qu’il n’avait pas eu le temps, mais presque. En ce moment, tant de trucs lui tombaient sur le nez qu’il avait à peine le temps de les assimiler et d’orienter différemment sa vie pour faire avec que déjà lui tombait dessus un nouveau truc. C’était un rythme effréné à adopter, mais une fois que c’était fait, une fois qu’on avait glissé un doigt dans l’engrenage, on savait comment faire, on refusait de vivre différemment, de revenir en arrière. Et puis, l’important, c’est qu’il était là, devant chez elle, sur le pas de la porte de son appart’, et qu’il allait pouvoir la voir. Bien sûr, ils s’étaient vus depuis la dernière fois qu’ils avaient partagé ce que lui appelait un « Che è accaduto dopo l'ultima volta », ne serait ce que parce que la ville n’était pas bien grande et qu’il n’y avait qu’un seul bar en ville, ne serait ce que parce qu’ils n’auraient jamais pu passer tant de semaines sans se voir, mais cela s’était résumé à de rapides entrevues, dans des lieux toujours plein à craquer de monde, comme si tout le monde avait décidé de se donner rendez vous histoire de bien pouvoir les empêcher de faire ce qu’ils voulaient, c'est-à-dire se parler l’un l’autre de leurs vies sans aucun détour, sans aucune retenue, sans aucune gêne et sans aucune censure. Et lui en avait des choses à lui dire, il ne savait même pas comment il allait pouvoir commencer et surtout par quoi, mais bon, il aviserait ! Et il était persuadé que la jeune femme se trouverait dans la même situation que lui, impossible dans son esprit d’imaginer une Jaelyn plantée droit dans ses bottes, sans bouger et sans avancer d’un seul millimètre en tant de semaines ! Peut être était il trop pressé, peut être pas, en tout cas, il se rendit compte seulement après de la force qu’il avait mis dans les coups qu’il frappa sur la porte d’entrée de la jeune femme. Il en sourit, et se dit que, de toute façon, elle ne pourrait pas lui en vouloir ! Mais bon, il se sentit tout de même obligé de la prévenir que c’était lui, et pas un sale pervers serial killer sur les bords qui venait frapper chez elle dans le seul but de lui faire sa fête puis de la suicider dans d’atroces souffrances en la pendant par les doigts de pieds au lustre du salon. Un seril killer pervers, ça frappait avant d’entrer chez les gens ? Et on pouvait réellement suicider quelqu’un ou faire croire au suicide en pendant quelqu’un par les doigts de pieds ? Mais, oh, c’est bon là, vous avez rien d’autre à faire que de vous demander si oui ou non c’est possible ?! Nan mais ho !


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Jaelyn N. Miller


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MessageSujet: Re: She Belongs Somewhere Else; Where Pain Isn't Hope {Pv Jaelyn   Dim 8 Nov - 9:30

    Ellington n’était pas le paradis. Non, ce n’était pas là où on choisit consciencieusement d’aller comme dans le jeu du loto où on entend une voix dire « Ah bah c’est le jeu ma pauvre Lucette ! ». Non, lorsqu’on fait tourner un globe terrestre et qu’on ferme les yeux pour poser le doigt sur un endroit de celui-ci, on ne rêve pas d’aller à la ville d’Ellington ! Jamais on entendra quelqu’un hurler sa joie d’aller à l’université d’Ellington. Mais pourquoi blâmer les gens de ce manque d’attention ? Ils voulaient la population, le dynamisme des métropoles et les bars et discothèques surpeuplées. On ne quittait pas une ville aussi grande que Londres pour venir à Ellington sans en avoir vraiment envie ou alors sans être un tant soit peu désespérée. Désespérée ? Ouais, elle l’était ! Rester à Londres n’était vraiment pas possible et tenter sa chance alors qu’elle ne savait même pas si son oncle et sa tante existaient réellement ou si c’était seulement une fable des parents. Elle jouait le tout pour le tout, si ils n’existaient pas qu’allait-elle devenir ?! Rien. Elle avait donc rejoint Ellington, toutes ses petites affaires dans une valise et elle était partie à la recherche de son oncle et de sa tante qui habitaient dans le trou du cul des Etats-Unis : Ellington ! Ils auraient tout de même pu choisir une ville un peu plus cool : Los Angeles, New York, Chicago ou San Francisco ! Mais pas une ville du nom d’Ellington ! Ca été déjà plus facile de trouver déjà plus agréable ! Malgré toutes ces plaintes, elle ne pouvait pas retourner à Londres, elle n’avait pas le droit de revenir en disant : « Hey ! J’étais partie en randonnée à Ellington chez aux Etats-Unis, c’était cool ! Il reste du pudding ?! ». Non, sinon elle était morte d’avance ! Qu’allait-ils faire d’elle si elle revenait ? Maison de redressement ? Orphelinat ? Pire ? Quoi qu’il puisse se passer, la jeune fille était consciente d’une chose : Elle ne pouvait QUE rester aux Etats-Unis et tenter de se débrouiller par elle-même, même s’il se trouvait qu’elle n’avait pas de famille du côté d’Ellington, elle allait devoir bosser et vivre ici. Finalement elle avait trouvé son oncle et sa tante et avait commencé à découvrir Ellington, ne se faisant jamais réellement accepter parmi les gens de la ville. Elle n’avait jamais vraiment compris pourquoi ? Etait-elle trop blonde ? Pas assez petite ? Trop impulsive ou alors pas assez ? Etait-ce parce qu’elle était anglaise et qu’ils n’aimaient que les Américaines ? Etait-ce parce qu’elle avait 18 ans et qu’ils préféraient les petites filles belles et angéliques ? Etait-ce parce qu’elle avait débarqué du jour au lendemain et qu’ils ne voulaient que des gens présents depuis leur naissance ? Elle ne comprenait pas et ne comprendrait jamais pourquoi elle n’était pas autant appréciée à Ellington qu’elle l’aurait espéré mais ce n’était pas très grave parce qu’elle n’avait pas besoin d’eux pour se sentir bien dans cette ville, elle avait seulement besoin d’un soutiens qu’elle n’avait jamais eu auparavant : Celui de sa famille. Elle avait son oncle et sa tante, ils étaient là et c’était ça qu’elle préférait. Ne pas avoir besoin des autres, seulement de sa famille. C’est comme ça qu’elle avait tenu à Ellington et qu’elle tenait encore aujourd’hui. Elle était dans une ville où son accent anglais avait petit à petit perdu de sa force avec les années passant, elle avait sa famille, elle avait maintenant des amis fidèles et elle avait… Dean ? Ouais, il était dur à classer celui-là ! C’était tellement stressant qu’elle finissait par se tourner les pinceaux lorsqu’elle parlait de lui avec ses amies. Que dire ? Comment le nommer ? Bah de toute façon, elle finissait par dire d’une voix enjouée : « Ma relation compliquée ». Ca sonnait bien hein ?! En tout cas elle en était pas mal fière !

    Enfin, arrêtons de parler de ce gars parce qu’en ce moment elle n’avait que ce prénom à la bouche alors changeons de sujet, de disque, tout ce qu’il est possible de changer ! La jolie blonde était donc à Ellington depuis 7 ans ! Sept longues années durant lesquels elle avait fait en sorte de se faire accepter dans cette ville. Mission impossible ! Apparemment, tout cela était à cause de la réputation assez spéciale de son oncle. Pour le reste du monde, celui-ci était un chasseur tout ce qu’il y a de vrai, qui buvait de la bière, jurait et ramenait du bon gros gibier à sa famille et qui allait aussi voir le boucher histoire de se faire de l’argent pour acheter quelques petites choses de-ci et de-là mais pour ceux qui savaient vraiment de quoi il en retournait, c’était tout autre chose… Il n’était pas un chasseur comme les autres, certes, il chassait parfois de la viande histoire qu’ils puissent manger sans avoir besoin d’aller en ville chercher de la viande chez le boucher, mais c’était aussi un chasseur spécial. Ceux qui s’occupent des choses et des êtres surnaturels. Celui qui chasse les démons et toutes ces autres créatures étranges dont personne ne savait réellement l’existence. C’était tellement frustrant de se savoir regardée seulement car elle était la nièce d’un homme cachant un peu trop de choses aux gens qu’il avait toujours connu. Apparemment la famille Miller était pas mal connue dans le coin pour retourner sa veste… Elle n’était pas comme lui, en tout cas, lorsqu’elle est arrivée, elle ne l’était pas mais le temps passant, elle s’était intéressée à ce qu’il appelait la « chasse pas pour s’amuser », elle voulait comprendre, elle voulait essayer et elle voulait découvrir ce qu’il faisait vraiment lorsqu’il ne s’amusait pas. Ca avait pourtant l’air si amusant qu’elle avait voulu essayer, elle pouvait dire que la première fois, elle n’avait vraiment pas trouvé ça drôle, mais alors vraiment pas et les écorchures à cause de sa foutue maladresse étaient là pour en témoigner. Elle n’avait pas arrêté de tomber dans les ronces autres conneries qui se trouvaient dans la forêt. Ils pouvaient pas tout couper pour sa première fois ? Non ?! Bande de chieurs ! Enfin, quoi qu’il en soit, elle avait détesté et s’était promise de ne jamais plus recommencer ! Jamais de la vie ! Et puis quoi encore ? Elle avait autre chose à foutre comme bosser ou faire du shopping -en pleine nuit ?!- ! De toute façon elle s’en foutait, elle allait bientôt se casser de chez son oncle et sa tante… Malheureusement pour elle, Jaelyn fut bien obligée de reconsidérer les choses lorsqu’elle découvrit que son oncle comptait sur elle pour reprendre le flambeau familial sachant qu’ils n’avaient pas d’enfants. Elle avait donc accepté malgré elle de reconsidérer ses choix et avait finalement pris goût à ce genre de chasse qu’elle pratiquait aujourd’hui à plein temps. C’était pas mal comme truc ! Après tout, elle ne pouvait pas se plaindre de ce genre de chose et même ses amis les plus proches n’étaient au courant de rien ! Un de ses amis les plus proches, qui avait déjà touché à plusieurs choses chez elle n’avait même pas deviné le pot aux roses… Jackson !

    Jackson Miller pour être plus précis et pour faire chier tout le monde on va dire Jackson Kélian Jensen Millerini seulement parce que c’est long et chiant à retenir ! Enfin, quoi que son prénom et son nom de famille fut, ce jeune homme était plus nommé : Jaaaaaaaack par la jolie blonde que Jackson et tout le tralala ! Le plus souvent elle poussait un cri suraigu et lui sautait dessus histoire de le montrer à quel point il lui avait manqué. Oui, ils fonctionnaient comme ça ces deux jeunes, par le touché, le tactile, ils étaient des Ipod humains qui ne pouvaient que fonctionner avec le tactile. Enfin tout ceci était réservé qu’à Jackson et Jaelyn car sinon, si un homme fonctionnait avec le tactile, il allait se prendre un coup de pied dans les valseuses et puis il allait rentrer calmement chez lui en gémissant de douleur. Non, il n’y avait apparemment que Jackson qui pouvait la toucher sauf que là il y avait comme un hic : Il n’y avait plus QUE Jackson qui était important pour elle… Non, il y avait aussi Dean qui n’allait peut-être pas être super heureux de savoir qu’elle dormait dans les bras d’autres hommes que lui et elle aurait beau lui dire que ce n’était que de l’amitié -ce qui était tout à fait vrai au passage-, lui n’allait pas vraiment être d’accord ! Au contraire, il allait s’énerver et ils allaient se disputer alors non ! Elle n’était en aucun d’accord pour qu’ils fassent une troisième guerre mondiale à eux deux alors il fallait bien ralentir leurs élans d’affections. Elle allait bientôt devoir dire stop aux caresses, aux mains sur les cuisses et les nuits passées à roupiller tout les deux. Avait-elle seulement le choix ? Non, elle ne pouvait pas choisir entre Dean et Jackson parce que… Parce qu’elle n’avait pas à choisir ! L’un était l’homme qu’elle aimait et l’autre un de ses amis les plus proches. Elle ne voulait pas choisir alors qu’il n’y avait rien à choisir ! Si elle devait choisir, elle prenait les deux et point barre ! Il n’y avait pas de problèmes, il n’y en aurait jamais de toute façon ! Elle allait seulement dire à Jack d’arrêter d’être aussi tactile et ne rien dire à Dean vu que de toute façon, il ne connaissait pas l’existence de Jackson. En tout cas, il n’en avait pas encore parlé ! Tiens, ça deviendrait vachement gênant si ils se connaissaient ces deux là ! Ils pourraient échanger des informations sur elle et d’autres choses horriblement gênantes, parler de tout un tas de choses sur elle… Sa lingerie peut-être ! Non, décidément, voir Dean et Jackson ensemble ce n’était vraiment pas admissible, pire, elle allait les enfermer tous les deux dans deux pièces séparées pour qu’ils ne puissent jamais se rencontrer et qu’ils ne puissent pas encore parler d’elle ! Et puis quoi encore ?! Il allait bientôt pouvoir dire qu’on lui souffle sur le nez lorsqu’elle dort ou des trucs comme ça ?! Non, hors de question ! Il n’avait qu’à rester enfermez chez eux, enfin Dean chez elle mais Jack dans son restaurant et tout était bien qui finit bien ! Enfin bref, il n’était pas temps d’enfermer l’un d’eux parce que de toute façon, ce n’était pas possible ! Elle n’aurait jamais la force de retenir Dean Winchester dans la même pièce qu’elle sans finir par lui sauter dessus. Pourquoi ?! Parce qu’il trouverait toujours quelque chose à dire histoire de la craquer pour qu’elle en vienne à l’écouter, à s’approcher, à l’embrasser et une chose en entraînant une autre, à le détacher ! C’était vraiment dégueulasse comme truc ! Elle allait porter plainte si ça venait à continuer ! Enfin, si elle attachait Jackson, il trouverait un moyen de la raisonner en utilisant des petits stratagèmes qui la ferait craquer dans un autre sens et qui l’obligerait à, d’une façon beaucoup moins violente, le détacher pour qu’il sorte. Ouais, deux façons tellement différentes d’avoir de l’effet sur elle mais deux façons tout a fait excellentes ! Elle pouvait leur tirer son chapeau car ils savaient exactement comment jouer avec ses nerfs et la faire craquer pour qu’elle face ce qu’ils voulaient ! Enfin, ce n’était pas le lieu pour parler de ça ! Ca faisait longtemps qu’elle n’avait pas vu Jack, certes, ils s’étaient croisé dans la ville parce qu’Ellington était tellement petite que ne pas croiser une connaissance était carrément impossible sauf si vous restiez enfermé dans une pièce avec tout le ravitaillement nécessaire mais dés que vous veniez à franchir le pas de votre porte, vous pouviez être sûr et certain de trouver quelqu’un que vous connaissiez parce qu’évidement, tout le monde se connaît de près ou de loin dans cette ville merdique ! Merdique ? Ouais, tout à fait ! Cette ville était merdique, chiante, assommante et tout ce qui avait la même connotation ! La seule raison pour laquelle elle restait ici c’était parce qu’elle y avait trouvé la seule famille qu’elle n’aurait jamais et qu’il était hors de question qu’elle parte comme ça ! Il y avait aussi le boulot et il y avait ses amis qu’elle ne pouvait pas abandonner comme ça ! Jackson en faisait partie, cela faisait quelques semaines qu’ils n’avaient pas eu une de leurs grandes discussion et ça lui manquait terriblement, il s’était passé tellement de choses qu’elle ne pouvait pas dire aux autres mais qu’à lui, elle pouvait ! Il fallait qu’elle le voit au plus vite ! Finissant de se brosser les dents, la jolie blonde entendit de grands coups à sa porte d’entrée. Qui pouvait bien être le malade qui frappait aussi fort à 11 heures du matin ?! Elle était encore en pyjama et son short était assez cours et sa brosse à dent avait seulement commencé son travail matinal. La jeune femme fronça les sourcils et sortit de la pièce avant d’aller chercher une arme dans un tiroir non loin, elle s’approcha finalement de la porte d’entrée. Elle ouvrit la bouche pour crier d’une voix bien distinct : « Qui est-ce ?! » mais la voix de son très bon ami se fit entendre ! Quand on parle du loup, il ne tarde pas à arriver ! Elle sourit grandement avec sa brosse à dent encore dans la bouche et déposa son arme sur une table basse avant de se dépêcher d’ouvrir la porte d’entrée qu’elle ouvrit en grand avant de lui sauter dans les bras. Il avait beau être 11 heures du matin, pas coiffée, pas maquillée, pas toilettes et pas habillée, elle ne pouvait pas laisser Jackson Miller sur le pas de sa porte ! Elle s’écarta finalement et sortit la brosse à dents de sa bouche pour lui dire d’une voix joyeuse quoi qu’un peu bizarre à cause du dentifrice :

    « Entres ! Ca faisait un bail ! J’ai tout pleins de choses à te raconter ! »

    Elle sourit encore, oh ouais, tout un tas !

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MessageSujet: Re: She Belongs Somewhere Else; Where Pain Isn't Hope {Pv Jaelyn   Mer 11 Nov - 6:38

    Le jeune homme faisait un peu office d'OVNI en ville, simplement parce qu'il n'était presque rien comme les autres. Il n'était pas né ici, n'avait pas grandi ici, ne connaissait pas cette ici jumeau de Finfondutrouduculdupays avant d'y arriver, par le plus grand des hasards en plus, n'avait aucune famille ici, ne connaissait personne ici avant d'arriver, pas même un ami ou une simple connaissance, et, enfin, il n'avait pas exactement la même mentalité que les gens d'ici. Vous vouliez faire leur bonheur aux habitants d'Ellington ? Et bien, allumez leur la télé un soir de match de Football Américain ou de Baseball, glissez entre les doigts de leur main une grande pinte de bière bien mousseuse et posez dans une assiette devant eux un bon burger bien gros et gras accompagné d'au moins un kilo de frites, sans oublier la bonne vieille bible reliée en cuir, toute craquée de partout mais on s’en fout parce que ça fait genre elle est très très vieille et dans la famille depuis des générations, et sans oublier non plus le crucifix, planté à son clou au mur, ou porté autour du cou sur une chaîne, quand ce n’est pas le visage de la Vierge Marie qu’on porte autour du cou ! Au final, ils se satisfaisaient de peu, et c'était pas plus mal ! Il n'avait pas cherché à être comme eux, jamais, pas plus qu'il n'avait cherché à rentrer dans le moule de l'étranger arrivant en ville. Il n'avait pas cherché cela simplement parce que ce n'était pas lui, simplement parce qu'il avait toujours refusé jusque là de devenir quelqu'un qu'il n'était pas sous prétexte que cela était plus conforme aux attentes, que cela le faisait passé plus inaperçu et incognito. Il était simplement lui, après, ça passait ou ça cassait, après, il s'en foutait un peu ! Ici, techniquement, c'était désormais chez lui mais ... Mais au fond, il n'aurait pas énormément de difficultés à quitter cette ville s'il emmenait avec lui Jude. Enfin, jusqu'à très récemment, c'était assez simple, désormais, c'était plus compliqué. Le jeune homme n'avait pas de réel chez lui au fond, lui qui, né à Naples et y ayant vécu 5 ans, les 5 premières années de sa vie d'ailleurs, avait depuis vécu dans des tas de villes, s'était engagé dans l'Armée, avait été de villages en villages là bas, à la guerre, sur le champ de bataille, avait passé toutes ses permissions dans des endroits différents et était arrivé ici un peu par hasard, comme après avoir fermé les yeux et laissé tomber son doigt sur une carte de l'Etat du Missouri, après avoir tiré au sort cet Etat parmi tous les autres. Mais il faut bien qu'on se sente bien quelque part, n'est ce pas ? Partout où il était resté plus d'un mois, il avait adopté le lieu, avait tenté du mieux possible de le faire sien, de se l'approprier. Que cela passe ou que cela casse dans l'esprit des habitants de la ville élue de son coeur, il s'en contrefichait. Après tout, personne n'était obligé de l'aimer, personne ne se retrouvait couteau sous la gorge en attendant qu'ils l'acceptent ... Lui avait autre chose à faire que de se préoccuper de savoir ce qu'on pensait exactement de lui. D'ailleurs, il devait l'avouer, il n'avait pas voulu changer la personne qu'il était, et, le moins que l'on pouvait dire, c'est qu'il fallait s'attendre à tout avec lui. Il était arrivé en ville, la première fois, pour une permission, y était revenu avec un nouveau né dans les bras, avait fini par fréquenter une fille du pays, comme on dit, Alice, très croyante et fervente, alors que lui était tout ce qu'il y avait de plus athée, il avait fini par la demander en mariage et avait été celui des deux qui avait décidé de briser leurs fiançailles. Et maintenant ... Maintenant, fallait toujours chercher à le suivre et encore, demain, il surprendrait encore tout le monde par un soudain revirement dans sa vie, comme s'il était incapable de rester fixe, comme s'il n'était pas en mesure de choisir un modèle à suivre et à adopter pour dessiner tout ce qui serait et ferait sa vie future. Bref, il avait réussi l'épreuve de force de se faire accepter comme il était, alors même que c'était bien à l'opposé de ce que dictaient les mentalités ici, à Ellington. Mais il fallait dire qu'il avait des circonstances favorisantes. Il était arrivé ici encore blessé, avait encore des traces physiques de blessures graves et surtout, il portait dans ses bras ce tout petit nourrisson. Il avait prouvé à tous qu'il ne fallait pas trop le chauffer, qu'il ne fallait pas réellement venir lui chercher des crosses et prétendre qu'on en savait plus que lui sur ce que pouvait être la vie, sur ce qu'il fallait faire, sur les règles à suivre. Lui avait fait la guerre, et combien ici pouvait dire que eux aussi ? Lui avait élevé sa fille seule, aidé de sa cousine puis d'Alice, mais sans la mère de la petite, combien ici pouvait se vanter d'avoir réussi à faire de même ? Lui avait réussi à reprendre en main un resto qui se faisait vieillissant et en avait aujourd'hui ouvert un autre, combien d'habitants pouvaient dire qu'ils étaient resté aussi peu de temps que lui fixes et immobiles dans leurs pompes ?

    C'était un trait de caractère qu'il partageait sans conteste avec Jae, celui de se moquer de l'avis et de l'opinion des gens sur eux comme de la date du prochain thé dansant qui se tiendrait dans la région, même si, pour le coup, on aurait plutôt droit à des mecs assis dans une chaise, casquette sur la tête et pinte de bière pas loin, des mecs qui garderaient sans cesse une main sur la crosse de l'arme qu'ils portaient sans cesse accrocher à la ceinture, et incapables de se lever de leur chaise tant la graisse de leur généreux arrière train se serait presque fondue avec le meuble ! Ils s'étaient bien trouvés ces deux là, et c'était le moins que l'on pouvait dire ! Après tout, même à Ellington, on peut trouver des pépites, des gens extras à côté desquels passer sans entamer une quelconque connaissance serait l'une des choses les plus stupides à faire ! Jae en était la preuve vivante, parce que, pour être vivante, la demoiselle, elle l'était ! Elle était pleine de vie, sautillait partout et courait partout, oubliant souvent ce qu'elle voulait initialement faire avant de partir dans un excès de joie. Lorsqu'il passait la porte du bar dans lequel elle travaillait, il entendait sa voix enjouée. Paf, il posait à peine le pied dans l'enceinte de son lieu de travail qu'elle le repérait, comme si elle passait son temps yeux rivés sur la porte en attendant qu'il arrive ! Elle lui sautait souvent au cou, mais ne le pouvait pas toujours, surtout parce qu'elle bossait, ne l'oublions pas et que, du coup, elle portait souvent des trucs. Bon, des fois, elle zappait complètement qu'elle avait un plateau dans la main et ce qui doit arriver arrive, elle le laisse tomber sans faire exprès, tout ça pour avoir les deux mains libres et pouvoir les passer autour du cou du jeune homme, histoire de lui faire un gros câlin tellement il lui avait manqué depuis le matin même ! Ils auraient pu passer l'un à côté de l'autre sans réellement se voir si, cette fameuse nuit, ils ne s'étaient pas mis à picoler sévère et à délirer pas moins sérieusement, mais Jackson pensait que, de toute manière, ils auraient fini par se trouver, parce qu'ils n'auraient pas pu passer l'un à côté de l'autre pendant encore longtemps sans comprendre qu'ils étaient fait pour partager quelque chose de fort et d'unique ensemble. C'était le destin, et on peut pas aller contre le destin. Le jeune homme n'était pas souvent ivre, alors, coup de chance pour la belle ! Il fallait dire qu'il tenait bien l'alcool, oui. Il avait battu à plates coutures pas mal de monde à ce fameux concours, vous savez, celui qui consiste à boire plus de verre d'alcool fort que votre concurrent, en avalant cul sec un à un tous ces petits verres remplis à raz bord, tous ces petits verres qui débordaient dès qu'on les frôlait tant ils étaient pleins ! Il avait de l'entraînement, avait battu à plates coutures tous ceux qui s'étaient opposés à lui. Il avait commencé à jouer à ce petit jeu un peu avant de s'engager à l'Armée mais, sans conteste, il avait tout appris là bas. Quand un soldat a besoin de se détendre, d'oublier dans quelle merde il a accepté de s'embarquer, de faire l'impasse sur toute l'horreur environnante, et qu'il a du temps à tuer avec ses copains pendant une permission et qu'il se trouve en plus qu'il n'y a pas de jeune et jolie jeune fille dans les environs ou que son coeur est pris, il choisit de jouer à ce jeu. Jack' avait allongé pas mal de monde, y compris des gradés, supérieurs à lui. Lorsqu'il était passé Capitaine, il avait su s'imposer en battant tous ceux qui avaient voulu se mesurer à lui, prouvant à tous que, malgré son jeune âge, il en avait dans le slip. Il avait sous ses ordres de très jeunes soldats, mais aussi des plus âgés, des plus âgés que lui, des pros dans l'Armée depuis plus longtemps que lui, qui avait parfois fait la Guerre du Golfe en 1991. Alors, sans savoir exactement comment il avait fait son coup, il était tout de même parvenu à finir torcher comme jamais ce soir, avec, à ses côtés, une Jae par en reste, pas du tout même !

    Il avait pas voulu défoncer la porte, tout de même pas quand même, mais il ne frappa pas non plus doucement ! Il fallait croire qu'il avait la tête ailleurs, ou justement non, qu'il pensait à tant de trucs à la fois, histoire de savoir quoi dire en premier à la jeune femme, qu'il avait totalement mis de côté le fait que frapper comme un dingue, ça ne servait à rien et qu'en plus, ça risquait d'inquiéter Jae. Et vous savez pas de quoi la belle serait capable pour attaquer si elle se pensait attaquer ! Un coup de rouleau à pâtisserie ? Nan, c'était un peu démodé, un peu trop vu et usé aussi ce coup là ! Nan, Jae, son truc à elle, ou plutôt, ses trucs à elle, c'était plutôt les vases à fleurs vides, posés là sur le meuble d'entrée histoire de faire genre elle était d'accord pour qu'on lui offre des fleurs. Jack' ne lui en offrait pas ou des qui se fanent vite, sachant qu'elle zaperait d'arroser les fleurs ou de changer de temps en temps l'eau, voire de ne pas verser dedans une boisson qu'elle n'aimerait pas ! Ou alors, la jeune femme était tout autant capable de se saisir d'une des tringles à rideaux qu'elle aurait encore démonté sans le vouloir, ou qu'elle aurait fait tomber en tirant un peu trop fort sur les rideaux pour les ouvrir. Ouais, elle savait mieux que personne faire profit de tout ce qui lui tombait sous la main et qui était susceptible de faire mal. Parfois, il rêvait d'elle, souvent même, et il lui était déjà arrivé de l'imaginer cassant une bouteille de vin pleine sur la tête d'un client trop entreprenant ! Bon, après, elle se mettait à lui dire que son prénom, en fait, c'était Blake et qu'elle était une grande actrice qui avait adoré partager son Jeans avec 3 de ses meilleures copines et ... Bref, le grand délire quoi ! En même temps, ce n'était qu'un rêve, fallait pas chercher la logique et la véracité des choses ! C'est la raison pour laquelle il préféra la prévenir que c'était lui, et pas un cereal killer (merci Jude pour avoir appris ce nouveau mot à ton Papa !) qui viendrait esprès chez elle pour manger toutes ses céréales en boire tout le lait de son frigo ! Et puis, comme ça, elle aurait au moins le temps de poser les potentielles affaires qu'elle avait dans la main pour ne pas les faire tomber si elle voulait lui sauter au cou, ou lui frapper le bras juste pour l'engueuler et lui faire remarquer qu'il l'avait laissé sans grandes nouvelles depuis bien trop longtemps ! La porte s'ouvrit en grand et cela ne manqua pas, la tornade blonde et échevelée qu'était Jae lui sauta dans les bras. Pour le coup, il ne remarqua qu'après qu'elle avait effectivement garder un engin de torture avec elle, sa brosse à dents ! Bon, après, il crut bien comprendre ce qu'elle lui disait, mais c'était pas super clair, parce qu'elle avait gardé du dentifrice dans la bouche. Allez, on sait tous bien comment c'est, nan ?! Elle s'écarta et il entra à sa suite dans l'appart. Rien n'avait changé, ou alors, elle avait des dons de médium, avait deviné qu'il allait passé et avait tout remis en place comme la dernière fois qu'il était venu, parce qu'elle avait pris des photos et tout et tout histoire de savoir où tout était exactement rangé la dernière fois qu'il était venu chez elle.


    « Moi aussi, ça tombe bien, nan ?! Et puis, c'est un peu pour ça que je suis venu aussi ! »

    La première chose qu'il vit en entrant dans le salon, ce fut la table basse avec, posée au dessus, une arme. Il ne s'alarma pas, tout simplement parce qu'il ne fallait pas oublier qu'on était aux Etats Unis, qu'ici, l'arme était reine et qu'il était même écrit dans la Constitution, oui oui, que tout citoyen avait le droit de se défendre et donc de posséder une arme. C'était écrit noir sur blanc et c'était tout ce qu'il y avait de plus officiel. Le problème était que tout le monde ne faisait pas exactement bon usage des armes à feu, mais là, c'était une toute autre question ! Ici, ils étaient dingues des armes, tous, comme si, en en possédant pas, on allait forcément être condamné à crever dans la semaine ! Et puis, en fervents croyants qu’ils étaient tous ou presque ici, ils s’appuyaient sur le soutien de Dieu. Ah bah, évidemment, si Dieu a dit qu’on peut, ça change tout, c’est même plus la peine de chercher à dresser des arguments allant contre cette volonté s’avérant divine apparemment ! « Dieu a dit qu’on peu t », c’est un argument encore moins facile à mettre à terre que quelque chose comme « Maman a dit qu’je peux ! » Lui même possédait une arme, mais il était dans une catégorie différente de celle de Jae et de tous les autres habitants : s'il avait une arme chez lui, c'était surtout parce qu'il restait réserviste dans l'Armée, et que c'était comme ça, qu'on vous réformait du service actif pour le moment mais qu'on vus confiait une arme. Vous n'en vouliez pas ? Tant pis, quand même, allez, et puis, rien ne vous oblige à vous en servir !

    « Ouais, et bah je vois que j'ai bien fait de dire que c'était moi ! T'imagines me coller du plomb dans la cervelle ?! Quoi que, c'est sans cesse ce que ma mère me demandait un peu de faire, d'avoir un peu plus de plomb dans la cervelle ! »

    Il s'approcha d'elle en riant, passa un bras autour des épaules de la jeune femme, déposa un baiser taquin sur le bout du nez de Jae, avant de la serrer contre lui. Elle sentait bon, comme toujours, et, comme toujours aussi, il se sentait en sécurité dans ses bras. Ouais, elle était plutôt à mettre dans la catégorie poids plume et top model de par son poids et sa taille, le physique n'ayant, pour le coup, rien à voir là dedans, mais cela n'empêchait pas qu'il se sentait en sûreté avec elle. Il savait que jamais elle ne viendrait enfoncer un pic à glace dans ses blessures morales et physiques, jamais. Ils adoraient rire et se taquiner, tous les deux, mais avaient aussi leurs moments de sérieux, et le premier, réellement sérieux, qui avait eu lieu entre eux, c'était la première fois qu'elle avait de ses yeux vus les cicatrices de guerre du jeune homme. Mais il n'était pas venu pour évoquer tous ces mauvais souvenirs, il était là pour tout lui raconter !

    « T'es la fille, tu commences ! Allez, vas y, racontes, je veux TOUT, j'ai bien dit TOUT savoir ! »
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Jaelyn N. Miller


SFTD MODO ◈ princess of the world, respect me or die


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✾ MON PSEUDO : Dodixe
✾ MA CÉLÉBRITÉ : Leighton Meester
✾ MES CRÉDITS : Dodixe & LJ
✾ MON MOI² : None
✾ MA DATE D'ARRIVÉE : 18/07/2009
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✾ SON ÂGE : 26 ans
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✾ SON EMPLOI : Serveuse & Chasseuse


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MessageSujet: Re: She Belongs Somewhere Else; Where Pain Isn't Hope {Pv Jaelyn   Dim 22 Nov - 3:33

    Ouais, elle avait pensé tout ce qu’elle voulait d’Ellington, elle ne pouvait pas changer le fait qu’elle s’y sentait bien et, qu’ici, elle avait trouvé tout ce dont elle avait terriblement besoin pour se sentir bien et sereine, pour avancer dans la vie sans avoir le regard malveillant de ses parents sur le dos, sans entendre leur remontrance et leurs remarques acerbes. Ouais, à Ellington elle n’avait pas la règle stricte de Londres, elle n’avait pas les codes vestimentaires, les enfants égoïstes et sarcastiques, elle n’avait pas les professeurs exigeants et elle n’avait pas les pires parents que la terre puisse porter. Non, ici, elle avait enfin le droit au repos, au calme et à l’amour d’une famille recomposée. Naturellement, elle savait que son oncle et sa tante n’étaient pas ses parents et qu’à dix-huit ans, elle n’allait pas leur demander de l’adopter. L’adopter, c’était comme s’ils l’avaient déjà fait à vrai dire car malgré le fait qu’elle soit chez eux depuis bientôt 7 ans aujourd’hui, c’était comme s’ils étaient ses deux parents et même si elle les présentait comme ses oncle et tante était en réalité ses parents. Après tout, pourquoi faire la distinction car ils étaient bien les deux seules personnes qui avaient pris à cœur ce rôle dans sa vie. C’était triste, elle qui avait toujours voulu avoir l’attention de ses parents, elle qui avait toujours eu besoin de leur attention et de leur amour, elle trouvait tout ça chez des personnes qu’elle connaissait depuis seulement 7 petites années, qui l’avaient accueillie à bras ouverts sans savoir son prénom ni son nom, seulement parce qu’elle avait réussit à articuler ces quelques mots : « Tata ? Tonton ? ». Oui, elle devait admettre que si elle devait choisir entre sa vie et la leur, elle choisirait de leur laisser la vie sauve plutôt que de continuer son chemin. Peut-être était-ce idiot de faire vivre des gens aussi prés de la mort mais elle s’en fichait, ils lui avaient offert tout ce dont elle avait terriblement besoin et que si ils se retrouvaient dans une mauvaise passe, elle ferait tout pour les aider. C’était ainsi, elle était dévouée corps et âme aux gens qu’elle aimait, pourrait offrir sa vie pour aider les autres et c’était peut-être quelque chose qu’elle n’aurait pas du faire. Un trait de personnalité qui l’emmènerait peut-être à sa perte, offrant sa vie pour quelqu’un qui, au final, ne l’avait jamais autant aimée qu’elle et qui ne pourrait pas changer les choses pour l’aider. Parce que dire qu’elle pouvait dire qu’elle pourrait donner sa vie pour les gens qu’elle aimait, c’était vrai, c’était concret, mais d’un autre côté, elle espérait secrètement que les gens qu’elle aimait pourraient lui venir en aide. Ouais, donner sa vie, d’accord, mais alors quand même tenter quelque chose pour que ce ne soit pas son tout dernier souffle. C’était son côté naïf et peut-être un peu trop protecteur envers ceux qu’elle aimait. Pourtant, elle ne pouvait pas les laisser tomber, c’était impossible, alors elle donnerait bien sa vie pour les autres, ceux qu’elle portait dans son cœur et peu importait les conséquences de ses actes, peu importait si sa vie allait s’arrêter demain ou après-demain, elle pensait que son sacrifice pour les autres était peut-être… la seule chose à faire pour donner un sens réel à sa vie et à son chemin sur celle-ci. Parce que, malgré toutes les apparences qu’elle donnait au reste au monde, elle n’était pas la personne la plus heureuse de toute la terre. Elle souffrait encore de l’absence de ses parents, les vrais, ceux qui avaient toujours nié son existence mais l’avaient aimée que lorsqu’ils se trouvaient en présence d’autres personnes lors de soirées mondaines. Elle se souvenait encore ce jour où elle était revenue de l’école et que si parents passaient devant elle, s’entretuaient devant elle, pour finalement qu’elle fonde en larme et qu’ils se tournent tout les deux vers elle, surpris. Elle avait sept ans, elle était trop jeune pour souffrir de ce manque d’attention et la seule chose qu’avait su dire son père fut : « Qu’est-ce qu’elle fout là celle-là ? ». Cette impression qu’il ne connaissait même pas son prénom. Jaelyn. JAELYN ! Elle aurait voulu le leur hurler au visage. Leur crier qu’elle était là, qu’elle était bien leur enfant et qu’elle était vivante aussi lorsqu’ils n’étaient pas dans des soirées mondaines et qu’il y avait tout le reste de leurs connaissances. Elle était bien présente dans leur vie, qu’ils le veuillent ou non et pourtant elle avait l’horrible impression d’être un fantôme perdu dans ce grand appartement de Londres, perdue dans le luxe et repêchée par la seule personne capable de voir les fantômes : Sa gouvernante. La seule personne qui s’occupait très bien d’elle, qui l’emmenait à l’école et qui prenait le temps de lui lire une petite histoire avant qu’elle n’aille se coucher. A croire que toute son éducation avait été faite par cette femme plutôt que par ses propres parents. Elle ne pouvait pas avoir d’enfants alors protégeait la petite fille comme si elle était sa fille, prenant soin de lui faire retrouver le sourire à chaque fois qu’elle était déçue par les deux grandes personnes cachées dans le salon et qui ne prenaient même pas le temps de tourner la tête histoire de voir si elle était bien là.

    Aujourd’hui tout était bien différent. Elle avait pris son indépendance avec beaucoup de bonheur, le jour de ses dix-huit la décidant enfin à partir de cet appartement beaucoup trop grand pour contenir seulement trois personnes mêmes si il y avait du personnel parce que ses parents ne pouvaient pas se faire à manger tout seuls, pouvaient pas faire une lessive tous seuls et ne savaient même pas comment faire pour ouvrir une bouteille de champagne. Elle avait alors découvert des lettres provenant des Etats-Unis, d’Ellington plus précisément, elle avait donc fait des recherches pour savoir où se trouvait ce petit village, avait volé les lettres, avait pris toutes ses affaires et de l’argent dans les cachettes de ses parents et s’était enfuie en leur laissant une lettre. Elle avait ensuite pris l’avion pour la première fois, avait passé tout son temps à dormir, fatiguée par tout ce qu’elle avait fait et par la teneur des évènements qui allaient bientôt arriver. Elle avait fait le voyage et n’avait pas été déçue. Ses parents ? Aucune nouvelle depuis bien longtemps et elle en souffrait peut-être plus que ce qu’elle ne voulait l’admettre. A chaque fois qu’elle sentait la main de Jack passer sur la sienne avant d’entendre sortir de sa bouche : « Encore les mêmes photos hein ? Pourquoi tu ne leurs parles pas ? ». Elle se bloquait, c’était comme une obligation, comme un ordre qu’elle ne pouvait pas s’empêcher d’exécuter parce que ce n’était pas elle qui contrôlait son corps mais plutôt son cerveau qui aurait pris son indépendance et lui aurait dicté de devenir froide et distante, de se refermer littéralement et de devenir sarcastique à souhait. Combien de fois s’était-elle retournée et avait-elle renvoyé un regard haineux à son plus proche ami à Ellington ? Lui répondant d’une voix blanche qu’elle n’avait pas besoin d’eux pour vivre et que, de toute façon, ce sujet ne le regardais pas. Le sujet était très rapidement clos car la jolie blonde refusait tout discours sur ses parents, elle en souffrait beaucoup trop et elle refermait bien vite la boite à chaussures où se trouvaient toutes les photos de ses parents et d’elle, que des clichés pris par des photographes, des clichés de soirées où tout le monde se devait de sourire, évidemment. Heureusement pour Jackson, elle n’était pas tout le temps aussi bizarre, elle était le plus souvent câline, drôle et moqueuse, sortait bien volontiers l’alcool et était souvent assez adorable pour payer les consommations du jeune homme lorsqu’il avait oublié son portefeuille chez lui. Ouais, de toute façon, il avait tellement fait pour elle qu’il ne pouvait en être autrement. Ils se complétaient un peu, lorsque l’un allait mal, l’autre le voyait immédiatement, ils se donnaient mutuellement du courage pour avancer sur le chemin de la vie, s’entraidaient et se soutenaient, se conseillaient et s’écoutaient. Elle avait besoin de lui lorsqu’elle n’allait pas bien mais aussi lorsqu’elle était heureuse, lui disait tout, ou presque tout et alors qu’elle était folle amoureuse de Dean, elle n’avait pas arrêter de le chercher histoire de lui faire part de l’incroyable sentiment de joie qui l’envahissait seulement en pensant à cet homme. Ouais, il n’y avait pas que Jack qui avait cet effet là sur elle, maintenant, le beau chasseur avait un effet peut-être pire sur elle et ça s’était carrément génial !

    Pauvre porte ! Elle avait tellement de fois été secouée que la jolie blonde se demandait encore comment elle avait bien fait pour rester dans ses gonds autant de temps. Jackson n’avait pas fait exception à ce perpétuel moment de souffrance pour la porte, elle l’entendait déjà hurler à la mort parce qu’elle souffrait que les hommes dans la vie de la blondinette n’étaient pas des tendres avec les portes. Ouais, c’est dur d’être une porte de nos jours ! Bien qu’il paraisse un peu brutal et pas très délicat, Jack était un vrai ange. Il était le genre d’homme dont elle aurait pu tomber amoureuse si seulement elle n’était pas aussi attachée à lui de façon parfaitement amicale. De toute façon, ils n’auraient jamais fait un bon couple, toujours fourrés au pieu, ça n’aurait pas vraiment aidé la pauvre petite Jude. Jude ? La gosse de Jackson, elle n’en savait pas vraiment grand-chose de cette gosse, elle ne l’avait jamais vu à vrai dire. Le jeune homme ne l’avait jamais emmenée avec lui lorsqu’ils se voyaient et tant mieux parce que si elle voyait ce qu’ils faisaient tout les deux, elle serait choquée à vie la pauvre gamine ! Imaginez un peu Jaelyn et Jackson dans le même lit, en train de dormir dans les bras l’un de l’autre et une gosse qui se demande pourquoi son papa prend une femme dans ses bras lorsqu’il dort. Non, décidément, ce n’était pas du tout possible qu’elle rencontre cette enfant si elle lui apprendre pleins de gros mots, pleins de blagues pas très drôles à faire à son père et lorsque viendrait le moment de demander pourquoi ils dormaient ensemble, elle ne trouverait rien de mieux à dire que : « Bah, ton papa était très fatigué et s’est endormit sur moi et puis après, moi je me suis endormie… Mais toi tu fais ça avec aucun garçon ! C’est pas bien ! Après ils vont te tripoter et puis après… Oublies ma puce, t’es trop jeune pour le sexe ! ». Non, elle n’était vraiment pédagogue et les enfants ne devaient vraiment rester avec elle si ils ne voulaient pas être initiés trop jeunes à l’alcool, le sexe et les mots vulgaires. Non, franchement, son deuxième métier n’allait jamais être professeur ou alors nourrice parce que sinon les parents la viraient à grands coups de pieds au derrière pour cause de « mauvais apprentissage de la langue de Shakespeare » à leurs rejetons. Enfin bref, tout cela pour dire qu’elle ne devait jamais rencontrer la fille de Jackson histoire de ne jamais casser leur amitié si spéciale. Spéciale parce qu’ils ne fonctionnaient que par le tactile, ils étaient obligés de se retrouver dans les bras l’un de l’autre. Elle n’avait jamais imaginer avoir un jour une relation aussi fusionnelle avec un homme sans qu’ils ne couchent tout les deux ensembles et qu’ils n’aient pas d’autres relations qu’une simple amitié quelque peu tactile. Cette relation était tellement étrange, tellement surprenante qu’elle en venait parfois à lui faire peur. Peur parce qu’elle savait qu’elle n’était entièrement franche avec lui sur ce qu’elle était vraiment, parce qu’elle savait qu’un jour ou l’autre elle devrait tout lui dire que ce jour allait sonner le glane de la fin de leur amitié. Oui, elle avait peur du futur parce qu’elle savait qu’elle allait devoir lui parler parents et de la chasse mais elle repoussait à chaque fois le jour, tentant de se dire que demain serait le bon et ainsi de suite. Elle entendit donc la voix de son bon ami derrière la porte et déposa sur une table non loin d’elle son arme. On ne sait jamais, après tout, si c’était quelqu’un qu’elle ne connaissait pas, pire encore, un démon ! Elle pourrait au moins le ralentir le temps qu’elle s’enfuie par l’arrière histoire d’aller chez quelqu’un pour ne pas être tuée immédiatement. Mais bon, c’était Jackson et elle le savait très bien, il n’allait pas être possédé de si tôt ! Enfin, elle finit par lui ouvrir et lui sauta dans les bras, à vrai dire, son odeur et le contact de corps contre le sien lui avait énormément manqué. Elle se sentait bien en sa compagnie, ce genre de bien qu’elle n’aurait avec personne d’autre, différent de celui qu’elle avait avec Dean, beaucoup moins fort à vrai dire, mais tout aussi agréable. Elle finit bien par le lâcher et ils entrèrent tout les deux dans l’appartement, elle ferma la porte derrière lui et offrit un magnifique sourire qui ne dévoila malheureusement pas ses dents, le dentifrice allait couler sinon ! Elle le lâcha quelques secondes dans le salon, allant dans la salle de bain pour finir de se laver les dents et entendit sa voix de l’autre pièce. Elle revint et se posta contre l’entrebâillement de la porte avant de faire une grimace mutine et de lui répondre d’une voix douce :

    « Ouais, en effet, on était obligés de se retrouver aujourd’hui, c’est un signe du destin ! Je me disais aussi, pourquoi est-ce que Jackson Miller viendrait-il me rendre visite ? Et puis ça m’a parut évident ! »

    Le destin ? Elle n’y croyait pas du tout à vrai dire et toute personne la connaissant un minimum saurait que le début de sa phrase n’était en réalité que de l’ironie et qu’elle disait juste qu’elle était heureuse de le revoir. De toute façon, qui croyait au destin aujourd’hui ? Vous ? Désolée alors mais Jaelyn n’y croyait pas du tout, trouvant cette idée trop surfaite, après tout, qui pourrait bien tenir ses reines sur elle seule pouvait penser et agir ? Ce n’était en aucun cas Dieu parce qu’elle ne croyait pas en lui et… Et c’était très gênant d’être la seule nulle à ne pas croire en lui dans une ville de profonds croyants comme Ellington. Elle n’allait jamais à la messe et même, se foutait de la gueule des gens qui sortaient de l’Eglise tout en mangeant une glace lorsqu’elle en avait le temps. Ce genre d’agissement irréfléchie et presque automatique la dégoûtait, pire, lui faisait un peu plus chaque jour s’écarter du cercle bien fermer des membres de la ville d’Ellington pour devenir une étrangère, une athée. L’arme posée sur la table basse se trouvait plus proche de Jackson que d’elle et si ils venaient à se battre, ce serait lui qui l’aurait en premier, elle s’en fichait complètement, en réalité, elle était profondément persuadée qu’il ne lui ferait jamais rien de mal parce qu’elle savait qu’il avait toute sa confiance et que c’était mutuel ! C’est pour cela qu’elle avait déposé son arme de façon sommaire sur la table basse, parce qu’elle savait qu’il n’allait jamais la prendre et la tuer. C’est donc pour cette raison que lorsqu’il lui fit la remarque, elle éclata de rire et alla prendre l’arme pour la décharger et la ranger dans le tiroir de cette même table basse, finissant par se tourner vers lui avec un sourire agréable pour lui dire avec humour :

    « Oh, tu sais que jamais je ne te tuerais mais en effet, j’ai faillit ouvrir la porte et te braquer l’arme sur le front comme dans les films ! De toute façon, tu sais que je l’aurais déchargée dés que je me serais aperçue que c’était toi mais si tu veux avoir un peu plus de plomb dans la cervelle et faire plaisir à ta maman, on peut te mettre un peu plus de plomb, en effet… »

    Pour accompagner ses paroles, elle lui fit une grimace amusée avant de le voir s’approcher et déposer un baiser sucré sur son nez la faisant éclater de rire, alors qu’il la prenait dans ses bras. Elle le serra bien fort contre sa poitrine, ne pensant même plus qu’elle était encore en pyjama et que son pyjama se résumait clairement à : Un t-shirt et un minishort noir. La classe hein ?! Ouais, lorsqu’on est comme elle, on dort à la kamikaze et on n’aimait pas se faire chier avec un pantalon ou une robe qui remonte toutes les cinq minutes ! En plus, elle avait enfilé une paire de chaussettes blanches qui montaient jusqu’en dessous de son genou ce qui donnait un petit air très sexy sans pour autant qu’elle n’en ait fait exprès. Elle finit se séparer de lui avec regrets et l’écouta lui dire que c’était à elle de commencer. Elle prit sa main et l’entraîna dans sa chambre et s’assit sur son lit avant de lui dire d’une voix enfantine et surexcitée qu’elle avait tout le temps lorsqu’elle lui racontait ses petites aventures :

    « Hanlala ! Je suis amoureuse Jackson ! Il s’appelle Dean, Dean Winchester et il est… différent. Si tu savais tout ce qui s’est passé entres lui et moi… Il me manque déjà ! Enfin bref, Moi et lui on s’est rencontré il y a… trois mois au bar et le feeling est trop bien passé tout de suite ! Qu’est-ce qu’il est beau ! Bref, on a passé pas mal de temps à se draguer, à jouer au chat et à la souris et il y a un mois, tout s’est accéléré, on a couché ensemble, il m’a dit qu’il m’aimait et moi aussi et ensuite… Ensuite il a pas donné de nouvelles pendant une semaine. On s’est revus mais pas très longtemps… Encore une semaine de pause sans qu’il ne donne de nouvelles et puis il y a eu cette soirée magique… »

    Elle avait ces petites étoiles aux yeux comme à chaque fois qu’elle parlait de Dean à quelqu’un, c’était tellement magique, tellement étrange qu’elle ne pouvait pas l’expliquer, elle était obligée d’être dans tout ses états dés que le prénom de Dean venait dans la conversation ou qu’elle pensait à lui…

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Phoenix H. Lawrence


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MessageSujet: Re: She Belongs Somewhere Else; Where Pain Isn't Hope {Pv Jaelyn   Sam 28 Nov - 6:02

    On dit qu'on ne peut choisir sa famille, et c'est vrai en fin de compte. Oui, parce que, qu'on le veuille ou non, parfois, on est obligé de se taper une soeur cadette semblant tout droit sortie d'un livre spécialisé sur la représentation de la déesse Grecque Aphrodite à travers les âges, notamment sous l'Antiquité et au moment de la Renaissance et que, sérieux, ça vous tape grave sur le système parce que vous savez que jamais vous ne pourrez empêcher tous les mâles en chaleur de la regarder comme si elle n'était rien de plus qu'un splendide morceau de viande devant lequel tout le monde pouvait baver aisément sans que cela ne choque personne ni ne vous vaille de perdre toutes vos dents. On choisit pas plus d'avoir un frère aîné Capitaine de l'Equipe de Football du lycée, un frère qui draine toujours les foules sur son passage et qui reste sans cesse « trop cool et trop Oh My God de beautifulement beau » même lorsqu'il ne fait rien de plus que renouer le lacet de sa chaussure ou qu'ouvrir une porte à une demoiselle qui voulait entrer dans la même salle que lui. On n'a pas toujours le choix d'avoir ou non une mère qui, quoi qu'elle fasse, restera sans cesse séduisante et passera sans cesse pour votre soeur même lorsqu'elle a bel et bien atteint la quarantaine, d'avoir oui ou non un père qui sait toujours tout avant vous du point de vue des Arts. Ou encore, d'avoir un oncle qui picole comme pas permis, une tante qui se maquille comme une voiture volée, des cousins qui font sans cesse les quatre cents coups, une cousine qui dès qu'elle vient chez vous fouille partout dans votre chambre et va dire à tout le monde que, ouais, le jeune ado que vous êtes planque des magasines pour adulte sous les pull que votre grand mère vous a tricoté avec amour, devant le feu, pendant tout l'hiver précédent, vous savez, ce pull qui gratte pire que du poil à gratter dès qu'on l'enfile, qui est 10 fois trop petit et en taille 6 ans ou presque, qui vous serre, à l'intérieur duquel il fait au moins 150 ° ! Alors, oui, on pouvait pas dire que le jeune homme avait grandi dans une famille telle que celle ci, mais comme toutes les familles, la sienne n'était pas idéale, pas parfaite. En premier lieu, de toute façon, sa famille à lui n'était même pas normale, si tant est qu'il puisse exister un principe de normalité reconnu par tous. C'était juste qu'il n'avait pas de père, quand la majorité des gens en avaient un et même si ce père était chiant à toujours vouloir savoir tout de votre vie. Il avait une mère qui l'avait eu à un âge où d'autres en étaient encore à porter des collants troués et des mini jupes, qui se maquillaient avec autant de maquillage qu'il en aurait fallu pour maquiller toutes les jeunes filles de la ville pendant une semaine, et qui machaient sans cesse outrageusement du chewing gum, amidales presque à l'air, tout ça pour attirer l'attention du mec le plus populaire du lycée. Il avait des grands parents qu'il n'avait rencontré pour la première fois qu'à l'âge de 5 ans. Sa grand mère était le genre de femme à l'avoir de suite, dès le premier coup d'oeil, et obligatoirement avant même de l'avoir rencontré, rangé dans la catégorie des profiteurs, des sales mioches qui vont vous causer des tas de merde dès qu'ils commenceront à user leurs fonds de culotte sur les bancs de l'école primaire. Son grand père n'avait pas bronché, ce sentant déjà minable de ne jamais avoir été là pour participer à l'éducation de sa fille et qui savait très bien qu'il n'avait aucun droit, du coup, d'ouvrir sa gueule pour se dresser contre sa femme, femme, qui, au fond, n'avait pas glandé grand chose de plus, n'avait été qu'un peu plus là pour sa fille que lui ne l'avait été. Il avait une petite soeur aussi, mais de ce côté là, pas grand chose d'anormal, si ce n'était qu'elle n'avait jamais dessiné des trucs sans forme elle, contrairement à tous les autres enfants qui vous dessinaient leur maîtresse alors que vous, vous l'aviez félicité d'avoir si bien dessiné un cochon ! Remarquez, des fois, y a de quoi se demander si, en effet, la maîtresse ne ressemble pas à un cochon ! Ouais, dès que Maëlys lui avait piqué pour la première fois l'un de ses crayons, ceux qu'il rangeait dans sa trousse, elle s'était mise à dessiner comme un chef, ça oui !

    Alors, oui, on choisit pas sa famille, mais la vie nous laisse au moins la possibilité de choisir ses amis, comme pour se rattraper de nous faire parfois tant la misère point de vue famille ! Comme quoi, finalement, la vie peut parfois cesser d'être tant fille de p*te ! Parfois, on a bien dit parfois, hein ! Oui, des amis, vous pouviez vous en faire des tas, en perdre des tas aussi, mais dans ce cas là, on ne pouvait pas parler là d'amis, n'est ce pas ? Les amis, c'est censé rester sans cesse auprès de vous pour vous aimer, vous aider, c'est censé vous tenir la main même lorsque vous, vous prenez un malin plaisir à enfoncer dans la chaire de la paume de leur main vos ongles fraîchement coupés, parce que vous éprouvez le désir égoïste de repousser tout le monde sous prétexte que vous êtes mal et que, olàlà, personne ne peut vous comprendre, et que c'est tellement plus facile de se lamenter et d'injurier la vie une fois qu'on a réussi à rembarrer tous ceux qui nous tendaient la main pour nous aider à nous relever, parce qu'on a en quelque sorte créer de nous même une bonne raison de se plaindre ! Dans sa vie, Jackson en avait vu circuler du monde, mais au final, il avait toujours su choisir ses amis. La preuve, aucun d'entre eux ne lui avait jamais planter de couteau dans le dos, et si la vie n'avait cessé de lui faire de gentilles petites crasses -ironie, ironie, quand tu nous tiens- et puis jamais il n'avait connu de déceptions amicales. Et si, au jour d'aujourd'hui, il ne voyait plus autant ses amis d'adolescence, s'ils se parlaient moins qu'autrefois, c'était uniquement parce qu'ils avaient grandis, qu'ils avaient des vies bien plus chargées qu'autrefois, un autrefois où rien n'importait plus que de savoir si oui ou non le prof' de maths s'était bien pété le cocyx en glissant sur une plaque d'égoût verglacée ce matin, ou si oui ou non ce midi, on aurait encore droit au reste de gratin de pâtes de l'avant veille, ce reste qu'on avait déjà mangé hier à midi ! Et puis, il fallait dire qu'il les avait un peu tous quitté en partant s'engager sous les drapeaux, et ce même s'il n'était pas parti comme un voleur, qu'il leur avait dit au revoir, qu'ils avaient tous compris pourquoi il en était venu à choisir cette vie pour son futur. Il fallait aussi ajouter qu'en s'engageant, il n'avait aucune idée de ce qui allait se passer quelques semaines plus tard, un fameux 11 Septembre 2001 qui fit basculer des milliers de vie, la sienne y compris, lui qui, en plus d'avoir vécu depuis ses 5 ans à New York, était un jeune engagé dans les GI's de l'Armée Américaine. Alors, bien sûr, quand on sait qu'il avait déjà un mal fou à rester en contact avec sa soeur et avec sa cousine, on comprenait parfaitement qu'il n'avait pas exactement envoyé de ses nouvelles là bas à tous ces amis de lycée ! Et on lui pardonnait, on pouvait que lui pardonner de toute façon, au risque de se sentir coupable de lui faire ça alors qu'il était à des milliers de kilomètres de là et que c'était franchement pas la joie pour lui son quotidien, qu'il ne pouvait pas se défendre de ces attaques de toute façon fondées sur de l'air, du vent, du néant, sur une petite rancoeur sans grande importance au fond, surtout face à ce que lui devait affronter chaque jour, lorsque chaque seconde qu'il voyait s'écouler était une seconde de vie arrachée à la mort.

    Lorsqu'il avait rencontré Jae, il avait de suite compris que si c'était pas pour la vie eux deux, ce serait au moins pour pas mal de temps. Après tout, comment résister à sa bouille sans cesse souriante, à ses cheveux blonds qui vous arrivaient des fois dans les yeux lorsqu'elle se retournait trop vite et sa crinière blonde fouettait au vent, à ces mêmes cheveux qui vous chatouillaient de partout où ils étaient lorsque vous vous réveillez au côté de Jae après avoir super bien dormi, normal parce que vous la serriez contre vous et qu'elle avait la tête appuyée juste à côté de votre coeur. Ouais, Jack', il en avait de la chance de l'avoir la demoiselle Jaelyn Norah Miller. Elle était sa bombe humaine comme il disait, et à défaut de la tenir dans sa main, il la tenait dans ses bras. Le détonateur, il l'avait en partie juste à côté du coeur, prêt à exploser à tout instant, et l'autre morceau me direz vous ? C'était simple, l'autre morceau du détonateur, il se trouvait près du coeur de Jae. Ils étaient connectés, que voulez vous, chargés d'électricité tous les deux, près, au fond, à boxer à tout moment cette saloperie de vie qui leur en avait foutu des croches pattes, qui avait tant de fois tenté de les enfoncer dans les flaques de boues qui stagnaient sur le sol tout défoncé du chemin de la vie. C'était sans doute pour ça qu'ils avaient tant besoin de se retrouver alors ? Parce qu'ils savaient que trop longtemps sans se voir, ça menait direct à appuyer, sans le vouloir quand même, sur le détonateur ... Pour le jeune homme, le manque de sa Peachy Girl se faisait douloureusement ressentir à chaque fois. Il avait le coeur serrer, comme si quelqu'un pensait soudainement qu'il s'agissait d'une éponge imbibée de sang et qu'il fallait s'empresser d'en vider tout le liquide qu'elle retenait entre ses pores. Il avait la gorge nouée, quand il ne sentait carrément pas une boule menaçant à tout instant de lui obstruer les voies respiratoires. C'était sans doute stupide, ouais, mais c'était comme ça. Vous savez, quand comme lui, votre vie est loin d'avoir un seul jour un seul ressemblé à un conte de fée, avec princes et princesses dansant comme des glandus, sans savoir exactement pourquoi au juste ils tournoyaient avec tant de ferveur sur une valse de vieux, dans une vaste salle de bal rempli de lèche cul voulant simplement être sympas avec eux pour qu'on les laisse faire un tour dans le carrosse doré de la princesse garé devant le parvis, ou qu'on les laisse monter le si beau et rapide cheval blanc du prince, on a tendance à s'accrocher à ceux qui veulent bien de nous. On a tendance à leur ouvrir notre coeur en grand, en jetant par la fenêtre toutes les clefs qui verrouillent perpétuellement les coffres forts qui protègent notre coeur, notre coeur si fragile et déjà bien éprouvé. Et Jae était une jeune femme à qui il pouvait faire confiance, et ce même les yeux fermés. Elle n'était plus une gamine, elle n'allait pas jouer avec son coeur comme pourrait le faire une fillette de 3 ans qui confondrait le palpitant avec de la pâte à modeler que l'on peut à loisir écrabouiller violemment entre ses mains de façon à l'aplatir complètement, de façon à ce que ça ne ressemble plus à rien pour que l'on puisse par la suite en faire ce que l'on veut !

    Il ne retint pas un petit éclat de rire lorsque Jae évoqua le destin. Le destin ? Depuis quoi il était de leur côté celui là, aussi bien de celui de Jae que du sien ? Quoi ?! On avait soudainement décidé de changer les règles du jeu de la vie et de son grand pote le destin sans juger bon de prévenir le jeune homme ? C'était bien toujours pareil ça, la vie faisait ses coups en douce, derrière le dos d'un certain nombre mais elle ne se gênait pas pour laisser libre cours aux conséquences de ces changements tout récents, sur tout le monde, y compris ceux qui n'avaient pas capté que désormais, ça se dansait autrement, surtout sur ceux là d'ailleurs ! Alors, oui, parce qu'il connaissait excellement bien la jeune femme, il sut que c'était de l'ironie, une ironie utilisée uniquement pour souligner le fait qu'elle était super heureuse de le voir. Et bien, ça tombait bien parce qu'elle lui avait manqué, et qu'un jour de plus passé loin d'elle serait revenu à s'enfoncer un peu plus ce long poignard portant le doux nom de Douleur dans le coeur. Il secoua alors la tête, amusé, signe que lui aussi, il était heureux d'être là aujourd'hui. Elle revenait sûrement de la salle d'eau, puisqu'elle n'avait plus de brosse à dent dans la bouche, ni même de dentifrice. C'est sûr, c'était nettement plus pratique de se rincer les dents en buvant de l'eau dans une timbale qu'en se servant d'un vieux pot de fleur dans lequel croupissait un peu d'eau, ou en se servant d'un verre contenant on savait pas trop quoi, oublié sûrement là la veille au soir, alors que, peut être, elle n'avait pas bossé et c'était fait une soirée zapping en mangeant de la pizza et en buvant du soda ... Han, que ça faisait du bien de l'entendre rire, ça lui avait manqué comme pas possible ! Et bien si, au final, c'était possible, la preuve, ça lui avait manqué ! Il n'avait pas eu besoin de faire de blague en plus, il avait simplement évoqué l'hypothèse d'une bavure ! Oui, Jae était pas mal maladroite. Si elle était maladroite avec une arme ? Le jeune homme n'en savait rien, parce que, après tout, il ne l'avait jamais vu s'en servir, ce qui était un bon signe de son propre avis, et tous les deux faisaient autre chose que de tirer sur les pigeons lorsqu'ils se voyaient. Mais en tout cas, il devait avouer qu'elle avait le coup de main pour, en deux temps trois mouvements et encore, même pas, vider le chargeur de son arme et ranger le tout dans le tiroir de la table basse. Ouais, pas mal comme endroit pour le ranger, on y accède facilement et y a pas besoin de se plier en 4 par pouvoir tirer une vieille boîte à chaussures planquée sous le lit, se manger des tas de moutons de poussière au point de tousser et d'en avoir dans la bouche et le nez, et d'ensuite se battre avec au moins un journal entier avant d'en extraire son arme. Oui parce que, voyez vous, faire comme ça, ça laisse largement le temps çà votre agresseur de vous donner un violent coup dans la tête, vous assommant et vous faisant au mieux voir 36 chandelles, et même de se faire une pizza et un jeu télévisé entier. On exagère, mais presque pas en fait.


    « Nan, ça va aller, merci bien ! Et puis, c'est un peu trop tard maintenant ! Faut se résoudre : Sono una causa persa ! C'est pas maintenant qu'on va me changer ! Et puis ... »

    Elle était là, le serrant fort contre lui, ce qui était loin de le dissuader de lui répondre. Surtout que c'était plus simple comme ça pour lui, parce que, positionnée comme elle était, elle n'avait aucune vue sur ses yeux, yeux dans lesquels passa un bref instant un éclat terne, celui qui ne faisait que rappeler au jeune homme que, de toute façon, quoi que Jae puisse décider de faire, Chiara ne pourrait rien en voir, parce que c'était comme ça, que sa mère ne pouvait plus rien voir depuis longtemps. Mais si elle avait été là, elle n'aurait pu qu'entrer dans le jeu et soutenir Jae, juste parce qu'elle avait toujours trouvé follement amusant d'emmerder quelque peu son fils en se plaçant dans le parti opposé à celui que lui avait choisi. Taquinerie d'une mère à son fils, taquinerie qui manquait au jeune homme, tout comme tout ce qui se rapportait à Chiara. Mais comme il avait fini par faire son deuil, et qu'il n'était pas le genre d'homme à s'écrouler en larmes à la moindre évocation d'un événement triste et salement moche de sa vie, il ne plongea pas tout entier dans le bain de nostalgie qui aurait pourtant pu se présenter à lui. Hey, sérieux, il était en compagnie de Jae, et il allait quand même pas gâcher tout ça en se mettant à chialer comme un gosse, cazzo ! Nan, lui, ce qu'il voulait, c'était tout savoir ce que la jeune femme avait à lui dire, histoire de plus être autant à la ramasse. Il voulait tout savoir, parce qu'entre eux, il n'y avait pas de sujet tabou. Oui, ils parlaient souvent de sexe entre eux, mais prenaient soin surtout de ne jamais donner le nom de la personne dont ils parlaient lorsqu'il ne s'agissait de rien de plus qu'un coup d'un soir et d'un soir seulement, parce que, de toute façon, ça, ça n'avait aucun intérêt et que bien souvent, et puisque c'était elle qui menait plus cette vie là que lui, Jae ne se souvenait pas du nom de sa précédente conquête ! Il ne s'attendait pas réellement à se qu'elle veuille se lancer direct à corps perdu dans tout ça, qu'elle s'empresse si vite de se saisir de sa main et de le tirer derrière elle jusqu'à sa chambre. Elle ne s'assit même pas sur son lit, elle y bondit, alors qu'il la regarda amusé, alors qu'elle commençait déjà à se lancer dans le récit de toutes les péripéties qui avaient bien pu lui arriver depuis la dernière fois qu'ils s'étaient vus, avec cette voix si particulière et bien à elle, une fois qui rappelait au jeune homme que dans la vie, on peut réussir à garder une part d'enfant sans que cela ne nous fasse tomber dans le ridicule, sans que cela ne nous fasse passer pour un gamin, ou une gamine, attardé.

    Déjà, premier mot, première surprise. Jae n'était pas le genre de fille à tomber amoureuse, nan, ou alors, disons plutôt que c'était pas réellement le mot qu'elle employait le plus en sa présence. Mais comme ils se disaient tout, alors nan, décidément pas, Jae n'était pas le genre de jeune femme à tomber amoureuse tous les 3-4 jours ! Ensuite ... Tindin ! Le prénom ! Le prénom de l'heureux élu, parce que, avouez, faut vraiment avoir une sacrée chance pour que Jae tombe amoureux de vous, pas qu'elle soit une vilaine fille sans coeur mais plutôt parce qu'elle était supra canon et que du coup, c'est une chance pour vous, qui que vous soyez, de ravir son coeur. Et là, coup de tonnerre, yeux écarquillés si seulement il ne s'était pas retenu, et tout et tout ! S'il savait ce qui s'était passé entre eux ?! ... Heu ... On va dire que oui, et même, carrément oui, dans les détails en plus ! Alors, merci bien, mais comme il avait déjà tout saisi dès le premier coup, ça va aller, il est loin d'avoir besoin d'une séance de rattrapage ! Mais Jae s'emballait, ne réalisant déjà plus que, ouais, elle avait un peu perdu Jackson en chemin ! Pas qu'il n'écoutait rien de ce qu'elle disait ou qu'elle allait trop vite pour qu'il puisse suivre même si, oui, elle allait vachement vite et pensait presque pas à respirer à la fin de chaque phrase, les enchaînant comme si c'était un concours de celui qui parle le plus en moins de 30 secondes, mais plutôt parce qu'il mettait en lien tout ce qu'elle lui disait là, et tout ce que lui avait entendu Dean lui dire. Alors c'était elle le coup du siècle que Dean lui aurait bien dit de se faire si seulement il n'avait pas décidé qu'il se réservait la totale exclusivité des capacités sexuelles de la belle ?! Alors, c'était elle cette fille incroyablement belle, qui mettait l'aîné des Winchester dans tous ses états dès qu'il en parlait, au point que Dean en manquait presque de renverser tout partout le contenu de sa pinte de bière, et que ça n'aurait pas du tout été dû au fait qu'il était plus qu'éméché ?! Visiblement, ils avaient dû s'avaler un truc complètement délirant les deux, un truc qui vous fait décoller et vous envoler vers le Septième Ciel dès que vous repenser et même mieux, parler de tout ce qui vous lie à l'autre, parce qu'on aurait cru que Jae retombait en enfance tant elle était surexcitée, comme une gamine à qui on aurait promis tous les tours en manège qu'elle voulait ! Ouah, cazzo, y avait plus d'étoiles dans les yeux de Jae qu'on pouvait en voir dans le ciel d'Ellington quand y avait pas de nuages et pas trop de pollution lumineuse !


    « ... Ok !!
    Tu sais quoi, arrêtes de sautiller comme ça sur le lit, parce que, pour le coup, soit c'est toi, soit c'est moi qui vais me retrouver les fesses par terre à cause des bonds que tu fais faire au sommier ! Et je tiens à mes fesses tu vois, et aux tiennes aussi, alors ... DU CALME ! »


    Il éclata de rire, avant de se saisir des deux mains de la jeune femme, histoire de la calmer un peu, justement, et de s'approcher de son nez pour y déposer de nouveau un baiser amical. Il ne savait pas trop quoi dire, ni trop comment réagir. Voyez vous, c'était un peu THE grande première pour lui ! D'habitude, ses amis ne couchaient pas ensemble, et là ... Il savait que les femmes étaient loin d'apprécier le fait que leur homme parle sans détour et sans tabous de leur vie sexuelle avec ses amis, à lui, à elle, et lui et à elle, alors, comment expliquer à Jae sans que celle ci ne veuille soudainement étriper Dean avec les lacets de ses chaussures qu'il se trouvait être au courant de tous les détails, ou presque, de leur vie intime et sexuelle ?! Ouais, maintenant, on pouvait clairement dire qu'il en savait presque autant de tout ça que s'il avait été le troisième élément d'un ménage à trois composé également de Dean et de Jae ! Il se mordilla les lèvres, baissant fugacement la tête, un sourire amusé aux lèvres, un sourire qu'il ne pouvait pas réfréner, malgré toute sa bonne volonté. Lorsqu'il releva finalement la tête, il planta son regard dans celui de Jae, le regard de la jeune fille n'ayant cessé de briller comme si on y avait versé des tas et des tas de litres de soda !

    « C'est super Peachy ! Tu le mérites ! Tu mérites de rencontrer l'amour avec un grand A ... Rassures moi, ça s'écrit bien avec un A amour ?! Nan, plus sérieusement ... Peut être que Cupidon, s'il existe, à enfin décider de nous tirer ses flèches dans les fesses, histoire qu'enfin l'amour nous tombe dessus ! Raison de plus pour que tu te calmes un peu, parce que du coup, nos fesses, elles peuvent encore servir de cible au p'tit angelot !

    Attend ... Dean t'a dit qu'il t'aimait ?! »

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MessageSujet: Re: She Belongs Somewhere Else; Where Pain Isn't Hope {Pv Jaelyn   Ven 18 Déc - 5:39

    Peut-être avait-elle évoqué le destin parce que malgré tout ce qu’elle pouvait faire paraître, elle y croyait un petit peu… Elle avait attendu toute sa vie dans la merde la plus profonde, ensommeillée par la peine de voir des parents qui ne la regarderont jamais, qui ne s’occuperont jamais d’elle, pour pouvoir un jour avoir le droit de sourire enfin. Aujourd’hui elle se sentait mieux, toutes ses aventures l’avaient menée directement à Ellington. Cette ville complètement paumée, le trou du cul des Etats-Unis était devenu son petit endroit de bonheur, elle y avait trouvé des parents beaucoup mieux que ceux qu’elle avait jusqu’alors à Londres, des parents peut-être pas réellement « biologiques » mais qu’importe, ils lui apportaient beaucoup plus que ses propres parents avaient pu bien lui offrir alors elle préférait affirmer qu’ils étaient ses parents alors qu’en réalité ils étaient son oncle et sa tante. La jolie blonde ne s’était pas trouvé que des parents ici. Alors que Londres était une ville d’apparence où elle n’avait qu’un semblant d’amis qui ne faisaient que la prendre pour une truffe à longueur de journée, ne venaient avec elle que parce qu’elle était la seule petite gosse de riche à se rebeller contre la société dans laquelle elle avait toujours vécu, elle avait peut-être trouvé Caleb mais là encore, elle avait plus eut l’impression de lui faire découvrir sa vie plutôt que de rencontrer quelqu’un comme elle, en marge du monde dans lequel ils étaient nés. Elle avait donc vécu pendant 18 ans dans un monde dans lequel elle ne s’était jamais sentit à sa place, dans lequel elle n’avait pu construire qu’une réelle amitié avec un jeune homme qu’elle réussit à convertir malgré lui, rendant même ses relations avec son père extrêmement tendues, par sa faute. Voilà sûrement ce qu’elle allait se reprocher par rapport à Caleb, elle avait détruites les passerelles qu’il avait forgé avec son père. Elle avait tout détruit par pur égoïsme, entraînant son seul ami dans toutes ses conneries les plus folles. Pourtant elle l’aimait bien ce Monsieur Levingston, il avait l’air d’être le seul homme riche de Londres à comprendre comment elle se sentait, le seul à prêter vraiment de l’attention à sa famille, à aimer sa défunte femme, à s’occuper de son fil seul, capable de mettre de côté toute sa vie, seulement pour aider son fil à tenir face à ces épreuves que la vie leur mises en travers de leur route. Puis il avait fallut que tout s’effondre dans la vie de Caleb, à cause d’elle, son père n’avait pu tenir le fait que son fil soit aussi débauché à cause d’une demoiselle sensée être « de bonne famille » et qui se révélait être plus une gosse rebelle et dépravée plutôt que l’exemple à suivre pour tout enfant issu d’une famille noble de Londres. Oui, elle avait beau être promise à être une jeune femme parfaite, élevée selon les préceptes de la haute société anglaise… Quelle bande d’idiots ! N’avaient-ils pas compris qu’elle ne serait jamais ce qu’ils voulaient qu’elle soit. Elle s’était donc enfuie comme une voleuse, laissant même Caleb seul dans ce monde qu’il avait réussit à regarder vraiment dans le blanc des yeux pour finir par se rendre compte que ce n’était même pas lui menait sa propre vie mais son père qui choisissait soigneusement tous ses faits et gestes. Peut-être avait-elle eut tord de l’abandonner mais qu’importe… Il avait déjà compris qu’il n’était qu’un pantin dans cette vie que ses parents avaient tracé pour lui depuis sa naissance, ce n’était pas une mauvaise voie mais ce n’était pas celle que lui voulait… Enfin, ce n’était pas celle qu’il semblait vouloir prendre en tout cas.

    Elle est arrivée à Ellington et tout avait changé. Le destin avait sans doute fait son œuvre pour qu’elle découvre que toute sa vie l’avait obligée, l’avait préparée à venir dans cette ville qui, mine de rien, n’avait rien de Londres. Elle avait découvert un endroit à son image, un endroit sauvage, qui ne respectait pas de règles précises, qui se fichait des règles et elle avait découvert une famille. Puis il y avait eut Jackson… Il aurait très bien pu être un petit ami, voir une aventure d’un soir et, pour être honnête, Jaelyn devait avouer qu’elle l’aurait bien fait si seulement il n’avait pas ce don de la comprendre mieux que personne. Elle ne voyait en lui que ce qu’il était vraiment. Elle ne voyait pas les apparences, elle ne voyait que ce qu’elle voulait voir, elle ne voyait que la vérité, le véritable Jack. Il avait été le seul à lui redonner le sourire lorsqu’elle se sentait mal, à comprendre que lorsqu’elle tapait du pied et que son regard se perdait dans le vide, elle était pensive. Il avait été le seul à découvrir cette autre facette d’elle, celle de la petite fille détruite par le manque d’attention de ses parents. Il avait été le seul à comprendre tout seul que si il voulait vraiment rester le plus longtemps auprès d’elle, il fallait qu’il soit vrai, toujours, avec elle. Elle ne pouvait même plus se passer de sentir le bout de ses doigts contre son épaule alors qu’elle avait le cafard et qu’elle avait besoin d’un réconfort urgent de la seule personne capable de la comprendre, Jack. Et puis cette petite Jude, ce petit ange tout droit descendu du paradis pour venir poser ses grands yeux sur elle. Cette gosse, c’était un soleil énorme brillant d’une flamme beaucoup plus haute que toutes celles qui pouvaient bien exister. Elle était un peu comme son père, un bijou fait en or pure d’une valeur impossible à chiffrer tellement elle avait d’importance. Si elle avait une fille, Jaelyn aurait voulu en avoir une aussi belle que Jude, aussi adorable que la petite fille qu’elle rencontrait le plus souvent lorsqu’elle allait rendre visite à son père. Décidément, elle ne pouvait se passer de toutes ces petites habitudes qui faisaient sa vie aujourd’hui, elle ne pouvait pas se passer du visage enfantin de Jude, de la peau de Jack contre la sienne, de son oncle et sa tante qui se moquent gentiment de ses fréquentations d’un soir, qui voudraient bien qu’elle se case enfin. Enfin, elle s’était casée mais elle n’était pas vraiment sûre que après ce qui s’était passé cette fameuse soirée du Memorial Day, Dean apprécie vraiment son oncle, malgré le fait que son oncle puisse, quant à lui, l’apprécie. De toute façon, elle s’en fichait parce qu’elle avait trouvé enfin l’homme qui lui avait donné envie de se dire « amoureuse » alors pour une fois, elle allait n’allait pas demander l’avis de son oncle et sa tante et allait faire un vrai choix, elle-même. Il était vrai qu’elle avait le coup de main pour décharger une arme mais que voulez-vous elle avait l’habitude de s’armer presque tout le temps lorsqu’elle sortait et même si elle prenait bien soin de cacher cette facette de sa vie à Jackson, elle n’avait pu s’empêcher d’agir aussi vite et précisément par habitude, oubliant même le fait que son ami ne savait pas son deuxième travail. De toute façon, elle n’allait sûrement pas lui dire qu’elle tuait des êtres qu’il ne connaissait pas. Il allait la prendre pour une fille encore plus que ce qu’elle était déjà alors valait mieux qu’elle lui donne la raison qu’elle avait toujours eut ce magnifique talent pour utiliser les armes à feux parce que son oncle était un chasseur de faisans plutôt que de dire qu’elle était ce genre de chasseurs qui chassaient les méchants démons qui faisaient des choses très mauvaises aux innocents comme lui. Enfin, même s’il avait peut-être remarqué sa façon d’agir, Jack n’avait pas l’air de se décidé à émettre un commentaire quelconque. Enfin, il n’avait sûrement pas besoin de plus de plomb dans sa petite tête parce qu’il en avait déjà bien essayé avec ce qu’il avait vécu dans sa vie. Enfin, ils avaient tous les deux droit de blaguer un peu sur le sujet plutôt que d’en pleurer ! La jeune femme n’allait pas le tuer donc, elle n’allait rien lui faire de mal, le pauvre quand même ! Elle fronça les sourcils alors qu’il parlait en italien, heureusement qu’elle l’entendait parler souvent une autre langue parce que sinon on aurait pu dire qu’elle n’aurait jamais rien compris à ce qu’il lui disait. Alors comme ça il était une cause perdue ? Jaelyn ne pu s’empêcher de sourire toute seule à cette remarque, elle aurait bien aimer être une cause perdue comme lui ! Elle aurait alors la chance de pouvoir se dire heureuse d’être perdue ! Elle se mordit la lèvre et haussa les épaules, jouant maladroitement la fille vraiment déçue, elle prit la voix avec douceur, s’approchant de Jack :

    « Dommage… Tu ne peux pas savoir à quel point ça me détend d’appuyer sur la détente… Nan, je déconnes hein ! Et puis quoi Jack ? Dis, je suis toute ouïe pour entendre tes moindres paroles qui sont pour moi comme le Saint Grall ! »

    Elle lui fit un énorme sourire. C’était la pure vérité, tous les mots qui sortaient de la bouche de Jackson Miller étaient faites d’or pur pour elle. Elle avait beau se dire indépendante et ne jamais aimer les autres, elle était très attachée à ce seul vrai ami dans cette ville. Elle avait toujours vécu en sa compagnie, ils se connaissaient par cœur, ils avaient partagé tellement de choses qu’aujourd’hui elle pouvait bien affirmer qu’elle était dépendante de lui et qu’elle avait besoin de sa présence dans sa vie, à chaque instant et le serrer dans ses bras après plusieurs semaines de séparation était peut-être son plus grand bonheur ! Elle se serrait fort contre son torse puissant, ressentant avec joie cette protection qu’il lui offrait dés qu’elle se laisser allez dans ses bras. Que Jack pleure devant elle n’aurait sûrement rien pu lui faire, elle n’aurait pas eu pitié, elle n’aurait pas prononcé un mot et l’aurait sûrement serré un peu plus contre elle et lorsqu’elle se serrait décidée à parler, toutes les larmes auraient quittés son visage et il serait redevenu le Jackson qu’elle avait toujours connu, ils pourraient alors parler tout les deux sans craindre quoi que ce soit. Elle aurait peut-être été gênée, mais qu’importe, elle aurait fait abstraction de sa gêne, l’aurait soutenu… La chose qu’elle aimait faire lorsqu’elle retrouvait Jack, s’était retomber dans la plus profonde enfance. Redevenir une gosse et profiter de ce moment qu’elle partageait avec lui, comme si elle avait encore cinq ans et que sa vie n’avait pas été qu’un enchaînement de belles désillusions perpétrées par ses parents. Elle avait donc pris sa main et l’avait entraîner à sa suite pour aller dans sa chambre, finissant par sauter sur le lit comme une gosse, une gosse qu’elle était, tout au fond d’elle, cette gosse qui n’avait même pas eut le droit à une vie normale lorsqu’il était temps qu’elle le soit vraiment. Son récit l’entraîna elle-même dans une douce euphorie alors qu’elle décrivait à Jack tout ce qui s’était passé entre elle et Dean, prenant soin de passer en sourdine la soirée avec la démone qui avait défiguré Dean et qui lui avait mis cette joli cicatrice le long de sa joue droite. Tiens… Jackson n’avait pas remarqué la marque qu’elle avait depuis cette soirée ou alors faisait-il semblant de ne pas la voir ? Enfin, heureusement qu’il ne faisait aucun commentaire parce qu’alors, elle ne pourrait pas trouver d’excuse raisonnablement valable pour l’expliquer et il faut avouer que dire qu’elle s’est prise sa tringle de rideau c’était pas super élégant ! Et puis, c’était tellement pas son genre de se prendre une tringle de rideau en pleine face qu’elle aurait pu le dire à Jack et qu’il lui aurait dit d’une voix amusée : « C’est ça Jae, je te crois ! Et moi j’ai rencontré E-T ?! ». A la remarque de son ami, elle éclata de rire et se laissa tomber pour s’allonger sur le lit, regardant le plafond, son cœur battant la chamade, faisant se lever sa poitrine régulièrement. Elle passa une main dans ses cheveux blonds avant de dire d’une voix pensive :

    « Si tu savais Jack… J’ai l’impression que mon cœur n’a jamais battu aussi vite lorsque j’étais avec quelqu’un. J’ai carrément besoin de lui tout le temps… Ca fait quelques jours qu’on s’est pas vus lui et moi et j’en peux plus… Je suis à la limite d’aller le voir à l’hôtel… »

    Elle se redressa et le regarda dans les yeux, voulant retourner sauter mais alors qu’elle se relevait, elle le sentit prendre ses mains et l’arrêter, elle croisa ses deux yeux avec un énorme sourire avant de sentir une nouvelle fois ses lèvres contre son nez. Est-ce qu’ils s’étaient déjà embrassés ? Bien sur, elle n’avait pas pu résister et alors qu’elle venait de se réveiller dans ses bras, elle s’était approchée lentement pour l’embrasser doucement, un sourire amusé s’affichant bientôt sur ses lèvres lorsqu’elle s’était écartée de lui. Il baissa bientôt la tête et Jaelyn en fut intriguée, il souriait, mais qu’est-ce qui avait de drôle ? Hein ? Elle aurait pu lui dire qu’elle s’était vautrée dans les escaliers et il aurait eut la même réaction mais là elle lui parlait d’amour, un sentiment qu’elle n’avait jamais ressentit auparavant, elle avait besoin de ses conseils et lui se moquait d’elle ? Il voulait vraiment une claque ou quoi ? Il lui répondit enfin et la jeune femme le regarda parler, haussant un sourcil, excédée. Bien sur qu’elle savait que amour s’écrivait avec un foutu « A ». Elle ne comprit même pas ce qu’il avait dit après mais qu’importe, c’était Jack après tout, il pensait plus souvent en italien qu’en anglais alors parfois elle avait l’horrible impression de ne rien comprendre à ce qu’il baragouinait ! Elle avait quand même finit par s’y faire, après tout, ils se connaissaient tellement bien que ce petit détail n’était rien ! Sa dernière phrase la surpris par contre ! Il avait prononcé Dean comme s’il le connaissait très bien, comme s’ils s’étaient déjà rencontrés et en plus, Jack avait prononcé son prénom alors qu’il ne l’avait jamais entendu auparavant ! Quelque chose clochait… peut-être que… peut-être qu’il connaissait Dean ! Peut-être que les deux zigotos s’étaient déjà rencontrés ! Là ce serait la cerise sur le gâteau ! Oh la vache ! Elle pourrait bientôt fermer boutique si Jack connaissait déjà son petit ami avant même qu’elle lui ait présenté ! Elle regarda son ami et s’approcha de lui, renvoyant un regard des plus suspicieux. Mais comment était-ce possible… Et si Dean avait bu ? Alors là elle était bel et bien dans la merde la plus profonde ! Il aurait sûrement tout raconté, sans censure aucune alors qu’elle, elle aurait très bien pu censurer quelques passages qu’elle préférait garder que pour Dean et elle. Elle grogna lentement avant de regarder Jack et de dire d’une voix suspicieuse :

    « Oui, il m’a dit qu’il m’aimait… Mais comment tu as fait pour retenir son prénom aussi vite et aussi comment tu as pu le prononcer sans réfléchir… Jack ! Tu me caches quelque chose ?! Je te conseille de tout me dire vite si tu ne veux pas que je me fâche ! »

    La jolie blonde croisa ses bras sur sa poitrine, ses yeux bleus en plein centrés dans ceux de Jack. Il allait devoir parler sinon elle pouvait lui promettre qu’il allait pleurer parce qu’elle allait lui faire un interrogatoire des plus serrés ! Il était pas prêt de sortir de cet appartement, tant qu’il n’avait pas dit tout ce qui se passait entre lui et Dean qui avait rapport avec elle. Il allait voir, il n'allait pas rigoler aussi longtemps parce que si ce qu'elle craignait était bien arrivé, lui et son ami allaient avoir quelques problèmes !

    HJ :: Ultra nul, franchement t'as attendu pour de la merde, scuze-moi Twix !

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MessageSujet: Re: She Belongs Somewhere Else; Where Pain Isn't Hope {Pv Jaelyn   Mer 23 Déc - 7:57

    Il semblait que le jeune homme avait toujours eu ce don pour rassurer les autres, leur dire que tout irait bien, pour faire en sorte qu'ils le croient et qu'ils cessent de se ronger les ongles jusqu'au sang, pour faire en sorte qu'ils cessent, pour un temps seulement peut être mais pour un temps tout de même, de voir la vie comme à travers un voile noir pratiquement totalement opaque. C'était comme si, une nouvelle fois, la vie n'avait pas pu résister à la tentation de glisser à nouveau un gros paradoxe dans la vie de Jack'. Les pires crasses, les pires soucis, les drames les plus tragiques n'avaient jamais réellement cessé de lui tomber sur le coin du nez, sans qu'il ne puisse vraiment se raccrocher à une quelconque certitude d'amélioration dans les temps qui suivront, sachant pertinemment que ce serait se mentir à soi même, assoupir ses propres craintes alors qu'elles n'en seraient que plus douloureuses une fois contre carrées, ce qui ne prendrait pas grand temps pour que cela arrive, la vie adorant visiblement par dessus tout ne jamais laisser trop de répit au jeune homme. Vous en vouliez une preuve ? Lorsqu'il avait été piégé dans cette embuscade, lorsqu'il avait perdu la quasi totalité de son escouade, lorsque certains des plus jeunes soldats étaient morts juste devant lui, après de longues heures d'atroces souffrances, l'un d'eux mourant même dans ses bras, lui même était passé à un cheveu un seul de la mort. Lui aussi avait souffert, sûrement même deux fois plus, devant assister à ce spectacle d'horreur et de souffrance, sans pouvoir rien faire, ni soigner, ni aller chercher des secours. Il avait cessé peu à peu de sentir sa jambe, mais ses yeux étaient sans cesse restés ouverts, jusqu'à ce qu'il n'en puisse plus, jusqu'à ce que sa tête lui fasse tellement mal qu'en serrant la mâchoire pour ne pas hurler, il avait chopé de satanés courbatures, il s'était ouvert les lèvres jusqu'au sang en se les mordant pour, une fois de plus, ne pas hurler. Il avait mis des semaines à s'en remettre, physiquement s'entend. Mentalement ... Mentalement, c'était une toute autre histoire, une histoire qui avait bel et bien une date de début, mais dont la date de fin restait encore floue, inconnue, jusqu'à aujourd'hui encore.

    Ouais, il avait cette capacité à savoir trouver les mots qu'il fallait, ceux que les gens attendaient mais qu'ils n'osaient pas demander directement à entendre, par peur d'être trop demandeur, de passer pour des personnes qui abusent, qui poussent le bouchon un peu loin, qui s'apitoient trop sur leur sort et attendent que tous s'occupent d'eux comme s'ils étaient le centre du monde, les personnes les plus importantes au monde. C'était comme si Jackson savait lire en eux, savait décrypter leurs pensées les plus secrètes à ce sujet, comme s'il pouvait entendre ce qui pouvait bien tourner et retourner dans leurs petites têtes. Mais étrangement, lui n'avait jamais réussi à s'apaiser, à faire totalement taire cette petite voix qui lui disait que ce n'était pas fini pour lui, qu'il ne devait jamais laisser retomber sa vigilance, qu'il ne devait jamais baisser la garde, comme un boxer toujours prêt pour débuter un combat, comme un soldat ayant toujours la main sur la crosse de son arme, prêt à la dégainer au moindre incident, au moindre bruit suspect. Il aurait sans nul doute été parfait dans la peau d'un Croisé, en guerre contre il ne savait trop quoi, mais en guerre tout de même, errant de ci de là, mangeant de la poussière, encore et encore, mais restant impassible, trouvant encore les émotions à ressentir de temps en temps pour sourire, rire et vivre, du moins, tenter de vivre, comme si rien n'était, tout en sachant ne jamais oublier ce par quoi il était passé, sans jamais oublié ce qui allait sûrement l'attendre plus tard, plus loin sur le chemin de la vie. C'était sans nul doute cette capacité qui l'avait grandement aidé à se faire respecter lorsqu'il était passé Capitaine à un âge aussi jeune. Les soldats qu'il avait sous ses ordres, quelque soit leur âge, peut important le fait qu'ils soient oui ou non plus âgés que lui, ce qui était, de toute façon, largement vrai dans la majorité des cas, savaient venir le trouver pour qu'il les rassure. Il leur suffisait parfois de simplement s'approcher de lui, de simplement s'asseoir à ses côtés pour qu'ils entendent ce qu'ils cherchaient à entendre depuis tellement longtemps, ce qu'ils entendaient dans leurs rêves : oui, bientôt, ils pourraient rentrer au pays et revoir leur femmes, leurs fils et leurs filles, ils pourraient serrer dans leurs bras leur dernier né, encore tout petit nourrisson lorsqu'ils étaient partis. Oui, ils pourraient à nouveau aller au stade et voir gagner leur équipe. Ils pourraient bientôt de nouveau simplement s'installer dehors et emplir leurs poumons de l'air frais des Grands Lacs. Ils pourraient bientôt de nouveau voir les fermiers sur leurs chevaux tentant de rassembler leurs bêtes, dans les campagnes Texanes. Ils pourraient de nouveau sentir l'odeur des pancakes encore chauds, entendre le grésillement des oeufs sur le plat se cuisant dans une grande poêle, sentir la saveur du bacon grillé sur leur langue. Ils pourraient de nouveau sentir coulé leur bière le long de leur gorge, une bière mille fois meilleure que celle qu'ils pouvaient avoir de temps en temps ici.

    Cela avait fonctionné pareil avec Jae, même si, bien sûr, jamais il ne lui avait dit qu'un jour, elle retrouverait sa femme et ses enfants, parce qu'elle était tout ce qu'il y avait de plus hétérosexuel, même si elle avait déjà, semble-t-il, goûter aux plaisirs et aux joies du sexe avec des femmes. Ouais, et puis, soyons sérieux, Jaelyn Norah Miller, se marier ? Vous voulez rire ! Enfin, c'était toujours elle qui avait plaisanté à ce sujet là ! Et des enfants, et bien, elle n'en avait pas, pas encore, même si le jeune homme était persuadé, et même plus que cela, qu'elle serait une mère formidable en tant voulu, vue la façon dont elle s'occupait de Jude et vue l'exultation qu'elle avait lorsqu'elle voyait la pitchounette courir vers elle, mains tendues vers l'avant, petites menottes se refermant compulsivement, sourire jusqu'aux oreilles et yeux aussi brillants qu'un ciel dégagé et étoilé, loin de toute pollution lumineuse. Jamais non plus il ne lui avait certifié que, bientôt, elle aurait le droit de manger un petit déjeuner tout ce qu'il y avait de plus copieux et américain, parce que, voyez vous, elle en mangeait quand elle voulait et autant qu'elle le voulait des petits déjeuners de ce genre, parce que son bar proposait ça le matin. Bah oui, comme ni le Big ni le Chiarezza ne proposaient ça, que les motels, ils servaient pas de bouffes, il fallait bien qu'un établissement se dévoue ! Ouais, avec Jae, bien sûr que ce n'était pas pareil qu'avec tous ces soldats, mais c'était normal, normal et logique. Jae, c'était sans nul doute sa meilleure amie, et il savait qu'il serait plus dur de lui mentir à elle qu'aux autres. Oui, parfois, il avait menti aux soldats, mais c'était uniquement pour qu'ils aillent mieux, pour qu'ils supportent mieux tout cela. Jamais il n'avait agi dans le but de les méprendre, de les duper, de les trahir. Il avait toujours souhaité qu'aucun d'eux ne partent dans une nouvelle mission la fleur au fusil, pas plus que la boule au ventre. Et lorsqu'ils étaient presque tous tombés, il avait continué à les rassurer, à leur dire qu'on viendrait les sauver, que s'ils fermaient les yeux, ils verraient les leurs ... Bien sûr que ce n'était pas vrai, bien sûr qu'il leur avait menti, mais il avait l'intime espoir qu'ils étaient partis apaiser, sans haine pour le peuple afghan, comprenant que dans toute cette histoire, les victimes, c'étaient surtout les civils ... Et puis, ce n'était sûrement pas de la guerre et des toutes les tragédies qui accompagnaient cette dernière dans une sorte de cortège funèbre qu'il devait secourir Jae, mais bel et bien de la vie, de cette existence qui s'acharnait sur eux ... Il se devait de le faire, du mieux possible. Et jusque là, visiblement, il y était toujours parvenu, en tout cas, c'était ce qu'il en était venu à déduire, et jamais Jae ne lui avait clairement dire qu'il craignait et qu'il devait arrêter, genre tout de suite, maintenant et à jamais ! Mais de là à dire que ses paroles s'apparentaient à ce qui pouvait être le Saint Graal, y avait un sacré gouffre, mais Jae, elle avait peur de rien, elle sautait par dessus ce gouffre sans même avoir peur !

    « Le Saint Graal ?! Vraiment ?!
    Nan, je voulais pas dire grand chose d'autre, si ce n'était que c'était comme ça que tu m'aimais, nan, que tu m'adorais, légèrement jeté, complètement décalqué ! »


    Oui, une chose semblait être totalement certaine : avec lui, Jae était bien, au point de faire fit de tout ce que les gens pourraient bien penser s'ils la voyaient avec cette mine réjouie de gamine qui vient de découvrir qu'il y avait un garçon de son école qui était fou amoureux d'elle et qu'elle l'aimait bien aussi, qu'ils venaient de partager leur premier baiser derrière une des haies de laurier qui entouraient l'école, comme pour y retenir enfermés les enfants, au cas où ils décideraient de s'échapper et d'aller gambader dans les rues alentours. Elle savait qu'avec Jack', elle ne risquait jamais d'être jugée. Et le jeune homme n'avait aucunement l'intention de la juger, parce qu'avec elle, il se prenait un grand bol d'air frais dans la figure, chaque fois qu'il était près d'elle, parce qu'avec elle, il avait le droit à un bain de soleil auprès de l'un des plus beaux rayons solaires qui soit, c'est à dire elle. Et voilà la raison pour laquelle elle l'avait entrainé dans sa chambre, la raison pour laquelle il l'avait suivi sans rien dire : parce qu'ensemble, ils étaient plus que bien, et qu'il ne fallait pas chercher plus loin, qu'il ne fallait pas se mettre à créer des théories complexes et toutes plus stupides les unes que les autres. Quand deux personnes sont bien ensemble, c'était tout ce qu'il y avait à comprendre ... Effectivement, Jae était heureuse, et même plus que ça. Elle ne parvenait pas à retenir des petites envolées sonores dans sa voix, celle ci atteignant à quelques reprises des tonalités plus aiguës. Il n'y avait aucun doute pour le jeune homme, elle était heureuse, et sa joie était contagieuse. Cependant, apprendre qu'elle parlait de Dean, c'était assez ... Incroyable ! Oui, parce que, voyez vous, si on avait demandé au jeune homme de choisir le nom d'un seul et d'un seul autre jeune homme qu'il ne verrait jamais en couple, c'était bel et bien celui de Dean qu'il choisirait. Quoi que, ces derniers temps, il en était venu à se demander qui était la déesse du sexe qui avait réussi à faire plier genou et ventre à terre à Dean, pour qu'il ne cesse de dire que jamais plus il ne lâcherait cette beauté pour laquelle il semblait avoir succombé. Souvent, pour plaisanter, Jack ‘ cherchait à lui faire dire, clairement, qu’il était raide dingue de cette fameuse fille, et Dean tournait alors autour du pot, se grattant la tête encore et encore, risquant la desquamation à ce rythme là !
    Et là, gaffe de gaffe, ou pas d'ailleurs. Allez, il fallait comprendre Jack', il était tout au moins autant chamboulé que Jae, parce que, sérieux, il ne s'y attendait pas, mais alors pas du tout ! Oui, il avait prononcé le prénom de Dean le plus naturellement du monde, mais bon, il allait pouvoir trouver une voie de secours sans grand soucis pour se dépêtrer de la question que venait de lui poser une Jae suspicieuse, nan ?! En tout cas, qu'il le veuille ou non, il le fallait parce que, sur le coup, Jae commençait à sortir les crocs, plantant son regard dans le sien, croisant les bras sur sa poitrine, ses sourcils légèrement froncés, comme ceux d'une jeune fille à qui on viendrait de faire un gros mensonge.

    « Comment j'ai fais ? Bah, heu ... C'est simple ! Je le connais ton Dean !
    En même temps, qui ne le connait pas ?! Tu sais qu'il aime bien venir manger au Chiarezza ? Et puis, je peux pas passer à côté de lui, même si je le voulais : toutes les serveuses font presque des malaises lorsqu'il arrive. Elles le trouvent très à leur goût, mais je te rassure, il a jamais couché avec aucune d'elle ...
    Enfin, je crois ... »


    Excuse bidon ? Peut être, mais c'était vrai, tout ce qu'il avait dit était totalement vrai. Simplement, il avait passé sous silence un certain nombre de choses, un certain nombres d'éléments. En tout cas, si Jae voulait vérifier ses propos, elle le pouvait tout à fait et tout ce qu'elle récolterait, ce seraient des témoignages positifs, confirmant ses propos. Il fallait juste que personne ne l'ouvre trop et ne se mette à dire que Dean venait souvent aussi juste à la fermeture, ou juste après, et qu'avec Jack', ils prenaient deux chaises, que Jack allait chercher de l'alcool et qu'ils mettaient à se payer une petite cuite entre amis, cuite durant laquelle ils en arrivaient à parler de tout et de n'importe quoi, même si, en grand bavard, c'était Dean qui parlait le plus, et de loin, même si c'était aussi Dean qui semblait tenir le moins bien l'alcool et qui se mettait à déballer des tas de trucs privés sur lui, sur Jae aussi du coup, même si, peut être que s'il avait su quel lien Jack' et la jeune femme partageaient, il ne serait jamais allé aussi loin dans le déballage de vie privée !
    Et voilà, avec tout ça, il avait coincé dans un coin de sa mémoire ce qu'il avait à dire à Jae ... Tant mieux, parce que, de toute façon, c'était bien moins sensationnel et porteur de surprise comparé à ce qui se tramait là, tout de suite, maintenant ...

    Ah ça nan alors, je l'aime beaucoup beaucoup ton post moi ! <3
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MessageSujet: Re: She Belongs Somewhere Else; Where Pain Isn't Hope {Pv Jaelyn   Jeu 24 Déc - 7:16

    Le Saint Graal vraiment ? Elle était aussi bas dans l’échelle de la connerie ou était-ce peut-être son humour qui était devenu encore plus merdique qu’à l’accoutumée pour nous sortir la plus belle des conneries qui était : Les paroles de Jackson s’apparente au Saint Graal pour la jolie blondinette ? Elle et ses sempiternelles conneries menaient la vie dure à toutes les personnes qu’elle connaissait on dirait bien. Tout avec commencé avec ses parents, cette bande de beaux enfoirés qui n’aimaient pas qu’elle écorche leurs prénoms seulement histoire de mettre une note d’humour à la table des balais dans le cul. Elle avait même pas quinze ans et ils se souvenaient pas du jour de son anniversaire alors elle pouvait bien faire une blague de merde de temps en temps histoire de faire passer une note de joie dans cette famille aux couleurs bien monotone. Malheureusement on ne blague pas le matin au petit déjeuné ! Non ! Sacrilège ! Pendant le petit déjeuné il faut que Monsieur avec son magnifique peignoir en soie trempe bien sagement son pain beurrer dans son café tout en lisant le Guardian Weekly, des fois un cigare pas loin même s’il ne le fume même pas, c’est seulement pour faire « genre » ! La mère ? Elle est dans son peignoir tout en soie rose bien moche et bien niais, son pain sans beurre parce que ça fait grossir et un magazine féminin dans les mains, ses lunettes pour lire sur le bout du nez, qu’elle puisse les enlever si quelqu’un rentre dans la pièce, comme si s’était dramatique de porter des lunettes, surtout que les siennes étaient d’une marque de luxe et qu’elle les avait payées très cher pour en avoir honte. Chacun des parents à une extrémité de la table et elle au beau milieu, avec ses longs cheveux blonds attachés dans une queue de cheval, la bonne gueule de bois parce qu’elle avait un peu trop fêté le soir précèdent et qu’elle s’était couchée un peu trop tard, seulement deux heures avant de se lever… peut-être moins, elle ne s’en souvenait jamais ! Enfin bref, lorsqu’elle tentait de mettre un brin d’humour à cette table beaucoup trop silencieuse, les deux adultes baissaient au même moment leur bouquin et la regardaient comme s’ils avaient vu un martien, faisant un semblant de sourire faussement amusé et appelaient en même temps la gouvernante histoire qu’elle vienne occuper cette sale gosse. Bande d’enfoirés tiens ! Qu’ils aillent au diable, c’était bien en plus ses vannes ! C’étaient eux qui avaient un humour douteux ! Enfin… lorsqu’elle était bien bourrée et qu’elle se retrouvait seulement avec un ami qui était tout aussi ivre qu’elle et qu’ils étaient là a rigolés dés que l’un disait le prénom de l’autre… Là seulement, on pouvait dire que l’humour de Jaelyn tout comme celui de son ami était raz des pâquerettes ! Sinon elle avait un humour assez… personnel ! Tout comme sa vision du monde et des choses ! Enfin, tout cela pour dire que son humour restait tout de même douteux certaines fois mais là il fallait dire que qualifier les paroles de Jack de Saint Graal s’était pas fin non plus ! Aujourd’hui elle continuait de sortir de magnifiques idioties et cela n’avait même pas fait fuir Dean, qu’il était tenace celui-là ! Elle avait eut beau lui faire une petit blague comme quoi elle allait bientôt se ramener avec une tenue de Cat Woman et qu’elle allait le sommer d’être habillé comme Batman ce jour là histoire qu’ils s’amusent un peu… Franchement là c’était ultra bas dans l’échelle de la connerie et pourtant le beau chasseur était entré dans l’idée tout de suite, continuant même dans le délire, la suivant la tête baissée. Il était peut-être tout aussi idiot qu’elle pour sortir ce genre de choses complètement folles et, après tout, ce n’était pas plus mal pour elle ! Ils étaient pas mal assortis et c’était plutôt bon s’ils voulaient tenir ensembles, non ?

    Enfin bref, là n’était pas le sujet de la conversation ! Le Saint Graal donc ! Elle aurait aussi pu dire que Jack était le soleil de toute sa vie, qu’il l’illuminait d’une lumière comme celle de la pub pour les portables qui vous tuent les yeux quand ça commence et qui s’arrête seulement après quelques minutes, ce qui vous laissent des points blancs sur la rétine ce qui vous empêche de marcher. En gros, Jackson serait sa lumière de portable favorite… Non, c’est pourri hein ?! Enfin, elle ne pouvait pas dire que Jack n’était pas une sorte de lumière éclairant ces sentiers noirs et profonds dans la voie de sa vie parce que se serait mentir. Il était ce genre de personne que vous pouviez penser réserver et trop bien sur lui alors qu’il était l’homme de toutes les situations, l’homme dévouer à ses amis, qui pouvait bien se lever à deux heures du matin alors que son petit bout de chou dort encore et décrocher son portable pour entendre une Jaelyn pas du tout dans son assiette, il pourrait très bien raccrocher et lui dire qu’il s’en fichait éperdument et qu’il préférait largement dormir plutôt que de s’occuper d’elle mais il ne le faisait pas, il préférait prendre ses affaires et venir la voir pour la découvrir allongée dans son salon, la main en sang, lui demandant de ne surtout pas l’emmener à l’hôpital, qu’elle voulait qu’il s’occupe de la plaie ici, dans l’appartement, seulement elle et lui et qui personne d’autre ne soit au courant de ce qui s’était passé entre eux. Non, elle n’aurait jamais pu demander ça à quelqu’un d’autre que Jack, personne n’aurait eut la discrétion de tout garder pour lui sans demander des raisons à ce genre de blessure qu’une tringle de rideau ou une petite chute contre le rebord de la table basse n’aurait pas pu faire. Si elle avait appelé son oncle ou sa tante ils seraient devenus fous d’inquiétude, l’auraient insultée pour ses erreurs pendant une chasse, lui rappelant les rudiments qu’elle avait appris lorsqu’elle était encore en compagnie de son oncle pour chasser. La seule personne à qui elle pouvait demander ce genre de service était bien Jack et elle ne se gênait pas pour en profiter, lui demandant parfois de garder pour lui des blessures qui n’étaient pas toujours très jolies à voir comme à supporter et pourtant il faisait bien l’effet de la soutenir sans jamais faire la tête que fait le médecin lorsqu’il voie une plaie critique. Non, Jack lui restait entièrement impassible face à n’importe quelle plaie profonde ou simple. Il était le seul à connaître ses petits secrets, ces secrets qu’elle n’aurait pu dire à personne, ces secrets qu’il allait garder et ne jamais dire à quelqu’un d’autre, elle en était sûre et lui offrait toute sa confiance. Ils avaient tellement partagé qu’aujourd’hui elle pouvait affirmer que si elle n’avait pas croisé la route de Jackson, elle aurait été en très mauvaise posture aujourd’hui. Peut-être alcoolique… Peut-être droguée… Mais elle n’aurait jamais été aussi stable qu’aujourd’hui. C’était sûrement de voir cette petite Jude chérie, l’entendre vous demander de venir avec elle pour aller se coucher, regarder Jackson penaude en pensant que ce n’était pas votre rôle mais celui d’une mère, savoir que Jack était d’accord et que, même, il se joignait à vous histoire de vous observer faire avec sa propre fille, lui lire une histoire, l’entendre vous demander de sa petite voix adorable de lui faire un bisou, regarder une seconde fois Jack et vous dire que cette gosse vous prend pour une sorte de seconde mère ce qui n’est peut-être pas la meilleure chose au monde. Elle finissait toujours par céder sous le regard adorable de la petite fille et lui faisait ce petit bisou avant de se lever vite fait et de pousser Jack pour qu’il vienne avec elle dans la cuisine histoire de picoler un peu. Pourquoi elle buvait après ce genre d’évènement ? Parce que c’était son moyen à elle de reprendre pied avec la réalité, d’oublier ces envies fugaces de famille heureuse alors qu’elle n’aurait jamais ce bonheur à portée de main, même si elle le désirait vraiment… C’était ça aussi que Jack savait d’elle, il savait que sous ses airs de femme fatale qui couche à droite et à gauche, elle était aussi ce petit bout de femme qui voulait avoir un peu la paix et qui voulait juste… Etre normale, être peut-être… amoureuse et voir naître une petite chose découlant de cet amour. Elle explosa de rire à ce qu’il venait de dire. Oui, il avait fait un tout pile en lui disant qu’elle l’adorait quand il était comme ça, complètement taré perdant pied à cause de l’alcool ou alors tout au naturel, l’entraînant sur le lit comme elle, elle l’aurait fait pour se jeter à terre dans une embuscade, une arme à feu dans la main sauf que ce coup si, c’était Jack qui lui faisait des chatouilles. Registre totalement différent, on peut en convenir ! La jeune femme fit une moue enfantine, un sourire moqueur sur ses lèvres avant de répondre d’une voix mutine tout en se penchant légèrement comme dans une confidence de la plus haute importance :

    « Tout a fait ! Je ne peux pas résister au charme suave de ta sublime voix ! Je suis charmée, je suis chamboulée, je crois que je vais même tomber dans les pommes, retiens-moi, ô preux chevalier ! Je me sens défaillir… » La jeune femme mima une princesse en train de tomber dans les pommes, une main posée théâtralement sur le front tout pendant que son corps partait légèrement en arrière. Finalement elle se redressa, faisant une courbette avant de reprendre la parole : « Enfin bref ! Je t’ai toujours adoré tel que tu es, tu le sais, sinon tu peux être sur que je t’aurai dit que t’es qu’un gros crétin et que tu avais pas l’autorisation de partager le même lit que moi… Seulement une nuit, après c’est pas bien ! Moi je dis, du moment que tu me dis pas que tu veux un enfant de moi, tu peux faire tout ce que tu veux, mi casa su casa amigo ! »

    Sur joué ? Peut-être ! Enfin, Jaelyn n’était plus la même lorsqu’elle était avec Jack et ça se voyait dés lors qu’elle découvrait sa petite frimousse alors autant continuer d’être une autre femme lorsqu’il était là plutôt que d’être la Jae morose et pantouflarde qu’elle était avant d’avoir entendu sa voix. Lorsqu’il était là, elle se muait en une joie de vivre à l’état pure, une envie soudaine de sourire et de sauter partout seulement parce qu’il était là, peut-être était-ce là le miracle de leur amitié : le fait que dés que l’un voyait l’autre, toutes les emmerdes de la vie n’avaient plus aucune importances, n’existaient plus, seule comptait la personne qu’ils avaient en face d’eux et le reste c’était au tiroir et on pouvait ensuite ressortir ses petits tracas lorsque l’autre était repartit, se rappelant soudain qu’on avait des choses pourries qui nous attendaient bientôt. Oui, en tout cas, s’était comme ça que la jolie blondinette voyait les choses de son côté ! La jeune femme n’était tout simplement plus une femme mais une enfant, à l’image de Jude, elle était une petite fille découvrant les joies de la vie, oubliant un peu toutes ses emmerdes passées pour redevenir ce qu’elle faisait le mien : être une enfant. Tout comme maintenant d’ailleurs car alors que Jack venait d’entrer, elle lui prenait la main avec entrain pour le conduire dans sa chambre histoire qu’ils s’amusent comme des gosses de trois ans à sauter sur le lit tout en racontant à quel point elle aimait Dean et à quel point il était beau, intéressant et surtout beau comme un dieu ! Oui, elle était littéralement sous le charme du beau chasseur et elle ne pouvait même plus le nier car les petites étoiles qui voulaient doucement dans ses yeux étaient la meilleure des preuves de cette faiblesse qu’était devenu Dean tout entier. Oui, il était sa faiblesse, elle devait l’admettre, aujourd’hui elle ne pourrait jamais l’oublier et ça s’était très mauvais pour ses nuits futures si il décidait sans prévenir de s’enfuir. Finalement Jack non plus n’avait pas réussit à oublier ce prénom si adorable qu’était « Dean » car il l’avait sortit comme ça, sans aucune pause réflective, sans même avoir besoin de lui redemander. Comme s’ils… comme s’ils se connaissaient déjà ! Ca s’était carrément impressionnant ! Elle eut malheureusement la réponse à sa question : Jack et Dean se connaissaient ! Génial ! Bientôt il allait lui dire qu’il était un homme toast et qu’il aimait se faire beurrer par des cuisinières sans toque ! Non mais vraiment ! Elle n’y croyait pas, quel traître ! Pourquoi ne l’avait-il pas dit plus tôt ?! Elle lui donna en coup de poing dans l’épaule, ne se ménageant pas pour être douce et agréable avec ce petit fourbe ! Tiens, il méritait de passer dans un toaster pour cet affront ! En plus les filles de son restau tournaient toutes autour de SON Dean et lui ne faisait rien pour la rassurer en lui disant qu’il n’en avait touché aucune ?! Mais quel beau chieur celui-là ! Il allait voir ce qu’il allait voir tiens ! Elle croisa une seconde fois ses bras sur sa poitrine et dit d’une voix exacerbée, outrée et même plus encore :

    « Jack mais c’est pas vrai ! Tu comptais me le dire quand ? Sur ton lit de mort peut-être ?! Sache que moi je vais t’y emmener rapidement si tu me dis pas tout de suite ce que Dean t’as dit à mon sujet ! Fais très attention Jack ! Tu me connais ! Tu sais que je peux devenir une vrai chieuse lorsque tu me cherches alors dis-moi tout de suite ce qu’il a dit sur moi et aussi si il a regardé une de tes putes de serveuses ! T’aurais pas pu embaucher des grosses vaches moches et sans intérêt ?! Ou alors des femmes mariées et enceintes jusqu’au cou ?! Au lieu de prendre toutes ces pouffes ! Raah Jack tu m’aides pas hein ! Vous êtes amis toi et Dean ? Vous buvez ou pas ? Parce que si vous buvez ça veut dire qu’il a déjà été bourré et Dean avec de l’alcool dans le sang il est pire qu’une vieille mégère qui aime cracher sur tout le monde… Il t’a déjà dit des trucs sur moi bourré ? IL T’AS DIT QUOI D’ABORD ?! »

    Elle se retenait de lui demander si Dean avait parler de cul ou s’il s’était assez continu parce que de toute façon elle savait qu’il ne se retiendrait pas, il était pire qu’elle lorsqu’elle était entièrement sobre, une vrai pipelette et le pire était sûrement qu’il était le genre d’homme à se vanter de ses conquêtes de la soirée précédente alors elle s’imaginait déjà le pire… Enfin, ils avaient couché ensembles que deux fois mais le résultat restait le même ! Jack devait bien savoir des choses et elle voulait savoir tout ce qu’il savait pour ensuite aller faire sa fête à Dean ! Oh les hommes ! Tous des chieurs en puissance c’est pas vrai ça !

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Phoenix H. Lawrence


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MessageSujet: Re: She Belongs Somewhere Else; Where Pain Isn't Hope {Pv Jaelyn   Mer 6 Jan - 4:03

    Vous voulez apprendre l'un des plus grands secrets du monde ? Face à la vie, nous sommes tous aveugles, que ce soit vrai ou non, que l'on soit voyant ou bel et bien réellement aveugle. Nous sommes tous aveugles car aucun d'entre nous n'est en mesure de parfaitement voir de quoi est faîte la vie, de voir qu'au fond, on se contente tous de ce qu'il y a en surface, sans jamais réussir à aller jusqu'au bout, jusqu'à la dernière couche, vous savez, celle qui est planquée sous des tas d'autres qui la recouvre ... Prenez un simple exemple : même les magazines people, vous savez, ceux qui sont toujours en quête de ragots, ceux qui font la majorité de leur vente grâce à des sujets qui vous expliquent de J à D -oui, ça a parfois des problèmes avec l'orthographe les magazines people- en passant par S qui couche avec qui, qui est l'enfant caché de qui et qui, enfin, à tourner une sex tape, et bien, même ces magazines, qui prétendaient pourtant passer leur temps à gratter le vernis doré qui, même sans leurs coups d'ongle s'écornait bien assez comme ça tout seul, se fourvoyait et se contentait, au final, de bien peu. Ils n'allaient jamais au fond des choses, même lorsque celles ci étaient tout ce qu'il y avait de plus superficiel. Au final, peut être avait on terriblement peur de tout ce qu'on allait bien pouvoir découvrir ... Et, malheureusement, la même constatation était à faire pour tout et pour tous. L'être humain se méprenait en pensant être le maître du monde pour avoir compris tout ou presque de ce qui régissait ce monde, pour penser saisir tous les tenants et les aboutissants des secrets de la vie. Il se mettait le doigt dans l'oeil jusqu'au coude l'être humain, mais visiblement, cela ne semblait pas lui poser plus de problème que ça. Et vous savez pourquoi ? Et bien, tout simplement parce que l'être humain est con, qu'il pense avoir raison et refuse de se remettre en question, refuse la simple idée de commencer à accepter que, peut être, il perdure dans une immense erreur depuis qu'il foule cette terre. Il a sa fierté l'être humain, et il refuse qu'on vienne s'en prendre à elle. Il refuse de descendre de son pied d'estale l'être humain, en ne comprenant pas que, de toute façon, un jour ou l'autre, il va se ramasser, parce que son perchoir va s'effondrer, et à ce moment là, la chute n'en sera que plus dure, parce qu'il tombera de haut, parce que tout ce qu'il avait connu jusque là lui sera perdu, lui deviendra inaccessible. Et puis, il n'y a pas plus dure défaite à avaler que celle qui consiste à accepter que, depuis le début, tout n'est que mensonge ... C'est comme du papier peint coloré qui se décolle des murs, laissant en réalité apparaître un mur bien sale, terne, et pas mal abîmé, un mur qui, au final, a toujours été là, entourant notre vie, mais qu'il avait simplement été dissimulé derrière du plus beau, un plus beau qui nous avait aveuglé, avait endormi notre méfiance et les quelques doutes et remises en question que l'on aurait pu émettre, que l'on aurait pu avancer. L'être humain est aveugle, et il ne comprend tout qu'une fois qu'il est trop tard, se retrouvant à regretter tout ce qu'il avait entrepris jusque là, remettant, ENFIN, en question toutes ses certitudes. Mais, encore une fois, il était alors trop tard pour arranger et améliorer quoi que ce soit. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'à cet instant là, lorsqu'il ouvrait enfin son esprit à la réalité, l'être humain était mort, et si ce n'était pas encore tout à fait fait, il était sur le point de crever, ce qui revenait à constater que le résultat serait le même. Ou alors, c'était à l'autre être humain concerné que la mort fauchait l'âme ...

    Dans cette vérité comprise alors qu'on approche de la note finale de cette partition qu'est notre vie, il y avait le fait qu'on ne savait jamais à quel point ceux qui nous entouraient comptaient pour nous, à quel point on se retrouverait perdu, désemparé le jour où ils ne seraient plus là. On se laissait submerger par le chagrin lors de l'enterrement, parce que, bien sûr, la mort, cela n'a jamais rien eu d'amusant, et encore moins de romantique, mais aussi parce qu'on comprend alors soudainement que, sans cette personne à nos côtés, la lumière qui éclaire le chemin de notre vie perd quelque peu, voire même énormément, de sa luminosité. Parfois, même, on se retrouve complètement plongé dans le noir, dans l'obscurité, dans les ténèbres, comme ça, soudainement, et parfois même, on se perd dans ces ténèbres, et l'on met un certain temps avant de retrouver le chemin vers la lumière, parce qu'on se dit que, désormais, il ne sert plus à rien de se battre pour retrouver cette lumière, simplement parce que plus rien de bon ne pourrait nous arriver. L'être humain, en plus d'être aveugle, est une sacrée bourrique, une bonne vieille tête de mule qui nous tape bien sur les nerfs. Et il est trop tard pour se jeter au cou de cette personne que l'on enterre et pour lui dire au creux de l'oreille à quel point on l'aime, à quel point on la remercie pour tout ce qu'elle a fait, pour tout ce qu'elle nous a dit, pour lui crier à quel point on lui est reconnaissant de nous avoir tenu la main toutes ces années alors même que l'on dérivait peu à peu. Mais on avait tant les doigts engourdis, et on refusait tant de les serrer pour chasser cette sensation qui nous désensibilisait que, jamais, on n'a réellement senti à quel point la force exercée par cette main amie qui tenait notre main à nous était forte, à quel point elle ne nous avait jamais lâché, même lorsqu'on y avait enfoncé violemment nos ongles, même lorsqu'on avait voulu se libérer de cette main ... Et on pourrait se dire que, une fois cette expérience vécue, celle d'enterrer quelqu'un qui nous était vital alors que l'on n'avait jamais exactement saisi ce concept, cette vérité du temps du vivant de cette personne, on ne refaisait pas deux fois la même erreur, que l'on se mettait à chérir tous les êtres qu'il nous restait ... Et bien non, du moins, pour la majorité des personnes, la réponse était non. On recommençait à se replonger à nouveau tout entier dans cette fausse réalité, on se rendormait et on se laissait de nouveau bercer par les illusions, par les faux semblants, par tous ces trompes l'oeil qui endormaient toute notre méfiance. Bien sûr, le plus souvent, il y avait tout de même quelques petits changements dans notre vie, on prenait un peu plus conscience que sans les autres, quelque soit notre grandeur, notre puissance et quelque soit la confiance et l'estime que l'on avait en soi, il n'en demeurait pas moins que sans les les autres, on n'était rien, ou si peu, pas grand chose, une futilité de plus sur cette terre. Mais ces changements étaient tellement infimes que, bien souvent, ils n'étaient qu'épisodiques, on cessait de les prolonger au bout d'un certain temps, qui pouvait varier énormément. Et au final, rares étaient les personnes qui comprenaient la leçon, qui changeait leur mode de vie pour l'adapter à cette vérité qui leur avait violemment sauté au visage, cette réalité qui avait planté ses crocs dans la chaire si tendre de notre cou. Et malheureusement pour elle, toutes ces personnes perdaient leur innocence, leur insouciance. Malheureusement pour elle, ce qu'elles perdaient, elles le perdaient à jamais. Bien sûr, artificiellement, on pouvait recréer cette innocence, cette insouciance, mais au fond de nous, plus ou moins au fond de nous d'ailleurs, on savait pertinemment qu'on ne faisait au final que se leurrer, une fois de plus, que tout ceci était du faux, du reconstruit. Ces personnes perdaient parfois foi en la vie, foi dans les autres, plongeaient dans une certaine mélancolie, une mélancolie destructrice. D'autres de ces clairvoyants développaient une jalousie exacerbée, et, une fois de plus, cela leur revenait dans les dents, puisqu'on ne les comprenait pas, puisqu'on ne saisissait pas ce qui leur prenaient. Parce que nous, on se situait parmi toutes ces personnes qui n'avaient rien saisi de la leçon, qui étaient retournées à leur vie d'avant, sans intégrer les leçons du passé.

    L'élément déclencheur, l'élément perturbateur, comme on vous l'apprend lorsque l'on suit des cours de littérature, pour Jack, cela avait été, incontestablement la mort de sa mère. Il avait alors compris qu'il pouvait compter sur peu de personnes en ce monde, que l'amour, l'affection de ces personnes n'avaient aucun prix, que même tout l'or du monde ne pourrait compenser cette perte ... Il s'était alors mis à chérir plus que sa propre vie celles de tous ceux qui comptaient pour lui. Il était devenu encore plus possessif, avait sans cesse refuser de laisser partir de ce qui constituait sa meute ceux qui, justement, faisaient partie de sa meute. Il y intégrait au final peu de personnes, parce que chaque nouveau membre de cette meute demandait de sa part de gros efforts de protection, de surveillance. C'était dur, épuisant, éreintant, mais jamais il ne s'en plaignait, parce qu'il n'en avait pas le droit, tout simplement. Eux ne s'étaient jamais plaint, alors qu'ils avaient été là dans des moments loin d'être évident pour lui. Nombreux auraient été ceux qui se seraient enfuis à toutes jambes devant un jeune homme comme Jack', qui avait fait la guerre, qui en était revenu brisé, cassé, détruit, qui y avait abandonné les dernières onces de pureté enfantine qui lui restaient, qui avait eu une vie jalonnée d'épreuves, de pertes, une vie tâchée de sang, de sang qui l'imbibait presque jusqu'à la moelle ... Mais certaines personnes n'avaient pas baissé les bras, en premier lieu, Lou, qui n'avait jamais cédé, qui s'était entêtée à rester à ses côtés, même lorsqu'il était insupportable, irascible et franchement pas accueillant. Il y avait Jae aussi, qui avait toujours refusé de le laisser plonger dans la mélancolie, qui était capable de le secouer comme un prunier, comme pour faire tomber de potentielles prunes, qui lui sautait au cou et lui faisait des tas de papouilles pour qu'il oublie ça, ne serait ce qu'un instant, pour qu'il se concentre sur elle, elle qui sentait si bon, elle qui lui souriait et était prête à le serrer tout contre son coeur, elle qui partageait son lit avec lui, qui emmêlait ses jambes aux siennes sans jamais lui piquer toute la couverture, sans jamais le pousser par terre parce qu'il prenait trop de place, sans jamais s'insurger parce que tous les deux étaient à moitié nus et que cela aurait pu faire aboutir n'importe quel intrus s'introduisant à cet instant même à de fausses conclusions, à de fausses idées ... Jae lui avait ouvert les bras, sans se soucier de savoir si, oui ou non, cela allait lui demander beaucoup d'effort, sans se soucier de savoir si, oui ou non, cela allait être difficile et épuisant parfois ... Elle ne lui avait jamais demandé de changer, elle avait simplement toujours voulu creuser et ramener à la surface tout ce qu'il y avait caché ... Et en plus, là, clairement, elle se fichait un peu -beaucoup ?- de lui, mais clairement, cela le fit éclater de rire. Elle avait réellement ce don pour appuyer là où Jack' déconnait, et elle le faisait toujours avec classe et humour, et ça, franchement, ce n'était pas donné à tout le monde !

    « Tu sais que tu m'aurais brisé le coeur si tu m'avais refusé ta couche ?! J'aurais été obligé de dormir sous les ponts, ou dans la rue, dehors quoi ! T'aurais réellement été cruelle ! »

    Jack posa une main sur son coeur, mimant une flèche venant s'y planter, ou encore un poignard venant de s'y enfoncer, et il pencha la tête légèrement de côté, comme il le faisait bien souvent. C'était un jeu entre eux, un jeu qui n'avait semble-t-il pas besoin qu'on lui fixe de limites car tous deux savaient parfaitement où ne pas mettre les pieds, au risque de réellement se faire étêter ! Mais de toute façon, entre eux, y avait il réellement des sujets sur lesquels ne pas s'aventurer ? Sûrement, oui, mais il devait y en avoir peu, parce que, par principe, ils ne se cachaient que peu de choses et qu'ils faisaient toujours en sorte de déraciner toute la mauvaise herbe qui se seraient mises à pousser au milieu de leurs fleurs, qu'ils avaient toujours fait en sorte de dédramatiser tous les éléments sombres de leur passé, et ce afin que le présent soit plus supportable, afin qu'ils aient tous les deux un futur un peu moins sombre, un futur qui différerait de tout ce qu'ils avaient entrevus pendant un temps, lorsque leurs jours étaient sombres et qu'ils s'étaient mis à penser qu'il en serait finalement toujours ainsi pour eux. Ils avaient une liberté de ton rare, rare et précieuse, et, à coup sûr, ils devaient être énormément chanceux de s'être trouvés, non, ça, c'était carrément sûr. Jamais ils ne devaient se censurer, ou se retenir de dire quelque chose à l'autre par peur que cela le blesse, ou qu'il ne comprenne pas, ou que cela le fasse plus chier qu'autre chose, que cela l'emmerde au plus haut point, que cela l'attriste ou le rende furieux. C'était sans nul doute la raison pour laquelle Jae n'avait pas hésité une seconde avait de lui annoncer qu'elle avait trouvé l'homme de sa vie, du moins, si ce n'était peut être pas exactement ce qu'elle en avait dit au jeune homme, c'était en tout cas ce que lui en avait conclu ! L'amour était sans conteste l'un des sujets sur lesquels ils étaient le plus d'accord. Tomber amoureux était sans nul doute la chose la plus aisée à faire. Et puis, c'était aussi l'une des choses les plus excitantes au monde, si ce n'était même LA chose la plus excitante et euphorisante au monde. Tomber amoureux, c'était quelque chose de puissant. Et, de ce fait, l'absence d'amour était sans nul conteste la chose la plus difficile à endurer au monde. Si on souffrait tant de l'amour, c'était parce qu'au fond, il nous manquait, qu'il ne faisait pas partie de nos vies. Mais tomber amoureux, il n'y a rien de mieux. Ça ne devient jamais meilleur. Tomber amoureux était très facile, mais une vie entière d'amour, ça, ça tenait du miracle. L'amour était épique, rien n'était toujours facile en amour ... Et en amour comme dans beaucoup de choses, rien n'arrivait pas hasard. Les gens ne divorçaient que très très rarement sur un coup de tête, et de toute façon, un divorce, ça n'arrive pas comme ça, tout comme une relation ne se terminait pas en un instant ... L'être humain cherchait sans cesse à être aimé, adoré, adulé, pour être heureux ... La question était : pourquoi, la majorité du temps, nous ne sommes pas heureux ? La réponse était simple, nous étions, par la force des choses et les mystères de notre espèces, devenus des experts en sabotage de notre propre bonheur. On se positionnait ensuite en victime alors qu'au fond, tout ceci n'était qu'un résultat logique découlant de nos choix. Nos vies étaient peuplées de mauvaises habitudes, baignaient dans les vices, et nous, nous demeurions incapable d'éprouver de l'amour et de la compassion. Et c'était ça, ça et rien d'autre qui nous détruisait. Nous ne sommes pas des victimes. Nous sommes simplement des assassins quand on en vient à l'amour et au bonheur. Mais sans doute y a t il également des interventions externes que l'on devrait s'abstenir de faire ... Parce qu'elles reviennent à donner des petits coups de poignards dans certaines histoires ... Et sans le vouloir, c'était sans nul doute ce que venait juste de faire le jeune homme ... Et évidemment, Jae, elle fut loin de réagir calmement, elle qui, de toute façon, ne pouvait semble-t-il jamais rester calme très longtemps ! Il ne broncha pas lorsqu'elle lui mit un coup de poing dans l'épaule, et ce même ci elle y avait mis de la force, refusant sans nul doute de l'épargner. Mais il s'y attendait et il n'était pas réellement le genre d'homme à s'effondrer direct après un coup de poing, dans l'épaule qui plus est. Et vinrent ensuite les menaces, aïe, aïe, aïe ... Et, encore plus que d'habitude, elle faisait pleuvoir un milliard de questions sur lui ...

    « Comment tu voulais que je saches que vous vous connaissiez ?! Y en a pas un des deux qui a lâché le prénom de l'autre ! Je suis pas devin Peachy !
    Et, s'il te plait, sois un peu plus polie avec mes « putes » de serveuses, comme tu dis, Maëlys, qui est quand même ma soeur, fait partie du lot, et c'est loin d'être une pute, merci bien ! ... Peachy, je ... Tu sais, ça fait partie du métier d'embaucher des filles douées et si possible jolies ... Et les femmes enceintes jusqu'au cou, ça doit rester chez soi ! Je sais bien que tu adores cette série, Citta Eterna, mais faut pas faire de Karyn Moretto un exemple pour toutes les femmes enceintes ! Elle est juste complètement jetée elle !
    Dis, t'es réellement obligée de me poser toutes ces questions, aussi vite en plus ?! Oui, Dean et moi, on se connait, oui, et oui, on est amis. Oui, il lui arrive de regarder les serveuses parce que c'est mieux de regarder les gens lorsqu'ils viennent prendre votre commande.
    Et je ... »


    Il se mordit les lèvres, retenant la bombe qu'il s'était apprêté à lâcher. Il n'y aurait rien eu de mieux pour mettre Jae dans tous ses états. Il devait lui épargner, en plus, tous les détailes très explicites qu'il avait appris de la bouche même de Dean, parce que, sérieux, déjà, rien que d'y penser, ça le mettait mal à l'aise, tout en, dans le même temps, l'amusant beaucoup, parce que le monde était petit et que, sérieux, Jae lui avait bien caché qu'elle était une vraie tigresse au lit ! Miaooo !

    « Il m'a dit que tu étais ... Gentille ... Et belle aussi, oui, belle aussi ... Mais ça, je le savais déjà ! Et quand il m'a dit ça, il était parfaitement sobre ! »

    Pour ça, c'était sûr, il ne mentait pas, parce qu'à vrai dire, Dean, à ce moment là, n'avait pas encore touché son verre de vodka. C'était par la suite, une fois qu'il l'avait bu et en avait vidé plusieurs autres, que tout avait quelque peu dérapé, énormément même !

    « Peachy ... T'énerves pas ... »
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Jaelyn N. Miller


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MessageSujet: Re: She Belongs Somewhere Else; Where Pain Isn't Hope {Pv Jaelyn   Mer 17 Fév - 6:05

    Quelle belle désillusion que de croire connaître quelqu’un et de se tromper comme pas possible… Vous savez, avoir ce sentiment d’être la seule personne à connaître entièrement cet homme ou cette femme ou même cet animal, de savoir tout d’elle, de pouvoir prévoir chaque geste comme chaque parole, de pouvoir dire dans un regard posé sur cette personne qu’elle va mal et qu’elle est heureuse, de pouvoir affirmer que cette personne appellera à telle heure parce que c’est une habitude et qu’on ne change pas les bonnes habitudes. Cette illusion de pouvoir tout faire avec cette personne sans qu’il n’y ait de réelle conséquence, de toujours pouvoir avoir son soutient dans les pires moments de votre vie, de pouvoir partager avec lui toutes les joies comme toutes les peines. On pense que le bonheur et cette illusion restera intact encore toute la vie et pourtant il faut bien un moment où tout s’écroule et où se retrouve ensevelit sous ce que l’on refusait tout simplement de prendre en compte, sous les horreurs de la vie qui vous revienne sur le coin du nez pour les avoir boudés et pour avoir été heureux alors qu’en fait la vie ne souhaite pas que ses esclaves soit heureux, s’amusant plus de leur larmes, de leur sang qui coule et de l’arrêt définitif de leur petite existence dans celle-ci. On s’attachait alors à très peu, même une petite boite sans réelle importance devenait une relique par le fait qu’elle ait une signification pour la personne qui y tenait. On s’accroche aux gens, aux êtres humains aussi faibles que nous, on s’accroche à eux pour avoir de quoi comparer, se dire que notre vie n’est pas si nulle après tout, celle du voisin est encore pire. On s’accroche aussi pour ne pas combattre seul, pour avoir une épaule sur laquelle se reposer lorsque vient le temps de l’épuisement où l’on ne trouve plus la force de combattre et où la trêve est impossible. Jaelyn avait besoin comme tout le monde de ces attaches, elle avait besoin de ces soutiens pour continuer de se battre encore et encore contre la vie mais elle pouvait aussi devenir la personne qui pouvait soutenir le poids d’une vie trop éreintante. Elle avait besoin de ce contact avec les gens, elle avait besoin de se sentir utile comme l’étaient les gens qu’elle aimait pour elle. Elle ressentait ce besoin ultime de soulager les épaules trop lourdes des gens qu’elle aimait et c’était ainsi qu’elle devenait la Jaelyn compréhensive, pédagogue et à l’écoute de tout désir de cette personne, juste pour que celle-ci surmonte l’épreuve. La jolie blonde ne s’était pas tellement attachée aux gens qu’elle avait croisé dans sa vie, il fallait dire que ses parents n’étaient pas des gens auxquels elle aurait pu s’attacher, eux qui ne lui donnaient pas vraiment d’amour, alors eux étaient déjà rayés de la liste d’office, ne méritant même pas une seconde du soutient de leur propre fille après toutes les épreuves qu’ils lui avaient infligées, comme si elle était leur défouloir. Comme si la petite Jaelyn était seulement venue au monde pour soulager les épaules de ses parents qui au lieu de l’aider à tenir le coup, l’enfonçaient pour voir combien de temps elle allait tenir avant qu’elle ne se noie sous l’effet de la pression parentale. Finalement elle ne s’était pas noyée parce qu’à côté de toute cette souffrance infligée par ses parents, elle avait eut le soutient de son meilleur ami, Caleb. Le seul et unique qui avait sut lui tendre la main pour éviter qu’elle se fasse avaler par le courant trop fort, il lui avait enlevé bien des fois la tête de l’eau, lui avait montré une nouvelle voie qui n’était pas faite de souffrance et de questions. Une voie beaucoup plus facile pour une fille de la trempe de Jaelyn : Une voie faite de soirées, d’alcool, de drogue parfois et de musique criant dans vos oreilles. Elle préférait ce monde à la jeunesse dorée et en manque d’attention maternelle que lui offraient son statut alors au lieu d’être à la maison, de s’habiller bien comme il faut, de parler bien comme il faut, de conduire une voiture rutilante et de s’acheter des vêtements hors de prix, elle préférait aller en soirée, parler mal, se conduire mal, se faire conduire par le chauffeur de ses parents, renverser du vin rouge sur la moquette blanche du troisième salon et faire des soirées complètement folles à la maison pendant que papa et maman sont en déplacement à Hong-Kong ou autre. Oui, c’était sa vie de s’évader de sa cage dorée, d’oublier un peu le fait que son nom de famille était : « Miller » et qu’ainsi elle avait tout un tas de responsabilité que ses parents lui donnaient sans pour autant l’aider, préférant plutôt lui foutre la tête dans le trou en sautant dessus pour qu’elle s’étouffe bien.

    Aujourd’hui Caleb n’était plus là et elle avait mis beaucoup de temps avant de trouver une autre personne capable de la comprendre, de l’écouter et de l’aider autant que son ancien meilleur ami. Bien sur elle avait des amis, des connaissances, mais personne sur qui elle pouvait compter, personne à qui elle pouvait confier ses petits secrets douloureux sans que cette personne se braque, pose des questions ou prenne peur et fuie. Elle avait mis du temps avant de trouver la perle rare puis Jackson Miller était arrivé. L’italien lui avait plu parce qu’il semblait avoir été autant amoché par la vie qu’elle, peut-être même plus encore et pourtant il était encore ici, debout, vivant, souriant et sentant bon la joie de vivre alors que son esprit lui criait de laisser toute cette souffrance sortir enfin. Elle avait cerné de suite le personnage, l’avait appris par cœur et s’était attachée aussi facilement qu’ils s’étaient rapprochés, aussi naturellement que s’ils avaient étés amis depuis toujours. En Jack la blondinette avait trouvé une épaule sur laquelle pleurer lorsqu’elle allait mal, un soutient et un vrai ami mais elle avait aussi trouvé une âme en peine qu’il fallait aider à tout prix. En fouillant plus profondément dans le cœur de son ami elle y avait trouvé une petite boite renfermant toutes ces peines, toutes ces épreuves. Elle avait fait le choix de l’ouvrir mais pas pour les laisser s’enfuir et répandre tout leurs maléfices mais plutôt pour observer, comprendre, analyser et tenter de les effacer, de les détruire pour soulager les épaules de Jack. Elle usait alors de toutes ces petites armes contre les cœurs brisés qu’elle avait sous la poche : Elle souriait, elle rougissait, elle rigolait et partait dans des délires plus gros qu’elle parce que c’était bien comme ça qu’elle s’en sortait, qu’elle refaisait surface après des temps difficiles. Aujourd’hui elle était en compagnie de Jack, elle ne l’avait pas vu depuis longtemps et il lui avait que trop manqué, elle avait l’impression qu’une semaine ressemblait plus à une décennie tellement il se passait de choses pendant que son meilleur n’était pas là. Elle se mit à éclater d’un rire cristallin en entendant les idioties de son meilleur ami. Comme quoi, lui aussi lui faisait oublier tous ses malheurs lorsqu’il était là aussi… Elle n’aurait jamais refusé Jack dans son lit, après tout ils n’avaient jamais eut une attirance physique particulière, tout ce qu’ils faisaient s’était être des amis très proches au point de dormir ensemble quelques fois où ils ne se sentaient pas capable de dormir seuls ou alors les soirées où ils voulaient seulement passer du temps au calme. La jolie blonde s’approcha doucement de Jack pour le prendre dans ses bras comme pour le bercer, caressant les petits cheveux de sa nuque avec une tendresse maternelle. Elle aimait faire ce genre de gestes, des petites caresses tellement simples mais qui représentaient sûrement beaucoup plus… La jolie blonde déposa un petit baiser dans la nuque de son meilleur ami avant de répondre d’une voix douce à ses paroles théâtrales :

    « Jamais je te laisserai dormir sous un pont… Tu sais pourquoi ? Parce que dormir sous un pont c’est pas très confortable… Et puis il fait froid aussi… Mais toi tu mérites tellement mieux… »

    Dormir sous un pont ? Jaelyn Miller l’avait fait ! Il fallait aussi avouer que ce soir là elle était plus ou moins en froid avec ses parents qui lui avaient enlevé les clefs de la maison pour la punir parce que celle-ci était rentrée complètement ivre et les avait réveillés alors qu’il était une heure du matin et qu’on ne réveillait pas ses parents à une heure du matin dans les familles bien comme il faut. Jaelyn s’était donc retrouvée complètement ivre avec Caleb en pleine ville, mourant de froid, Londres n’étant pas réellement la ville la plus réputée pour être chaude en hiver. Finalement elle était allée se coucher sous un pont à l’abri du vent, complètement collée à Caleb pour avoir plus chaud et ils avaient fini par s’endormir tous les deux comme ça alors qu’ils auraient très bien pu rentrer chez le jeune homme en douce sans que son père ne les voit car sinon les pauvres allaient devoir réellement dormir dehors et pour de bon cette fois ! Enfin, dormir sous un pont fut une expérience assez étrange mais pas très recommandable, surtout à son meilleur ami alors autant lui offrir son lit bien confortable et bien chaud plutôt que de l’envoyer dormir sous un pont… Enfin, il n’y avait pas vraiment de pont à Ellington alors il aurait du mal à dormir sous un pont mais l’idée était là : Aussi longtemps que vivrait Jaelyn Miller, son meilleur ami ne dormirait pas dehors dans le froid ! Que Jackson Miller se fasse une petite place dans son lit ne lui avait jamais posé de problèmes, bien au contraire, il avait une place de choix comparé à tous ses amants d’un soir qui se devaient de prendre leurs affaires le lendemain matin et de partir vite fait, bien fait sans qu’elle ne les entende alors que Jack, lui, pouvait très bien rester autant qu’il voulait, passer la journée en sa compagnie à rester dans le lit à parler pendant des heures et des heures de tout et de rien. C’est aussi pour cette raison que la jolie blonde avait attrapé la main de Jackson pour l’entrainer dans sa chambre dés qu’il était rentré, histoire qu’ils se mettent dans l’ambiance lorsqu’ils allaient commencé à se raconter tout ce qui avait bien pu se passer pendant tout ce temps. Maintenant ils étaient tous les deux sur le lit, à parler comme ils l’avaient toujours fait, à se raconter toutes les aventures qui jalonnaient leurs chemins lorsqu’ils étaient l’un sans l’autre mais le sujet d’aujourd’hui était quelqu’un qu’ils connaissaient tous les deux : Dean Winchester. Malheureusement pour Jack la blondinette ne savait pas que son petit ami connaissait son meilleur ami et Dean lui-même ne devait pas savoir que lorsqu’il parlait de la belle blonde dont il était fou, il parlait bien de Jae et que Jack connaissait par cœur la Jae en question. En gros ils représentaient un joli triangle amoureux à la seule exception que Jack en était le sommet et qu’il était le lien entre les deux sans réellement le vouloir. Maintenant le pauvre Jackson se retrouvait le cul entre deux chaises et Jaelyn n’avait pas l’intention de lui soulager le derrière, elle préférait largement l’enfoncer en devenant folle de rage. Après tout il ne pouvait s’en vouloir qu’à lui-même ! Ce n’était pas elle qui avait omis de dire qu’il la connaissait et qu’il fallait éviter les détails sous la couette parce que sinon ça allait devenir pas mal gênant. En plus maintenant, Jack lui disait qu’il était pas mal entouré par les serveuses et qu’il ne savait pas trop si il s’était fait l’une d’elle, rien de mieux pour rendre folle la blondinette qui n’avait pas attendu pour s’énerver et taper Jack à l’épaule pour lui faire comprendre son mécontentement ! Celui-ci commença à s’expliquer, l’énervement chez sa meilleure amie ne voulant pas redescendre, ses joues devenant chaude de colère pendant qu’elle se levait du lit pour aller croiser les bras et aller regarder d’un air totalement absent le paysage à l’extérieur. Tout était bon pour ne pas écouter les explications à deux balles de Jack et malgré tout, elle ne pouvait s’empêcher d’écouter d’une oreille, faisant plus semblant qu’autre chose parce qu’elle savait que Jackson n’était pas un menteur et qu’il ne le serait jamais avec elle. Elle l’écouta donc parler d’une oreille, fixant avec amertume une voiture garée sur le parking. Maintenant c’était de sa faute ?! Après tout elle n’incluait pas Maëlys dans les putes… Quoi que… S’il s’avérait que Dean avait couché avec elle, la frangine de Jack serait bel et bien une pute et ce pour de bon ! Maintenant Jack venait lui reprocher le fait qu’elle lui posait tout un tas de questions… Bah il fallait s’y attendre hein ! Elle venait d’apprendre que son meilleur ami et son petit ami parlaient d’elle ensembles lorsqu’ils étaient ivres et connaissant Dean et sa grande discrétion lorsqu’il est ivre ! La jolie blonde décida donc de rester silencieuse quelques instants histoire de rassembler tout ce qu’elle voulait dire à Jack avant de se retourner, les bras encore croisés sur sa poitrine, un air déterminé sur le visage et un regard à faire pâlir n’importe quel tueur à gage.

    « Jack… Normalement lorsque Dean dit "Jae" tu penses tout de suite à moi ! C’est presque évident et tu le sais ! Tu peux pas passer à côté ! Si il te dis « blonde » tu penses à Jae et tu engages là-dessus du style : "Tiiiiiens ! Tu connais une blonde ? Elle s’appelle Jaelyn ?!", je sais pas moi ! T’improvise !
    Moi tu sais, du moment qu’elles couchent avec mon mec c’est des putes, point barre ! Et on parle pas de mes séries favorites okay ?! On parle de la vraie vie alors oublies Karyn hein !
    Et ouiiiiii je suis obligée de te poser autant de questions ! Tu t’attendais à quoi ?! A une petite Jaelyn toute sympa et toute mignonne ?! Que nenni ! Tu vas souffrir mon petit et crois-moi je vais te cuisiner jusqu’à ce que tu craches le morceau une fois pour toute ! Et puis c’est quoi ce "Et je…" ?! Finis ta phrase immédiatement Jackson Miller ! Sinon je te jure que je te parlerais en italien et que tu comprendras pourquoi il ne fallait pas m’apprendre certains mots ! »


    Elle soupira un bon coup et recommença à regarder ostensiblement dehors, se promettant de ne plus jamais faire de bourde aussi idiote que celle-ci, c’est-à-dire : Laisser son meilleur ami et son petit ami avoir une discussion sur elle complètement bourrés. Maintenant elle était remontée contre Jack mais aussi un peu contre Dean parce que celui-ci avait bien du parler d’autre chose du fait qu’elle était soi-disant gentille et belle, comme si elle en avait quelque chose à foutre, comme il l’avait dit, elle entendait bizarrement ça tout les soirs où elle travaillait au bar, de la bouche des ivres qui s’empressaient d’essayer de l’embrasser tendit qu’elle leur mettait une magnifique droite en pleine figure. Alors que Jack lui répétait ces mêmes paroles, elle ne put s’empêcher d’avoir un rire fortement sarcastique et de répondre :

    « C’est bien gentil de dire ça… Moi ce que je veux savoir c’est ce qu’il a dit lorsqu’il était ivre ! »

    Elle se retourna ensuite pour croiser le regard de Jack, y plonger ses grands yeux bleus avant de l’entendre lui demander de ne pas s’énerver, bah c’était un peu tard pour lui dire ce genre de chose parce que bizarrement elle l’était déjà ! Elle soupira une nouvelle fois et, sans que sa voix s’adoucisse, elle répondit :

    « Bah bien joué, je SUIS énervée ! »

    Sur ces mots elle décida de sortir de la chambre pour aller s’isoler dans la cuisine, fouillant frénétiquement dans les placards histoire de sortir de quoi manger un peu et aussi pour ne plus entendre Jack lui dire à quel point il est désolé et lui sortir toute sa panel d’argument qui le désincrimine. Elle sortit ainsi une boite de biscuits qu’elle s’empressa d’ouvrir pour en manger un bon nombre, tant pis pour les calories, il fallait bien ça pour soulager son petit cœur meurtri !

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MessageSujet: Re: She Belongs Somewhere Else; Where Pain Isn't Hope {Pv Jaelyn   Mar 2 Mar - 0:09

    Le jeune homme qu'était Jack' savait pertinemment que jamais Jae ne le laisserait dormir sous les ponts. Elle était trop bonne pour ça, trop partageuse et généreuse aussi, encore plus avec lui d'ailleurs. Et la connaissant, Jack' savait très bien qu'elle était du genre à remuer ciel et terre, encore et encore, tout ça pour le retrouver, le ramener par la peau des fesses chez elle, et lui coller au passage deux ou trois petits coups de pieds bien sentis dans ce même arrière train qui était le sien si jamais il osait lui dire qu'il était très bien, là, sous son pont, que cela ne le dérangeait pas de rester et que, merci, elle était bien gentille mais elle ne devait pas se sacrifier pour lui. Dans sa tête, il la voyait déjà rouler des yeux, faire des grands gestes, puis poser ses poings sur ses hanches, fermement, ou plutôt les plaquer, le regarder en fronçant des yeux comme jamais. Ensuite, elle croiserait les bras sur sa poitrine et se mettrait à faire la moue, tout ça parce qu'elle savait que c'était son arme ultime, celle à laquelle Jackson n'avait jamais pu, ne pouvait jamais et ne pourrait jamais résister. C'est futée une femme, plus futée que n'importe qui d'autre, et la sous estimer, c'est se mettre au devant de gros ennuis. Oui, parce que même si, techniquement, une femme possède moins de force qu'un homme lorsqu'elle vous colle un bon coup de pieds à l'arrière train, une femme, ça a aussi des alliés de poids, simple exemple, des chaussures à talons, dont la pointe vous rentre bien dans le gras des fesses et ce même si vous en avez au final peu. Alors bien sûr, Jack' avait cherché à provoquer gentiment Jae, lui avait tendu une perche qu'elle s'était empressée de saisir, lui avait donné du grain à moudre. Il n'avait donc nullement chercher à mettre ne serait ce qu'un fond de vérité dans son propos. Tout était jeu de répliques qui fusaient entre eux, enfin, pas tout, parce qu'il y avait aussi bien d'autres choses entre eux, mais en tout cas, c'était quelque chose qui cimentait leur relation. Parfois, Jack' regrettait de ne pas l'avoir connu, enfin, parfois ... Parfois était ici un doux euphémisme. En réalité, bien sûr qu'il aurait aimé la connaître depuis le début, et il savait que sur ce coup là, il était égoïste, parce que tout ce qu'il aurait simplement aimé, c'était de la savoir prête à le réconforter, à lui donner du courage dans tous les moments où il venait à en manquer. Il aurait aimé pouvoir compter sur elle lorsqu'il était au Front, à combattre. Il aurait aimé pouvoir déserter la tente sous laquelle il dormait avec d'autres soldats pour se pointer chez elle, peut importe à quelle heure, et pour se faire une place avec elle sous les draps, dans son lit. Mais bien sûr, cela était impossible, parce que ce qui était passé était passé, et qu'à l'époque, les deux jeunes gens ne se connaissaient pas encore. Et puis, même s'ils s'étaient déjà rencontrés, qu'ils avaient déjà partagés depuis plusieurs temps cette relation forte et durable qui les caractérisait si bien, il n'aurait pas pu trouver refuge ailleurs que dans ses pensées, auprès de la demoiselle, parce qu'il était bien évident qu'entre l'Afghanistan et les Etats Unis, il y avait plusieurs milliers de kilomètres, donc le coup de la désertion de la tente aurait été impossible. Et puis, déserter ne serait ce que sa tente pour aller se balader ou aller voir ailleurs si le matelas était plus confortable -question dont la réponse était évidente, puisque dormir à même le sol, avec cailloux et grains de sables venant donner du relief au sol, c'est loin d'être agréable- c'était s'exposer à des sanctions. Et croyez le, chez les militaires, on ne se contente pas de gentiment vous sermonner en vous demandant de ne pas recommencer et en vous prévenant que vous veniez d'user de votre seul et unique Joker. Les Jokers, ça n'existe pas sous la bannière étoilée, et à ce qu'en savait le jeune homme, ça n'existait tout simplement sous aucune bannière. Après tout, l'Armée n'était pas là pour faire garderie, on attendait des hommes qui s'étaient engagés respect, courage et bravoure. Et le respect passait par l'exécution à la lettre des consignes sans broncher, par la connaissance par coeur du règlement.

    Lorsque Jack' disait qu'il se sentait réellement bien et en sécurité dans les bras de Jae, il savait que les gens ne comprenaient pas réellement ce dont il voulait parler, il savait aussi qu'ils ne saisissaient par l'importance de son propos. Mais après tout, quoi de plus normal, ils n'étaient pas avec lui, là-bas, ne savaient donc pas de quoi il en retournait réellement, et heureusement d'ailleurs, car le jeune homme ne souhaitait à personne de connaître ce qu'il avait connu. Malheureusement, il savait que les trois quarts des gens qui assistaient à de pareilles choses, qui vivaient de pareils événements les vivaient sans le vouloir, parce qu'ils se retrouvaient pris au milieu de quelque chose de tellement grand, quelque chose qui les dépassait, quelque chose dont ils n'étaient en réalité que des victimes bien innocentes, des victimes qui troqueraient sans hésiter une seule seconde tout ce qu'elles avaient contre un ticket pour ailleurs, loin de tout ce remue ménage, loin de toute cette douleur. C'était un fait, la guerre n'avait rien de beau, rien de romantique, et ses meilleurs amis n'étaient autre que la mort, le chaos, le désespoir, et la colère, ce qui, vous en conviendrez aisément, n'avait absolument rien d'attractif. Pourtant, certains faisaient leur fortune là dessus, ce que Jackson ne comprenait pas, pas du tout même. Pour lui, c'était clair, ces personnes ne devaient jamais avoir mis de leur vie le pied sur un champ de bataille, ou dans une ville ravagée par les luttes armées et sanguinaires, ni même dans une région bombardée sans interruption. Ces personnes bossaient dans les grands tours de verres et d'aciers des grandes villes et capitales du monde, brassaient à longueur de temps des millions, en billets verres, et passaient leur temps pendues au téléphone avec leurs camarades, mais jamais au grand jamais elles n'avaient été sur le terrain pour tâter un temps soit peu la réalité. Il était alors évident pour elles de se faire une image édulcorée de tout ce que pouvait être la guerre, de tout ce qu'elle pouvait provoquer et engendrer. De ça, Jack' parlait volontiers à Jae, qui partageait tout à fait son point de vue. Il parlait aussi de la guerre avec elle, mais à moindre mesure, parce qu'il savait que quelle que soit la façon dont il allait tourner ça, cela resterait triste à en crever. Mais c'était la vie, c'était une partie de son passé, et comme il refusait de masquer ne serait ce qu'un seul pan de celui qu'il était, qu'il refusait d'avancer masqué et de vivre auprès de Jae en mentant et en se cachant, il partageait avec elle tout ça. Et puis, il lui arrivait de cauchemarder alors qu'il était endormi à côté d'elle. Et le lendemain matin, lorsqu'il se réveillait, il la trouvait encore plus collée contre lui, sa tête sur posée sur son coeur, ses jambes enchevêtrées aux siennes, ses bras passés autour de sa taille et le maintenant fermement contre elle. Inconsciemment, dans son sommeil, Jae avait senti qu'il avait besoin d'elle, et elle avait réagi naturellement, avec son instinct, et de cela, Jack' ne lui serait jamais assez reconnaissant. Heureusement pour eux, leurs discussions ne se cantonnaient pas à parler de la guerre et des soucis familiaux de Jae, parce qu'à ce rythme là, ils se seraient depuis longtemps tirés une balle ou alors, ils compteraient à l'heure qu'il est parmi les pensionnaires de l'asile ou de l'hôpital psychiatrique le plus proche ! On en ressort jamais indemne de quoi que ce soit, et encore moins de ce genre de choses. Cela vous marque au fer rouge, à jamais, et vous vous en souviendrez ainsi pour le restant de vos jours. C'était ainsi, vous n'y pouviez rien, c'était la vie. Mais la vie, c'était aussi, pour les deux jeunes gens, des tas de choses fun. Il n'y avait qu'à voir le nombre de soirées qu'ils avaient déjà passé ensemble, avachis sur un canapé, soit chez la jeune femme, soit chez le jeune homme, à prétendre zapper pour en réalité s'arrêter sur le moindre programme d'une stupidité affligeante. Ils vivaient aux Etats Unis, autant dire que ce genre de programme télévisé était abondant et faisait légion. Ils mangeaient parfois du pop corn, et détaillaient en long en large et en travers tout ce qu'ils voyaient, de la coiffure de la jeune femme assise au premier rang dans l'assemblée spectatrice, assistant à l'émission dans les studios où celle-ci était tournée, jusqu'au décolleté de la présentatrice qui devait avoir payer trois francs six sous sa robe aux vues du peu de tissu qui la couvrait, en passant par les blagues loin d'être drôle et retombant plus vite à plat qu'un soufflé du co-présentateur de l'émission. Ils se regardaient aussi des films, en venaient parfois à connaître les dialogues par coeur et à les réciter à la seconde près où on les entendait, avec une synchronisation remarquable. Leur truc à eux restait tout de même le fait d'échanger les rôles, Jackson récitant le texte de l'actrice et Jae celui de l'acteur, le tout en tentant d'imiter au mieux la fois et les gestes. Ils éclataient de rire avant la fin, ou alors, le jeune homme souriait en caressant l'épaule de la jeune femme parce que le film était d'une tristesse sans nom et qu'il sentait Jae toute tristounette.

    Mais bien sûr, il leur arrivait aussi de se disputer. Parfois, c'était pour des broutilles, comme toutes ces fois où ils se trouvaient en désaccord sur tel ou tel acteur de tel ou tel film. Jae le trouvait canon et beau à tomber, Jack' pensait juste que ses muscles étaient faux et qu'il était passé sur le billard 36 000 fois pour se refaire la tronche. Ou alors, c'était en sens inverse, le jeune homme trouvait des tas de qualités à cette actrice alors que la jeune femme disait qu'elle ne valait rien et qu'elle ferait mieux d'arrêter de se faire gonfler les lèvres au risque que celles ci explosent soudainement en produisant une détonation digne de celle que fait une arme à feu lorsqu'elle tire. Mais c'était là des disputes sans grand intérêt, et ils n'étaient jamais restés fâchés l'un contre l'autre pendant plus d'une demi-heure, cela leur était impossible, venait un moment où le poids de la culpabilité pesait beaucoup trop lourd sur leurs épaules, venait aussi un moment où le coeur ne tenait plus le coup à force d'être trop serré et de battre bien trop fort. Et puis, c'était comme s'ils en venaient à manquer d'oxygène, bref, être en froid l'un contre l'autre, très peu pour eux. Mais visiblement, aujourd'hui, il s'agissait de tout autre chose. Et le jeune homme sentait déjà que la partie allait être dure à trancher, qu'il n'allait pas s'en sortir en s'excusant simplement. Mais après tout, il se disait qu'il n'avait rien à se reprocher. C'est vrai, il était loin d'avoir des dons de devins pour savoir que lorsque Dean parlait de cette tigresse au lit, c'était de Jae dont il parlait. Et puis, ce n'était pas comme si, depuis le début, Jack' avait compris tout ce qui se passait et qu'il cachait ça à tous. Seulement, Jae était une tête de mule, et niveau vitesse à laquelle elle s'emportait, elle faisait fort, très fort, tapait haut, très haut. Pour un peu, on aurait cru voir face à Jack' une Italienne ! Mais après tout, les gens pensaient parfois qu'ils étaient frère et soeur, tout ça parce qu'ils avaient le même nom de famille, alors qu'en réalité, celui du jeune n'était que la forme américanisée de son nom de famille de naissance, à savoir Millerini. Un nom que portait d'ailleurs la petite soeur du jeune homme, Maëlys. Mais c'était là une autre histoire. Jack' avait grandi avec sa mère et sa soeur, et Chiara lui avait bien vite appris à ne jamais chercher à jouer au plus malin avec une femme. Alors, jamais il ne chercherait à jouer au plus futé, pas avec Jae en tout cas, la jeune femme étant digne de prétendre à un fort caractère et savait s'imposer sur les hommes. En même temps, étant serveuse, il fallait bien, car à ce rythme là, elle se serait depuis longtemps faîte bouffée, surtout que niveau machisme et arrièrisme, les hommes de Ellington en tenaient une couche, une sacrée couche même, ce qui ennuyait et agaçait fortement Jackson, qui se retrouvait alors l'un des seuls hommes à tenter de redresser la barre. Et les autres en tenant une sacrée couche, il avait l'impression de pédaler dans le vide, ce qui était loin d'être encourageant ! Oui, définitivement, Jackson passait un sale quart d'heure, et même s'il adorait l'accent de sa meilleure amie lorsqu'elle s'aventurait à parler Italien, il ne tenait pas franchement à l'entendre là !

    « Peachy ! Tu me voyais demander à Dean "Excuses moi mais cette superbe déesse dont tu parles, est ce que par hasard ça ne serait pas ma meilleure amie Jae ?" !!! Et puis tu sais, les brunes qui se teignent en blonde faisant légion, il pouvait tout aussi parler de n'importe qui d'autre !
    Et je vais te dire ce à quoi je m'attendais : je ... Je sais même pas, t'es contente ?! Mais je m'attendais au moins à ce que tu me mettes pas dans ton viseur direct sans me laisser plus le temps de m'expliquer ! Depuis quand je suis l'ennemi à abattre ?! »


    Et voilà qu'elle réagissait assez puérilement il fallait le dire. Elle regardait au dehors, mais le jeune homme savait qu'elle l'écoutait en réalité, et qu'elle n'était même pas capable de donner le numéro de la plaque d'immatriculation de la voiture qui venait pourtant de passer juste sous son nez si on le lui demandait. Elle était parfois pire qu'une gosse pourrie gâtée, mais le jeune homme ne lui en tenait jamais rigueur, parce qu'il savait bien que lui devait aussi en tenir une sacrée couche dans autre domaine. Mais il savait aussi qu'il n'était pas dans son intérêt, loin de là même, de braquer la jeune femme, de lui faire une quelconque réflexion concernant son attitude présente, au risque de se recevoir sans nul doute la lampe de chevet sur la tête. Et puis, s'il voulait être capable de redresser la situation, échauffer encore plus qu'elle ne l'était Jae était de loin l'une des solutions à éviter le plus ! Mais visiblement, le renouveau, ce n'était encore pas pour maintenant, car, bien sûr, Jackson n'avait fait qu'effleurer les sujets de conversations qu'il avait avec Dean, et que ceux ci étaient d'une banalité à toute épreuve, great ... Vraiment great ... Oui, l'Anglais, c'est tous les jours que ça s'apprend, ça vous pose un problème ?! Bon !!! Et, bingo, elle était énervée la Jae, tant et si bien qu'elle avait décampé au pas de course de la chambre, laissant un Jack' bien perplexe et pensif. Il fallait qu'il trouve une solution, et il n'y en avait qu'une seule : tout dire à Jae. Enfin tout ... Il ne pensait pas qu'il soit bien nécessaire de dire en détails tout ce que Dean lui racontait, un simple résumé serait largement suffisant, d'autant plus qu'entendre Dean tenir de tels propos sans savoir qu'il parlait en réalité de Jae était une chose, les répéter à la principale concernée en sachant maintenant que, justement, elle était la principale concernée, ça en était une autre, de loin plus embarrassante et gênante ! Il se leva, déplia ses jambes, et se dirigea vers la cuisine. S'adossant contre le montant de la porte, dans l'entrebâillement, il observait Jae manger à toute vitesse un paquet de petits gâteaux. Une enfant, réellement ! Vous savez, ceux qui se jettent sur la bouffe au moindre soucis, même si, selon le jeune homme, ce comportement avait des allures typiquement féminines, ce qui, bien sûr, n'excluait pas du tout des exceptions à la règle. Peut être avait-on inventé une nouvelle discipline pour les prochains JO : le manger de gâteau. Mouais, il en doutait fort, tout comme il doutait fort que Jae se soit inscrite et qu'elle entame d'ores et déjà son entraînement.

    « C'est sûrement pas à toi que je vais l'apprendre, ça, je le sais, même lorsque deux hommes ivres, surtout pour l'un d'entre eux, parlent d'une femme, c'est rarement pour dire à quel point elle a un beau port altier ...
    Dean m'a dit que ... J'entrerais pas dans les détails mais en gros, maintenant, je sais que tu es la femme avec qui il préfère faire de gros câlins, parce que tu conjugues à merveille des tas de choses !
    Je sais que c'est loin d'être rassurant, mais dis toi au moins que c'est de toi qu'il parle de son ivresse, de toi et de personne d'autre. C'est la seule lueur et once de raison et de clairvoyance qu'il arrive à conserver lorsqu'il a un coup dans le nez ... »


    Après avoir soupirer, loin d'être ravi d'avoir et trahi, ne serait ce qu'un peu, Dean, et blessé, sans nul doute, Jae, Jackson s'approcha de la jeune femme, quittant la place et la position qu'il occupait un instant plus tôt, pour ôter des mains de la jeune femme le paquet de gâteaux qu'elle tenait pourtant fermement dans sa main. Il le posa sur le meuble, derrière, et posa les mains sur les deux joues de sa meilleure amie, massant légèrement les pommettes avec ses pouces.

    « Peachy ... »
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She Belongs Somewhere Else; Where Pain Isn't Hope {Pv Jaelyn

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